Je ne saurais assez vous exprimer la satisfaction que j'éprouve en
apprenant l'empressement avec lequel vous vous rendez à
l'invitation du gouvernement provisoire, de vous ranger,
conformément au décret du 2 de ce mois, sous les bannières de la
cause française.
Les services distingués que vous avez rendus à votre pays sont
reconnus généralement; mais vous y mettez le comble en rendant à
leur patrie le peu de braves échappés à l'ambition d'un seul homme.
Je vous prie de croire que j'ai surtout apprécié la délicatesse de
l'article que vous demandez, et que j'accepte relativement à la
personne de Napoléon. Rien ne caractérise mieux cette belle
générosité naturelle aux Français, et qui distingue
particulièrement le caractère de V. Exc.
Agréez les assurances de ma haute considération.
À mon quartier-général, le 4 avril 1814.
_Signé_: SCHWARTZENBERG.
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ART. 1er.
Les troupes françaises qui, par suite du décret du sénat du 2 avril,
quitteront les drapeaux de Napoléon Bonaparte, pourront se retirer en
Normandie avec armes, bagages et munitions, et avec les mêmes égards et
honneurs militaires que les troupes alliées se doivent réciproquement.