XLV. NOTES

Larmes et sanglots, la maison tendue de noir, un homme qui vient

habiller le cadavre, un autre qui prend les dimensions du corps, un

cercueil qu'on apporte, un catafalque que l'on dresse, de grands

chandeliers, des lettres de faire-part, des gens qui entrent, lentement,

à pas de loup, qui serrent la main aux personnes de la famille, les uns

tristes, les autres sérieux et muets, un prêtre et un sacristain, des

prières, des aspersions d'eau bénite, l'ensevelissent, le choc du

marteau sur les clous, six personnes qui s'emparent du cercueil,

l'emportent, descendent difficilement l'escalier malgré les cris, les

sanglots et les larmes renouvelées de la famille, et placent la caisse

funèbre sur le char; les courroies qu'on attache et que l'on serre, la

voiture qui se met en branle, et les autres voitures qui défilent une

à une... tous ces aspects qui paraissent une liste d'inventaire, sont

autant de notes que j'avais prises pour un chapitre triste et après

tout banal, que je n'écrirai pas.

Mémoires Posthumes de Braz Cubas · 第 58 / 193 题