Tout le long des rues sont creusés d’énormes trous, dont on ne saurait

décemment préciser l’usage. Aucune ville au monde n’est aussi infecte,

et je comprends que les personnels des légations préfèrent rester

quatre et cinq mois renfermés dans leurs belles résidences que de

chercher des distractions dans une pareille atmosphère.

Nous visitâmes l’observatoire construit par les Chinois, sous la

direction des Jésuites. Les instruments scientifiques qui s’y trouvent

sont dignes d’admiration. Ils sont faits en bronze et supportés par des

pieds de même métal où se trouvent réunies toutes les fantaisies de

l’art chinois. Les contorsions de ces supports, composés de dragons et

de chimères, rendent plus frappante encore la régularité des sphères,

des parallèles et des figures astronomiques qu’ils soutiennent en l’air

à une très-grande hauteur.

J’ai vu à Pékin, dans les temples des lamas mongols ou des prêtres

de Bouddha, des émaux cloisonnés magnifiques et des objets de grande

valeur. Mais je n’ai rien trouvé en Chine, ni même au Japon où le

bronze est certainement mieux employé que dans le Céleste Empire, je

n’ai rien vu, dis-je, d’aussi artistique, dans la véritable acception

du mot, que les appareils de cet observatoire. Le goût des Chinois,

il faut l’avouer, est très-discutable. On peut admirer surtout les

couleurs de leurs porcelaines, les teintes douces de leurs émaux

anciens et l’harmonie des tons dans leurs étoffes brodées; mais dans

les dessins, dans les formes de leurs objets et de leurs personnages

on trouve beaucoup de défauts, et même parfois des monstruosités

repoussantes. Les instruments de l’observatoire de Pékin sont, à mon

avis, au-dessus de toute critique. La fantaisie y abonde certainement,

mais dans de justes proportions; les supports dont je parlais tout à

l’heure sont si élancés, si délicatement travaillés, qu’ils semblent

étrangers aux sphères qu’ils soutiennent, et celles-ci paraissent

se maintenir d’elles-mêmes dans les airs comme de véritables corps

célestes.

Je ne comprends pas comment l’armée du général de Palikao, du moment

qu’elle croyait nécessaire de rapporter quelque chose en France,

n’a pas préféré les dix ou douze instruments de cet observatoire au

mobilier tout entier du palais de Ouen-mih-nuen et de Ouan-tcho-tchan.

Avant de quitter ce lieu je promenai d’en haut mes regards sur

l’immense capitale. Ma vue s’étendait sur un espace considérable.

Les toits dorés des commerçants de la ville tartare resplendissaient

au soleil; puis j’apercevais non moins brillants les toits en

porcelaine verte des forteresses qui surmontent les portes, les toits

de porcelaine bleue des pagodes, du temple du Ciel et du temple de

l’Agriculture; puis surtout le palais impérial recouvert de porcelaine

jaune. -- Le palais impérial de la Chine! Lieu rempli de mystères,

que personne ne peut se flatter d’avoir approfondi. Petit coin ignoré

et désert au milieu de cette fourmilière d’humains, dans lequel nul

Européen n’a jamais pénétré et où un bien petit nombre de Chinois

peuvent entrer une fois par vingt-quatre heures, et encore au milieu

des ténèbres de la nuit.

L’audience que l’empereur a donnée aux ministres européens dans ces

dernières années, et dont le retentissement a été considérable, n’a pas

eu lieu dans le palais même. Le fils du ciel n’a daigné se montrer à

nos représentants que dans un pavillon si écarté dans les jardins qu’on

peut l’apercevoir facilement du pont de marbre.

Beaucoup de bruits ont couru en Europe sur la vie privée des empereurs

de Chine, sur les règlements intérieurs du palais. M. Berthemy,

ministre de France au Japon, que j’ai eu l’honneur de voir à Yoko-Hama,

et qui avait autrefois habité la Chine pendant de longues années, me

disait: Tout ce qu’on raconte sur l’intérieur du palais impérial

de Pékin ne peut être que mensonge, car il est impossible qu’on en

connaisse rien. -- La seule chose qui me paraisse probable, parce

qu’elle m’a été affirmée par tous les mandarins, c’est que l’empereur

est soumis à une étiquette sévère, et qu’il serait immédiatement

assassiné par ses propres gardes, s’il voulait s’en affranchir.

La vue des toits jaunes de ce palais me produisit donc une grande

impression; je comparais, en rentrant à la légation, l’existence de ce

pauvre empereur esclave de l’étiquette à celle de notre bon roi saint

Louis se montrant à tout son peuple, et rendant la justice sous un

arbre du bois de Vincennes. -- Que de malheureux il y a en ce monde, et

sur tous les échelons de la hiérarchie sociale!

Je ne dirai rien du temple du Ciel et du temple de l’Agriculture parce

qu’ils offrent tous deux peu d’intérêt. Le premier surtout est indigne

du nom pompeux qu’il porte. C’est un immense parc entouré de murs,

dans lequel s’élèvent çà et là des chapelles et des pavillons assez

jolis, recouverts de porcelaine bleue, et où le jour est tamisé par des

stores composés de petits tubes de verre bleu placés parallèlement.

Une estrade de marbre blanc s’élève au milieu du parc. C’est là que

l’empereur vient de temps en temps offrir lui-même des sacrifices à la

divinité.

La portion la plus curieuse du temple de l’Agriculture est un champ

dans lequel chaque année, à un jour marqué, l’empereur, tenant

lui-même la charrue, trace un sillon comme pour donner l’exemple à ses

sujets. Le reste du champ est ensuite labouré par les mandarins. Cette

cérémonie prouve combien l’agriculture est honorée en Chine. Elle est

du reste la cause de la richesse du pays. Avec leur double récolte de

blé, les Chinois parviennent à fabriquer le pain à un prix modéré,

et en exportant leur thé et leur riz ils font affluer l’or dans leur

pays de toutes les parties du monde. Leur procédé de culture ressemble

beaucoup à celui des Égyptiens. Ils séparent leurs champs en petits

carrés autour desquels sont ménagées des rigoles qui conduisent l’eau

d’arrosage dans toutes les parties du champ. Cette eau est puisée dans

les nombreux canaux qui serpentent dans la campagne par les Chinois

travailleurs, à l’aide d’une bascule presque semblable aux chadoufs

égyptiennes. Pour la culture du riz, les petits carrés sont entourés

de remblais assez élevés pour maintenir sur le champ une couche d’eau

de plusieurs centimètres. La terre disparaît ainsi complétement. Quand

je visitai les rizières au mois de mai, la plante nouvellement semée

dépassait à peine la surface du liquide.

Le thé est un petit arbuste qui atteint un pied et demi ou deux pieds

de hauteur. Les feuilles se récoltent depuis le mois de mai jusqu’au

mois d’août suivant l’espèce, et aussi suivant la qualité que l’on veut

obtenir. -- Il y a en Chine des crus de thé comme il y a en France des

crus de vin. La qualité du sol et les différentes espèces de plantes,

différencient les divers thés livrés au commerce. L’espèce la plus

estimée est connue sous le nom de thé jaune. -- C’est la boisson

ordinaire de l’empereur de Chine et de l’empereur de Russie.

Ce thé vaut si cher qu’en Sibérie, dans certaines familles même aisées,

je n’en ai vu faire parfois qu’une seule tasse en mon honneur, tandis

que mes hôtes s’en privaient par économie. Il serait sans intérêt

d’énumérer ici les différents crus, parce que nous ne les dénommons pas

en France d’après leur origine. En Sibérie par exemple, on ne sait pas

comme chez nous ce que c’est que du thé de perle, ou du pé-ko à pointes

blanches; on connaît le thé Tocmakof ou le thé Sabachnikoff, comme

nous connaissons le Lur-Saluces ou la veuve Cliquot. Au contraire, la

manière dont nous désignons les diverses espèces en France provient

du mode de récolte; ainsi le thé de perle est formé de feuilles

petites cueillies au commencement du printemps, peu de temps après

leur formation. Le thé à pointes blanches est fait d’un mélange de

feuilles et de fleurs. Les pointes blanches ne sont autres que les

fleurs séchées de l’arbuste; c’est pourquoi cette variété est la plus

forte. L’une des espèces les plus communes est le thé en brique dont

j’ai déjà parlé, qui sert de monnaie en Mongolie; enfin le thé le moins

estimé présente, par je ne sais malheureusement quelle préparation,

une bizarre apparence. Il a aussi la forme d’une brique, mais il est

tout noir et on n’y distingue, comme dans l’espèce précédente, ni tige

ni feuille. On dirait un bloc de charbon ou de tourbe. Ce thé se vend

presque rien, et est d’une grande ressource pour les classes pauvres de

la Chine et de la Sibérie.

L’intelligence et l’habileté des Chinois peut se constater partout, ils

savent en faire partout l’application. Tout le monde a pu lire, dans

le _Journal officiel_, des articles qui ont paru dernièrement sur la

ponte intensive et artificielle des œufs. Ils ont aussi notablement

perfectionné la voilure. Je ne connais pas tous les systèmes employés

chez nous, mais en citant la voile latine qui porte le nom de notre

race, je cite, je pense, l’une des inventions d’Europe. Mais cette

voile latine, en se gonflant démesurément sous l’action du vent, ne

profite pas de toute la force que ce moteur pourrait lui imprimer. De

plus, dans les rafales, la manœuvre consiste à desserrer la corde qui

la retient par le bas. La toile, flottant alors au haut du mât, imprime

au bateau un balant qui peut être fort dangereux. Cette voilure est

donc imparfaite. La voile chinoise au contraire est maintenue par une

série de barres parallèles, et oppose ainsi constamment une surface

plane à l’impulsion du vent. Puis, à l’aide d’une poulie placée au

haut du mât, elle s’abaisse indéfiniment. De cette manière, par les

plus forts coups de vent, le Chinois peut avoir encore une voile

tendue, mais n’offrant plus que peu de prise au-dessus du pont, et

ne présentant par conséquent aucun danger pour la sûreté du bateau.

-- Je pourrais citer beaucoup d’exemples de cet esprit ingénieux et

pratique. En parcourant la Chine, j’ai conçu la plus haute opinion de

l’intelligence, de l’habileté et de la persévérance des Chinois. Il ne

manque à ce peuple qu’une chose: un gouvernement qui lui laisse savoir

qu’il existe au monde d’autres nations que la Chine, et que ces nations

ont aussi une civilisation à laquelle il serait bon, utile, et surtout

lucratif, d’emprunter certaines inventions et certaines institutions.

Mais le jour viendra, et peut-être n’est-il pas loin, où les Chinois

émigreront en Europe comme ils émigrent déjà au Japon, en Californie et

au Pérou; ils formeront à Marseille, à Paris, à Londres des quartiers

plus importants que nos comptoirs de Schanghaï, de Macao et de Saïgon,

et notre commerce avec ce peuple prendra un essor inconnu jusqu’ici.

La majorité des Français croit que l’intelligence des Japonais est

très-supérieure à celle des Chinois. C’est une grave erreur. -- Le

Japonais nous ressemble beaucoup par le caractère et c’est pourquoi

ce peuple plaît aux voyageurs. Il est gai, entreprenant, hâbleur,

batailleur, et quelque peu révolutionnaire. -- Il y a au Japon un

véritable prétendant, et par conséquent parmi les Japonais des

partisans de telle ou telle famille, et peut-être même des amateurs

de république plus ou moins démocratique et sociale. Les Français

aiment donc les Japonais et par contre les Japonais ont un culte

pour les Français. Ils créent une petite armée où l’on adopte nos

costumes; rien n’étonne comme de voir un chasseur de Vincennes monter

la garde dans les rues de Ieddo. Ils construisent des petits chemins

de fer, des petits télégraphes; mais, au fond, rien de tout cela n’est

sérieux, parce que d’abord rien de ce peuple ne peut être sérieux,

et surtout parce que toutes ces applications de nos inventions ne se

font que sur une langue de terre très-étroite le long de la mer, au

delà de laquelle il est impossible à tout Européen de pénétrer. --

L’intérieur du Japon nous est absolument fermé, tandis qu’à la rigueur

nous pouvons parcourir la Chine d’une extrémité à l’autre. Il est donc

erroné de croire que le Japon marche vers la civilisation européenne.

Ces transformations n’ont lieu que sur une portion microscopique

relativement à l’étendue de l’empire.

Le gouvernement chinois ne permet à son peuple ni télégraphe, ni chemin

de fer, ni rien de ce qui est européen; mais le jour où le Chinois,

par une révolution bien désirable, aura obtenu ces concessions

de son gouvernement, non-seulement il appliquera nos inventions

intelligemment, mais il les perfectionnera, et nous serons peut-être

étonnés, un beau jour, de recevoir de la Chine les moyens de réunir

une vitesse excessive et une parfaite sécurité. Imposer aux Chinois

un nouveau gouvernement ou imposer au gouvernement existant de

nouvelles constitutions, voilà ce dont notre expédition dernière eût dû

s’occuper, au lieu de détruire le palais d’Été, dont il me répugne de

faire la description.

Un petit lac tout entouré de galeries en marbres, parsemé d’îlots

au milieu desquels se dressent les pavillons les plus coquets; un

grand escalier en porcelaine, montant jusqu’au sommet de la colline

de Ouan-tcho-chan et deux petits temples en porcelaine, voilà ce qui

subsiste comme seuls débris des merveilles accumulées dans ce palais et

dans le parc qui l’entoure.

Je pris congé le 18 mai de mes aimables hôtes de la légation de Pékin,

dont je ne pourrai jamais oublier la si touchante et si bienveillante

hospitalité, et je me rendis à Tien-tsin par le cours du Peï-ho.

M. Rystel, alors gérant du consulat de Tien-tsin, nous fit passer fort

agréablement les jours pendant lesquels nous dûmes attendre le départ

d’un bateau, et le 24 mai à 8 heures du matin je m’embarquai pour

Schang-haï avec mes trois jeunes compagnons, que le lecteur connaît

déjà.

Je ne pus me décider à abandonner Pablo à Tien-tsin et je l’emmenai

avec moi. Le pauvre garçon ne cessait de pleurer en songeant à la

légation de Pékin où il avait trouvé tout à la fois bon souper,

bon gîte et le _far niente_ le plus absolu. -- En entrant en mer à

l’embouchure du Peï-ho j’éprouvai une joie bien vive. Cette grande mer,

pareille d’un bout du monde à l’autre, me fit apercevoir un petit coin

de la France. Elle caressait les bords du golfe de Pétcheli de la même

manière que la plage de Trouville et de Biarritz.

Sibérie, Mongolie, Gobi, voyages fatigants et difficiles, vous êtes

bien décidément finis.

Ma joie fut complète en voyant flotter sur un bâtiment les couleurs de

la France. J’avais retrouvé ma patrie et je n’avais plus dorénavant

qu’à laisser tourner l’hélice du bateau ou les roues du chemin de fer

d’Amérique pour retrouver ma famille.

Voilà, ami lecteur, la portion de mes notes que j’ai désiré vous faire

connaître.

Si ces pages sont monotones, c’est qu’elles sont inspirées des pays

qu’elles décrivent. Comment serait-on gai, quand on parle du froid, de

l’obscurité et de la misère?

Vous vous demandez peut-être encore maintenant pourquoi j’ai visité ces

pays glacés; qui me poussait en Sibérie. Ne vous en plaignez pas. Cette

folie se fût peut-être emparée de vous. Et je peux vous dire avec mon

expérience:

«N’allez pas là...» C’est la morale de ce livre.

FIN.

TABLE DES MATIÈRES

PRÉFACE V

CHAPITRE PREMIER

DE PARIS A SAINT-PÉTERSBOURG.

En chemin de fer. -- Berlin. -- Difficultés à la douane

russe. -- Aspect de la Petite-Russie. -- Soirée sur la

Néva. 1

CHAPITRE II

LA SOCIÉTÉ DE SAINT-PÉTERSBOURG.

Comment nous sommes jugés dans la capitale russe.

-- Recommandations pour la Sibérie. -- M. Pfaffius,

commissaire de la frontière à Kiachta. -- Musique russe.

-- Opéra de Glinka: _La vie pour le Tzar_. -- Arrivée à

Moscou. 17

CHAPITRE III

MOSCOU -- NIJNI-NOVGOROD.

Le Kremlin. -- Équipages et visites de la vierge

d’Inverski. -- Origine du christianisme en Russie. -- Un

mot sur Troïtsa. -- Rencontre d’un compagnon de voyage. --

Achats de fourrures. -- Passage de l’Oka en traîneau. 30

CHAPITRE IV

LE VOLGA PENDANT L’HIVER

ENTRE NIJNI-NOVGOROD ET KAZAN.

Diverses sortes de podarojnaia. -- Ce que sont les

préparatifs d’un long voyage en traîneau. -- Départ de

Nijni. -- Les relais de poste. -- Un dégel momentané. --

La neige. -- Arrivée à Kazan. 49

CHAPITRE V

KAZAN. -- VOYAGE A PERM.

La Vierge de Kazan. -- Témoignage de dédain chez les

Russes. -- Dîner chez un grand seigneur. -- Sa manière de

raconter l’affranchissement des serfs. -- Les Tatares. --

Le voyage en traîneau. -- Caravane de déportés. -- Les

Votiaks. -- Aspect de la Grande-Russie. 68

CHAPITRE VI

PERM. -- LA ROUTE D’ÉKATÉRINEMBOURG.

Les hôtels en Sibérie. -- Un conseiller général. -- Ce

que menacent de devenir les finances russes. -- Musique

nationale. -- De la passion de s’agrandir. -- Entrée en

Asie. 90

CHAPITRE VII

LA CARAVANE AU COMPLET SUR LA ROUTE DE TUMEN.

Industrie d’Ékatérinembourg. -- Calendrier russe. -- La

fête de Noël à Kamechlof. -- Grand gala dans un relai.

-- Tumen. -- Sa position. -- Ses bohémiennes. -- Fruits

conservés par la gelée. 104

CHAPITRE VIII

NOUVELLE SOLITUDE.

PERDITION SUR LA STEPPE DE OMSK.

Fastueuse habitude sibérienne. -- La steppe. -- Les

cimetières. -- Omsk. -- Sa position. -- Sa société. --

L’affranchissement des serfs raconté par un bourgeois. --

M. Kroupinikof. -- Visite à un campement de Kirghiz. --

Mascarade à Omsk. 120

CHAPITRE IX

DU FROID SUR LA ROUTE DE TOMSK.

Le froid. -- Ses inconvénients. -- Les beaux effets de

lumière à une très-basse température. -- La fête du baptême

de Jésus-Christ sur l’Obi. -- Tomsk. -- Son commerce. --

Une soirée sur les bords du Tom. 143

CHAPITRE X

LE GOUVERNEMENT DE L’IÉNISSÉIK ET KRASNOIARSK.

Aspect misérable des villages de cette contrée. -- Le

pays devient enfin accidenté. -- Les veilleurs de nuit à

Krasnoïarsk. -- Les trois collections de Monsieur Lovatine.

-- Un bal de déportés polonais. -- Le cendrier de Monsieur

Kousnietzof. 156

CHAPITRE XI

DU BIEN-ÊTRE ET DE L’INSTRUCTION

CHEZ LES CAMPAGNARDS ET CHEZ LES CITADINS.

De l’inutilité des forêts sibériennes. -- Voyage à

Irkoutsk. -- Une bande de loups. -- Propriété des villages.

-- Congélation de l’Angara. -- Le gouvernement d’Irkoutsk.

-- Le lycée. -- La prison. -- Les casernes de pompiers. 169

CHAPITRE XII

IRKOUTSK.

Les chercheurs d’or. -- Leur luxe; leurs richesses; leurs

femmes. -- Un mot sur le clergé et le code religieux. --

Les déportés polonais. -- Les voyageurs forcenés. -- Un

dîner en famille. 187

CHAPITRE XIII

TENTATIVE D’ÉVASION D’UN POLONAIS. -- LES FOURRURES.

Pourquoi les Polonais exilés ne peuvent pas s’évader. --

Péripéties d’une tentative d’évasion. -- Chasse à l’ours.

-- La voirie en Sibérie. -- Chasse au loup. -- Un renard

bleu. -- Les diverses valeurs des fourrures. 207

CHAPITRE XIV

LES INDIGÈNES. -- PASSAGE DU LAC BAÏKAL.

Les Olkhonois. -- Le chamanisme. -- Les Bouriattes. -- Les

Toungouses. -- Les Samoyèdes. -- Le carnaval à Irkoutsk.

-- Pablo. -- Adieux à Constantin. -- Péripéties de la

traversée du lac Baïkal. 225

CHAPITRE XV

SUR L’INDÉPENDANCE DE LA SIBÉRIE ORIENTALE

ET SUR QUELQUES INDIGÈNES.

Rêve des habitants de la Sibérie orientale. -- Ce qui

pourrait arriver. -- Les raisons qui amèneraient une

indépendance. -- Exemple des Chinois. -- Un mot sur les

Iakoutes et sur les habitants du Kamtchatka. 245

CHAPITRE XVI

KIACHTA. -- MAIMATCHIN.

La Tarantass. -- Les marchands de thé. -- Leur concurrence.

-- Le Sienzy. -- Aspect de Maïmatchin. -- Un dîner chez le

gouverneur chinois. -- Préparatifs pour la traversée du

désert de Gobi. 263

CHAPITRE XVII

PREMIÈRE ÉTAPE EN MONGOLIE.

Les Mongols. -- Leurs tentes; leur vie; leur manière de

ne pas se perdre dans le désert. -- La caravane. -- Un

sacrilége. -- Le consul russe à Ourga. -- Le Koutoucta. 281

CHAPITRE XVIII

OURGA. -- ENTRÉE DANS LE DÉSERT DE GOBI.

Religion mongole. -- Cérémonies funèbres. -- La montagne

sainte. -- Mes compagnons de route. -- Départ d’Ourga. --

Première halte. -- La veille de Pâques. 296

CHAPITRE XIX

LE DÉSERT DE GOBI.

Rencontre d’un prince mongol et de sa cour. -- Notre vie

au désert. -- La plaine de sable. -- Privation d’eau. --

Mirage lunaire. -- Trois exécutions. -- Un voyageur égaré.

-- Arrivée à la grande muraille de Kalkann. 313

CHAPITRE XX

LA CHINE PROPREMENT DITE

DEPUIS KALKANN JUSQU’A TCHAH-TAÔ.

La campagne chinoise. -- Dernière hospitalité russe. --

Le palanquin. -- Les rues de Kalkann. -- Les sociétés

secrètes. -- Comment l’ordre est maintenu sans armée. --

Origine de la tresse. -- Comment se perdent les titres de

noblesse. 333

CHAPITRE XXI

ARRIVÉE A PÉKIN.

Chaude affaire. -- Défilé de Nang-kao. -- Un jeune ménage.

-- Du prélèvement de l’impôt. -- Toun-cheh-ouh. -- Dernière

solitude. -- Entrée à Pékin. -- Arrivée à la légation

française. -- Heureuse surprise. 348

CHAPITRE XXII

UN PEU DE TOUT.

Le pont de marbre. -- La ville tartare. -- Les objets

d’art. -- Un mot sur les laques japonais. -- Les

enterrements. -- L’observatoire. -- Le palais impérial.

-- Les temples du Ciel et de l’Agriculture. -- Les quatre

récoltes. -- Les diverses espèces de thé. -- Départ de

Pékin. -- Tien-tsin. -- La mer enfin! 365

TABLE DES GRAVURES

Carte du voyage de Paris à Pékin par terre. Frontispice.

La voiture de la vierge d’Inverski, à Moscou. 34

Le monastère de Troïtsa. 42

Mon traîneau. 58

La Mère supérieure du monastère de Kasan. 70

Un Votiak dans les forêts de la Grande-Russie. 81

Les voyageurs égarés par un chasse-neige dans la steppe

de Omsk. 127

Marché à Tomsk. 153

Homme et femme bouriattes. 190

Paysans samoyèdes. 228

Passage du lac Baïkal. 243

Une rue à Ourga. 285

Le Grand Lama de Mongolie. 294

Moulin à prières à Ourga. 300

Me voiture en Mongolie. 314

Mon palanquin. 345

PARIS. TYPOGRAPHIE DE E. PLON ET Cie, RUE GARANCIÈRE, 8.

De Paris à Pékin par terre: Sibérie-Mongolie · 第 18 / 18 段