[Footnote 919: Shairp. _Studies in Poetry and Philosophy_, p.

3.]

[Footnote 920: Wordsworth. _At the grave of Burns._]

Il semble que le sens précis de ces derniers vers soit que Wordsworth

avait vu, par l'exemple de Burns, comment on peut atteindre à la

renommée en traitant des sujets vulgaires. Mais il n'y a là aucune

influence littéraire par la raison qu'il n'y a aucune ressemblance. Les

poèmes familiers de Wordsworth, réfléchis, moraux, péniblement simples,

jusqu'à être parfois enfantins, très lents d'allure, n'ont aucun

rapport, ni de sujet, ni de manière, avec les robustes tableaux de

Burns. Ils dérivent bien plutôt, pour le ton, des curieux et tendres

passages sur les Humbles, épars dans la _Tâche_ de Cowper. Qu'on lise

les épisodes de Kate la folle[921], des Gypsies[922], du Conducteur de

chariot dans la neige[923], et surtout du Ménage des Pauvres

paysans[924], on aura la nuance des poèmes de Wordsworth. D'ailleurs

Crabbe avait plus nettement encore donné la poésie des Pauvres. Les

grandes descriptions de vie campagnarde et les portraits de bergers et

de paysans, semés dans l'_Excursion_, relèvent bien plutôt de ce dernier

genre, traité par un peintre harmonieux et élevé, au lieu de l'être par

un maître réaliste et morne. Quant au reste de l'école anglaise, Byron,

Shelley, Coleridge, Keats, Tennyson, Browning, Swinburne et même Tom

Hood, il suffit d'évoquer, par leurs noms, la poésie qu'ils ont créée,

pour voir qu'ils ne tiennent rien de Burns[925]. On a dit que Burns

avait contribué à rendre à la poésie anglaise, le sens de la Nature.

Nous avons vu combien cela est faux. On a dit aussi qu'il lui avait

rendu la passion. Si l'on veut dire qu'il l'a enrichie d'un livre où il

y a de la passion, oui; si l'on veut dire qu'il a communiqué cette

passion à d'autres, non! C'est un don qui ne se transmet pas, qui meurt

avec celui qui en a souffert et en reste immortel. Bien plus, dans la

poésie écossaise elle-même, son influence n'est pas beaucoup plus

sensible. Celui qui est après lui le plus grand poète écossais, Hogg,

est un disciple des vieilles ballades et de Walter Scott. Les

chansonniers qui continuent la tradition écossaise, comme Tannahill, la

baronne Nairn, Robert Nicoll, ont simplement imité les vieilles

chansons, ainsi que Burns l'avait fait lui-même. Charles Kingsley

remarque avec justesse que les chansons «écrites avant lui sont

évidemment d'une valeur très supérieure, à celles écrites après

lui[926]». On n'a rien fait qui ait continué son _Tam de Shanter_, ou

ses _Joyeux Mendiants_, ou ses _Petits Poèmes_, ou ses _Épîtres_. Les

formes elles-mêmes semblent abandonnées et paraissent appartenir au

vieux temps. C'est qu'en réalité Burns a été le point culminant d'une

littérature indigène qui semble close maintenant. Il a été le plus

brillant, le plus savoureux, le dernier fruit, sur le plus haut rameau

du vieil arbre écossais.

[Footnote 921: Cowper. _The Sofa_, vers 534-56.]

[Footnote 922: Id. _Id._, vers 556-90.]

[Footnote 923: Id. _Winter Evening_, V. 340-370.]

[Footnote 924: Id. _Id._, p. 373-430.]

[Footnote 925: C'est l'avis de M. Boucher. Voir _William

Cowper_, chap. XVII.]

[Footnote 926: Charles Kingsley. _Burns and his School_, dans

ses _Literary and General Lectures and Essays_.]

Ce n'est pas à dire qu'il n'ait pas d'influence. Il en a, au contraire,

une considérable. S'il n'a pas une influence étroite de manière

littéraire, il a une influence littéraire générale, comme les grands

écrivains qui sont des modèles, et chez qui les hommes de tous temps

vont prendre des leçons pour le maniement de la pensée. Là, son

influence est toute de nerf, de marche directe et prompte. Il est

impossible de vivre avec lui pendant quelque temps sans prendre goût à

la simplicité, sans s'éloigner de ce qui sent le développement, la

longueur et l'afféterie. Son commerce est ferme et mâle. Il n'est point

de poète qui puisse mieux remplacer les anciens. Il a, avec celle-là,

une influence plus grande encore, et, à ce qu'il semble, constamment

grandissante. Sa poésie a une vertu d'action. Elle est pratique et

efficace. Elle parle de gaîté, de bonté, de vaillance, avec un accent

qui convainc. Elle est faite, non pour les hauts dilettantes de rêverie,

mais pour les travailleurs de la vie, ceux qui ont besoin d'un mot viril

pour se remettre le coeur, de chanter un vers allègre pour se redonner

de l'espoir. Elle circule dans le peuple. C'est une source de proverbes,

de refrains, de préceptes brefs et portatifs. Il est peut-être à cette

heure le poète moderne le plus cité dans le monde. Ses chansons

résonnent en Amérique, en Australie, aux Indes, partout où est la langue

anglaise, et ses vers--à lui qui aimait si peu les prêtres--sont cités

jusque dans la chaire par les voix les plus graves et les plus

pures[927]. Il a augmenté le nombre de ces livres bienfaisants où les

hommes cherchent des moments de tendresse, de gaîté, d'enthousiasme,

supérieurs à la vie qu'ils mènent. Et par là encore il est devenu tout

d'un coup un classique, sans passer par cette épreuve d'influence et de

mode littéraires, dans laquelle les plus grands subissent des critiques,

souffrent des élaguements, connaissent la discussion, les vicissitudes

et les dénigrements, pour prendre ensuite leur rang définitif.

[Footnote 927: Dean Stanley le cite plusieurs fois dans ses

_Lectures on the History of the Church of Scotland_.]

Il est assuré de chances singulières de durée. Son langage est si simple

qu'il ne vieillira pas. Il n'est pas jusqu'à l'emploi d'un dialecte

séparé, soustrait désormais aux fluctuations de la langue littéraire,

qui ne le place d'abord dans un langage clos et définitif. Et il est,

par un autre côté, préservé d'autres causes de ruine ou de délabrement.

La part de considérations générales est importante chez les poètes

modernes. Les plus grands: Wordsworth, Shelley, Byron, Tennyson, en sont

chargés. Leur poésie est philosophique. Une portion de leur influence

est due ou a été due--car il faut déjà parler ainsi--à cet élément de

pensée abstraite. La force, la hauteur, la portée de leur esprit s'y

manifestent. Mais que c'est là une grandeur périlleuse! Ce qui fait leur

puissance sur leur génération est peut-être ce qui la détruira auprès

des générations futures. Les solutions, bien plus, les aspirations

philosophiques se transforment; rien n'est plus susceptible de vieillir

que ces conceptions; la part de vérité qu'elles renferment les

abandonne, se combine autrement avec les besoins et les clartés de

nouvelles époques. Les systèmes sont délaissés, comme des temples où la

divinité ne réside plus: la poésie, souvent magnifique, qui s'y trouvait

comprise, en souffre; les arceaux et les voûtes s'écroulent, le plan de

l'édifice disparaît; il ne demeure plus que des fragments disjoints.

Combien un cri de passion ou la simple représentation de la vie sont

plus indestructibles! Et cette dévastation se fait rapidement. Où en est

la philosophie des _Méditations_? Où s'en vont les élucubrations

philosophiques de Hugo? La richesse d'images et de tableaux qui y est

versée n'eût-elle pas fourni une oeuvre plus solide, si elle eût été

appliquée à des sujets concrets, comme les _Pauvres gens_ ou

_Eviradnus_. Qui sait si, dans un siècle, la profondeur de _In Memoriam_

ne sera pas comblée? Peut-être l'avenir tient-il en réserve un peu de la

destinée de du Bartas pour quelques-uns de nos poètes. Or toute cette

partie conjecturale et caduque n'existe pas dans Burns. Sa poésie est

faite d'action et de passion; on n'y rencontre de philosophie que ce que

la réalité en contient. Et cela suffit bien. Car, à y regarder de près,

où est la philosophie des grands peintres humains? En dehors des

aphorismes sur la brièveté du présent, sur l'incertitude de l'avenir,

qui sont des lieux communs, il n'y a pas pour deux oboles de philosophie

dans Shakspeare ou dans Molière. Ils appliquent l'énergie de leur esprit

et leur puissance de sentir aux conceptions ordinaires de leur temps.

Leur mérite n'est pas de trouver que les hommes sont égaux, sont frères,

qu'il faut travailler, pardonner, tous préceptes acquis à l'humanité,

mais de les exprimer avec nouveauté; de même qu'ils rajeunissent

l'expression de l'amour. C'est pure manie que de vouloir tirer de la

philosophie des poètes; la critique allemande, qui s'est appliquée

sérieusement à cette besogne, en extrait des banalités et des

niaiseries, quelque chose comme le résidu d'un mauvais sermon de

pasteur. Il faut, en tous cas, reprendre les oeuvres de ces poètes avec

des cerveaux critiques ou systématiques, appeler toute une théorie sur

une pointe de mots, pour leur trouver des vues sur l'existence qui

dépassent les aphorismes qu'on dit couramment sur elle. Ce n'est pas à

dire que leur peinture ne contienne pas de réflexions, et que celles-ci

ne puissent avoir de la profondeur. La vie charrie de la philosophie.

Les problèmes qu'elle rencontre sont éternels. Un paysan qui dit: «On ne

sait pas où on va quand on est mort» a dit le dernier mot des

philosophies humaines. Il arrive parfois que les plus subtiles questions

soient posées par les êtres les plus simples, et que les réponses des

plus grands penseurs soient trouvées par des ignorants.

À ces raisons pour qu'il soit épargné dans le bris de renommées que fait

le temps, s'ajoute la curiosité de sa situation exceptionnelle. Il est

l'unique poète des paysans et des misérables. D'autres ont essayé de

raconter leurs misères et leurs joies; ils ont chanté les pauvres. Ici

ce sont les pauvres qui chantent. Ils parlent pour leur propre compte;

ils relèvent le front; ils se déclarent aussi fiers et plus joyeux que

les autres; ils revendiquent l'honneur d'être pleinement des hommes,

souvent meilleurs que ceux au-dessus d'eux. Wordsworth a parlé d'eux

comme un pasteur vertueux et optimiste, Crabbe comme un médecin

pénétrant et attristé. Quelque sympathie sereine ou sévère qu'ils aient

éprouvée, il y a en eux un peu de conseil et de pitié, qui sent la

supériorité. Burns est un paysan. S'il a dit, en accents poignants,

leurs détresses, il a été aussi le poète de leur fierté, de leurs

efforts, et de leurs amours. Il a rendu l'existence des campagnards

d'une façon définitive, très exacte et très humaine à la fois; la force

de son génie, par un phénomène qui ne se renouvellera peut-être plus,

l'a fait sortir de sa sphère de poète local pour se mettre au rang des

poètes universels. Il restera un cas unique en littérature, «un homme

représentatif», selon l'expression d'Emerson; le type glorieux de tant

de pauvres poètes rustiques, qui ne purent jamais s'élever au-dessus de

la glèbe.

* * * * *

En arrivant à son terme, cette étude, quelque longue et minutieuse

qu'elle ait été, a la conscience de n'avoir point tout dit. Nous

n'épuisons jamais une oeuvre d'art; nous en prenons ce que nous pouvons

pour notre consommation, pour notre nourriture personnelle, et nous en

assimilons des parties différentes selon nos tempéraments et nos

besoins. C'est pourquoi la critique varie et se renouvelle avec les

individus, avec les époques; elle n'est jamais achevée, jamais fermée.

Une oeuvre d'art est comme une source éternelle; des hommes de cieux et

de siècles divers y viennent en longs pèlerinages. Chacun y puise avec

le vase qu'il y apporte, l'un avec un gobelet d'argent, l'autre avec

une coupe de cristal, l'autre avec une jarre de grès, l'autre avec un

riche calice d'émail, l'autre avec une pauvre écuelle d'argile. Chacun

en boit une quantité différente et la goûte diversement; mais elle les

rafraîchit tous et met sa douceur sur leurs lèvres. À travers les temps,

par milliers, ils se succèdent; et jamais deux d'entre eux n'en

prendront la même quantité et n'y trouveront la même saveur. Cette

pensée donne à tout travail de critique une amertume, la connaissance

qu'il est incomplet, provisoire, éphémère. Même à cette petite fontaine

retirée, qui a été pour nous un lieu de prédilection, dont nous avons

goûté la fraîcheur longuement, trop longuement peut-être, et dont nous

avons essayé de dire le charme, d'autres hommes viendront à qui notre

façon de sentir paraîtra insuffisante, qui trouveront que nous l'avons

mal comprise. Mais, après tout, nous y aurons bu une eau saine et

claire; et peut-être aussi en aurons-nous montré le sentier à ceux dont

les pas recouvriront les nôtres.

BIBLIOGRAPHIE.

Nous n'avons pas l'intention de donner ici la bibliographie de Burns.

C'est un travail qui n'incombe pas à la critique littéraire. D'ailleurs

ce travail a été fait par des hommes qui y ont consacré presque une

existence et par des maîtres de la bibliographie. Les curieux de ce

genre de renseignements pourront les trouver dans les ouvrages suivants:

_Bibliotheca Burnsiana._ Life and Works of Burns: title pages and

imprints of the various editions in the Private Library of James

Mac Kie, Kilmarnock, prior to date 1866. Kilmarnock, James Mac

Kie, printer 1866.

Sauf les reproductions de titres, on trouvera le contenu de ce premier

ouvrage, épuisé, dans le

_Catalogue of the Mac Kie Burnsiana Library._ Kilmarnock. Printed

by James Mac Kie, August 1883.

Enfin, on trouvera la bibliographie complète de Burns, dans le livre qui

est né de la ferveur et de la longue patience avec lesquelles Mac Kie a

réuni tous les renseignements sur Burns, durant de nombreuses années.

_The Bibliography of Robert Burns_, with Biographical and

Bibliographical notes and Sketches of Burns Clubs, Monuments and

Statues. Kilmarnock, Printed by James Mac Kie, 1881, 340 pages.

On trouve d'intéressantes notes bibliographiques sur Burns et une liste

des éditions clairement disposées par années, dans:

_The Burns Calendar._ Kilmarnock, Printed and Published by James

Mac Kie, 1874.

À ces bibliographies, il faut ajouter celle que M. J.-A. Anderson du

British Museum a jointe à la vie de Burns par J.-S. Blackie, dans la

collection des _Great Writers_. Elle fait partie de cette remarquable

suite de travaux dans laquelle M. Anderson aura, pour ainsi dire, écrit

l'histoire littéraire bibliographique de l'Angleterre. Ce sont des

modèles de clarté et de conscience. Nous sommes heureux de remercier ici

M. J.-A. Anderson de la courtoisie et de l'infatigable obligeance avec

lesquelles il nous a permis de recourir à son savoir.

* * * * *

Il était inutile et, on peut le dire, impossible de refaire des choses

si bien faites. Nous ne donnons donc ici que la bibliographie de notre

livre, les ouvrages qui nous ont servi. La plupart d'entre eux

correspondent à des renvois; quelques-uns, sans offrir de renseignement

précis, ont fourni certaines impressions et comme l'atmosphère de

quelques coins de vie écossaise.

Nous avons présenté cette bibliographie par sujets. C'est un système qui

a quelque inconvénient, en ce que les recherches y sont moins promptes.

Il a l'avantage de présenter une vue moins dispersée et de donner une

bibliographie organisée. Il est plus instructif. D'ailleurs comme peu

d'ouvrages et seulement les plus généraux et les plus faciles à

retrouver servent en plusieurs endroits, ce désavantage sera peu

considérable et sera compensé par la commodité d'avoir la bibliographie

de chaque chapitre ramassée au fur et à mesure de la lecture.

PREMIÈRE PARTIE.

BIBLIOGRAPHIE DE BURNS.

I.

OUVRAGES SUR LE DIALECTE ÉCOSSAIS DES BASSES-TERRES ET LA LANGUE DE

BURNS.

_An Etymological Dictionary of the Scottish Language_, to which is

prefixed a Dissertation on the origin of the Scottish Language, by JOHN

JAMIESON. A new edition carefully revised and collected, with the entire

supplement incorporated, by John Longmuir and David Donaldson. 4 vols.

Paisley, Alexander Gardner, 1879.

_Jamieson's Dictionary of the Scottish Language_, abridged by John

Johnston, a new edition revised and enlarged, by John Longmuir.

Edinburgh, William P. Nimmo, 1867.

_The Poetry and Humour of the Scottish Language_ by CHARLES MACKAY.

Alexander Gardner, Paisley, 1882.

_A Dictionary of Lowland Scotch_ by CHARLES MACKAY. London, Whittaker

and Co, 1888.

Est en partie fondé sur le précédent ouvrage.

_The Dialect of the Southern Counties of Scotland_, its Pronounciation,

Grammar and Historical Relations. With an Appendix on the present limits

of the Gaelic and Lowland Scotch, and the Dialectical Divisions of the

Lowland Tongue, by J. A. H. MURRAY. London, Published for the

Philological Society, by Asher, 1873.

_The Scottish Language_, in the EDINBURGH REVIEW nº 324, October 1883.

_A Critical Inquiry into the Scottish Language_, with the view of

illustrating the Rise and Progress of Civilisation in Scotland by

FRANCISQUE MICHEL. William Blackwood and Sons, Edinburgh, 1882.

_A Complete Word and Phrase Concordance to the Poems and Songs of Robert

Burns_, incorporating a Glossary of Scotch Words, with Notes, Index and

Appendix of Readings, compiled and edited by J. B. REID. Glasgow, Kerr

and Richardson, 1889.

_Complete Glossary to the Poetry and Prose of Robert Burns_, by JOHN

CUTHBERTSON Paisley, Alexander Gardner, 1886.

_Editorial Remarks on Scottish Language._ Part. I. Scottish Language.

Part. II. Language of Burns by HATELY WADDELL.

Dans son édition de Burns citée plus bas.

II.

PRINCIPALES ÉDITIONS DE BURNS, ET PRINCIPALES BIOGRAPHIES.

Les éditions de Burns sont très nombreuses. Dans son _Burns Calendar_,

Mac Kie en donne une liste, jusqu'à 1874, qui en comprend 403. Il

faudrait sans doute en ajouter une cinquantaine pour compléter le

chiffre jusqu'aujourd'hui. Il ne saurait être question de reproduire ces

nomenclatures. Nous nous contenterons d'indiquer les principales

éditions de Burns, celles qui ont un intérêt particulier, parce qu'elles

contiennent quelques renseignements nouveaux sur lui.

_Poems chiefly in the Scottish Dialect_, by ROBERT BURNS.

The simple Bard, unbroke by rules of Art,

He pours the wild effusions of the heart;

And if inspir'd 'tis Nature's pow'rs inspire;

Her's all the melting thrill, and her's the kindling fire.

ANOMYMOUS.

Kilmarnock, Printed by John Wilson, M,DCC,LXXXVI.

C'est la première édition de Burns. L'exemplaire du British

Museum porte les noms propres, qui étaient indiqués par des

astérisques dans l'impression, écrits de la grande écriture

droite et ferme de Burns. Il contient aussi le poème _Reflections

on a Sick-bed_, qui semble aussi être de sa main. Mais un autre

poème, _Verses written on the Hermitage at Taymouth by Mr Burns_,

est d'une main différente.

_Poems chiefly in the Scottish Dialect_, by ROBERT BURNS. Edinburgh,

printed for the author and sold by William Creech, M,DCC,LXXXVII.

Cette édition est curieuse à cause de la liste des souscripteurs,

et surtout à cause du petit portrait de Burns, gravé par Beugo,

d'après le portrait à l'huile par Nasmyth, avec de légères

modifications. La gravure est peut-être plus réelle que le

portrait, certains traits de physionomie paysanne y sont plus

indiqués.

_Poems chiefly in the Scottish Dialect_, by ROBERT BURNS, 2 vols.

Edinburgh, Printed for T. Cadell, 1793.

Cette édition est connue sous le nom de Seconde Édition

d'Édimbourg. Elle comprend de nouveaux poèmes, entre autres _Tam

o' Shanter_, _Lament for James Earl of Glencairn_, _Lament of

Mary Queen of Scots_, _the Wounded Hare_, etc.

_The Scots Musical Museum_, Humbly dedicated to the Catch Club.

Instituted at Edinburgh, June 1771. By JAMES JOHNSON, 6 vols. Edinburgh,

Printed and sold by James Johnson (1787-1803).

_Thomson's Collection_ of the Songs of Burns, Sir Walter Scott, Bart.,

and other eminent Lyric Poets, ancient and modern, united to the select

melodies of Scotland, and of Ireland and Wales, with symphonies and

accompaniments for the Piano-forte, by Pleyel, Haydn, Beethoven, etc.

The whole composed for and collected by GEORGE THOMPSON F. A. S.,

Edinburgh. In six volumes (quarto). London, Printed and sold by Preston,

1822.

C'est le fameux recueil de Thomson auquel on doit une partie des

chansons de Burns et une portion considérable de sa

correspondance.

* * * * *

Outre ces éditions, il a été publié, pendant la vie de Burns, neuf

autres éditions, les unes qui étaient des réimpressions des éditions

d'Édimbourg, faites à Londres; d'autres qui étaient des contrefaçons.

Ainsi il a été publié deux éditions à Belfast, deux à Dublin, une à

New-York, une à Philadelphie. Ces éditions n'ont d'autre intérêt que de

montrer la rapide et étendue popularité de l'oeuvre de Burns. Les

principales Éditions publiées depuis sa mort sont les suivantes:

_The Life of Robert Burns with a Criticism on his Writings_, by JAMES

CURRIE, M. D. originally published in connection with the works of Burns

in 1800,--here considerably extended by additional remarks, many of

which were never before made public. Edinburgh. Published by William and

Robert Chambers, 1838.

Cette édition est la réimpression de la fameuse édition de

Currie, avec des notes par R. Chambers. L'exemplaire que nous

possédons et qui a appartenu à William Scott Douglas porte des

notes manuscrites de cet excellent éditeur de Burns.

_Poems ascribed to Robert Burns, the Ayrshire Bard_, not contained in

any Edition of his works hitherto published (a thin octavo). Glasgow,

Thomas Stewart, 1801.

Cette édition contient un certain nombre de pièces imprimées pour

la première fois: _The Kirk's Alarm_, _The Twa Herds_, _Holy

Willie's Prayer_, et surtout les immortels _Jolly Beggars_.

_The Poetical Works of Robert Burns._ A new edition. To which is

prefixed a Sketch of his Life. 3 vols. London, Cadell and Davies, 1804.

La vie de Burns contenue dans cette Édition est par ALEXANDER

CHALMERS.

_Reliques of Robert Burns_, consisting Chiefly of original letters,

poems and critical observations on Scottish Songs. Collected and

Published by R. H. CROMEK, fourth edition. London, Cadell and Davies,

1817.

Cette publication (dont la première Édition est de 1808) augmenta

beaucoup les documents sur Burns. Elle donnait 62 lettres

nouvelles, les Common-place Books, et des anecdotes dont

quelques-unes sont utiles.

_Poems by Robert Burns with an Account of his Life and Miscellaneous

Remarks on his Writings._ Edinburgh, Printed for the Trustees of the

late James Morison, 1811.

C'est dans cette édition que se trouve la biographie de Burns par

JOSIAH WALKER. Celui-ci, on l'a vu dans la biographie, avait

beaucoup connu et admiré Burns; ses souvenirs, a tout prendre,

très exacts et très justes, restent un des documents les plus

précieux sur le poète.

_The Life and Works of Robert Burns, as originally edited by James

Currie_, to which is prefixed a Review of the Life of Burns and of

various criticisms on his character and writings, by ALEXANDER PETERKIN.

Edinburgh, Macredie, Skelly, etc., 1815, 4 vols.

Cette édition, outre la vie de Burns par Peterkin, comprend comme

documents nouveaux des lettres de Gilbert Burns, de James Gray,

d'Alexandre Findlater et de George Thomson, à l'éditeur.

_The Poems and Songs of Robert Burns with a Life of the Author_, by the

Rev HAMILTON PAUL. Ayr. Wilson, Mac Cormick and Carnie, 1819.

La vie de Burns, qui est en tête de l'édition et qui est une

défense intrépide du poète, déchaîna contre le Rev. Hamilton Paul

des colères cléricales. Il manqua être traduit devant le

presbytère.

_The Works of Robert Burns_, with an account of his Life and criticism

on his writings. To which are prefixed some observations on the

character and condition of the Scottish Peasantry. By James Currie M.

D.--To which are now added some further particulars of the Author's

Life, new notes, illustrative of bis Poems, and Letters, and many other

Additions, by GILBERT BURNS. London, T. Cadell and W. Davies, 1820.

Robert Burns. Vol. 2, Les Oeuvres · 第 44 / 47 段