-- Les flottes n'ayant pu agir en décembre, Napoléon emploie
l'hiver à organiser l'Italie. -- Transformation de la
République italienne en un royaume vassal de l'Empire français.
-- Offre de ce royaume à Joseph Bonaparte, et refus de
celui-ci. -- Napoléon se décide à poser la couronne de fer sur
sa tête, en déclarant que les deux couronnes de France et
d'Italie seront séparées à la paix. -- Séance solennelle au
Sénat. -- Second couronnement à Milan fixé au mois de mai 1805.
-- Napoléon trouve dans sa présence au delà des Alpes un moyen
de mieux cacher ses nouveaux projets maritimes. -- Ses
ressources navales se sont accrues par une soudaine déclaration
de guerre de l'Angleterre à l'Espagne. -- Forces navales de la
Hollande, de la France, de l'Espagne. -- Projet d'une grande
expédition dans l'Inde. -- Hésitation d'un moment entre ce
projet et celui d'une expédition directe contre l'Angleterre.
-- Préférence définitive pour ce dernier. -- Tout est préparé
pour exécuter la descente dans les mois de juillet et d'août.
-- Les flottes de Toulon, de Cadix, du Ferrol, de Rochefort, de
Brest, doivent se réunir à la Martinique, pour revenir en
juillet dans la Manche, au nombre de soixante vaisseaux. -- Le
Pape se dispose enfin à retourner à Rome. -- Ses ouvertures à
Napoléon avant de le quitter. -- Réponses sur les divers points
traités par le Pape. -- Déplaisir de celui-ci, tempéré
toutefois par le succès de son voyage en France. -- Départ du
Pape pour Rome, et de Napoléon pour Milan. -- Dispositions des
cours de l'Europe. -- Leur tendance à une nouvelle coalition.
-- État du cabinet russe. -- Les jeunes amis d'Alexandre
forment un grand plan de médiation européenne. -- Idées dont se
compose ce plan, véritable origine des traités de 1815. -- M.
de Nowosiltzoff chargé de les faire agréer à Londres. --
Accueil qu'il reçoit de M. Pitt. -- Le plan de médiation est
converti par le ministre anglais en un plan de coalition contre
la France. -- Retour de M. de Nowosiltzoff à Pétersbourg. -- Le
cabinet russe signe avec lord Gower le traité qui constitue la
troisième coalition. -- La ratification de ce traité est
soumise à une condition, l'évacuation de Malte par
l'Angleterre. -- Afin de conserver à cette coalition la forme
préalable d'une médiation, M. de Nowosiltzoff doit se rendre à
Paris pour traiter avec Napoléon. -- Inutiles efforts de la
Russie pour amener la Prusse à la nouvelle coalition. --
Efforts plus heureux auprès de l'Autriche, qui prend des
engagements éventuels. -- La Russie se sert de l'intermédiaire
de la Prusse, afin d'obtenir de Napoléon des passe-ports pour
M. de Nowosiltzoff. -- Ces passe-ports sont accordés. --
Napoléon en Italie. -- Enthousiasme des Italiens pour sa
personne. -- Couronnement à Milan. -- Eugène de Beauharnais
déclaré vice-roi. -- Fêtes militaires et visites à toutes les
villes. -- Napoléon invinciblement entraîné à certains projets
par la vue de l'Italie. -- Il projette d'expulser un jour les
Bourbons de Naples, et se décide immédiatement à réunir Gênes à
la France. -- Motifs de cette réunion. -- Constitution du duché
de Lucques en un fief impérial, au profit de la princesse
Élisa. -- Après un séjour de trois mois en Italie, Napoléon se
dispose à se rendre à Boulogne, afin d'exécuter la descente. --
Ganteaume à Brest n'a pu trouver un seul jour pour mettre à la
voile. -- Villeneuve et Gravina, sortis heureusement de Toulon
et de Cadix, sont chargés de venir débloquer Ganteaume, pour se
rendre tous ensemble dans la Manche. -- Séjour de Napoléon à
Gênes. -- Son brusque départ pour Fontainebleau. -- Tandis que
Napoléon prépare la descente en Angleterre, toutes les
puissances du continent préparent une guerre formidable contre
la France. -- La Russie, embarrassée par le refus de
l'Angleterre d'abandonner Malte, trouve dans la réunion de
Gênes un prétexte pour passer outre, et l'Autriche une raison
pour se décider sur-le-champ. -- Traité de subside. --
Armements immédiats obstinément niés à Napoléon. -- Celui-ci
s'en aperçoit, et demande des explications, en commençant
quelques préparatifs vers l'Italie et sur le Rhin. -- Persuadé
plus que jamais qu'il faut aller couper à Londres le noeud de
toutes les coalitions, il part pour Boulogne. -- Sa résolution
de s'embarquer, et son impatience en attendant la flotte
française. -- Mouvement des escadres. -- Longue et heureuse
navigation de Villeneuve et de Gravina jusqu'à la Martinique.
-- Premières atteintes de découragement chez l'amiral
Villeneuve. -- Brusque retour en Europe, et marche sur le
Ferrol pour débloquer ce port. -- Bataille navale du Ferrol
contre l'amiral Calder. -- L'amiral français pourrait
s'attribuer la victoire, s'il n'avait perdu deux vaisseaux
espagnols. -- Il a rempli son but en débloquant le Ferrol, et
en ralliant deux nouvelles divisions française et espagnole. --
Au lieu de prendre confiance, et de venir débloquer Ganteaume
pour se rendre avec cinquante vaisseaux dans la Manche,
Villeneuve déconcerté se décide à faire voile vers Cadix, en
laissant croire à Napoléon qu'il marche sur Brest. -- Longue
attente de Napoléon à Boulogne. -- Ses espérances en recevant
les premières dépêches du Ferrol. -- Son irritation lorsqu'il
commence à croire que Villeneuve a marché vers Cadix. --
Violente agitation et emportement contre l'amiral Decrès. --
Nouvelles positives des projets de l'Autriche. -- Brusque
changement de résolution. -- Plan de la campagne de 1805. --
Quelles étaient les chances de succès de la descente, manquée
par la faute de Villeneuve. -- Napoléon tourne définitivement
ses forces contre le continent. 269 à 468
FIN DE LA TABLE DU CINQUIÈME VOLUME.