III

--«Vous n'avez vraiment pas été gracieux pour elle,» disais-je à

Montglat, un quart d'heure plus tard, comme nous sortions de _Cliff

Lodge_. Après cette injustifiable et presque grossière boutade la

causerie avait, comme on pense, cessé d'être cordiale. J'éprouvais la

trop naturelle curiosité de savoir quel motif avait déterminé une si

bizarre volte-face. J'insistai donc: «Elle n'a rien dit cependant qui

pût vous froisser...»

--«Elle ne m'a pas froissé,» répondit-il. «J'ai eu un moment de nerfs,

comme une jolie femme que je ne suis pas... Parlons d'autre chose,

voulez-vous?...»

Nous parlâmes en effet d'autre chose. Mais, je voyais que son

impression avait dû être bien profonde, car sa maussaderie augmentait

au lieu de diminuer, de seconde en seconde. Il finit par me quitter

avec une soudaineté qui, de tout autre, m'aurait froissé moi-même.

Avec lui, je n'eus pas l'idée de m'en offenser. Je m'en rendais trop

compte: il avait reçu un coup, dont je ne comprenais d'ailleurs ni la

cause ni la nature. Ce fut le soir seulement, et comme je me préparais

à descendre pour le dîner, que j'eus le mot de cette énigme. Je me

vois encore, regardant la pendule, dans mon petit salon d'hôtel, et

envoyant prévenir Roger, comme il était convenu; et je le vois, lui,

entrant presque aussitôt... en costume de voyage!

--«Je viens vous dire adieu,» furent ses premiers mots. «Je dînerai

dans le train qui part à huit heures et demie...»

--«Vous partez?» lui dis-je. «Vous retournez à New-York? Vous avez

reçu quelque mauvaise nouvelle?...»

--«Aucune,» fit-il, «mais je ne veux pas manquer le paquebot de demain

matin pour l'Europe...»

--«Vous retournez en Europe?» m'écriai-je. «Voyons! Ce n'est pas

sérieux!... Et miss Jessie Macdougall?...»

--«Miss Jessie Macdougall trouvera autant de marquis anglais et

français qu'elle voudra pour l'épouser,» répondit-il, «et pour régner

en maître parmi les somptuosités de _Cliff Lodge_. Moi, je vais savoir

si je n'ai pas manqué ma vie par la plus folle, par la plus indigne

des calomnies...»

Qu'il ressemblait peu en ce moment au Parisien railleur de notre

arrivée dans le jardin de ce somptueux _Cliff Lodge_! Et que je

l'aimais mieux ainsi, quoique je ne démêlasse toujours pas le lien qui

rattachait l'anecdote racontée par la jeune Américaine aux troubles

dont je le voyais saisi! Une expérience déjà longue aurait dû

m'apprendre que la vie dépasse en hasards inattendus et en rencontres

invraisemblables les imaginations de nos livres. Pourtant j'éprouve

toujours, et j'éprouvai cette fois encore, une déconcertante surprise

à constater comme le monde est petit et comme les événements les plus

étrangers en apparence les uns aux autres jouent les uns sur les

autres, par des hasards aussi surprenants dans leur ensemble que

naturels dans leur détail:

--«Oui,» reprenait Montglat, en réponse aux questions qu'avaient

autorisées son commencement de confidence, «l'histoire de la vente de

ce portrait, vous l'écoutiez, vous, comme elle vous le racontait.

L'anecdote vous intéressait. Moi, elle me bouleversait. C'était le mot

surpris là, par la plus fantastique rencontre, d'une énigme qui m'a si

souvent tourmenté... Cela vous étonne de m'entendre parler sur ce ton?

Vous ne connaissez de moi que l'homme de plaisir, et vous ne le croyez

pas très capable de sentiments profonds... Ne vous défendez pas,»

continua-t-il, comme je l'interrompais, «c'est très naturel, et vous

n'avez pas si tort... Sans l'incident de cet après-midi, ne serais-je

pas à la veille de faire sans aucun scrupule cette assez triste

opération qui s'appelle un mariage d'argent? Mais je l'aurais fait, ce

mariage,--et cela, je n'avais pas à vous le dire,--parce que je n'ai

pas fait le seul mariage d'amour qui m'ait tenté dans ma vie, et la

vente de ce portrait se trouve avoir été la cause indirecte de cette

rupture... Vous allez comprendre. Il y a deux ans et demi, précisément

à l'époque où miss Macdougall était à Venise, je m'y trouvais aussi.

Alors, je ne savais même pas son nom. En revanche j'étais un visiteur

assidu de ce palais Navagero qu'elle vous a décrit tout à l'heure, et

chacune de ses paroles éveillait un écho dans mon souvenir. Ce géant

boiteux, qui servait de Kaleb à ces patriciens ruinés, qu'il m'a

conduit souvent, avec sa lampe de cuivre à trois becs, dans ce petit

salon qui donne sur ce palier du premier étage! Et cette voix de la

jeune fille que miss Jessie n'a pas vue, combien j'en ai aimé le

frémissement ému, le chantonnement doux, quand elle parlait le

dialecte de la lagune!... Cela me fait mal d'y penser seulement!...»

Il s'arrêta de sa confidence et je vis qu'il avait des larmes au bord

des paupières. Je lui pris la main, et ce mouvement de sympathie

achevant de lui ouvrir le coeur, il poursuivit:

--«Je vous remercie de ne pas sourire d'un récit qu'il faut pourtant

que je fasse à quelqu'un. Vous jugerez vous-même si mon devoir n'est

pas de partir, d'aller tout de suite là-bas demander pardon à celle

que j'ai outragée d'un si injurieux soupçon? Donna Laura Navagero, car

c'est elle, vous le comprenez, dont je veux parler, était à cette

époque une fille de vingt-deux ans. Elle avait un peu de sang lombard

dans les veines et avec ses cheveux bruns teints de roux, ses yeux

noirs, son ovale allongé, c'était un visage délicieux, comme on en

voit dans les vieilles fresque de Milan. Elle avait perdu sa mère très

jeune. Ses seuls parents étaient une soeur plus âgée qu'elle d'un an,

cette Téa et son père. De ce père, je ne vous dirai rien, sinon

qu'ayant hérité une fortune déjà délabrée il en mangeait le reste dans

des spéculations de Bourse. J'ajoute, et, vous ne vous en étonnerez

par trop, vous qui avez tant vécu en Italie, qu'il nourrissait

plusieurs ternes secs au Loto. La soeur était aussi laide que Laura,

c'était le nom de mon amie, était jolie. Entre ce père et cette soeur,

elle vivait, sans direction, sans surveillance. Il était inévitable

que, jolie, confiante et coquette--de cette coquetterie de la

vingtième année, qui n'est qu'un enfantin désir de plaire--elle donnât

prétexte aux médisances. Je vois cela distinctement aujourd'hui, et je

le voyais bien dès lors, mais quand on est amoureux, et je le devins

presque tout de suite de donna Laura, on ne raisonne pas, on sent!...

Voilà qui excuse, qui explique au moins que j'ai cru si facilement au

mal que l'on disait d'elle.»

--«Hélas!» l'interrompis-je, «c'est l'éternel malentendu. En amour,

comme en religion, les seuls sages sont ceux qui professent la foi du

charbonnier. S'ils sont trompés, c'est comme s'ils ne l'étaient pas,

puisqu'ils n'en savent rien; et du moins ils ne courent pas le risque

de méconnaître un coeur sincère en doutant de lui...»

--«Combien vous avez raison!» s'écria-t-il, «Pourquoi n'ai-je pas

pensé ainsi, avant le petit drame où ce portrait de Palma, que nous

avons vu aujourd'hui, joue un rôle si complètement inattendu?... Il me

faut vous dire d'abord où nous en étions, Laure et moi, lors de ce bal

à l'occasion duquel ce tableau fut vendu, et qui se donnait chez cette

comtesse Sténo que vous devez connaître... Quoique je visse Mlle

Navagero deux fois, et souvent trois fois par jour, chez elle, à la

promenade, dans le monde, avec la liberté si particulière, même

aujourd'hui, à la vie vénitienne, je ne m'étais jamais permis de lui

dire que je l'aimais, et elle ne m'avait jamais dit qu'elle m'aimait.

Nous savions pourtant tous les deux que nous avions l'un pour l'autre

ce vif intérêt qui n'a pas besoin de mots pour s'exprimer. Lorsque

j'entrais dans une chambre où elle se trouvait et qu'elle m'apercevait,

je la voyais changer de couleur; et moi, quand elle tardait à venir

dans un endroit où je savais devoir la rencontrer, j'avais la fièvre

d'impatience. Quand nous causions tous les deux seuls, ce qui nous

arrivait sans cesse, nous parlions toujours des choses du sentiment,

sur lesquelles cette étrange fille avait tantôt des opinions d'une

naïveté d'enfant, tantôt des idées si fines, si pénétrantes, qu'elle

me donnait l'impression d'une femme, et d'une femme qui aurait aimé.

Prononçait-elle ainsi quelque parole trop profonde? Je me souvenais

des allusions dénigrantes que telle ou telle personne m'avait faites

sur elle, et je commençais de tomber dans ces doutes dont je vous

parlais tout à l'heure. Comment vous rendre perceptible en quelques

phrases le malaise singulier où je finis par être jeté à son égard, et

qui, tantôt aboutissait à la conviction de son innocence absolue,

tantôt à celle de sa rouerie précoce, si bien que je prenais un soir

la résolution de la demander en mariage le lendemain matin, et, le

soir suivant, celle de quitter Venise sans la revoir et pour ne plus

jamais y revenir?...»

--«Et elle?» demandai-je, comme il se taisait, «s'apercevait-elle de

vos doutes?...»

--«Hélas!» répondit-il. «Et sa perspicacité justement contribuait à

augmenter ce trouble et cette indécision. On eût dit qu'elle lisait en

moi à livre ouvert, tant elle discernait les moindres passages de mon

humeur intime. Étais-je triste et feignais-je la gaieté? Elle devinait

que je n'étais pas sincère et elle me questionnait jusqu'à ce que

j'eusse inventé une explication à laquelle elle faisait semblant de

croire. Je voyais si bien qu'elle n'y croyait pas... Jusqu'à un

certain jour où elle me demanda anxieusement, douloureusement à

l'occasion d'un de ces moments de mélancolie:--«Voulez-vous que je

vous dise ce que vous avez? On vous a dit du mal de moi...» Elle me

regardait, en prononçant cette phrase, avec des yeux qui firent

baisser les miens.--«Oui,» lui répondis-je après un silence. J'en

avais assez de lui mentir, et je me préparais à tout lui répéter. Cela

aurait mieux valu pour nous deux. Elle le comprit et elle m'arrêta.

Elle voyait distinctement sur mes lèvres les mots que j'allais

prononcer.--«Je ne veux rien savoir de ces vilenies,» fit-elle avec

une fierté qui, sur le moment, eut raison de ma défiance.--«Mais

regardez-moi donc,» et une si impérative supplication émana d'elle que

je la regardai:--«Croyez-vous que j'aie jamais été capable, dans ma

vie, de faire quelque chose que je n'aurais pas dû faire?...»

--«Mais, que vous disait-on d'elle?» interrogeai-je, «et qui vous en

parlait?»

--«Qui? Presque tout le monde dans ce milieu très malveillant où se

déroulait notre silencieuse idylle. Laure avait tant d'envieuses! Elle

était si imprudente et elle s'était fait tant d'ennemis, sans doute,

par ces commencements d'intérêt qui laissent de tels ferments de

rancune dans l'amour-propre des hommes, lorsqu'une femme d'abord toute

gracieuse ne leur montre plus que de l'indifférence... Ce que l'on

disait? Tenez, j'ai honte de vous le répéter. Mais j'ai besoin de

confesser que j'y ai cru... C'était l'éternelle calomnie. Elle avait

le goût de la toilette; elle s'habillait avec autant d'élégance que

les plus riches d'entre les grandes dames autrichiennes et russes qui

faisaient la mode à Venise. On la savait ruinée... Et alors...

alors... on disait qu'elle se faisait payer ses notes par ses

amants...»

--«Et vous l'avez cru!» m'écriai-je, «et vous l'aimiez! Je comprends

tout. Dieu! La pauvre enfant!...»

--«Mais, est-ce que je pouvais savoir?» reprit-il d'une voix presque

suppliante... «Pourquoi ce père orgueilleux se cachait-il de vendre,

un par un, à de riches étrangers de passage les tableaux de cette

galerie où je ne suis jamais entré, vous entendez bien, jamais? Le

vieux Navagero avait honte de ce commerce. Il ne se doutait pas que,

pour s'épargner à lui-même cette humiliation, il faisait peser sur sa

fille un tel opprobre et que ce doute déshonorant planait sur leurs

vraies ressources... J'arrive au soir de ce bal Steno pour lequel elle

s'était commandé un magnifique costume de Reine Cornaro d'après la

toile du Titien. Ah! quelle était belle, si belle que son entrée

souleva un murmure d'admiration!... Et moi, imaginez-vous ma douleur

de la voir, qui, souriante, enviée, admirée, parcourait ces salons, au

bras de quelqu'un dont on m'avait prononcé le nom à propos d'elle le

soir même, comme un de ceux qui aidaient à ses toilettes, un certain

marquis Vanini? C'était un homme plus âgé qu'elle de vingt ans, de

basse mine, marié et très riche, qui ne se cachait pas de son

admiration pour Laura. J'entends, j'entendrai toujours la voix d'un

Vénitien, celui qui précisément m'avait le plus calomnié la jeune

fille, me soufflant tout bas devant ce groupe: «Vanini a bien fait les

choses. Il paraît qu'ils doivent partout et que la Bettina, la

couturière, avait pris peur. Elle avait dit qu'elle ne livrerait ce

costume que comptant...» Devant cette affirmation qui se trouvait

correspondre à quelques propos que j'avais déjà surpris sans bien les

traduire sur les probabilités de la présence ou de l'absence de donna

Laura à ce bal, une horrible angoisse me serra le coeur. Le soupçon

m'envahit, un de ces soupçons de démence où l'on sent d'instinct qu'il

faut se cacher pour ne pas jeter à l'être soupçonné ainsi

d'irréparables outrages. Je me retirai donc, Laura entrée, par cette

belle nuit de printemps, sur un angle de balcon d'où je voyais à ma

droite la lagune noire et sillonnée par les gondoles, à ma gauche les

salons radieux de lumières. Les couples tournaient au son d'une

enivrante musique hongroise, sous un plafond décoré par un élève de

Véronèse dans une manière large et voluptueuse. Il me sembla

subitement que le secret caractère de la fille des Navagero

s'éclairait pour moi tout entier. N'était-elle pas la descendante

d'une de ces familles patriciennes où s'est transmis comme un héritage

séculaire le goût effréné du luxe et du plaisir? Elle dansait, pendant

que je m'abîmais ainsi dans ces réflexions, visiblement heureuse, et

je le devine aujourd'hui, m'attendant, s'étant parée pour moi. Ce

quelqu'un dont le vieux domestique parlait avec une familiarité toute

italienne, c'était moi, et la première parole qu'elle me dit, quand je

me décidai enfin à quitter mon poste d'observation pour venir la

saluer, n'avait pas d'autre sens. Son succès de cette soirée, la

fièvre du bal, la joie de se sentir si belle, allumaient dans ses

prunelles sombres, sur son teint éclatant, autour de ses cheveux à

reflet d'or comme une phosphorescence de bonheur qui s'éteignit à mon

approche. Une fois de plus elle avait lu sur ma physionomie cette

irritation intérieure dont elle devinait, comme l'habitude, la cause.

Mais cette fois j'eus la dureté, l'inqualifiable dureté de ne la lui

pas cacher.--«Qu'avez-vous?» me demanda-t-elle à voix basse, quand

nous pûmes causer tête à tête au milieu de cette foule dont

l'ondoiement bruyant exaspérait ma colère contre sa beauté. «Ne

suis-je donc pas à votre goût?...» Elle implorait une réponse amie, et

je lui dis:--«Qu'est-ce cela vous fait, pourvu que vous soyez au goût

du marquis Vanini?»--«Du marquis Vanini?» demanda-t-elle. Puis,

hautaine soudain:--«Que voulez-vous dire?» «Vous le savez bien...» lui

répondis-je... «Adieu!»--«Ne vous en allez pas,» reprit-elle en me

retenant, «vous me devez de vous expliquer. On vous a encore dit du

mal de moi et à propos de Vanini?...» Elle s'arrêta, et elle me

questionna brusquement:--«Et vous l'avez cru?»--«J'ai cru,»

répondis-je, «qu'une jeune fille qui ne veut pas être soupçonnée ne

doit pas être coquette comme vous venez de l'être avec lui, ni venir

au bal avec des toilettes comme celle que vous avez ce soir, quand

elle n'a pas le moyen de les payer...» Je prononçais le mot de démence

tout à l'heure, et vous voyez bien que c'était de la démence en effet,

puisque j'ajoutai:--«Quand elles les paie, ce luxe-là coûte trop

cher...» Je n'eus pas plus tôt dit cette phrase d'un sous-entendu

atroce que je la vis rougir, puis pâlir jusqu'à la naissance de ses

admirables cheveux. Un rire convulsif s'empara d'elle, et comme le

marquis Vanini passait à ce moment même, pas très loin de nous, elle

me lança un effrayant regard, et d'une voix très haute:--«Cher marquis,

voulez-vous que nous dansions cette valse?» Et déjà elle tournait

dans les bras de cet homme avec un air de défi triomphant où je voulus

voir à cette minute toute la fureur de l'hypocrisie démasquée...»

--«Et ensuite?...»

--«Je quittai le bal aussitôt,» fit-il tristement, «et Venise, le

lendemain matin. Je sentais qu'après cette horrible scène et ce

soupçon sur le coeur, je ne pourrais plus la revoir sans l'outrager.

Et je ne l'ai plus revue, et je n'ai plus rien su d'elle, je n'ai

voulu en rien savoir, mais je ne l'ai jamais oubliée!... Sentez-vous

maintenant à quelle profondeur le récit de Jessie Macdougall m'a remué,

et comprenez-vous ce qui m'a été soudain révélé,--tandis que cette

fille de millionnaire nous racontait en riant sa visite au palais

Navagero et cet achat de tableau? Vous étonnez-vous maintenant que je

veuille aller où je veux aller?...»

--«A Venise?» lui demandai-je.

--«A Venise.»

--«Mais puisque vous ne savez rien de cette pauvre fille. Et si vous

la trouvez mariée?»

--«Je lui aurai toujours demandé pardon,» dit-il.

--«Et l'autre?» continuai-je, «vous n'aviez donc pour elle aucun

sentiment?»

--«Pour miss Macdougall?... Avant aujourd'hui je croyais qu'elle me

plaisait assez pour que de l'épouser fût possible. A présent, c'est

très injuste, elle me fait horreur...»

L'eau profonde; Les pas dans les pas · 第 40 / 70 题