transforma l’église en bâtiment de ferme. Le choeur devint une cuisine. La nef
devint une grange et une étable. La base de la tour fut utilisé comme cellier.
L’étage fut divisé en chambre et en grenier et surmonté d’une cheminée (d’après
Jean Bindet, Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, décembre 1976).
[087] Saint-Léonard-de-Vains. Le prieuré. A l’heure actuelle, l’église est
toujours une propriété privée. La nef est une maison d’habitation, ce qui
explique les portes et fenêtres rectangulaires. Le bâtiment a toutefois gardé sa
forme originale, avec une nef assez longue consolidée par des contreforts et un
choeur de deux travées à chevet plat. La tour, implantée entre choeur et nef,
est surmontée d’un toit en bâtière.
[088] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane date du début du 12e siècle. Située
dans le prolongement du choeur, sa base carrée est surmontée de deux étages en
léger retrait les uns par rapport aux autres. Le premier étage devait être
aveugle à l’origine. Ses ouvertures sont postérieures à la Révolution. Le
deuxième étage est percé au nord, à l’est et au sud de deux arcatures jumelles
en plein-cintre.
[089] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. Les maçonneries présentent un
appareil irrégulier fait de plaquettes de schiste et de moëllons de granit, avec
quelques rangées de blocs réguliers de granit. Le toit en bâtière repose au nord
et au sud sur une corniche supportée par des modillons.
[090] Saint-Léonard-de-Vains. La tour romane. Sur trois faces (nord, est et
sud), le deuxième étage est percé de deux arcatures jumelles en plein-cintre
dont l’arc double est formé de deux rangées de claveaux de granit. L’arcade
repose sur des piédroits sans ornement par le biais d’un tailloir carré qui se
prolonge en un bandeau droit sur le mur. La corniche est supportée par des
modillons sculptés de têtes humaines très frustes ou moulurés en quart-de-rond.
[091] Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane et son mur nord. Ce mur
est consolidé par un contrefort central. Il est encadré de deux baies en
plein-cintre à l’arc formé d’une rangée de claveaux de granit. La porte au
cintre surbaissé repose sur des piédroits sans ornement. Son arcade est formée
de blocs de granit.
[092] Saint-Léonard-de-Vains. La base de la tour romane et son mur nord. Dans sa
partie inférieure, le mur est formé d’un appareil en arêtes de poisson
caractéristique du 11e et du début du 12e siècle. La partie haute est formée
d’un appareil régulier de granit. Une rangée de modillons très abîmés subsiste
au-dessus des baies.
= Saint-Loup
[093] Saint-Loup. L’église est formée d’une nef de deux travées suivie d’un
choeur de deux travées terminé par une abside semi-circulaire. La tour s’élève
au-dessus de la première travée du choeur. L’église, qui date de la première
moitié du 12e siècle, est le seul édifice roman qui ait subsisté dans son
ensemble dans la région.
[094] Saint-Loup. La façade occidentale. Soutenu par deux contreforts, le mur de
façade est surmonté d’un léger glacis en arrière duquel s’élève le mur pignon.
Le portail roman est surmonté d’une baie à l’arc brisé datant sans doute du 13e
siècle.
[095] Saint-Loup. Le portail roman de la façade occidentale. Son arcade en
plein-cintre est composée de deux voussures surmontées d’une archivolte formée
d’un bandeau chanfreiné. Les voussures sont reçues par quatre colonnettes
engagées. Les tailloirs des chapiteaux sont moulurés en quart-de-rond. Les
corbeilles sont ornées de sculptures frustes: crochets d’angle ou têtes d’angle,
dont les traits sont effacés. Le linteau est formé d’un gros bloc monolithe de
granit.
[096] Saint-Loup. La nef romane. La nef comporte trois travées. Ses murs
latéraux sont épaulés chacun de quatre contreforts plats. Trois petites baies en
plein-cintre sont toujours visibles: deux dans le mur sud et une dans le mur
nord. Les autres baies ont été percées ou agrandies par la suite.
[097] Saint-Loup. Détail du mur latéral sud du choeur. Dans la première travée,
la porte sud est encadrée de deux contreforts plats. Entre les deux contreforts,
la maçonnerie repose sur une corniche supportée par trois gros modillons
sculptés: un être grotesque mettant la main droite à la bouche alors que son
bras gauche est replié; une tête d’homme; un homme accroupi, les mains sur les
genoux.
[098] Saint-Loup. La tour romane s’élève au-dessus de la première travée du
choeur. Ses murs présentent un appareil régulier de granit dont les blocs sont
plus petits que pour le reste de l’église. Le granit provient du massif
granitique d’Avranches, situé à proximité immédiate de Saint-Loup. Au premier
plan, on voit l’un des contreforts à ressaut de la chapelle latérale jouxtant la
seconde travée du choeur côté nord. Construite en 1602, cette chapelle est la
seule modification importante apportée à l’édifice roman d’origine.
[099] Saint-Loup. La tour romane. Cette solide tour carrée est formée de deux
étages de même périmètre surmontés d’une flèche. Le premier étage est orné de
grandes arcatures aveugles au nord et au sud. Le second étage est percé d’une
baie sur chaque face. La séparation des deux étages est soulignée par un bandeau
chanfreiné.
[100] Saint-Loup. La tour romane. L’étage inférieur est orné au nord et au sud
d’une double arcature aveugle en plein-cintre. Celle-ci est surmontée d’un
cordon saillant qui se prolonge ensuite en un bandeau droit sur le nu du mur et
se poursuit sur les faces est et ouest parallèlement au bandeau séparant les
deux étages de la tour.
[101] Saint-Loup. La tour romane. Détail de l’étage inférieur. A l’écoinçon des
arcatures jumelles, la maçonnerie présente un petit appareil décoratif réticulé.
[102] Saint-Loup. La tour romane. L’étage supérieur est percé d’une baie sur
chaque face. Pour chaque baie, l’arcade en plein-cintre est formée de deux
voussures entourées d’un cordon chanfreiné. Les voussures reposent sur quatre
colonnettes engagées. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées de motifs
géométriques (crochets d’angle, demi-cercles) ou de têtes humaines. Le profil de
ces baies est semblable à celui du portail occidental et de la porte sud: mêmes
moulurations pour les voussures et mêmes sculptures pour les corbeilles des
chapiteaux.
[103] Saint-Loup. La tour romane. La corniche repose sur des modillons sculptés
de têtes humaines ou moulurés en quart-de-rond. Cette corniche fut en grande
partie refaite lors de la reconstruction de la flèche. Cette flèche est
octogonale sur une base carrée, et pourvue de lucarnes.
[104] Saint-Loup. La tour romane. Détail de la corniche et de ses modillons
sculptés de têtes humaines.
= Saint-Quentin
[105] Saint-Quentin. L’église est formée d’une nef de trois travées et d’un
choeur de trois travées à chevet plat. Au nord et au sud, deux larges chapelles
sont accolées aux deux premières travées du choeur et forment de véritables
croisillons. La tour est implantée entre choeur et nef. La façade occidentale
est précédée sur toute sa longueur d’un narthex (vaste porche) rectangulaire.
Les parties romanes sont la nef et la base de la tour, qui datent de la première
moitié du 12e siècle. Le reste de l’église date du 13e siècle.
[106] Saint-Quentin. La tour, massive, a une base romane et deux étages datant
du 13e siècle. Elle est surmontée d’un toit en batiêre. Au premier plan, le
Christ crucifié est la partie supérieure d’un calvaire roman situé à proximité
de l’église.
[107] Saint-Quentin. Détail du calvaire roman situé près de l’église. Le Christ
crucifié.
[108] Saint-Quentin. La façade occidentale est précédée d'un narthex (vaste
porche) rectangulaire du 13e siècle, surmonté d’une balustrade ajourée.
[109] Saint-Quentin. Le portail roman de la façade occidentale. Ce portail est
surmonté d’une arcade en plein-cintre formée de deux voussures et d’une
archivolte. Ces voussures reposent sur quatre colonnes engagées, dont les bases
carrées sont ornées d’un tore surmonté d’un chanfrein. Les corbeilles des
chapiteaux sont sculptées de boules, de têtes et d’un personnage à quatre
pattes. Les sculptures, grossières, sont en fort relief et le menton des têtes
est très proéminent.
[110] Saint-Quentin. La base de la tour et sa porte romane. Cette porte, murée,
est visible au sud. L’arcade en plein-cintre repose sur deux épaisses
colonnettes. Les corbeilles des chapiteaux sont sculptées d'un arbre à droite et
de deux têtes humaines à gauche. Les bases sont carrées. Cette porte ressemble à
la porte sud de l’église de Saint-Loup.
= Sartilly
[111] Le portail roman de Sartilly. Situé au sud de l’église actuelle, ce
portail est le seul élément subsistant de l'édifice roman détruit et remplacé en
1858 par une église beaucoup plus grande. Le matériau utilisé est le granit, qui
est la pierre locale, Sartilly étant situé au coeur du massif granitique de
Vire. Daté de la deuxième moitié du 12e siècle, ce portail est le plus beau
portail roman de la région et présente une facture bien supérieure à celle des
autres portails. Les moulurations des voussures et de l’archivolte sont le fruit
d’un travail très soigné, tout comme les sculptures des corbeilles.
[112] Le portail roman de Sartilly. L’arcade du portail est formée de trois
voussures: une voussure au cintre surbaissé et deux voussures en plein-cintre
surmontées d’une archivolte. La première voussure est moulurée d’un épais tore
d’angle suivi d’un listel puis d’un large cavet orné de gros besants légèrement
renflés. La deuxième voussure est moulurée d’un épais tore d’angle alors que la
troisième est moulurée de deux tores encadrant un listel.
[113] Le portail roman de Sartilly. Le groupe de colonnettes de gauche. De
chaque côté du portail, les trois voussures reposent sur trois colonnettes
engagées, par le biais d’une imposte moulurée d’un cavet. La partie carrée de
l’imposte est ornée d’une petite moulure en creux. L’imposte se prolonge
au-dessus du pilastre extérieur sur lequel repose l’archivolte. Un tailloir
carré surmonte la corbeille sculptée des chapiteaux. Les sculptures présentent
des motifs variés: feuilles de chêne, feuilles d’acanthe et volutes d’angle.
[114] Le portail roman de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté gauche).
L’archivolte est formée d’un cordon saillant orné de dents-de-scie en fort
relief sculptées en creux d’une rangée de bâtons brisés. De chaque côté de
l’arcade, elle repose sur une tête sculptée aux traits bien dessinés.
[115] Le portail roman de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté droit).
Détail montrant la deuxième tête sculptée sur laquelle repose l’archivolte.
[116] Le portail roman de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté droit).
Détail montrant la tête sculptée sur laquelle repose l’archivolte, ainsi que les
corbeilles sculptées des chapiteaux. On note une fois de plus le travail soigné
dans un matériau difficile à travailler du fait de son extrême dureté.
[117] Le portail roman de Sartilly. L'extrémité de l'archivolte (côté droit).
Détail montrant la même tête sculptée, de plus près.
[118] L’ancienne église de Sartilly, détruite en 1858 (source: Revue de
l’Avranchin, 1924-1926). Cette église romane est décrite ainsi dans le registre
des délibérations du conseil municipal de Sartilly (1837-1864): "L’église qu’il
s’agit de remplacer est un vieil édifice (...) composé: (1) d’une nef obscure de
19 mètres 60 centimètres de longueur sur 7 mètres de largeur dont les murs bas
pénétrés d’humidité et lézardés en plusieurs endroits perdent très sensiblement
leur aplomb, particulièrement vers le bas de l’église; (2) d’une tour qui sépare
la nef du choeur (...); (3) d’un choeur de 9 mètres de longueur sur 6 mètres de
largeur (...)."
19. INDEX
[Index des lieux / Index des personnes]
= Index des lieux
Angey
Ardevon (baronnie)
Avranches
Avranches (archidiachoné)
Avranches (diocèse)
Avranches (massif granitique)
Avranchin
Bec-Hellouin (abbaye)
Boscq (rivière)
Bréhal
Bréville
Caen
Caen (abbaye Saint-Etienne)
Calvados
Carolles
Champeaux
Chausey
Cherbourg
Chrétienté (doyenné)
Cotentin
Coutances
Coutances (archidiachoné)
Coutances (diocèse)
Donville
Dragey
Ension (monastère)
Genêts
Genêts (baronnie)
Genêts (doyenné)
Granville
Granville (formation géologique)
Grouin du Sud
Hambye (abbaye)
Lucerne (abbaye)
Manche (département)
Manche (mer)
Montmorel (abbaye)
Mont Saint-Michel
Mont Saint-Michel (Notre-Dame-sous-Terre)
Mortain
Pontaubault
Saigue (rivière)
Saint-Jean-le-Thomas
Saint-Léonard-de-Vains
Saint-Lô
Saint-Loup
Saint-Martin-le-Vieux
Saint-Nicolas
Saint-Pair
Saint-Pair (baronnie)
Saint-Pair (doyenné)
Saint-Pair (formation géologique)
Saint-Quentin
Sartilly
Scissy
Sélune (rivière)
Thar (rivière)
Tharnet (rivière)
Tombelaine
Tirepied (doyenné)
Vains
Venlée (hâvre)
Vire (massif granitique)
Yquelon
#Liste des personnes
Achard (évêque d’Avranches)
Alexandre III (pape)
Avenel Ranulphe (moine du Mont Saint-Michel)
Courée Guillermus (seigneur d’Yquelon)
Egidius (évêque d’Avranches)
Fortunat (évêque de Poitiers)
Géraldin (seigneur d’Angey)
Grimault (seigneurs de Saint-Loup)
Guillaume de Bréville (seigneur de Bréville)
Guillaume de Lamps (abbé du Mont Saint-Michel)
Guillaume de Saint-Jean (seigneur de Saint-Jean-le-Thomas)
Guillaume le Conquérant (duc de Normandie)
Guillaume Longue-Epée (duc de Normandie)
Hasculphe de Subligny (fondateur de l’abbaye de la Lucerne)
Henri II (duc de Normandie)
Lainé Richard (évêque d’Avranches)
Lascivius (évêque de Bayeux)
Michel (curé de Genêts)
Nicolas (curé de Genêts)
Notre-Dame
Paynel Foulques (seigneur de Sartilly)
Paynel Guillaume (fondateur de l’abbaye de Hambye)
Quesnoy (seigneurs de Saint-Loup)
Rainald (curé de Genêts)
Richard II (duc de Normandie)
Richard de Bohon (évêque de Coutances)
Robert I (duc de Normandie)
Robert de Torigni (abbé du Mont Saint-Michel)
Roger d’Yquelon (seigneur d’Yquelon)
Rogerius de Altomansiunculo (maître d’oeuvre de la tour de Saint-Pair)
Saint Aroaste
Saint Eloi
Saint Eutrope
Saint Gaud
Saint Généroux
Saint Gilles
Saint Hélier
Saint Jean-Baptiste
Saint Léonard
Saint Léontien
Saint Loup
Saint Martin
Saint Maur
Saint Médard
Saint Michel
Saint Pair
Saint Samson
Saint Scubilion
Saint Sébastien
Saint Sénier
Vivien (seigneurs de Saint-Loup)