La question de la population est passée au premier rang des
préoccupations nationales; aussi doit-on enregistrer avec une certaine
satisfaction les résultats de l'année qui vient de s'écouler.
Pendant l'année 1912, en effet, la balance des naissances et des décès
s'est soldée par un excédent de 57.911 naissances, tandis que l'année
1911 avait fourni un excédent de 34.869 décès.
Mais il faut noter que c'est à la diminution du nombre des décès que
l'on doit, en grande partie, de constater cet excédent de naissances.
En effet, le nombre des décès en 1912 a été inférieur de 84.243 unités
au nombre de 1911. En réalité, le nombre des naissances n'a augmenté que
de 8.587. L'écart total est donc de 92.780 unités.
Pendant la période 1907-1911, l'excédent annuel moyen des naissances sur
les décès a été de 16.025, nombre bien faible.
L'accroissement relatif de la population pour 10.000 habitants a été de
15 en 1912, tandis qu'il avait été de 18 en moyenne pendant la période
1901-1905, et de 7 seulement pendant la période 1906-1910.
Il avait fait place, en 1911, à une diminution de 9 pour 10.000
habitants.
En 1912, on a enregistré des excédents de naissances dans 56
départements, au lieu de 23 seulement en 1911.
_L'électrocution des animaux en Amérique._
La ligue protectrice des animaux de Boston a fort à faire; en 1911, elle
a dû recueillir 23.000 chats, 5.500 chiens, 175 chevaux, plus un grand
nombre de lapins, d'écureuils et d'oiseaux.
Devant les frais que nécessiterait l'entretien de tous ces abandonnés,
la ligue s'est donné pour mission de les faire mourir aussi doucement
que possible. Elle a installé à cet effet un matériel d'électrocution
qui permet à un seul homme de tuer 200 chats ou chiens en une heure. Il
faut faire passer le courant pendant une minute pour électrocuter un
chat; une demi-minute suffit pour un chien.
On détruit ainsi une moyenne de 2.500 animaux par mois.