SOLUTION DES QUESTIONS PROPOSÉES DANS LE DERNIER NUMÉRO.

I. On trouve, par l'analyse que le bien du père était de 360 000 fr.,

qu'il y avait six enfants, et qu'ils ont eu chacun 60,000 fr.

En effet, le premier prenant 10 000 fr., le restant du bien est de 350

000 fr., dont la septième partie est 50 000, qui, avec 10 000, font 60

000. Le premier enfant ayant pris sa portion, il reste 300 000 fr.; sur

cette somme, le second prend 20 000 fr.; le reste est 280 000 dont la

septième partie est 40 000, qui, avec 20 000 ci-dessus, font encore 600

000 fr.; et ainsi de suite.

II. Il y avait 28 pauvres, et cet homme avait dans sa bourse, 11 fr.;

car, en multipliant 28 par 9, on trouve 252, dont ôtant 32, puisqu'il

manquait 32 sous, le reste est 220 sous, qui valent 11 fr.: mais, en

donnant à chacun des pauvres 7 sous, il n'en faudrait que 196; par

conséquent il reste 24 sous.

III. Prenez une boule du jeu de quilles et faites-y un trou qui n'aille

point jusqu'au centre, mettez-y du plomb et bouchez-le si bien qu'il ne

soit pas aisé de découvrir. Quoiqu'on roule cette boule en la jetant

droit vers les quilles, elle ne manquera pas de se détourner, à moins

qu'on ne la jette, par hasard ou par adresse de telle sorte que le plomb

se trouve dessus ou dessous, en faisant rouler la boule.

C'est là le principe du défaut qu'ont toutes les billes de billard; car,

comme elles sont faites d'ivoire, et que dans une masse d'ivoire il y a

toujours des parties plus solides les unes que les autres, il n'y a

peut-être pas une bille dont le centre de gravité soit au centre de

figure. Cela fait que toute bille se détourne plus ou moins de la ligne

dans laquelle elle est poussée, lorsqu'on lui imprime un petit

mouvement, comme pour donner son acquit vers le milieu de l'autre moitié

du billard, à moins que l'endroit le plus lourd, qu'on appelle _le fort_

ne soit mis dessus ou dessous. Un grand fabricant de billards disait

qu'il donnerait 40 francs, d'une bille qui n'eût ni fort ni faible, mais

qu'il n'en avait jamais trouvé qui fût parfaitement exempte de ce

défaut.

De là il suit que, lorsqu'on tire sur une bille fort doucement, on

s'impute souvent de l'avoir mal prise et d'avoir mal joué, tandis que

c'est par suite du défaut de la bille qu'on a poussée. Un bon joueur de

billard doit conséquemment, avant de s'engager dans une forte partie,

avoir adroitement éprouve sa bille, pour connaître le fort et le faible.

On tient cette règle d'un excellent joueur de billard.

L'Illustration, No. 0033, 14 Octobre 1843 · 第 15 / 17 题