Les tétons des belles sont deux tours vivantes d'albâtres d'où l'Amour
blesse les amants. Ce sont deux écueils contre lesquels nos libertés
vont agréablement faire naufrage; deux mondes de beauté éclairés par
deux beaux soleils qui sont les yeux. Un auteur français les compare à
deux pommes et s'écrie:
Heureux qui peut monter sans bruit
Sur l'arbre qui porte ce fruit.
Au commencement du XVIIIe siècle, les dames portaient sur leur gorge
découverte des croix et des petits Saint-Esprit en diamants. Aussi, un
prédicateur s'écria-t-il un jour en chaire: «Bon Dieu! peut-on plus mal
placer la croix qui représente la mortification, et le Saint-Esprit,
auteur de toutes bonnes pensées.»
Voici une pièce manuscrite attribuée à Voisenon; j'ignore si elle a été
imprimée, mais comme elle est peu connue, les lecteurs seront sans
doute charmés de la trouver ici.