qu'elle a produites. - Ce qu'a déjà coûté son application. - Son
influence actuelle sur les foules. - Problèmes abordés dans cet
ouvrage. - Recherche des facteurs principaux de l'évolution générale
des peuples. - Cette évolution dérive-t-elle des institutions ? - Les
éléments de chaque civilisation : institutions, arts, croyances, etc.,
n'auraient-ils pas certains fondements psychologiques spéciaux à chaque
peuple ? - Les hasards de l'histoire et les lois permanentes.
LIVRE PREMIER
LES CARACTÈRES PSYCHOLOGIQUES DES RACES
CHAPITRE PREMIER
L'AME DES RACES
Comment les naturalistes classent les espèces. - Application à l'homme
de leurs méthodes. - Côté défectueux des classifications actuelles des
races humaines. - Fondements d'une classification psychologique. -
Les types moyens des races. - Comment l'observation permet de les
constituer. - Facteurs physiologiques qui déterminent le type moyen
d'une race. - L'influence des ancêtres et celle des parents immédiats.
- Fonds psychologique commun que possèdent tous les individus d une
race. - Immense influence des générations éteintes sur les générations
actuelles. - Raisons mathématiques de cette influence. - Comment
l'âme collective s'est étendue de la famille au village, à la cité et à
la province. - Avantages et dangers de la conception de la cité. -
Circonstances dans lesquelles la formation de l'âme collective est
impossible. - Exemple de l'Italie. - Comment les races naturelles ont
fait place aux races historiques.
CHAPITRE II
LIMITES DE VARIABILITÉ DU CARACTÈRE DES RACES
La variabilité du caractère des races, et non sa fixité, constitue la
règle apparente. - Raisons de cette apparence. - Invariabilité des
caractères fondamentaux et variabilité des caractères secondaires. -
Assimilation des caractères psychologiques aux caractères irréductibles
et aux caractères modifiables des espèces animales. - Le milieu, les
circonstances, l'éducation agissent seulement sur les caractères
psychologiques accessoires. - Les possibilités de caractère. -
Exemples fournis par diverses époques. - Les hommes de la Terreur. Ce
qu'ils fussent devenus à d'autres époques. - Comment malgré les
révolutions persistent les caractères nationaux. Exemples divers. -
Conclusion.
CHAPITRE III
HIÉRARCHIE PSYCHOLOGIQUE DES RACES
La classification psychologique repose, comme les classifications
anatomique, sur la constatation d'un petit nombre de caractères
irréductibles et fondamentaux., - Classification psychologique des
races humaines. - Les races primitives. - Les races inférieures. -
Les races moyennes. - Les races supérieures. - Éléments
psychologiques dont le groupement permet cette classification. -
Éléments qui possèdent le plus d'importance. - Le caractère. - La
moralité. - Les qualités intellectuelles sont modifiables par
l'éducation. - Les qualités du caractère sont irréductibles et
constituent l'élément invariable de chaque peuple. - Leur rôle dans
l'histoire. - Pourquoi des races différentes ne sauraient se
comprendre et s'influencer. - Raisons de l'impossibilité de faire
accepter une civilisation supérieure par un peuple inférieur.
CHAPITRE IV
DIFFÉRENCIATION PROGRESSIVE DES INDIVIDUS ET DES RACES
L'inégalité entre les divers individus d'une race est d'autant plus
grande que cette race est plus élevée. - Égalité mentale de tous. les
individus des races inférieures. - Ce ne sont pas les moyennes des
peuples mais leurs couches supérieures qu'il faut comparer pour
apprécier les différences qui séparent les races. - Les progrès de la
civilisation tendent à différencier de plus en plus les individus et
les races. - Conséquences de cette différenciation. - Raisons
psychologiques qui l'empêchent de devenir trop considérable. - Les
divers individus des races supérieures sont très différenciés au point
de vue de l'intelligence et très peu au point de vue du caractère. -
Comment l'hérédité tend à ramener constamment les supériorités
individuelles au type moyen de la race. - Observations anatomiques
confirmant la différenciation psychologique progressive des races, des
individus et des sexes.
CHAPITRE V
FORMATION DES RACES HISTORIQUES
Comment se sont formées les races historiques. - Conditions qui
permettent à des races diverses de fusionner pour former une race
unique. - Influence du nombre des individus mis en présence, de
l'inégalité de leurs caractères, des milieux, etc. - Résultats des
croisements. - Raisons de la grande infériorité des métis. - Mobilité
des caractères psychologiques nouveaux créés par les croisements. -
Comment ces caractères arrivent à se fixer. - Les périodes critiques
de l'histoire. - Les croisements constituent un facteur essentiel de
formation de races nouvelles, et en même temps un puissant facteur de
dissolution des civilisations. - Importance du régime des castes. -
Influence des milieux. - Ils ne peuvent agir que sur les races
nouvelles en voie de formation dont les croisements ont dissocié les
caractères ancestraux. - Sur les races anciennes les milieux sont sans
action. - Exemples divers. - La plupart des races historiques de
l'Europe sont encore en voie de formation. - Conséquences politiques
et sociales. - Pourquoi la période de formation des races historiques
sera bientôt passée.
LIVRE II
COMMENT LES CARACTÈRES PSYCHOLOGIQUES DES RACES SE MANIFESTENT DANS LES
DIVERS ÉLÉMENTS DE LEURS CIVILISATIONS
CHAPITRE PREMIER
LES DIVERS ÉLÉMENTS D'UNE CIVILISATION COMME MANIFESTATION EXTÉRIEURE
DE L'AME D'UN PEUPLE
Les éléments dont une civilisation se compose sont les manifestations
extérieures de l'âme des peuples qui les ont créés. - L'importance de
ces divers éléments varie d'un peuple à un autre. - Les arts, la
littérature, les institutions, etc., jouent, suivant les peuples, le
rôle fondamental. - Exemples fournis dans l'antiquité par les
Egyptiens, les Grecs et les Romains. - Les divers éléments d'une
civilisation peuvent avoir une évolution indépendante de la marche
générale de cette civilisation. - Exemples fournis par les arts. - Ce
qu'ils traduisent. - Impossibilité de trouver dans un seul élément
d'une civilisation la mesure du niveau de cette civilisation.
- Éléments qui assurent la supériorité à un peuple. - Des éléments
philosophiquement fort inférieurs peuvent être, socialement, très
supérieurs.
CHAPITRE II
COMMENT SE TRANSFORMENT LES INSTITUTIONS, LES RELIGIONS ET LES LANGUES
Les races supérieures ne peuvent, pas plus que les races inférieures,
transformer brusquement les éléments de leur civilisation. -
Contradictions présentées par les peuples qui ont changé leurs
religions, leurs langues et leurs arts. - Le cas du Japon. - En quoi
ces changements ne sont qu'apparents. - Transformations profondes
subies par le Bouddhisme, le Brahmanisme, l'Islamisme et le
Christianisme, suivant les races qui les ont adoptés. - Variations que
subissent les institutions et les langues suivant la race qui les
adopte. - Comment les mots considérés comme se correspondant dans des
langues différentes représentent des idées et des modes de penser très
dissemblables. - Impossibilité, pour cette raison, de traduire
certaines langues. - Pourquoi, dans les livres d'histoire, la
civilisation d'un peuple paraît parfois subir des changements profonds.
- Limites de l'influence réciproque des diverses civilisations.
CHAPITRE III
COMMENT SE TRANSFORMENT LES ARTS
Application des principes précédemment exposés à l'étude de l'évolution
des arts chez les peuples orientaux. - L'Égypte. - Idées religieuses
d'où ses arts dérivent. - Ce que devinrent ses arts transportés chez
des races différentes : Éthiopiens, Grecs et Perses. - Infériorité
primitive de l'art grec. - Lenteur de son évolution. - Adoption et
évolution en Perse de l'art grec, de l'art égyptien et de l'art
assyrien. - Les transformations subies par les arts dépendent de la
race, et nullement des croyances religieuses. - Exemples fournis par
les grandes transformations subies par l'art arabe suivant les races
qui ont adopté l'Islamisme. - Application de nos principes à la
recherche des origines et de l'évolution des arts de l'Inde. - L'Inde
et la Grèce ont puisé aux mêmes sources, mais en raison de la diversité
des races elles sont arrivées à des arts n'ayant aucune parenté. -
Transformations immenses que l'architecture a subies dans l'Inde
suivant les races qui l'habitent, et malgré la similitude des
croyances.
LIVRE III
L'HISTOIRE DES PEUPLES COMME CONSEQUENCE DE LEUR CARACTÈRE
CHAPITRE PREMIER
COMMENT LES INSTITUTIONS DÉRIVENT DE L'AME DES PEUPLES
L'histoire d'un peuple dérive toujours de sa constitution mentale. -
Exemples divers. - Comment les institutions politiques de la France
dérivent de l'âme de la race. - Leur invariabilité réelle sous leur
variabilité apparente. - Nos partis politiques les plus divers
poursuivent, sous des noms différents, des buts politiques identiques.
- Leur idéal est toujours la centralisation et la destruction de
l'initiative individuelle au profit de l'Etat. - Comment la Révolution
française n'a fait qu'exécuter le programme de l'ancienne monarchie. -
Opposition de l'idéal de la race anglo-saxonne à l'idéal latin. -
L'initiative du citoyen substituée à l'initiative de l'Etat. - Les
institutions des peuples dérivent toujours de leur caractère.
CHAPITRE II
APPLICATION DES PRINCIPES PRÉCÉDENTS A L'ÉTUDE COMPARÉE DE L'ÉVOLUTION
DES ETATS-UNIS D'AMÉRIQUE ET DES RÉPUBLIQUES HISPANO-AMÉRICAINES
Le caractère anglais.-Comment l'âme américaine s'est formée. - Dureté
de la sélection créée par les conditions d'existence. - Disparition
forcée des éléments inférieurs. - Les nègres et les Chinois. -
Raisons de la prospérité des Etats-Unis et de la décadence des
Républiques hispano-américaines malgré des institutions politiques
identiques. - L'anarchie forcée des Républiques hispano-américaines
comme conséquence de l'infériorité des caractères de la race.
CHAPITRE III
COMMENT L'ALTÉRATION DE L'AME DES RACES MODIFIE L'ÉVOLUTION HISTORIQUE
DES PEUPLES
L'influence d'éléments étrangers transforme aussitôt l'âme d'une race,
et par conséquent sa civilisation. - Exemple des Romains. - La
civilisation romaine ne fut pas détruite par les invasions militaires,
mais par les invasions pacifiques des Barbares.- Les Barbares ne
songèrent jamais à détruire l'Empire.- Leurs invasions n'eurent pas le
caractère de conquêtes. - Les premiers chefs Francs se considérèrent
toujours comme des fonctionnaires au service de l'Empire romain. - Ils
respectèrent toujours la civilisation romaine et ne songèrent qu'à la
continuer. - Ce n'est qu'à partir du VIIe siècle que les chefs
barbares de la Gaule cessèrent de considérer l'empereur comme leur
chef. - La transformation complète de la civilisation romaine ne fut
pas la conséquence d'une destruction, mais de l'adoption d'une
civilisation ancienne par une race nouvelle. - Les invasions modernes
aux Etats-Unis. - Luttes civiles et séparation en Etats indépendants
et rivaux qu'elles préparent. - Les invasions des étrangers en France
et leurs conséquences.
LIVRE IV
COMMENT SE MODIFIENT LES CARACTÈRES PSYCHOLOGIQUES DES RACES
CHAPITRE PREMIER
LE ROLE DES IDEES DANS LA VIE DES PEUPLES
Les idées directrices de chaque civilisation sont toujours en très
petit nombre. - Lenteur extrême de leur naissance et de leur
disparition. - Les idées n'agissent sur la conduite qu'après s'être
transformées en sentiments. - Elles font alors partie du caractère. -
C'est grâce à la lenteur de l'évolution des idées que les civilisations
possèdent une certaine fixité. - Comment s'établissent les idées.
- L'action du raisonnement est totalement nulle. - Influence de
l'affirmation et du prestige. - Rôle des convaincus et des apôtres.
- Déformation qu'éprouvent les idées en descendant dans les foules.
- L'idée universellement admise agit bientôt sur tous les éléments de la
civilisation. - C'est grâce à la communauté des idées que les hommes
de chaque âge ont une somme de conceptions moyennes qui les rend fort
semblables dans leurs pensées et leurs oeuvres. - Le joug de la coutume
et de l'opinion. - Il ne diminue qu'aux âges critiques de l'histoire
où les vieilles idées ont perdu de leur influence et ne sont pas encore
remplacées. - Cet âge critique est le seul où la discussion des
opinions puisse être tolérée. - Les dogmes ne se maintiennent qu'à la
condition de n'être pas discutés. - Les peuples ne peuvent changer
leurs idées et leurs dogmes sans être aussitôt obligés de changer de
civilisation.
CHAPITRE II
LE ROLE DES CROYANCES RELIGIEUSES DANS L'ÉVOLUTION DES CIVILISATIONS
Influence prépondérante des idées religieuses. - Elles ont toujours
constitué l'élément le plus important de la vie des peuples. - La
plupart des événements historiques, ainsi que les institutions
politiques et sociales, dérivent des idées religieuses. - Avec une
idée religieuse nouvelle naît toujours une civilisation nouvelle. -
Puissance de l'idéal religieux. - Son influence sur le caractère. -
Il tourne toutes les facultés vers un même but. - L'histoire politique
artistique et littéraire des peuples est fille de leurs croyances. -
Le moindre changement dans l'état des croyances d'un peuple a pour
conséquence toute une série de transformations dans son existence. -
Exemples divers.
CHAPITRE III
LE ROLE DES GRANDS HOMMES DANS L'HISTOIRE DES PEUPLES
Les grands progrès de chaque civilisation ont toujours été réalisés par
une petite élite d'esprits supérieurs. - Nature de leur rôle. - Ils
synthétisent tous les efforts d'une race. - Exemples fournis par les
grandes découvertes. - Rôle politique des grands hommes. - Ils
incarnent l'idéal dominant de leur race. - Influence des grands
hallucinés. - Les inventeurs de génie transforment une civilisation.
- Les fanatiques et les hallucinés font l'histoire.
LIVRE V
LA DISSOCIATION DU CARACTÈRE DES RACES ET LEUR DÉCADENCE
CHAPITRE PREMIER
COMMENT LES CIVILISATIONS PALISSENT ET S'ÉTEIGNENT
Dissolution des espèces psychologiques. - Comment des dispositions
héréditaires qui avaient demandé des siècles pour se former peuvent
être rapidement perdues. - Il faut toujours un temps très long à un
peuple pour s'élever à un haut degré de civilisation et parfois un
temps très court pour en descendre. - Le principal facteur de la
décadence d'un peuple est l'abaissement de son caractère. - Le
mécanisme de la dissolution des civilisations a jusqu'ici été le même
pour tous les peuples. - Symptômes de décadence que présentent
quelques peuples latins. - Développement de l'égoïsme. - Diminution
de l'initiative et de la volonté. - Abaissement du caractère et de la
moralité. - La jeunesse actuelle. - Influence probable du socialisme.
- Ses dangers et sa force. - Comment il ramènera les civilisations
qui le subiront à des formes d'évolution tout à fait barbares. -
Peuples où il pourra triompher.
CHAPITRE II
CONCLUSIONS GÉNÉRALES