L'EAU MORTE

_A Charles Bourgault Ducoudray._

L'étang mystérieux dort parmi les bois sombres,

Eau de solitude, eau de silence, eau de songe,

Que le flot rose et blanc des bruyères prolonge;

Parfois des oiseaux noirs glissent comme des ombres

Entre les joncs tendus hors des sinistres ondes

Tels que des glaives d'or aux mains de reines blondes;

Et sous l'âpre soleil épars en rayons mornes

Les nymphéas chassés des limpides fontaines

Où boivent, à la nuit, les cerfs aux belles cornes,

Attendent tristement les étoiles lointaines.

La lyre héroïque et dolente · 第 115 / 136 题