17 mai 1833.

[Note 106: Il écrivait à M. Parent-Réal, son ancien collègue

au Tribunal, le 20 novembre 1831: «Nous avons vu quarante ans de

révolutions: pensez-vous que nous soyons à la fin? Nous avons vu aussi

tous les gouvernements qui se sont succédé l'un après l'autre, être

aveugles, égoïstes, dilapidateurs et insolents; aussi tous sont-ils

tombés.... _interea patitar justus_: la pauvre nation, victime

innocente, est livrée, comme Prométhée, au bec éternel des vautours.»

Ces phrases contrarient en un point ce qu'a dit M. Thiers dans le

discours, si judicieux d'ailleurs, qu'il prononça à l'Académie

française, en venant y succéder à l'aimable auteur des _Étourdis_: «M.

Andrieux est mort, content de laisser ses deux filles unies à deux

hommes d'esprit et de bien, content de sa médiocre fortune, de sa grande

considération, content de son siècle, content de voir la Révolution

française triomphante sans désordres et sans excès.» M. Andrieux, à tort

ou à raison, était moins optimiste que son spirituel panégyriste ne l'a

cru.]

Portraits littéraires, Tome I · 第 30 / 44 题