CHAPITRE III.

S'IL EST DE LA BIENSÉANCE QUE LES DAMES LAISSENT VOIR LEURS TÉTONS, ET

S'IL EST PERMIS AUX AMANTS DE LES TOUCHER.

La solution de ce problème présente de grandes difficultés, et pourrait

être la matière d'une longue et savante dissertation; mais les longs

ouvrages me font peur:

«Au lieu d'épuiser la matière,

Il n'en faut prendre que la fleur.»

Molière fait dire au Tartuffe, qu'un sein découvert blesse l'âme, et

fait naître de coupables pensées. Le petit-père André se récriait

là-dessus avec beaucoup de zèle dans un de ses sermons: «Quand vous

voyez, disait-il, ces tétons rebondis et qui se montrent avec tant

d'impudence, bandez, messieurs, bandez-vous les yeux.» Un autre

prédicateur turlupin, si ce n'est pas le même, défendait aux filles de

découvrir leurs seins, et d'en laisser approcher la main entreprenante

des amants; «car, disait-il pour terminer une violente sortie «quand la

Hollande est prise, adieu les Pays-Bas.» Il faisait, par ce mot de

Hollande, allusion au fichu de batiste ou de toile de Hollande qui

couvrait alors le sein de nos belles, un peu plus que leur gaze

très-claire ne le fait aujourd'hui.

On trouve dans le _Cabinet satyrique_, les vers suivants:

Éloge du sein des femmes Ouvrage curieux · 第 50 / 86 题