FLORIA, seule.
=Silence d'un moment.=
FLORIA.--Sûrement, avec les chevaux de poste que nous trouverons sur la
route, nous pouvons être à Civita-Vecchia dans quatre heures!... Ah!
Dieu! quand je verrai les côtes d'Italie s'effacer au loin! Quelle
délivrance... =(Silence.)= Ah! je les entends marcher là-haut, sur la
plate-forme... Ils s'arrêtent!... C'est le moment... Pourvu, maintenant,
que l'on ne s'avise pas de réveiller l'autre, pour quelque affaire!...
=(Silence.)= Eh bien, qu'est-ce qu'ils attendent?... Cela devrait être
fait déjà!... Un retard peut tout perdre... Et puis, c'est odieux cette
attente!... Cela serre le coeur... J'ai beau savoir que ce n'est qu'un
jeu... la pensée qu'on va tirer sur lui!... Ah! mon Dieu! Mais allez
donc, allez donc! Finissez donc!... =(Détentions. Elle pousse un cri
d'effroi involontaire.)= Ah!... Je suis folle... C'est fait!... Allons,
maintenant! Ah! son manteau que j'oubliais!
=Elle prend le manteau et sort vivement par la gauche.=