Mais ce qui dépasse les limites de la vraisemblance, c’est la note

que nous donne le répertoire Tuetey, d’après cette pièce des Archives

nationales (F. IV, 1470) des 3 et 5 avril 1793: «On dénonce la présence

à Paris des ci-devant duc et duchesse d’Aiguillon: celle-ci, déguisée

en petite ouvrière, allait même au spectacle aux places de 12 sols. La

dame Pinard, de leur intimité, a dit à son mari que s’il n’était pas si

patriote, elle lui confierait bien des choses et que, pour l’empêcher

d’être assassiné, elle lui donnerait sous peu une médaille à l’effigie

de Louis Capet».

Que la jeune duchesse d’Aiguillon soit revenue en France, ce n’est pas

improbable; mais que le duc ait eu la témérité d’y reparaître, après

son bruyant départ de l’armée, c’est inadmissible. A vrai dire, les

trois quarts des dénonciations que dictait alors l’esprit de délation

et qu’enregistrait la police étaient aussi absurdes que celle-ci.

{A} Le château de Saint-Bihi, demeure patrimoniale des Mauron-Plélo,

avait été reconstruit, vers 1750, par le duc d’Aiguillon. Ce château

sert aujourd’hui de magasin à fourrages.

[629] Cet état, dit M. Tholin, n’existe plus.

[630] Archives départementales, série 9.

[631] Se trouve aux archives départementales.

[632] Ce très beau portrait se trouve dans l’_Intermédiaire des

chercheurs et des curieux_ du 10 septembre 1911.

[633] _Ruel_ (orthographe du XVIIIᵉ siècle que nous

avons adoptée) devint _Rueil_ avec la Révolution.

[634] Fermier-régisseur de la duchesse d’Aiguillon.

[635] Le cimetière se trouvait, à cette époque, dans un emplacement

situé maintenant rue de la Réunion et où se tient le marché.

[636] Comte de Quelen, cousin de la duchesse d’Aiguillon.

[637] Ce buste se trouve actuellement chez le marquis de Chabrillan.

Une grande dame de la cour de Louis XV: La duchesse d'Aiguillon (1726-1796) · 第 30 / 30 段