1 vol. in-8°. Paris, 1844[594].

Le soin que nous avons pris de collationner d'un bout à l'autre les deux

éditions de la _Vie de Rancé_ nous a donné la preuve de l'attention

accordée par l'illustre auteur aux voeux de la critique. On ne pouvait

entrer plus franchement ni davantage abonder dans le sens de la

principale observation à laquelle a donné lieu la _Vie de Rancé_.

Déférence respectable et touchante! Il est peut-être encore plus beau de

se réformer ainsi que de n'avoir pas eu à se réformer. «Cette envie,

pour nous servir ici des expressions d'un héros, ne prend guère aux

victorieux et aux barbes grises;» mais elle est naturelle à un noble

esprit.

Des pages entières de la première édition ont disparu dans la seconde;

mais de plus belles, de meilleures en ont pris la place: _feliciores

inserit_. De ce nombre sont celles sur le P. de Chaumont, missionnaire

qui emportait au bout de l'univers une lettre de l'abbé de la Trappe,

comme une relique assez puissante pour conjurer les tempêtes. Comment

ces images n'auraient-elles pas entraîné encore une fois sur les plaines

de l'Océan et vers le pays du soleil l'antique pèlerin de la Syrie,

l'aventureux compagnon des courses désolées de René? Tout un vol de

souvenirs et de rêves s'échappe avec une harmonieuse confusion du sein

de cette imagination toujours jeune et toujours émue, de même qu'au

lever du jour mille oiseaux à l'aile dorée s'envolent du milieu d'une

feuillée murmurante:

«Ainsi les mers et les naufrages entrent à la Trappe, comme le

siècle de Louis XIV y était entré par des bois où l'on entend à

peine un son. La manière dont les hommes de ce temps voyaient le

monde ne ressemblait pas à celle dont nous l'apercevons

aujourd'hui. Il ne s'agissait jamais pour ces hommes d'eux-mêmes;

c'était toujours de Dieu qu'ils parlaient. Ces souvenirs que Rancé

envoyait aux océans par un missionnaire se rattachaient à son

_arrière-vie_, lorsqu'il avait songé à cacher ses blessures parmi

les pasteurs de l'Himalaya. Tous les rivages sont bons pour

pleurer. Il aurait vu, s'il avait suivi ses premiers desseins, ces

rizières abandonnées quand l'homme qui les sema est passé depuis

longtemps; il aurait suivi des yeux ces aras blancs qui se reposent

sur les manguiers du tombeau de Tadjmahal; il aurait retrouvé tout

ce qu'il eût aimé dans son jeune âge, la gloire des palmiers, leur

feuillage et leurs fruits; il se serait associé à cet Indien qui

appelle ses parents morts aux bouches du Gange, et dont on entend

la nuit les chants tributaires qu'accompagnent les vagues de la mer

Pacifique[595].»

Quels tableaux vis-à-vis des noirs ombrages de la Maison-Dieu!

Versailles à peine est plus différent.

Laissons au lecteur le plaisir de chercher lui-même dans l'ouvrage et de

découvrir jusque dans les moindres interstices des jeunes pousses d'une

verdure si vive. Bornons-nous à remarquer encore que la _Vie de Rancé_,

qui forme aujourd'hui quatre livres au lieu de trois, paraît mieux

divisée, et qu'en plusieurs endroits la matière est distribuée avec plus

de soin. Le caractère général du style est demeuré le même; à certains

égards nos remarques subsistent: nous n'y reviendrons pas; il nous plaît

mieux de dire qu'une seconde lecture nous a rendus attentifs à des

beautés qui, la première fois, nous avaient presque échappé. Ce sont de

belles pages que celles qui retracent les derniers moments de Rancé;

l'auteur savait bien que la simplicité est l'ornement de la grandeur; et

quand il a mêlé ses pensées au récit de cette scène auguste, elles ont

été dignes du sujet. On peut avoir des doutes sur cette phrase

assurément bien hardie: «Il n'y avait personne pour porter la main sur

le coeur de ce christ;» mais qui n'aimerait la réflexion suivante:

«Cette famille de la religion autour de Rancé avait la tendresse de

la famille naturelle et quelque chose de plus; l'enfant qu'elle

allait perdre était l'enfant qu'elle allait retrouver; elle

ignorait ce désespoir qui finit par s'éteindre devant

l'irréparabilité de la perte. La foi empêche l'amitié de mourir:

chacun en pleurant aspire au bonheur du chrétien appelé; on voit

éclater autour du juste une pieuse jalousie, laquelle a l'ardeur de

l'envie, sans en avoir le tourment[596].»

[1: Ces matériaux sont 1° pour le _cours_ une _autographie_ préparée et

revue par Vinet, 2° pour les articles, le journal où ceux-ci ont paru:

_Le Semeur_. Nous avons pu utiliser pour cette édition l'exemplaire du

cours autographié qui appartenait à Vinet, et qui est aujourd'hui à la

bibliothèque de la Faculté de théologie de l'Église libre du canton de

Vaud.]

[2: Voir plus loin le 2e article dans "Chateaubriand--Études historiques

et littéraires". Nous avons aussi complété un court article de Vinet sur

la deuxième édition de _Rancé_. Il en sera question plus loin.]

[3: Il avait été «installé» en même temps que Sainte-Beuve, qui

professa, comme on sait, une année à Lausanne. Il y donna son _Port

Royal_.]

[4: Rambert: _Alexandre Vinet_. 3e édition Tome II, 194.]

[5: Henri Lutteroth, directeur du _Semeur_.]

[6: Inédit.]

[7: On sait que Vinet notait sur un _agenda_ toutes ses occupations de

la journée. Il y notait aussi parfois ses réflexions sur divers sujets.]

[8: Il s'agit des exercices homilétiques, dirigés par le professeur.]

[9: Théophile Passavant, ancien pasteur, à Bâle.]

[10: _Lettres de Vinet_, II, 228.]

[11: Auguste Jaquet, conseiller d'État du canton de Vaud.]

[12: Inédit.]

[13: Vinet était absent ce jour-là; il était au Châtelard, sur Clarens,

depuis le 4 avril; il rentra à Lausanne le 16.]

[14: Mme Juste Olivier, femme du poète.]

[15: Libraire à Paris.]

[16: Alexis Forel, membre du Grand Conseil du canton de Vaud.]

[17: Inédit.]

[18: Inédit.]

[19: Inédit.]

[20: Inédit.]

[21: _Alexandre Vinet_. 3e édition. Tome II, 210.]

[22: Samuel Chappuis, professeur à la faculté de théologie de l'académie

de Lausanne.]

[23: Rambert, _ouv. cité_, II, 211.]

[24: Cité par Rambert, _ouv. cité_, II, 211.]

[25: _Revue Suisse_, VII, 133.]

[26: Adèle, née Vernet, veuve du baron Auguste de Staël, qui était fils

de Mme de Staël.]

[27: _Lettres de Vinet_, II, 224.]

[28: _Ibid_, II, 236.]

[29: Il s'agit d'un cours sur les poètes. Nous en reparlerons.]

[30: Inédit.]

[31: Voir plus vers la fin du "Chapitre premier--L'Essai sur les

révolutions", un passage sur la mélancolie de Chateaubriand qui n'est

pas très clair.]

[32: Sainte-Beuve: «À partir de 1811, en regardant au fond de la pensée

de Madame de Staël nous y découvrirons par degrés le recueillement que

la religion procure, la douleur qui mûrit, la force qui se contient, et

cette âme jusque-là violente comme un Océan, soumise aussi comme lui, et

rentrant avec effort et mérite dans ses bornes. Nous verrons enfin, au

bout de cette route triomphale, comme au bout des plus humblement

pieuses... nous verrons une croix...» _Portraits de femmes_. (L'article

est de mai 1835.)]

[33: Rambert, _ouv. cité_, I, 264.]

[34: Charles Scholl, pasteur à Lausanne.]

[35: Rambert, _ouv. cité_, I, 264.]

[35: _Ibid_, I, 329.]

[36: 27 octobre 1836.--_Lettres de Vinet_, I, 462.]

[37: 5 novembre 1836.--_Lettres de Vinet_, I, 464 et suiv.]

[38: Quelques jours auparavant, Vinet avait fait passer dans le _Semeur_

du 2 novembre 1836 (Tome V, page 352) le petit article suivant:

_«À Monsieur le Rédacteur du «Semeur»,_

»Le terme de _vérité païenne_ dont j'ai fait usage en rendant compte de

quelques-unes des idées de l'_Essai_ de M. de Chateaubriand _sur la

littérature anglaise_, a pu être pris par quelques personnes dans un

sens bien éloigné de mon intention. J'appelle _vérité païenne_ ce que

l'homme peut mettre de vérité dans ses pensées et dans ses écrits sans

le secours du christianisme, ce que la nature enseigne à l'humanité, et

la méditation aux Socrate et aux Platon. En tous cas cette vérité c'est

la vérité; il n'y en a pas deux, l'une vraie et l'autre fausse; et il ne

saurait y avoir d'opposition entre elles non plus qu'entre le soleil et

l'aurore. Seulement la vérité païenne est bornée; à une certaine

distance de son foyer ses rayons pâlissent et meurent. J'ai regretté que

l'auteur de _l'Essai_ appliquât cette lumière trop courte à des

questions dont une autre lumière (la lumière de la Parole divine) peut

seule éclairer les profondeurs. Mais en parlant d'une vérité _païenne_,

je n'ai garde de transporter cette épithète à l'auteur lui-même; je le

crois catholique sincère, fort éloigné de toute intention païenne, et

prêt à toutes sortes de sacrifices pour le culte que son génie a protégé

dans les mauvais jours.--Je donne cette explication dans mon propre

intérêt, afin qu'un mot mal compris ne fasse pas mal comprendre mon

intention, pleine de respect, et j'oserai ajouter d'affection.

»Agréez, etc...»

J'ai pensé qu'il était utile de reproduire cette page de Vinet, sinon

dans le corps du volume, du moins dans la préface. Je dois ajouter que

c'est M. Philippe Bridel qui me l'a signalée, et je profite de cette

occasion pour ajouter que c'est également à l'inépuisable et prévenante

obligeance de M. Philippe Bridel que je dois de connaître la plupart des

documents que j'ai utilisés dans cette préface.]

[39: Inédit.]

[40: _Lettres de Vinet_, II, 240 (texte rétabli d'après une meilleure

copie). Cette lettre est du 16 et non du 10 juin 1844.]

[41: Il y a peut-être quelque exagération dans tout ceci. Je doute fort

de la «simplicité» de Chateaubriand. J'en doute d'autant plus que j'ai

sous les yeux une lettre de Chateaubriand à son éditeur, que le _Journal

de Genève_ vient de reproduire, et qui montre bien que l'auteur de Rancé

n'était pas si «simple» que cela. La voici:

«Nous voilà en vente, mon cher Monsieur, et jusqu'à présent l'_affaire_

se présente bien. Si vous n'avez pas trop tiré, il y aurait de

l'avantage à pouvoir faire, le plus tôt possible, une seconde édition.

Je suis à même de faire entrer dans cette seconde édition des morceaux

que j'avais retirés de la première et qui font des vides assez

remarquables pour les hommes accoutumés à lire. Veuillez donc me dire où

vous en êtes, et s'il serait bon d'annoncer bientôt une seconde édition.

Si la première n'a pas été _tirée à un trop grand nombre_, on pourrait

arrêter le tirage et annoncer une seconde édition à laquelle j'ai une

douzaine de pages à ajouter. Un mot de réponse à tout cela, s'il vous

plaît. Vous savez l'ancien adage: _Il faut battre le fer pendant qu'il

est chaud_. On dit chez vous qu'on ne sait pas encore quand vous

revenez, mais j'ai toujours grande envie de vous voir.

»À vous, à vous.

»CHATEAUBRIAND.»

Cette lettre adressée par Chateaubriand à l'éditeur Delloye au sujet de

l'apparition de la Vie de Rancé est datée de Paris, 9 mai 1844.]

[42: Inédit.]

[43: Ami Bost, pasteur, né à Genève.]

[44: Un autre article sur Chateaubriand (_Des derniers écrits politiques

de M. de Chateaubriand_) qui a paru dans le _Semeur_, du 23 janvier

1833, et qu'on serait aussi tenté d'attribuer à Vinet,--mais moins,--est

de Guillaume de Félice, pasteur à Bolbec, plus tard professeur à la

Faculté de théologie de Montauban.]

[45: M. Lutteroth à M. Ch. Secrétan.]

[46: M. Monnard, professeur ordinaire de littérature française à

l'Académie de Lausanne, absent pendant le semestre d'hiver 1844, et dont

M. Vinet s'était chargé de continuer le cours.]

[47: Passage supprimé dans les deux éditions antérieures. Voir la

Préface.]

[48: _De l'Influence des Passions_, section III, chapitre IV, _De la

Bienfaisance_.]

[49: Passage supprimé dans les deux éditions antérieures. Voir la

Préface.]

[50: _Lettres sur les écrits et le caractère de J.-J. Rousseau_. Lettre

III.]

[51: _Delphine_, Ve partie, lettre XVII.]

[52: _Introduction aux manuscrits de M. Necker_.]

[53: _Ibid_.]

[54: Passage supprimé dans les deux éditions antérieures. Voir Préface.]

[55: Mot supprimé dans les éditions antérieures.]

[56: Passage supprimé dans les éditions antérieures. Voir Préface.]

[57: _De l'Allemagne_, IIIe partie, chap. XIX. Le titre de ce chapitre

est: _De l'amour dans le mariage_.]

[58: _Lettres sur les écrits et sur le caractère de J.-J. Rousseau_.

Lettre VI.]

[59: Mot supprimé dans les éditions antérieures.]

[60: _Introduction aux manuscrits de M. Necker._]

[61: _De la Littérature_, IIe partie, chap. IV.]

[62: _Lettres sur les écrits et le caractère de J.-J. Rousseau_. Lettre

IV.]

[63: Préface de _Mirza_.]

[64: Sur ce passage voir la Préface du présent volume.]

[65: _Mélanges de littérature et de politique._]

[66: _Lettres sur les écrits et le caractère de J.-J. Rousseau_. Lettre

Ire.]

[67: Lettre II.]

[68: Ire Partie, chap. Ier.]

[69: _Ibid_.]

[70: IIe Partie, chap. II]

[71: Les passages entre crochets ont été supprimés dans les éditions

antérieures. Voir Préface.]

[72: Introduction.]

[73: Section III, chap. Ier]

[74: Introduction.]

[75: Section III, chap. IV.]

[76: Section Ire, chap. III, vers la fin.]

[77: Section Ire, chap. VII.]

[78: Section Ire, chap. VIII.]

[79: Conclusion.]

[80: _Ibid_.]

[81: Section II, chap. II.]

[82: Section II, chap. IV.]

[83: Section III, chap. II.]

[84: Conclusion, dernier paragraphe.]

[85: Section II, chap. III.]

[86: Section Ire, chap. IV.]

[87: Section Ire, chap. VIII.]

[88: Section III.]

[89: Vinet se cite ici lui-même. Voir _Semeur_, tome V, page 260.]

[90: IIe Partie, chap. V.]

[91: _Ibid_.]

[92: IIe Partie, chap. Ier.]

[93: _Ibid_.]

[94: IIe Partie, conclusion.]

[95: _Ibid_.]

[96: IIe Partie, chap. 1er.]

[97: Discours préliminaire.]

[98: Ire Partie, chap. I.]

[99: Section Ire, chap. Ier.]

[100: _Essai sur les Révolutions_, Ire partie, chap. XIV. Édition des

OEuvres complètes. Tome Ier, page 89, note _a_ (1826). Voici la même

affirmation dans le texte de 1797: «Le vice et la vertu, d'après

l'histoire, paraissent une somme donnée qui n'augmente ni ne diminue;

les sciences, au contraire, des inconnues qui se dégagent sans cesse.

Que devient le système de perfection?» IIe Partie, chap. LVI.]

[101: Les éditions antérieures et le manuscrit de Vinet portent

_invisiblement_. La correction _visiblement_ s'impose.]

[102: Ire Partie, chap. XI.]

[103: Ire Partie, chap. X.]

[104: Ire Partie, chap. XI.]

[105: IIe Partie, chap. V.]

[106: Ire Partie, chap. XV.]

[107: Ire Partie, chap. XI.]

[108: Ire Partie, chap. VII.]

[109: IIe Partie, chap. Ier.]

[110: IIe Partie, chap. V.]

[111: _Ibid_.]

[112: _Ibid_.]

[113: _Ibid_.]

[114: _Ibid_.]

[115: IIe Partie, chap. VIII.]

[116: _Ibid_.]

[117: _Ibid_.]

[118: IIe Partie, chap. VI.]

[119: IIe Partie, chap. IX.]

[120: _Semeur_, tome V, page 260.]

[121: _Lettre à M. de Fontanes, sur la deuxième édition de l'ouvrage de

Madame de Staël_. (OEuvres complètes de Chateaubriand, tome XIV.)]

[122: Articles insérés dans le _Mercure de France_ en 1800, et

réimprimés dans les _OEuvres de M. de Fontanes_, tome II.]

[123: IIe partie, chap. IX. Conclusion.]

[124: _Tableau de la Littérature au dix-huitième siècle_. LXe Leçon.

(Tome IV, page 382.)]

[125: M. Quinet, parlant d'_Ahasvérus_. Il a dit: _et de mon désespoir_.

(_Ed. antér._)]

[126: Tableau de la Littérature française, chap. VI.]

[127: Ire Partie, lettre XXX.]

[128: IIe Partie, lettre XXVII.]

[129:

Le malheur de Rufin a dessillé mes yeux;

Son châtiment absout les dieux.

]

[130: IIe Partie, lettre XLII.]

[131: Ire Partie, lettre XXX.]

[132: Dernier paragraphe.]

[133: La Fontaine.]

[134: IIIe Partie, lettre XLIX.]

[135: IIIe Partie, lettres VII, Ire et XXIX.]

[136: IIIe Partie, lettre XIV.]

[137: Ire Partie, lettre X.]

[138: Ire Partie, lettre XVI.]

[139: Annales littéraires, tome III, pages 166-169.]

[140: _Andromaque_. Acte IV, scène V.]

[141: Livre Ier, chap. Ier.]

[142: _Andromaque_. Acte V, scène III.]

[143: Livre II, chap. Ier et IV.]

[144: Livre XIII, chap. IV.]

[145: _Ibid_.]

[146: _Deuxième Épître aux Corinthiens_, chap. XII, v. 15.]

[147: Livre II, chap. Ier.]

[148: Livre II, chap. II.]

[149: Livre II, chap. III.]

[150: _Ibid_.]

[151: _Ibid_.]

[152: Livre XIII, chap. IV.]

[153: Livre Ier, chap. V.]

[154: Livre Ier, chap. II.]

[155: Livre V, chap. Ier.]

[156: OEuvres complètes, tome VII. _Voyage en Italie_. Lettre à M. de

Fontanes. (Rome, le 10 janvier 1804.)]

[157: Voyez Livre IV, chap. IV, à la fin, où cette opposition éclate

d'une manière dramatique:«L'éloquence de Corinne excitait l'admiration

d'Oswald, sans le convaincre; il cherchait partout un sentiment moral,

et toute la magie des arts ne pouvait jamais lui suffire. Alors Corinne

se rappela que, dans cette même arène, les chrétiens persécutés étaient

morts victimes de leur persévérance; et montrant à lord Nelvil les

autels élevés en l'honneur de leurs cendres, et cette route de la croix

que suivent les pénitents, au pied des plus magnifiques débris de la

grandeur mondaine, elle lui demanda si cette poussière des martyrs ne

disait rien à son coeur.--Oui, s'écria-t-il, j'admire profondément cette

puissance de l'âme et de la volonté contre les douleurs et la mort: un

sacrifice, quel qu'il soit, est plus beau, plus difficile, que tous les

élans de l'âme et de la pensée. L'imagination exaltée peut produire les

miracles du génie; mais ce n'est qu'en se dévouant à son opinion, ou à

ses sentiments, qu'on est vraiment vertueux: c'est alors seulement

qu'une puissance céleste subjugue en nous l'homme mortel.--Ces paroles

nobles et pures troublèrent cependant Corinne; elle regarda lord Nelvil,

puis elle baissa les yeux; et bien qu'en ce moment il prît sa main et la

serrât contre son coeur, elle frémit de l'idée qu'un tel homme pouvait

immoler les autres et lui-même au culte des opinions, des principes, ou

des devoirs dont il aurait fait choix.»]

[158: Livre XV, chap. Ier, vers la fin.]

[159: Buffon.]

[160: Livre X, chap. V.]

[161: _OEuvres complètes de Madame de Staël._ Tome XVII, pages 4, 5 et

7.]

[162: _Mélanges de littérature et de politique_, par Benjamin Constant.

Pages 171-172.]

[163: Ire Partie, chap. II.]

[164: IIe Partie, chap. II.]

[165: Ire Partie, chap. IV.]

[166: IIIe Partie, chap. XI.]

[167: Saint-Lambert.]

[168: Ire Partie, chap. II.]

[171: Ire Partie, chap. II. Madame de Staël ajoute en note: «Je n'ai pas

besoin de dire que c'était l'Angleterre que je voulais désigner par ces

paroles.»]

[170: Ire Partie, chap. IV.]

[171: Ire Partie, chap. VI.]

[172: Ire Partie, chap. IX.]

[173: _Ibid_.]

[174: IIe Partie, chap. II.]

[175: IIe Partie, chap. IX.]

[176: IIe Partie, chap. XII.]

[177: IIIe Partie, chap. IX.]

[178: IIIe Partie, chap. VIII.]

[179: IIIe Partie, chap. XI.]

[180: Ire Partie, chap. Ier.]

[181: IIIe Partie, chap. VI.]

[182: IIe Partie, chap. VII.]

[183: IIIe Partie, chap. IV.]

[184: _Ibid_.]

[185: «La philosophie matérialiste livrait l'entendement humain à

l'empire des objets extérieurs, la morale à l'intérêt personnel, et

réduisait le beau à n'être que l'agréable. Kant voulut rétablir les

vérités primitives et l'activité spontanée dans l'âme, la conscience

dans la morale, et l'idéal dans les arts.» (IIIe Partie, chap. VI.)]

[186: IIIe Partie, chap. Ier]

[187:

Sous le feuillage épais se cache un rameau d'or,

Dans cette obscurité cherchez, cherchez encor,

Et cueillez hardiment.

(_Énéide_, liv. VI.)

]

[189: IVe Partie, chap. XI.]

[190: Observations générales.]

[191: _Notice sur la vie et les écrits de Madame Necker de Saussure_, en

tête de l'édition in-12 de l'_Éducation progressive_, publiée par M.

Paulin. Paris, 1844, page XI.]

[192: Vauvenargues.]

[193: IIe Partie, chap. XXVIII.]

[194: IIIe Partie, chap. XIV.]

[195: IIIe Partie, chap. III.]

[196: _Ibid_.]

[197: IIIe Partie, chap. XVI.]

[198: _Ibid_.]

[199: IVe Partie, chap. V.]

[200: IVe Partie, chap. VI.]

[201: IVe Partie, chap. IX.]

[202: IVe Partie, chap. VI.]

[203: Ire Partie, chap. XI.]

[204: Ire Partie, chap. XVIII.]

[205: IIIe Partie, chap. XII.]

[206: Ire Partie, chap. XX.]

[207: Ire Partie, chap. IV.]

[208: Ire Partie, chap. V.]

[209: _Ibid_.--Je lis encore dans les _Considérations sur la Révolution

française_ une phrase trop semblable à celles que je viens de citer: «On

a pu quelquefois agir en conversation sur Bonaparte contre son intérêt

même, il y en a des exemples; mais c'est un des hasards de son caractère

sur lequel on ne saurait compter.» (Ve Partie, chapitre IV.)]

[210: Ire Partie, chap. VII.]

[211: Ire Partie, chap. X.]

[212: Ire Partie, chap. XVIII.]

[213: Ire Partie, chap. IV.]

[214: IIe Partie, chap. III.]

[215: IIe Partie, chap. XIV.]

[216: Ovide.]

[217: _Examen critique des Considérations de Madame de Staël sur les

principaux événements de la Révolution française_; 2 vol. in-8°. Paris,

1822. Tome Ier, page 300. (C'est la deuxième édition; la première est de

1818.)]

[218: IIe Partie, chap. Ier.]

[219: Ire Partie, chap. XX.]

[220: Ire Partie, chap. XIX.]

[221: Ire Partie, chap. XX.]

[222: IIe Partie, chap. II.]

[223: Ve Partie, chap. IV.]

[224: IIIe Partie, chap. XXV.]

[225: IIIe Partie, chap. IX.]

[226: IIIe Partie, chap. XXV.]

[227: _Examen critique des Considérations de Madame de Staël sur les

principaux événements de la Révolution française_.]

[228: IIe Partie, chap. XI.]

[229: IIe Partie, chap. XXI.]

[230: IIe Partie, chap. II.]

[231: IVe Partie, chap. Ier.]

[232: _Le Misanthrope_. Acte Ier, scène Ire.]

[233: Ve Partie, chap. V.]

[234: IIe Partie, chap. XXII.]

[235: 1 Jean III, 2.]

[236: Horace. _Odes_, livre IV, ode IX. (_L'amour respire encore avec

tous ses feux dans les tendres sons du luth de Sapho_.)]

[237: Vinet se cite lui-même. Voir _Semeur_, tome VIII, pages 89-91.

(_Edit_.)]

[238: _Considérations sur la Révolution française_, IIe partie, chap.

XX.]

[239: _Semeur_, tome VI, page 177.]

[240: _Cours d'Esthétique_, XXXVIIIe Leçon.]

[241: _De l'Allemagne_, IIe Partie, chap. VII.]

[242: _Ibid_.]

[243: _De la littérature_, Ire Partie, chap. VIII.]

[244: Voir le _Semeur_, Tome V, page 260.--Je me permets de me citer

moi-même, n'ayant rien à changer, quant au fond, à ce que je disais

alors. (1836.)]

[245: Cette nouvelle a été composée sous l'Empire.]

[246: Voir la _Notice_ en tête de l'_Essai_: «Je n'en ignore pas les

défauts; le _moi_ y revient souvent...»--Voir aussi, dans la nouvelle

édition, la première _Note critique_: «Le moi que l'on retrouve partout

dans l'_Essai_ m'est d'autant plus odieux aujourd'hui que rien n'est

plus antipathique à mon esprit.»--C'est sans doute ce qui a tant

multiplié le _nous_ dans les ouvrages de M. de Chateaubriand.]

[247: Préface de la nouvelle édition de l'_Essai_, dans les OEuvres

complètes, tome Ier, page XLIII.]

[248: Nouvelle édition de l'_Essai_, tome II, page 203, note _a_.]

[249: Préface de l'_Essai_ dans les OEuvres complètes, page IV, note

_b_.]

[250: Selon les biographes qui font naître M. de Chateaubriand en 1772,

il n'aurait eu que dix-neuf ans à son départ pour l'Amérique; cela seul

me ramènerait à l'opinion commune, qui le fait naître la même année que

Bonaparte, Canning et Cuvier, c'est-à-dire en 1769. À ce compte, il

avait vingt-huit ans, et non vingt-cinq, lorsqu'il écrivit l'_Essai_; ce

qui me paraît aussi plus probable en soi.]

[251: IIe Partie, chap. XXII. (OEuvres complètes, tome II, page 228, note

_a_.)]

[252: Voir dans l'édition des OEuvres complètes, tome Ier, pages 172,

201, 218, et tome II, pages 132, 221 et 247.]

[253: Ire Partie. Introduction.]

[254: Ire Partie. Exposition (dans l'Introd.).]

[255: IIe partie, chap. IX.]

[256: IIe Partie, chap. LVI.]

[257: IIe Partie, chap. XIII: _Aux infortunés_. (C'est le titre du

chapitre.)]

[258: Ire Partie, chap. IX.]

[259: Ire Partie, chap. V.]

[260: IIe Partie, chap. XXV, en note.]

[261: IIe Partie, chap. XLIII.]

[262: IIe Partie, chap. III.]

[263: Ire Partie, chap. VI.]

[264: Ire Partie, chap. XIX.]

[265: Ire Partie, chap. LXX.]

[266: IIe Partie, chap. XIX.]

[267: «Peut-être la vraie sagesse consiste-t-elle à être, non pas sans

principes, mais sans opinions déterminées.» (Introduction, en note.)]

[268: IIe Partie, chap. XXXI.]

[269: Ire Partie, chap. V.]

[270: IIe Partie, chap. XIII.]

[271: IIe Partie, chap. XLIII.]

[272: IIe Partie, chap. XLVII.]

[273: _Ibid_.]

[274: IIe Partie, chap. XLVIII.]

[275: Édition des OEuvres complètes. Préface, page XLIX. Voir aussi, tome

Ier, pages 86, 197, 286, 300, et tome II, pages 33, 49, 83, 170, 213,

249, 255, 303 et 334, les notes critiques.]

[276: _Génie du Christianisme_, Ire Partie, livre V, chap. II.]

[277: _Essai historique_, IIe Partie, chap. XXXI.]

[278: IIe Partie, chap. XXXI.]

[279: _Essai historique_, IIe Partie, chap. LVII et dernier.]

[280: _Génie du Christianisme_. Ire Partie, livre V, chap. XII.]

[281: Horace, _Épodes_. Ode II.--Le fond de la fameuse description du

Niagara se trouve dans une note de l'_Essai_. (IIe Partie, chap.

XXIII.)]

[282: _Études historiques_. Avant-propos.]

[283: Il y a plusieurs préfaces du _Génie du Christianisme_; ce morceau

se trouve dans la première, recueillie, avec les autres, dans le tome XV

des OEuvres complètes; M. de Chateaubriand le cite lui-même dans la

préface de la nouvelle édition de l'_Essai historique_. (_Ed_.)]

[284: Voir la première préface d'_Atala_ dans les OEuvres complètes, t.

XV.]

[285:

Es liebt die Welt das Glänzende zu schwärzen,

Und das Erhab'ne in den Staub zu zieh'n.

Schiller.

]

[286: _Tableau historique de l'état des progrès de la littérature

française depuis 1789_, par M.-J. de Chénier. Paris, 1818. Page 220. Cet

ouvrage est le rapport demandé par Napoléon et composé par Chénier pour

la classe de l'Institut à laquelle il appartenait. La première édition

n'a été tirée qu'à peu d'exemplaires pour les membres de l'Académie

française. Elle est moins complète que les suivantes. (Imprimerie

Impériale, in-4°.) Ces détails sont nécessaires pour justifier le renvoi

à l'ouvrage cité (_Ed_.)]

[287: OEuvres complètes. Tome XXI, page 342, dans un morceau _sur les

Annales littéraires_, de M. Dussault.]

[288: OEuvres complètes, tome XVI, page 70.]

[289: _Ibid_. Page 97.]

[290: _Ibid_. Page 35.]

[291: _Ibid_. Page 40.]

[292: _Ibid_, page 33.]

[293: _Ibid_, Page 94.]

[294: Atala est fille d'un Espagnol.]

[295: OEuvres complètes, tome XVI, Page 62.]

[296: _Ibid_, Page 110.]

[297: _Les Martyrs_. Livres IX et X.]

[298: Pages 103-108. Le discours du vieillard à Paul, dans _Paul et

Virginie_, quoique plus beau que celui du Père Aubry, n'est guère plus

restaurant; on y trouve même des insinuations qui manquent de

délicatesse. Les deux vieillards sont donc, je l'avoue, des consolateurs

fâcheux; mais au moins le vieillard déiste donne ses consolations pour

ce qu'elles valent (et il se rend justice, car Paul n'est point

consolé), tandis que le vieillard catholique surfait prodigieusement, et

s'il ne convertit pas Chactas, il le console.]

[299: OEuvres complètes, tome XVI, Page 103.]

[300: _Ibid_, Page 44.]

[301: _Ibid_, Page 84.]

[302: _Ibid_, Page 110.]

[303: _Ibid_, Page 113.]

[304: _Ibid_, Page 115.]

[305: _Ibid_, Page 114.]

[306: _Ibid_, Page 69.]

[307: _Ibid_.]

[308: _Ibid_, Page 102.]

[309: _Ibid_, Page 104.]

[310: _Ibid_, Page 128.]

[311: _Ibid_, Page 125.]

[312: Page 121. On lit dans les éditions plus modernes, _la terre du

sommeil_; en sorte qu'il n'y a plus d'antithèse. C'est toujours autant

de gagné; mais ce n'est pas encore simple.]

[313: M. Piguet, _Mélanges de Littérature_. Lausanne, 1816. Page 288.]

[314: OEuvres complètes, tome XVI, Page 41.]

[315: _Ibid_, Page 57.]

[316: _Ibid_, Page 67.]

[317: _Ibid_, Page 119.]

[318: _Ibid_, Page 54.]

[319: Voyez, entre autres, le vote philanthropique des matrones dans le

conseil des chefs. (Page 49.) Cooper, je crois, a mieux connu les

sauvages et les a peints non moins poétiquement dans les _Puritains

d'Amérique_.]

[320: OEuvres complètes, tome XVI, Page 62.]

[321: _Ibid_.]

[322: _Pensées_, II, XVII, 115.]

[323: _Le Tartufe_, acte IV, scène III.]

[324: Exode XXXII, 35.]

[325: On se fera une idée juste et vive de l'impression qu'avait

produite cet événement sur les hommes religieux de toutes les

communions, en parcourant les trois petits volumes de la _Voix de la

Religion au XIXe siècle_, journal publié à Lausanne, en 1802 et 1803,

par M. Gonthier et quelques-uns de ses amis.]

[326: Discours de Portalis sur l'organisation des cultes. (15 germinal,

an X.)]

[327: _Première Épître aux Corinthiens_, chap. III, verset 2.]

[328: _Réflexions sur la paix intérieure._ IIe Partie, chap. II.]

[329: Ire Partie, livre Ier, chap. IV.]

[330: Ire Partie, livre Ier, chap. XI.]

[331: Ire Partie, livre V, chap. VII.]

[332: IVe Partie, livre V, chap. IV.]

[333: IIIe Partie, livre V, chap. VI.]

[334: Voir la première préface, dans les OEuvres complètes, tome XV, page

XVI.]

[335: Ire Partie, livre IV, chap. V.]

[336: «Enfin de nos jours même et sous nos propres yeux, est-ce des

athées qui ont abaissé la cime des Pyrénées et des Alpes, effrayé le

Rhin et le Danube, subjugué le Nil, fait trembler le Bosphore, qui ont

vaincu aux champs de Fleurus et d'Arcole, aux lignes de Weissenbourg et

au pied des Pyramides, dans les vallées de Pampelune et dans les plaines

de la Bavière, qui ont mis sous leur joug l'Allemagne et l'Italie, le

Brabant et la Suisse, les îles de la Batavie et celles de la Grèce,

Munich et Rome, Amsterdam et Malte, Mayence et le Caire? Est-ce des

athées qui ont gagné plus de soixante batailles rangées, et pris plus de

cent forteresses, qui ont rendu vaine la coalition de huit grands

empires, et fait trembler les souverains des Indes derrière toutes les

solitudes de l'Asie? Est-ce des athées qui ont accompli tant de

prodiges? ou bien est-ce les paysans chrétiens, de braves officiers qui

avaient pratiqué toute leur vie les devoirs de la religion? On ne voit

pas que ces grands esprits qui ne pouvaient s'abaisser jusqu'à croire en

Dieu, se souciassent beaucoup d'aller aux combats. Qu'il eût été beau

pourtant de voir une armée d'incrédules aux prises avec ces Cosaques qui

pensent monter au ciel en mourant sur le champ de bataille!»]

[337: Ire Partie, livre VI, chap. V.]

[338: Ire Partie, livre Ier, chap. XI.]

[339: _La mort du pécheur et la mort du juste. (Sermon pour le jour des

morts.)_ Deuxième partie.]

[340: IIIe Partie, livre III, chap. VII.]

[341: IIIe Partie, livre IV, chap. V.]

[342: IIIe Partie, livre 1er, chap. VII.]

[343: IIe Partie, livre 1er, chap. II.]

[344: Rapport sur le _Génie du Christianisme_, fait par ordre de la

classe de la langue et de la littérature française, par M. le comte

Daru. (Séance du 30 janvier 1811.)]

[345: _La Voix de la Religion au XIXe siècle_. Lausanne, 1802. Tome III,

page 117.]

[346: _Première Épître aux Corinthiens_, chap. IX, verset 27.]

[347: IIe Partie, livre II, chap. VIII.]

[348: _Que le souvenir des exemples donnés par les aïeux enflamme le

fils d'Énée et le neveu d'Hector_.]

[349: IIe Partie, livre II, chap. VI.]

[350: IIe Partie, livre II, chap. IV.]

[351: IIe Partie, livre II, chap. X.]

[352: IIIe Partie, livre III, chap. III.]

[353: IIIe Partie, livre V, chap. IV.]

[354: IIe Partie, livre IV, chap. Ier.]

[355: M. Vinet se cite ici lui-même. Voir _Semeur_, tome XI, page 335.

(_Ed_.)]

[356: _Génie du Christianisme_. IIe Partie, livre III, chap. IX, dans

les anciennes éditions seulement.]

[357: «Rien, dit-il au frère d'Amélie, rien ne mérite, dans cette

histoire, la pitié qu'on vous montre ici. Je vois un jeune homme entêté

de chimères, à qui tout déplaît, et qui s'est soustrait aux charges de

la société pour se livrer à d'inutiles rêveries. On n'est point,

monsieur, un homme supérieur, parce qu'on aperçoit le monde sous un jour

odieux. On ne hait les hommes et la vie, que faute de voir assez loin.

Étendez un peu plus votre regard, et vous serez bientôt convaincu que

tous ces maux dont vous vous plaignez sont de purs néants. Mais quelle

honte de ne pouvoir songer au seul malheur réel de votre vie, sans être

forcé de rougir! Toute la pureté, toute la vertu, toute la religion,

toutes les couronnes d'une sainte rendent à peine tolérable la seule

idée de vos chagrins. Votre soeur a expié sa faute; mais, s'il faut ici

dire ma pensée, je crains que, par une épouvantable justice, un aveu

sorti du sein de la tombe n'ait troublé votre âme à son tour. Que

faites-vous seul au fond des forêts où vous consumez vos jours,

négligeant tous vos devoirs? Des saints, me direz-vous, se sont

ensevelis dans les déserts? Ils y étaient avec leurs larmes, et

employaient à éteindre leurs passions le temps que vous perdez peut-être

à allumer les vôtres. Jeune présomptueux qui avez cru que l'homme se

peut suffire à lui-même! La solitude est mauvaise à celui qui n'y vit

pas avec Dieu; elle redouble les puissances de l'âme, en même temps

qu'elle leur ôte tout sujet pour s'exercer. Quiconque a reçu des forces

doit les consacrer au service de ses semblables; s'il les laisse

inutiles, il en est d'abord puni par une secrète misère, et tôt ou tard

le ciel lui envoie un châtiment effroyable.» (OEuvres complètes, tome

XVI, page 189.)]

[358: Jérémie II, 19.]

[359: Psaume XXXIV, 22.]

[360:

Défendre à ce qui fut d'avoir jamais été

Est au-dessus de la Divinité.

Horace. _Odes_, livre III, ode XXIX.

]

[361: Hébreux IV, 12.]

[362: OEuvres complètes, tome XVI, page 144.]

[363: _Ibid_, Page 149.]

[364: _Ibid_, Page 152.]

[365: _Ibid_, Page 156.]

[366: _Ibid_, Page 164.]

[367: _Ibid_, Page 186.]

[368: Roman de Madame de Charrière.]

[369: _Géorgiques_. Livre II; 83: Il voit avec étonnement ce feuillage

nouveau pour lui et ces fruits qui ne sont pas les siens. [P. S.]]

[370: IVe Partie, livre Ier, chap. V.]

[371: Cette unanimité n'est pourtant pas absolue. M. de Boulogne, ancien

prélat, fit bien entendre, en louant le _Génie du Christianisme_, qu'il

ne le jugeait pas exempt d'inadvertances fâcheuses ni de graves erreurs.

(_Annales littéraires et morales_, an XI. Premier cahier. Le morceau de

M. l'abbé de Boulogne sur le _Génie du Christianisme_ a été recueilli,

parmi les _Remarques critiques_ auxquelles celui-ci a donné lieu, dans

le tome XV des OEuvres complètes de Chateaubriand.)]

[372: IVe Partie, livre II, chap. VI.]

[373: IVe Partie, livre II, chap. IX.]

[374: IVe Partie, livre IV.]

[375: IVe Partie, livre IV, chap. IV.]

[376: IVe Partie, livre III, chap. V.]

[377: La _Vie de Rancé_.]

[378: _Odes_, Livre III, ode VI.]

[379: Voyez, par exemple, quelques pages au commencement du _Voyage en

Amérique_.]

[380: Ovide, _Métamorphoses_. II, 202: Les coursiers s'écartent de leur

route, et comme personne ne les retient, ils s'élancent dans des régions

inconnues. [P. S.]]

[381: Henri Lecoultre fait remarquer que ces vers ne se trouvent pas,

comme on pourrait le supposer, dans la traduction du _Paradis perdu_ de

Delille; il les attribue, avec beaucoup de vraisemblance, à Vinet

lui-même. (P. S.)]

[382: OEuvres complètes, tome XXI, page 306. (Juillet 1807.)]

[383: OEuvres complètes, tome VII, page 239.]

[384: _Ibid_, page 248.]

[385: Préface de la première et de la seconde édition des _Martyrs_.]

[386: C'est le second titre des _Martyrs_. (_Ed._)]

[387: _Les Martyrs_, livre III.]

[388: _Études historiques_. Étude seconde. Ire Partie. Il faut lire ces

lignes afin d'avoir toute la pensée de l'auteur.]

[389: Cinquième Provinciale.]

[390: Livre XXIV.]

[391: Par surcroît, l'auteur les met dans la bouche de Dieu même. Liv.

III.]

[392: Livre III.]

[393: Livre XXIV.]

[394: Livre XXII.]

[395: _Art poétique_. Chant III.]

[396: Livre III.]

[397: _Ibid_.]

[398: _Ibid_.]

[399: _Télémaque_, livre XIX.]

[400: _Notice sur Fénelon_, dans les _Discours et Mélanges littéraires_,

p. 406.]

[401: Rejecit se in eum quam familiariter. (_Andria_, actus I, scena

I.)]

[402: _Mithridate_, acte V, scène II.]

[403: _Mercure de France_, du 31 mai 1817.--Voir sur le même sujet, dans

les _Mémoires de l'Académie des sciences morales et politiques_ (Tome

Ier, savants étrangers, 1841, page 769), le _Mémoire de M. Filon sur

l'état religieux et moral de la société romaine à l'époque de

l'apparition du christianisme_.]

[404: Livre IV.]

[405: Livre II.]

[406: Livre Ier.]

[407: _Ibid_.]

[408: Livre II.]

[409: _Ibid_.]

[410: _Ibid_.]

[411: _Ibid_.]

[412: Livre V.]

[413: Livre Ier.]

[414: Livre V.]

[415: Livre XII.]

[416: Livre Ier.]

[417: Livre VI.]

[418: _Récits des temps mérovingiens_. Préface.]

[419: _Génie du Christianisme_, IIe Partie, livre II, chap. Ier.]

[420: IIe Partie, livre III, chap. Ier.]

[421: IIe Partie, livre III, chap. VIII.]

[422: Livres IX et X.]

[423: Polyeucte, acte V, scène V.]

[424: Livre XX.]

[425: _Rapport fait à l'Institut par M. le comte Daru_. (OEuvres

complètes, tome XV, page 296.)]

[426: _Le Menteur_, acte IV, scène II.]

[427: _Stances adressées à M. de Chateaubriand, après les Martyrs_.

1810. (OEuvres de M. de Fontanes, tome Ier, page 92.)]

[428: M. Vinet se cite lui-même. Voir _Semeur_, tome V, page 261.

(_Ed._)]

[429: Horace, _Art Poétique: «Elle rejette les phrases ampoulées et

l'orgueil des grands mots.» (P. S.)_]

[430: OEuvres complètes, tome XVI, page 268.]

[431: _Les Martyrs_, livre XXIV.]

[432: OEuvres complètes. Tome XXIV. Préface des _Mélanges politiques_.

Page XI.]

[433: OEuvres complètes. Tome XXIV, page 301.]

[434: Préface des Ouvrages politiques. OEuvres complètes. Tome XXIII,

page IX.]

[435: II Corinthiens IX, 5.]

[436: _Nouvelles Méditations Poétiques_. Méditation cinquième: Le Poète

mourant.]

[437: _Méditations Poétiques_. Méditation treizième: Le Lac.]

[438: _Méditations Poétiques_. Méditation seconde: L'Homme. À Lord

Byron.]

[439: _Semeur_, 17 août 1836 (Tome V, pages 259 et suiv.).]

[440: Cette prévision s'est réalisée pour l'auteur lui-même: Vinet est

mort le 4 mai 1847; Chateaubriand, le 4 juillet 1848. (_Ed._).]

[441: _Remarques_ en tête du _Paradis perdu_, page VII.]

[442: Tome Ier, pages 161-198.]

[443: Tome II, page 205.]

[444: Ici nous supprimons, comme l'ont fait les précédents éditeurs,

tout un développement que Vinet a reproduit textuellement, mais en le

divisant en quatre morceaux, dans son cours. Voici l'ordre dans lequel

il faut lire ces quatre morceaux, si l'on veut reconstituer l'ensemble:

1° _Le nom de Chateaubriand_. 2° _Ainsi donc, presque à la même époque_.

3° _Quoique le livre de Madame de Staël_. 4° _M. de Chateaubriand fut

mieux inspiré_. (P. S.)]

[445: «Ces chantres sont de race divine; ils possèdent le seul talent

incontestable dont le ciel ait fait présent à la terre. Leur vie est à

la fois naïve et sublime; ils célèbrent les dieux avec une bouche d'or;

et sont les plus simples des hommes; ils causent comme des immortels ou

comme de petits enfants; ils expliquent les lois de l'univers et ne

peuvent comprendre les affaires les plus innocentes de la vie; ils ont

des idées merveilleuses de la mort, et meurent sans s'en apercevoir,

comme des nouveaux-nés.» (_René_.)]

[446: Ici encore se trouvait, dans l'article de Vinet, un développement

qui est reproduit dans le cours, à l'exception: 1° des deux lignes

suivantes (au commencement): «Sans chercher à les résoudre (ces

questions), nous revenons au grand écrivain qui nous en a fourni

l'occasion, et nous essayons de dire quelle impression générale nous

reste au sortir de ses écrits. Représentez-vous cette admirable

mythologie, etc.»; 2° du passage suivant (à la fin): «Absorber la vie

dans la poésie comme une mythologie de l'âme! terrible puissance que

subit d'abord celui qui en dispose! Ne serait-ce point celle qu'a

exercée le génie de M. de Chateaubriand? N'a-t-il pas distrait, et, si

j'osais le dire, amusé les âmes? Son sérieux n'est-il pas trop souvent,

avec toute la sincérité qu'on ne peut lui refuser, un sérieux de poète?

N'a-t-il point été poète trop exclusivement? Comme poète, il a rendu des

oracles que l'humanité répétera en choeur; mais n'a-t-il pas tenu

l'humanité à distance d'oracles plus sûrs? Ne l'a-t-il pas trop souvent

retenue dans l'image des choses? Je ne lis jamais philosophe, historien,

dogmatiste politique, sans m'adresser ces questions. Je les adresse à

mes lecteurs.» (P. S).]

[447: _Semeur_, 26 octobre 1836 (Tome V, pages 336 et suiv.).]

[448: Tome Ier, page 324.]

[449: «À ces bonnes gens il ne fallait d'aiguë et subtile rencontre:

leur langage est tout plein, et gros d'une vigueur naturelle et

constante; ils sont tout épigramme; non la queue seulement, mais la

teste, l'estomach et les pieds. Il n'y a rien d'efforcé, rien de

traisnant; tout y marche d'une pareille teneur.» (Montaigne, _Essais_,

livre III, chap. V.)]

[450: Tome Ier, page 266.]

[451: Tome II, page 253.]

[452: Tome Ier, page 256.]

[453: Tome Ier, page 285.]

[454: Tome Ier, page 291.]

[455: Tome Ier, page 195.]

[456: Tome Ier, page 201.]

[457: Tome Ier, page 203.]

[458: OEuvres complètes, tome V _ter_, page 265.]

[459: Tome Ier, page 163.]

[460: Tome Ier, page 185.]

[461: Vauvenargues.]

[462: Tome Ier, page 202.]

[463: Tome II, page 397.]

[464: Exode XXXII, 1.]

[465: _Évangile selon saint Matthieu_ VI, 33.]

[466: _Semeur_, 30 novembre 1836. (Tome V, n° 48.)]

[467: Il s'agit sans doute ici des articles signés Ch. D. (_Charles

Delalot_), publiés en 1804 dans le _Mercure de France_, sur une nouvelle

édition du _Paradise Lost_, et en 1805 sur la traduction de Delille. À

la même époque, cinq articles remarquables et sévères sur cette

traduction, signés de la lettre S, parurent dans le _Journal des

Débats_, Nos des 21, 22, 24, 27 décembre 1804, et 6 janvier 1805. Le

critique s'arrête au chant VIII; il promettait une suite qu'il n'a pas

donnée. La signature S a été celle de Guairard et de Lasalle. (_Ed_.)]

[468: _Phèdre_. Acte II, scène V.]

[469: _Méditations Poétiques_. Méditation troisième: La Poésie sacrée.]

[470: Properce. Livre II, élégie XXXIV. Ce vers sert d'épigraphe au

premier des articles d'Addison sur le _Paradis Perdu_ dans le

_Spectateur_. (N° 267, 5 janvier 1712.) (_Ed_.)]

[471: Darkness visible. Livre I, vers 63. (_Ed_.)]

[472: Livre II, Tome Ier, page 115.]

[473: Livre II, Tome Ier, page 129.]

[474: D'où naît, sinon de la magie du mouvement, le délicieux frisson

qu'on éprouve quand on arrive à ces passages célèbres: «Julie, éternel

charme de ma vie...»--«Soleil de ce monde nouveau, tant de fois témoin

de mes larmes?...» Cependant il ne faut pas confondre le mouvement

continu du style avec les mouvements dont le niveau du style peut-être

accidenté. Les _mouvements_ ne sont pas même toujours des formes du

_mouvement_, mais un simple changement dans l'allure de la phrase. Leur

multiplicité épuise le style, dont le mouvement est la vie. Mais ils ont

aussi leur _virtus_ et leur _venus_, surtout dans la langue oratoire.

Rien n'est plus heureux que d'avoir tourné le récit en exhortation dans

cette phrase si connue: «Avez-vous un secret important, versez-le

hardiment dans ce noble coeur, etc,» Il n'y a pas de _figure_ plus

belle.]

[475: Le Rhin.--Vinet a écrit ces pages à Bâle. (_Éd_.)]

[476: Perse. Satire III, vers 38.]

[477: Les éditeurs, qui ne marquaient pas la division de cette étude en

deux articles, ont remplacé la phrase ci-dessus (de: «Dans un prochain

article...» à «Je me contente d'avoir fait»), par ces mots: «Je me suis

borné jusqu'ici à faire.» P. S.]

[478: Livre Ier. (Tome Ier, page 169.)]

[479: _Semeur_, 25 janvier 1837. (Tome VI, n° 4.) Dans un premier

article on a étudié le _Paradis perdu_ comme ouvrage littéraire; ici

c'est sous le point de vue religieux qu'on se propose de le considérer.]

[480: Pierre Roussel, médecin de la Faculté de Montpellier, philosophe,

associé de l'Institut, né en 1742, mort en 1802. Vinet fait allusion à

son _Système physique et moral de la femme_, 7e édition 1820. P. S.]

[481: Quelques-uns demanderont si le christianisme du _Paradis Perdu_

est aussi exact qu'on pourrait le supposer. On reproche à Milton son

silence sur la troisième personne de la Trinité; et il est très vrai

qu'au livre III, à l'endroit où le PÈRE et le FILS sont successivement

adorés, l'_Esprit_ n'est pas même mentionné. La lacune est sensible et

peut paraître significative. Observons toutefois que l'Esprit est nommé

et invoqué au début même de l'ouvrage; que la seule mention qui soit

faite de l'Esprit de Dieu dans le premier chapitre de la Genèse a été

fidèlement reproduite par le poète (livre VII, pages 17 et 21); que son

_action_ est dans le cours du poème cent fois reconnue, rappelée,

invoquée; qu'enfin, au livre XII, on lit ces paroles: «Du ciel il

enverra aux siens un _Consolateur_, la Promesse du Père, son _Esprit_

qui habitera en eux, et écrira la loi de la foi dans leur coeur, opérant

par l'amour pour les guider en toute vérité.»

On dit encore que la divinité du Fils, la coéternité de la Parole avec

Dieu n'est pas explicitement déclarée dans le _Paradis Perdu_; que, tout

au contraire, le poète assigne une date, un jour parmi les jours à la

naissance ou à la procession du Fils éternel. «Ce jour, dit le Père

infini (livre V, page 375), ce jour, j'ai engendré celui que je déclare

mon Fils unique, et sur cette sainte montagne, j'ai sacré celui que vous

voyez maintenant à ma droite.»

D'une autre part nous lisons (livre V, page 395): «Penses-tu que toi et

toutes les créatures angéliques réunies en une seule égalent son Fils

engendré? _Par lui_, comme par sa Parole, le Père Tout-Puissant a fait

_toutes choses_, même toi et tous les esprits du ciel...» Et, au même

livre, page 399: «Alors tu apprendras, en gémissant, à connaître _celui

qui t'a créé_, quand tu connaîtras celui qui peut t'anéantir.»

Par une nécessité dont chacun peut se rendre compte, et qui me paraît

invincible, le Fils de Dieu, encore dans le ciel, est déjà le Fils de

l'homme. Nous sommes transportés de la région de l'Éternité dans le

domaine du temps; et déjà dans notre pensée, l'incarnation a eu lieu.

Aussitôt qu'on veut l'accommoder à l'épopée des faits éternels, ces

faits prennent un caractère de successivité, et les mots qui les

expriment impliquent cette notion. La Bible elle-même, écrite dans le

langage des hommes, c'est-à-dire du temps, n'a point échappé à cette

nécessité. Le mot de _Parole_ s'y soustrait, mais il éloigne l'idée de

personnalité: le nom de _Fils_ la fait reparaître, mais il emporte

l'idée de naissance; celui de _procession_ renferme, en la dissimulant

la même notion; quoi qu'il en soit, la Bible, s'exposant de front à

l'objection, a dit ouvertement: «Tu es mon Fils, je t'ai engendré

aujourd'hui.» (Ps. II, 7; Hébr. I, 10.) Milton seulement a multiplié la

difficulté, en écrivant un poème tout entier sur une idée pour laquelle

il est difficile de trouver une seule phrase correcte. Mais sans

examiner s'il n'était pas trop hardi de tailler ce sujet en épopée, et

sans rechercher si le poète a fait tout ce qu'il pouvait pour rendre

irrécusables tous les attributs de Celui qu'il appelle «la Divinité

filiale,» empressons-nous d'affirmer que le poème entier respire

l'adoration du Fils.]

[482: Genèse III, 22.]

[483: _Messie_, I, 293.]

[484: Livre III. (Tome Ier, pages 179-181.)]

[485: Esaïe XL, 18.]

[486: Livre III. (Tome Ier, pages 183-187.)]

[487: Livre X. (Tome II, pages 255-257.)]

[488: Livre IV. (Tome Ier, page 303.)]

[489: Livre IV. (Tome Ier, page 301.)]

[490: Livre Ier. (Tome Ier, page. 27.)]

[491: Livre II. (Tome Ier, pages. 121-123.)]

[492: _Épître aux Éphésiens_, chap. I, verset 10.]

[493: Livre X. (Tome II, pages 331-333.)]

[494: _Art Poétique_, Chant III.]

[495: Bien entendu chez les chrétiens de coeur, renouvelés dans la

charité. Le christianisme de spéculation, qui n'est pas devenu une vie

de l'âme, le christianisme de secte et de parti, le fantôme en un mot du

christianisme, n'égaye pas, il rend triste plutôt. Dans le divin système

de l'Évangile, l'amour naît de la joie, et l'amour à son tour enfante la

joie. Il n'y a de bonheur que dans un coeur qui aime.]

[496:

Et si Renaud, Argant, Tancrède et sa maîtresse

N'eussent de son sujet égayé la tristesse.

C'est-à-dire _varié l'uniformité_. _Tristesse_ se prenait souvent dans

cette acception au dix-septième siècle. Bossuet a dit que la manière

d'écrire de Calvin est plus _triste_ que celle de Luther; cela signifie

_uniforme, nue, austère_. Dans ce sens, un sujet religieux d'où l'on

exclurait les figures humaines et les scènes de la nature, serait

_triste_ assurément.]

[497: _Semeur_, 15 avril 1837.]

[498: _Essai sur la littérature anglaise_. Avertissement. (Tome Ier,

page 8.)]

[499: _La Jérusalem délivrée_, traduite en vers français par M.

Baour-Lormian. Édition publiée par Didot le jeune, avec une notice par

M. J.-A. Buchon. Paris, 1819.--Voir les _notes_.]

[500: Livre IV. (Tome Ier, page 255.)]

[501: _Remarques_.--Il nous sera pourtant permis de ne pas préférer à

cette phrase: «Ce sont des soupirs et des prières; je vous les présente,

moi qui suis votre prêtre,» celle-ci: «ces soupirs et ces prières que,

mêlés à l'encens dans cet encensoir d'or, moi, ton prêtre, _j'apporte

devant_.» (Livre XI, tome II, page 339.--_Essai_, tome II, page 148.)]

[502: Alfieri.--_Nous sommes des esclaves, c'est vrai, mais des esclaves

frémissants_. (P. S.)]

[503: Livre II. (Tome Ier, page 95.)]

[504: _Semeur_, 18 juillet 1838. (Tome VII, pages 225 et suiv.)]

[505: Tome Ier, page 73.]

[506: «Nous ne craignons pas d'assurer que les esprits politiques nous

en feront un mérite, comme homme d'État, dans l'avenir.» (Tome Ier, page

73.)]

[507: Tome II, page 440.]

[508: Tome Ier, page 165.]

[509: Tome Ier, page 271.]

[510: Tome II, page 412.]

[511: Voir le 2e article sur "Le paradis perdu de Milton".]

[512: Tome Ier, page 117.]

[513: Tome II, page 415.]

[514: Tome II, page 439.]

[515: Tome II, page 449.]

[516: Tome II, page 389.]

[517: Boileau. Épître IX. _Éloge du vrai_.]

[518: Tome II, page 440.]

[519: Tome Ier, page 37.]

[520: Tome Ier, page 38.]

[521: Tome Ier, page 52.]

[522: Tome Ier, page 55.]

[523: Tome Ier, page 63.]

[524: Ce trait pourrait donner lieu à une remarque plus sérieuse.

_Dédaigner_ de mentir parce qu'on est _français_, c'est respecter en soi

la famille politique dont on fait partie, et je n'y vois pas de mal,

bien au contraire. Mais si l'on ne s'interdit le mensonge que par

_dédain_ et parce qu'on est _français_, je trouve les intérêts de la

vérité fort mal garantis. Il serait donc bon de donner à la véracité une

base plus morale et plus large. Le vice n'est pas une chose qu'il

suffise de _dédaigner_, et le _dédain_ ne nous viendra pas toujours en

aide. Le sentiment que nous devons au mal c'est la haine, et il faut que

cette haine soit le contrecoup de l'amour, j'entends de l'amour pour le

bien et pour Dieu. Pour tout commentaire à cette pensée, voici une

anecdote que j'emprunte aux Lettres de La Beaumelle: «Brousson (ministre

huguenot) passa dans le Béarn, et, le 19 septembre 1698, fut rencontré à

Oleron par des soldats, qui le relâchèrent sur ce qu'il leur protesta

qu'il n'était point celui qu'ils cherchaient. À peine eut-il fait vingt

pas, que, touché de repentir, il retourna vers eux, et leur dit: _Mes

amis, il n'est pas permis de mentir pour sauver sa vie: je suis Claude

Brousson, ministre de l'Évangile de vérité_. Il fut conduit à Pau... et

subit le supplice de la roue.»]

[525: _Pensées_, II, XVII, 81.]

[526: _Ibid._]

[527: Tome II, page 414.]

[528: Tome Ier, pages II, 397, etc.]

[529: Tome II, page 430.]

[530: Tome II, page 451.]

[531: Tome II, page 188.]

[532: Tome II, page 415.]

[533: Bossuet, _Oraison funèbre du Prince de Condé_.]

[534: _Semeur_, 22 mai 1844. (Tome XIII, pages 163 et suiv.)]

[535: Livre Ier, page 13.]

[536: Livre Ier, page 46.]

[537: Voir, à la fin de ce volume, l'article sur la deuxième édition de

_Rancé_. (P. S.)]

[538: Livre III, page 167.]

[539: Livre III, page 170.]

[540: Livre III, page 172.]

[541: Livre Ier, page 38.]

[542: Livre III, page 191.]

[543: Livre III, page 264.]

[544: Livre III, page 278.]

[545: Livre III, page 217.]

[546: Livre Ier, page 50.]

[547: Livre III, page 220. Ce morceau se trouve déjà dans l'_Essai sur

la littérature anglaise_, tome II, pages 324-328.]

[548: Livre II, pages 120-129.]

[549: Livre II, page 76.]

[550: Livre II, page 125.]

[551: Livre III, page 213.]

[552: Livre II, page 65.]

[553: Livre II, page 135.]

[554: Livre Ier, page 16.]

[555: M.-J. Chénier. _Épître à Voltaire_.]

[556: Livre Ier, page 16.]

[557: Avertissement, page VIII.]

[558: _Semeur_, 29 mai 1844. (Tome XIII, pages 170 et suiv.)]

[559: Livre II, page 62.]

[560: Livre II, page 69.]

[561: Livre III, page 216.]

[562: Livre II, page 68.]

[563: Livre II, page 69.]

[564: _Ibid._]

[565: Livre III, pages 216-219.]

[566: Livre II, page 101.]

[567: Livre II, page 90.]

[568: Livre II, page 83.]

[569: Livre III, page 275.]

[570: Livre II, page 86.]

[571: Livre II, page 98.]

[572: Livre II, page 112.]

[573: Livre II, page 116.]

[574: Livre II, page 135.]

[575: Livre II, page 141.]

[576: Livre II, page 114.]

[577: Livre II, page 133.]

[578: Livre II, page 140.]

[579: Livre II, page 111.]

[580: Livre II, page 107.]

[581: Livre III, page 192.]

[582: Livre III, page 229.]

[583: Ovide. _Tristes_, livre Ier, élégie Ire.--_Mon livre, tu iras à

Rome sans moi_. (P. S.)]

[584: Livre III, page 256.]

[585: Livre III, pages 256-258.]

[586: Livre III, page 252.]

[587: Livre III, page 231.]

[588: Livre III, page 269.]

[589: Livre III, page 270.]

[590: Livre III, page 187.]

[591: Livre III, page 267.]

[592: Livre III, page 270.]

[593: Livre III, pages 239 et 245.]

[594: _Semeur_, 28 Août 1844. (Tome XIII, page 276.)]

[595: _Vie de Rancé_, deuxième édition, page 218.]

[596: _Vie de Rancé_, deuxième édition, page 280.]

Études sur la Littérature française au XIXe siècle - Tome 1 Madame de Staël, Chateaubriand · 第 61 / 61 题