On connaît le gaz à l'eau, produit par le passage de l'eau sur du
charbon porté au rouge, et l'on sait que ce gaz revient à un très bas
prix, à peine un centime et demi par mètre cube. Mais l'emploi de ce gaz
est très limité, en raison de la très forte proportion d'oxyde de
carbone qu'il contient, proportion qui peut aller jusqu'à 40%.
Un industriel anglais, mettant à profit une méthode due à un professeur
de l'Université de Toulouse, M. Sabatier, serait arrivé à débarrasser le
gaz à l'eau de son oxyde de carbone, et à produire finalement un gaz
dont le prix de revient serait encore très faible et dont le pouvoir
calorifique serait cependant d'environ 35% supérieur à celui du gaz
ordinaire.
On procède actuellement, à Lyon, à des expériences systématiques sur ce
nouveau produit, qui exigerait moitié moins de houille que le gaz
d'éclairage actuel, et s'accommoderait de houille de qualité secondaire.