«7 janvier 1814.
«J'ai l'honneur de vous rendre compte que j'ai beaucoup de déserteurs
parmi les soldats des départements du Mont-Tonnerre et de
Rhin-et-Moselle, et cela dans toutes les armes, chasseurs, hussards,
fantassins et cuirassiers.--Tous les Hollandais qui avaient été
incorporés sont partis.
«Le régiment de hussards hollandais ayant eu une trentaine de déserteurs
depuis quelques jours, j'ai pris le parti de faire démonter et désarmer
cinquante Hollandais qui lui restaient, et j'ai demandé les chevaux,
armes, etc., etc., au 10e régiment de hussards.
«Il se passe ici une chose très-fâcheuse pour le bien du service de Sa
Majesté, les autorités civiles et les gendarmes fuient avec une rapidité
dont rien n'approche, de manière qu'ils jettent l'alarme et nous privent
des secours qu'ils donneraient à l'armée.--Les gendarmes de Deux-Ponts
sont partis il y a quatre jours; le sous-préfet de Sarreguemines il y a
deux jours; il en est de même partout.»