JOAQUIM BORBA DOS SANTOS.

Je lus cette lettre, sans la bien comprendre. Elle était accompagnée

d'un écrin contenant une belle montre avec mes initiales gravées, et

cette dédicace: «Souvenir du vieux Quincas». Je repris la lettre, je

la relus en la ponctuant et en la méditant. La restitution de la montre

excluait toute idée de mauvaise plaisanterie. La lucidité, la

conviction, un peu prétentieuse il est vrai, paraissaient exclure toute

présomption de folie. Naturellement, Quincas Borba avait hérité de

quelqu'un de ses parents de Minas, et le bien-être l'avait rendu à sa

dignité première. C'est peut-être excessif. Il y a des choses que

l'on ne retrouve jamais intégralement, mais enfin, il n'était pas

impossible qu'il se fût régénéré. Je gardai la lettre et la montre,

et j'attendis la philosophie.

Mémoires Posthumes de Braz Cubas · 第 117 / 193 题