L'an dernier, à pareille époque exactement (numéro du 10 août), nous
reproduisions la photographie d'un nid d'hirondelles bizarrement établi
sur la plate-forme d'une suspension de salle à manger, chez M. Edmond
Bey, à Marnay (Haute-Saône).
[Illustration: Un nid d'hirondelles juché sur des grappes de maïs
pendues au plafond d'une chambre de paysans à Marnay (Haute-Saône).
_Phot. M. Bey._]
Une chose plus curieuse encore vient de se produire dans la même
commune; des hirondelles--ne serait-ce point les petits des fantaisistes
oiseaux de l'an dernier?--ont établi leur nid, cette fois, chez une
vigneronne de Marnay, Mme Marcot, sur un paquet de grappes de maïs
suspendues au plafond, en avant de la vieille horloge familiale, dont on
aperçoit, sur la photographie reproduite ici, le cadran. Ce nid est si
fragilement installé que chaque fois que le père ou la mère viennent
apporter la becquée à leur progéniture, il se balance au mouvement que
font les petits pour recueillir leur nourriture. Ces bestioles sont
d'ailleurs si peu farouches qu'elles se laissent caresser par leurs
hôtes.