La conclusion, si toutefois il y en a une au chapitre antérieur, c'est
que l'opinion est une excellente soudure des institutions domestiques.
Il n'est pas impossible que je développe cette pensée avant d'achever
ce livre. Mais il est possible aussi que je n'y revienne plus. Quoi
qu'il en soit, l'opinion est une bonne soudure, aussi bien dans la
famille qu'en politique. Quelques métaphysiciens bilieux la
considèrent comme l'arbitre des gens médiocres et creux. Mais il est
évident que, quand bien même une décision aussi extrême ne
contiendrait pas sa propre condamnation, il suffirait de considérer les
effets salutaires de l'opinion pour en conclure qu'elle est l'œuvre
supérieure de la fine fleur du genre humain, c'est-à-dire de la
majorité.