Muse, n’eschauffez plus ma veine;
De grâce, arrestez-vous un peu,
Ou m’inspirez un autre feu
Que celuy de vostre fontaine.
Je ne sçay quoy dedans mon cœur
Se glisse avec tant de douceur,
Que je suis forcé de me rendre:
Ha! Cloris, quand je m’en souviens,
Je m’imagine estre Lisandre,
Et me semble que je vous tiens.
VARIANTES
D’APRÈS LES
_POÉSIES NOUVELLES ET AUTRES ŒUVRES GALANTES DU SIEUR DE C..._
(PARIS, THÉODORE GIRARD, 1662, IN-12).
Strophe III.
Je va crier! Ne pensez pas...
Strophe V.
Dessous la jupe qui le cache...
Il prend ce sombre paradis...
L’on n’a jamais trouvé de jour.
Strophe VII.
Et qu’elle l’eût laissé tout faire.
Strophe VIII.
Et que pour le combler d’ennui.
Strophe IX.
Pleure mollement dans sa main.
La strophe X manque.
Strophe XI.
Ce chaud Priape de la Fable;
Mais, le trouvant froid et rampant,
Elle crut que c’étoit un diable...
Strophe XII.
De sur ce membre lâche et vain
Qu’elle sentit dessous sa robe...
Strophe XIII.
Elle repousse son amant.
Strophe XIV.
Parmi tant d’amour et d’ardeur,
Cette apparence de froideur...
Strophe XV.
Cloris toute seule est coupable.
Strophe XVII.
Si ma vie ne le fait pas.
Strophe XVIII.
Et quelle vit avec grand bruit
Porter dans la chambre prochaine
Les sombres flambeaux de la nuit.
Strophe XIX.
Comment lui résisteriez-vous?
Strophe XX.
Il se guinda légèrement
Et se laissa choir dans la rue,
D’où, pressé d’un mortel ennui
Et de la honte qui le tue,
Enfin il s’en alla chez lui.
Strophe XXI.
Poussé de la funeste envie
Que fait la honte et le remords,
Il souffrit plus de mille morts...
Il la ferma languissamment.
Strophe XXII.
Comme Ixion sur le nuage.
Strophe XXIII.
De la mort ou bien de l’amour.
Strophe XXIV.
Le brûlant désir qui le presse
Fait qu’après un léger repas
Il sort, il adresse ses pas
Vers le logis de sa maîtresse...
Et se glissant dans sa maison...
Strophe XXV.
Qu’en approchant de ce beau corps
Il eut de mouvemens étranges!
Strophe XXVI.
Et ses jupes et sa chemise.
Les deux strophes suivantes ne se trouvent pas dans le texte que nous
avons choisi comme l’original.
Aimant de la Nature humaine,
Bijou chatouilleux et cuisant,
Précipice affreux et plaisant,
Cruel repos, aimable peine.
Remède et poison de l’amour,
Bûcher ardent, humide four
Où les hommes se doivent cuire,
Jardin d’épines et de fleurs,
Sombre fanal qui fait reluire
Nos fortunes et nos malheurs;
Nid branlant qui nous sers de mue,
Asile où l’on est en danger,
Raccoursi qui fais allonger
La chose la moins étendue.
Fort qui se donne et qui se prend.
Œil couvert qui ris en pleurant,
Bel or, beau corail, belle ivoire.
Doux canal de vie et de mort
Où, pour acquérir de la gloire.
L’on fait naufrage dans le port.
Strophe XXVII.
Vivifiante sépulture.
Strophe XXVIII.
Mû d’amour et de charité.
Strophe XXIX.
Ce feu qui consume son cœur
Porte partout sa vive ardeur,
Éclate enfin sur son visage.
Strophe XXX.
Forcer les défenses secrètes...
Entrer, tout fier de ses conquêtes...
La strophe XXXII manque tout entière.
Strophe XXXIII.
Porta Cloris à cette plainte.
Strophe XXXIV.
Brûle jusqu’aux poissons dans l’onde...
Je ne veux rien aimer que vous.
Strophe XXXVI.
Mais les hommes sont infidèles,
Ils n’aiment jamais plus d’un jour,
Et souvent de tout leur amour
Ils ne retiennent que les ailes...
Strophe XXXVIII.
Mais secrètement l’on m’a dit
Que tous les Amours qui les virent
Sourioient de ce qui s’y fit.
Strophe XXXIX.
Et que plusieurs fois ces amants...
Leurs beaux corps se communiquèrent...
DOCUMENTS ET DISSERTATIONS
SUR
_L’OCCASION PERDUE RECOUVERTE_