“L’Angleterre sera vengée par une femme de l’échec dont Messieurs Foggo
sont tombés les victimes. Madame Soyer de Londres nous a envoyé deux
morceaux exquis; si nous pouvions disposer d’une couronne au plus digne,
c’est assurément à elle que nous rendrions cet hommage; ne pouvant pas
présenter de lauriers, donnons lui la première place dans nos colonnes:
pour la correction du dessin, la vigueur, le modèle et la pureté du
coloris, ce sont là les qualités qui seraient enviées par les plus
habiles de nos maîtres. Mais ce que nous admirons par-dessus tout, dans
son sens le plus vrai, est la touche delicate, la douceur du coloris,
toujours plein de souplesse et de naïveté.”--_La Revue des Deux Mondes._
“_Une Glaneuse_, par Madame Soyer, de Londres, a passé inaperçu. Les
critiques et le public se sont bien gardés d’en parler, parce que ce
tableau, quoique renfermant de très grandes qualités, ne plaît pas au
premier abord. Nous ne connaissons point Madame Soyer; nous ne pourrions
même dire si ce nom est un pseudonyme, ou s’il est véritablement celui
de cette artiste. Ce qu’il y a de singulier, c’est que jamais aucune
femme n’a peint avec autant de verve, de chaleur et d’entrain. Madame
Soyer (en supposant toujours que Madame Soyer soit une femme) est aux
autres peintres ce que Madame George Sand est aux littérateurs. Nous
verrons plus tard si cette femme-peintre se soutiendra, et si ses
productions prochaines vaudront celles de cette année.”--_La Capitole,_
“The appearance of a very beautiful engraving of the picture of ‘The Jew
Lemon-sellers’ reminds us of the loss which art has sustained in the
death of Madame Soyer. This gifted lady, better known, perhaps, as Miss
Emma Jones, has been snatched away in the midst of a career, the opening
success of which fully justified the most flattering anticipations of
her numerous friends. Some of Madame Soyer’s pictures exhibited here
were the subjects of very general admiration, and such of our readers as
visited the last exhibition at Paris (where Madame Soyer was even more
popular than in England) will recall with pleasure her picture, in the
style of Murillo, of ‘The Two Israelites,’ which received so much praise
from the French critics. The devotion of Madame Soyer to the art which
she so much adorned by her talents is illustrated as much in the number
as in the excellence of her works, which form the basis of a lasting and
honorable fame. Although but twenty-nine years of age when she died, she
had already painted no less than 403 pictures. Many of them are in the
possession of the most distinguished collectors in this
country.”--_Morning Chronicle._