LA ROUTE DE QUÉBEC

1907

Il doit être difficile, pour ceux qui ne vivent pas en Angleterre, de se

rendre compte de la maladie mi-chancre et mi-moisissure qui s’est

abattue sur ce pays depuis deux ans. On en sent les effets à travers

l’Empire tout entier, mais au quartier général nous flairons la chose

dans l’air même, tout comme on sent l’iodoforme dans les tasses et les

tartines beurrées d’un thé d’hôpital. Autant qu’il est possible, au

milieu du brouillard actuel, de savoir la vérité, toutes les formes

imaginables d’incompétence générale ou particulière existantes ou créées

pendant la dernière génération se sont réunies en un énorme trust,

majorité unique formée de toutes les minorités, pour faire le jeu du

Gouvernement. Maintenant que ce jeu a cessé de plaire, les neuf dixièmes

des Anglais qui avaient confié le pouvoir à ces gens-là se mettent à

crier: «Si seulement nous avions su ce qu’ils allaient faire, nous

n’aurions jamais voté pour eux!»

Pourtant, ainsi que le reste de l’Empire s’en était bien aperçu à

l’époque même, ces hommes avaient toujours fait nettement comprendre

leurs sentiments et leurs intentions. Ils affirmaient d’abord, en ayant

soin de faire comprendre leurs idées au moyen de vastes images, que nul

avantage susceptible d’échoir à l’Empire Britannique ne pouvait

compenser la cruauté qu’il y avait à prélever chez le travailleur

anglais une taxe de vingt-cinq centimes par semaine sur certaines de ses

denrées alimentaires. Incidemment ils expliquèrent, de façon telle que

l’univers tout entier, à l’exception de l’Angleterre, les entendit, que

l’Armée était criminelle, bien des choses dans la Marine, inutiles;

qu’une moitié des habitants d’une des Colonies se livrait à l’esclavage,

accompagné de tortures, en vue de profits personnels, et qu’ils étaient

lassés et écœurés rien que d’entendre le mot Empire. Pour ces raisons

ils voulaient sauver l’Angleterre, pour ces raisons on les avait élus

avec le mandat précis, on l’aurait cru du moins, d’annihiler l’Empire,

ce fétiche sanglant, aussitôt que la chose serait possible. La situation

si enviable actuellement de l’Irlande, l’Égypte, l’Inde et l’Afrique du

Sud est le témoignage probant de leur honnêteté et de leur obéissance.

Sans compter que leur seule présence au pouvoir produisit partout chez

nous, au point de vue moral, le même effet que la présence dans une

classe d’un maître incompétent. Des boulettes de papier, des livres et

de l’encre se mirent à voler; on claqua des pupitres; ceux qui

essayaient de travailler reçurent dans les flancs des coups de plumes

malpropres; on lâcha des rats et des souris au milieu de cris de terreur

exagérés; et, comme à l’ordinaire, les gens les moins recommandables de

la classe furent les plus bruyants à proclamer leurs nobles sentiments

et leur douleur de se voir mal jugés. Pourtant les Anglais ne se sentent

pas heureux, et l’inquiétude et la mollesse ne font que s’accroître.

D’autre part,--et c’est à notre avantage--l’isolement où se trouvent les

gens incompétents appartenant à un des partis politiques a jeté les

extrémistes dans ce que le Babou dénomme «toute la crudité de leur _cui

bono_». Ceux-ci cherchent à satisfaire les deux désirs principaux de

l’homme primitif au moyen des derniers procédés de la législation

scientifique. Mais comment obtenir des aliments libres et l’amour,

dirons-nous, libre? dans l’espace restreint d’un acte de parlement, sans

vendre trop grossièrement la mèche? Voilà ce qui les ennuie tout de même

un peu. Il est facile d’en rire, mais nous sommes tellement liés

ensemble aujourd’hui, qu’une épidémie, survenant en, ce qu’on est

convenu d’appeler, «haut lieu», pourrait se propager, comme la peste

bubonique, avec chaque steamer. Je suis allé passer quelques semaines au

Canada l’autre jour, principalement pour échapper à cette Moisissure, et

aussi pour voir ce que devenait notre Frère Aîné. Avez-vous jamais

remarqué que le Canada a, somme toute, à peu près les mêmes problèmes à

démêler en bloc que ceux qui nous affligent, nous autres en particulier?

Par exemple il a à résoudre la complication bi-lingue, bi-législative,

bi-politique, et cela sous une forme encore plus désagréable que celle

qui existe dans l’Afrique du Sud, parce que,--différents en cela de nos

Hollandais,--les Français ne peuvent se marier en dehors de leur

religion; ils reçoivent leurs ordres de l’Italie--moins centrale parfois

que Pretoria ou Stellenbosch. Il souffre également des complications

qu’éprouve l’Australie au sujet des problèmes du Travail, sans cependant

connaître son isolement, mais a en plus à subir l’influence tant

manifeste que secrète du «Travail», retranché avec des armes et de forts

explosifs sur un sol voisin du sien. Et, pour compléter le parallèle, il

garde, bien enfoui derrière des montagnes, un petit rien de terre

anglaise, la Colombie Britannique qui ressemble à la Nouvelle Zélande;

et voici que déjà les habitants de cette île qui ne trouvent pas de

grands débouchés pour la jeunesse entreprenante dans leur propre pays,

se portent de plus en plus vers la Colombie Britannique.

Le Canada dans son temps a connu des calamités plus sérieuses que les

inondations, la gelée, la grande sécheresse et le feu--il a pavé

certaines étapes de la route menant vers sa nationalité avec les cœurs

brisés de deux générations; voilà pourquoi on peut, avec des Canadiens

de vieille souche, discuter d’affaires qu’un Australien ou qu’un

habitant de la Nouvelle Zélande ne comprendraient pas plus qu’un enfant

sain ne comprend la mort. En vérité nous sommes une étrange Famille!

L’Australie et la Nouvelle Zélande (la guerre avec les Maoris ne

comptant pas) ont tout eu pour rien. Le Sud-Africain donna tout et

obtint moins que rien. Le Canadien a donné et obtenu de toutes les

manières pendant près de 300 ans, et à cet égard il est le plus sage,

comme il devrait être le plus heureux, de nous tous. Il est curieux de

voir jusqu’à quel point il semble ne pas se rendre compte de la position

qu’il occupe dans l’Empire, peut-être parce que, récemment, ses voisins

l’ont gourmandé ou sermonné. Vous savez bien que lorsque nos hommes

d’État, venus de partout, se rassemblent, c’est un fait admis tacitement

que c’est le Canada qui prend la tête dans le jeu Impérial. Pour parler

franchement, c’est lui qui a vu quel était le but à atteindre il y a de

ça plus de dix ans, et c’est lui qui y a tendu de tous ses efforts

depuis. Voilà pourquoi son inaction, lors de la dernière Conférence

Impériale, a fait que tous ceux qu’intéressait la partie se sont demandé

pourquoi lui surtout, parmi nous tous, préférait se liguer avec le

général Botha et mettre obstacle à la ruée en avant. Moi aussi, j’ai

posé cette question à beaucoup de gens. On m’a répondu à peu près comme

il suit: «Nous nous sommes aperçu que l’Angleterre ne faisait pas de

points dans le jeu à ce moment-là. A quoi bon nous exposer à nous faire

rabrouer plus encore que nous venions de l’être? Nous nous sommes tenus

tranquilles.» C’était fort raisonnable, même presque trop probant. Il

n’était pas utile en effet que le Canada se comportât autrement, sinon

qu’il était l’aîné et qu’on s’attendait vraiment à plus de sa part. Il

se montre un peu trop modeste.

C’est ce point que nous avons discuté tout d’abord, en plein Atlantique,

bien à l’abri du vent, mais sous une fougue trempée (les interlocuteurs

coupant la conversation à intervalles irréguliers selon qu’ils tiraient

ou non sur leur pipe de tabac humide). Les passagers étaient presque

tous de purs Canadiens, nés pour la plupart dans les Provinces

Maritimes, où leurs pères disent «Canada» comme le Sussex dit

«Angleterre», mais que leurs affaires éparpillaient dans toutes les

régions du vaste Dominion. De plus ils étaient à l’aise les uns avec les

autres; ils avaient cette intimité agréable qui est la caractéristique

de toutes les branches de notre Famille et de tous les bateaux qu’elle

emprunte pour retourner au pays. Un bateau du Cap représente tout le

continent depuis l’Équateur jusqu’à Simon’s Town; un bateau de la

Compagnie d’Orient est australien en tout, et un vapeur C. P. R. ne

saurait être confondu avec quoi que ce soit d’autre que le Canada. C’est

dommage que l’on ne puisse être né en quatre endroits à la fois, sans

quoi l’on comprendrait tout de suite, sans perte de temps précieux, les

intonations de voix, les allusions voilées à la vie de toute notre

Famille. Ces grands gaillards, fumant dans la bruine, avaient l’espoir

dans les yeux, la croyance sur leurs langues, la force dans leurs cœurs.

Je songeais avec tristesse aux autres bateaux à l’extrémité sud de cet

océan--remplis, au moins d’un quart, de gens dépourvus de cet esprit-là.

Un jeune homme avait eu l’extrême bonté de m’expliquer en quoi le Canada

avait souffert de ce qu’il appelait «le lien impérial»; comment son pays

avait été de diverses façons mis à mal par les hommes d’État anglais

pour des raisons politiques. En réalité il ne savait pas son bonheur, et

ne voulait pas me croire lorsque j’essayais de le lui faire voir, mais

un homme vêtu d’un plaid (gentil garçon et qui connaissait bien

l’Afrique du Sud) déboucha brusquement d’un coin et l’assaillit avec un

tel luxe de faits et d’images que l’âme du jeune patriote s’en trouva

tout effarée. Le plaid termina sa bordée en affirmant--et personne ne

lui donna de démenti--que les Anglais étaient fous. C’est sur cette

note-là que prenaient fin tous nos entretiens.

C’était une expérience nouvelle, celle de se mouvoir dans une atmosphère

de dédain nouveau. On comprend, on accepte le mépris amer des

Hollandais; la colère désespérée de sa propre race résidant dans

l’Afrique du Sud fait partie encore, sans doute, du fardeau à supporter;

mais le mépris--profond, parfois enjoué, souvent étonné, toujours

poli,--que manifeste le Canada envers l’Angleterre d’aujourd’hui, blesse

tout de même un peu. Voyez-vous, cette dernière guerre[2]--cette guerre

si peu de mise, celle contre les Boërs, a été quelque chose de très réel

pour le Canada. Elle y envoya pas mal d’hommes, et un pays où la

population est clairsemée a plus de chance de s’apercevoir de l’absence

de ses morts que celui qui est très peuplé. Lorsque, à son point de vue,

ils sont morts, sans qu’il en soit résulté aucun avantage concevable,

moral ou matériel, ses instincts professionnels où, peut-être encore,

l’affection purement animale qu’elle porte à ses enfants font qu’elle se

souvient et garde rancune du fait bien longtemps après que celui-ci eût

dû être en toute décence oublié. J’ai été choqué de la véhémence avec

laquelle certains hommes (et même certaines femmes) m’en parlèrent.

D’aucuns allèrent jusqu’à débattre la question de savoir (sur le

vaisseau et ailleurs) si l’Angleterre continuerait à être de la Famille

ou bien si, ainsi que certain éminent politicien passait pour l’avoir

affirmé dans une conversation particulière, elle trancherait tout lien

pour éviter les frais. L’un d’eux disait, sans trace d’emportement,

qu’elle serait moins portée à se séparer de l’Empire d’un seul coup de

tête qu’à vendre politiquement ses rejetons un à un à toute Puissance

voisine qui menacerait son bien-être; chaque marché serait, en guise de

préliminaires, précédé d’un sonore dénigrement en règle de la victime

choisie. Il cita,--vraiment, la rancune de ces gens leur donne des

mémoires tenaces!--comme précédent et comme avertissement, la campagne

d’injures menée contre l’Afrique du Sud et qui avait duré cinq années.

[2] La guerre du Transvaal, 1899-1902.

Notre Parlement de Fumeurs se demanda ensuite par quels moyens, au cas

où cela arriverait, le Canada pourrait bien garder son identité intacte;

ce qui donna lieu à une des conversations les plus curieuses que j’aie

jamais entendues. On décida, selon toute apparence, qu’il pourrait, oh!

tout juste, s’en tirer en tant que nation si (mais c’était fort douteux)

l’Angleterre n’aidait pas d’autres peuples à l’assaillir. Or, il y a

vingt ans seulement on n’aurait jamais rien entendu de pareil. Si cela

paraît un peu fou, rappelez-vous que la Mère-Patrie passait aux yeux de

tous pour être une dame atteinte d’une forte attaque d’hystérie.

Au moment même où notre conversation prenait fin, un de nos douze ou

treize cents passagers de troisième classe se jeta par-dessus bord, tout

habillé d’un chaud pardessus et bien chaussé, dans une mer tumultueuse

et atrocement froide. Chaque horreur que renferme ce bas monde a le

rituel qui lui convient. Pour la cinquième fois--quatre fois par un

temps pareil--j’entendis s’arrêter l’hélice, je vis notre sillage

tournoyer comme une mèche de fouet lorsque notre grande ville flottante

fit violemment volte-face, l’équipage du bateau de sauvetage se

précipiter sur le pont, les officiers de bord grimper à toute vitesse

sur les haubans pour apercevoir, si c’était possible, la moindre trace

laissée par la malheureuse tête qui s’estimait si peu. Un bateau au

milieu des vagues ne peut rien voir. Il n’y avait, dès le premier

moment, rien à voir. Nous avons attendu, avons fait et refait l’espace

pendant une longue heure, tandis que tombait la pluie, que la mer

battait nos flancs et que la vapeur, en traînées lugubres, sortait

mollement par les échappements. Puis nous continuâmes notre route.

La rivière St-Laurent se comporta, le dernier jour de notre voyage, fort

dignement. Les érables bordant ses rives avaient changé leurs teintes,

étaient devenus rouge-sang, magnifiques comme les étendards de la

jeunesse perdue. Le chêne lui-même n’est pas plus arbre national que ne

l’est l’érable et son apparition bienvenue rendit les gens à bord plus

heureux encore. Un vent sec apportait l’odeur de propreté où entraient

toutes les odeurs mélangées qui émanent de leur Continent, bois scié,

terre vierge, fumée de bois, et ils la humèrent, tandis que leurs yeux

s’adoucissaient à mesure qu’ils identifiaient lieu après lieu, sur tout

le parcours de leur bien-aimée rivière, lieux où, en temps de congé, ils

jouaient, pêchaient et s’amusaient. Il doit être agréable d’avoir un

pays à soi, bien à soi, à faire parader. Et puis, comprenez-le bien, ils

ne se sont en aucune façon vantés, ils n’ont pas poussé de cris ni

d’exclamations bruyantes, ces gens-là, à la voix si égale, ces gens qui

rentraient chez eux. Non. Mais la joie de revoir leur pays natal était

simple, sincère. Ils disaient:--N’est-ce pas charmant? Ne le

trouvez-vous pas délicieux? Nous, nous l’adorons.

A Québec il y a un endroit, très infesté par les locomotives, tout comme

une soute à charbon, d’où s’élèvent les hauteurs que les soldats de

Wolfe escaladèrent en montant à l’assaut des Plaines d’Abraham.

Peut-être que de toutes les traces laissées dans l’ensemble de nos

possessions l’affaire de Québec s’adresse mieux à nos yeux et à nos

cœurs qu’aucune autre. Tout s’y rencontre: La France, partenaire jalouse

de la gloire de l’Angleterre sur terre et sur mer pendant huit cents

ans; l’Angleterre, déconcertée comme toujours, mais, par extraordinaire

ne s’opposant pas ouvertement à Pitt, lui qui comprenait; ces autres

peuples destinés à se séparer de l’Angleterre aussitôt que le péril

français serait écarté; Montcalm lui-même, condamné mais résolu; Wolfe,

l’artisan prédestiné, auquel l’achèvement final était réservé; et,

quelque part à l’arrière-plan, un certain Jacques Cook, capitaine de HMS

_le Mercure_ en train de faire de jolies, de fines cartes marines de la

rivière St-Laurent.

Pour toutes ces raisons les Plaines d’Abraham sont couronnées de toutes

sortes de belles choses--y compris une prison et une factorerie. L’aile

gauche de Montcalm est marquée par la prison et l’aile droite de Wolfe

par la factorerie. Mais heureusement un mouvement se dessine en vue

d’abolir ces ornements et de transformer le champ de bataille et ses

environs en un parc qui, par sa nature et par suite des associations qui

s’y rattachent, serait un des plus beaux de notre univers.

Pourtant, en dépit de prisons d’un côté et de couvents de l’autre,

malgré l’épave maigre et noire du pont du Chemin de Fer de Québec, qui

gît là dans la rivière tel un amoncellement de boîtes en fer blanc qu’on

y aurait déchargées, la Porte orientale du Canada est d’une noblesse,

d’une dignité ineffables. Nous l’avons aperçue de très bonne heure, à

l’instant où la face inférieure des nuages, se transformant en un rose

frileux, s’étalait au-dessus d’une ville hautement entassée, rêveuse, et

d’une pourpre crépusculaire. A la seconde même où pointait l’aube,

quelque chose qui ressemblait à la péniche appartenant en propre à

Haroun-al-Raschid et toute constellée de lumières multicolores glissa

sur les eaux gris-fer et alla se confondre avec les ténèbres d’une bande

de terre. Au bout de trois minutes elle réapparut, mais le plein jour

était également survenu; aussi fit-elle disparaître promptement sa tête

de mât, son gouvernail et l’électricité dans sa cabine, et se mua en un

bac de couleur terne, rempli de passagers glacés. J’en causais avec un

Canadien.--Ah, mais oui, répondit-il, c’est le vieux bâtiment un tel,

qui va à Port Levis, tout étonné comme le serait un habitant de Londres

si un étranger suivait d’un œil interrogateur un train de la Petite

Ceinture. C’était là sa Petite Ceinture, à lui, la Zion où il était bien

à l’aise. Ville majestueuse et majestueuse rivière, il attirait mon

attention sur elles, avec la même fierté tranquille que nous éprouvons,

nous, lorsqu’un étranger franchit notre seuil, qu’il s’agisse des eaux

de Southampton par une matinée grise à houle, du port de Sydney avec une

régate en pleine fête, ou de Table Mountain, radieuse et nouvellement

lavée par les pluies de Noël. Avec raison il s’était senti

personnellement responsable du temps qu’il faisait, de chaque enfilade

flamboyante recouverte d’érables, depuis que nous étions entrés dans la

rivière. (Celui qui vient du nord-ouest, dans ces régions, équivaut à

celui qui vient du nord-est ailleurs, et il se peut qu’il impressionne

d’une manière défavorable un invité).

Puis le soleil d’automne se leva, et l’homme sourit. Personnellement et

politiquement, disait-il, il détestait la ville,--mais c’était la

sienne.

--Eh bien, dit-il finalement, qu’en dites-vous? Pas trop mal, n’est-ce

pas?

--Oh, non, pas mal du tout, répondis-je; mais ce ne fut que plus tard

que je me rendis compte que nous venions d’échanger le mot de ralliement

qui fait le tour de tout l’Empire.

Lettres de voyage (1892-1913) · 第 17 / 37 题