Une action à peu près semblable s'était passée au pont de Spanden, qui

relevait du maréchal Bernadotte. Un retranchement en terre couvrait le

pont. Le 27e léger gardait ce poste, ayant en arrière les deux

brigades de la division Villatte. Dès le commencement de l'action, le

maréchal Bernadotte reçut au cou une blessure qui l'obligea de se

faire remplacer par son chef d'état-major, le général Maison, l'un des

officiers les plus intelligents et les plus énergiques de l'armée. Les

Russes joints ici aux Prussiens canonnèrent long-temps la tête de

pont, et, quand ils crurent avoir ébranlé les troupes qui la

défendaient, s'avancèrent pour l'escalader. Les soldats du 27e léger

avaient reçu ordre de se coucher par terre, afin de n'être pas

aperçus. Ils laissèrent arriver les assaillants jusqu'au pied du

retranchement, puis, par une décharge à bout portant, en abattirent

trois cents, et en blessèrent plusieurs centaines. Les Russes et les

Prussiens frappés de terreur se débandèrent et se retirèrent en

désordre. Le 17e de dragons débouchant alors de la tête de pont, se

jeta sur eux au galop, et en sabra bon nombre.

L'attaque ne fut pas poussée plus avant sur ce point. Elle n'avait pas

coûté à l'ennemi moins de 6 à 700 hommes. Notre perte était

insignifiante.

[En marge: L'accueil fait aux Russes dans l'attaque de nos

retranchements produit chez eux un commencement d'hésitation.]

Cette vigoureuse manière de recevoir les Russes, tout le long de la

Passarge, leur causa une surprise facile à concevoir, et produisit un

commencement d'hésitation dans des projets trop peu médités pour être

poursuivis avec persévérance. La colonne russe et prussienne des

généraux Kamenski et Rembow, battue à Spanden, attendit des ordres

ultérieurs, avant de s'engager dans de nouvelles entreprises. Le

lieutenant général Doctorow, arrêté au pont de Lomitten, remonta la

Passarge, pour se rapprocher du gros de l'armée russe. Le général

Benningsen, entouré à Quetz du plus grand nombre de ses troupes,

n'ayant pu enlever le corps du maréchal Ney, mais l'ayant obligé à

rétrograder, et ne se rendant pas compte encore de tous les obstacles

qu'il allait rencontrer, résolut un nouvel effort pour le lendemain,

contre ce même corps, objet de ses plus violentes attaques.

[En marge: Dispositions ordonnées par Napoléon à la nouvelle de

l'attaque tentée sur ses cantonnements.]

Six ou sept heures après ces tentatives simultanées sur la ligne de

la Passarge, Napoléon en recevait la nouvelle à Finkenstein, car il

était à peine à douze lieues du plus éloigné de ses lieutenants, et il

avait eu soin de préparer ses moyens de correspondance, de façon à

être informé des moindres accidents, avec une extrême promptitude. Il

était devancé de cinq jours seulement, puisque ses ordres avaient été

donnés pour le 10 juin. On ne le prenait donc pas au dépourvu. Ses

idées étant arrêtées pour tous les cas, aucune hésitation, et dès lors

aucune perte de temps ne devait ralentir ses dispositions. Il approuva

la conduite du maréchal Ney, lui adressa les éloges qu'il avait

mérités, et lui prescrivit de se retirer en bon ordre sur Deppen, et,

s'il ne pouvait défendre la Passarge à Deppen, de se replier à travers

le labyrinthe des lacs, d'abord à Liebemühl, puis à Saalfeld. Il

ordonna au maréchal Davout de se réunir immédiatement avec ses trois

divisions sur le flanc gauche du maréchal Ney, en se dirigeant vers

Osterode, ce qui était déjà exécuté, comme on l'a vu. Il enjoignit au

maréchal Soult de persister à défendre la Passarge, sauf à se retirer

sur Mohrungen, et de Mohrungen sur Saalfeld, s'il était forcé dans sa

position, ou si l'un de ses voisins l'était dans la sienne. Même

instruction fut envoyée au corps du maréchal Bernadotte, avec

indication de la route de Preuss-Holland sur Saalfeld, comme ligne de

retraite.

[En marge: Saalfeld indiqué comme premier point de concentration.]

Tandis que Napoléon ramenait sur Saalfeld ses lieutenants placés en

avant, il appelait sur ce même point ses lieutenants placés en

arrière. Il ordonna au maréchal Lannes de marcher de Marienbourg à

Christbourg et Saalfeld, au maréchal Mortier, qui était à Dirschau,

de suivre la même route, et à l'un comme à l'autre de prendre avec eux

le plus de vivres qu'ils pourraient. La cavalerie légère dut se réunir

à Elbing, la grosse cavalerie à Christbourg, et se diriger vers

Saalfeld. Les trois divisions de dragons qui campaient sur la droite à

Bischoffswerder, Strasburg et Soldau, eurent ordre de se rallier

autour du corps de Davout par Osterode. Tous devaient amener leurs

vivres au moyen des transports préparés d'avance. Il fallait

quarante-huit heures pour que ces diverses concentrations fussent

opérées, et que 160 mille hommes se trouvassent réunis entre Saalfeld

et Osterode. Napoléon fit en outre marcher sa garde de Finkenstein sur

Saalfeld, et s'apprêta lui-même à quitter Finkenstein le lendemain 6,

quand les mouvements de l'ennemi seraient plus prononcés et ses

desseins mieux éclaircis. Il renvoya sa maison à Dantzig, ainsi que M.

de Talleyrand, qui était peu propre aux fatigues et aux dangers du

quartier général.

[En marge: Continuation de la belle retraite du maréchal Ney.]

Le 6 en effet les colonnes russes, chargées de poursuivre l'attaque

commencée contre le corps du maréchal Ney, étaient plus concentrées

par suite du mouvement offensif qu'elles avaient exécuté la veille, et

le maréchal Ney allait avoir sur les bras 30 mille hommes d'infanterie

et 15 mille de cavalerie. Après les pertes essuyées le jour précédent,

il ne pouvait opposer que 15 mille hommes à l'ennemi. Mais il avait

d'avance pourvu à tout. Il avait envoyé au delà de Deppen ses blessés

et ses bagages, pour que la route fût libre et que son corps d'armée

ne rencontrât aucun obstacle sur son passage. Au lieu de décamper à

la hâte, le maréchal Ney attendit fièrement l'ennemi, les brigades

dont se composaient ses deux divisions étant rangées en échelons, qui

se débordaient les uns les autres. Chaque échelon, avant de se

retirer, fournissait son feu, souvent même chargeait à la baïonnette,

après quoi il se repliait, et laissait à l'échelon suivant le soin de

contenir les Russes. Sur un sol découvert, avec des troupes moins

solides, une pareille retraite aurait fini par une déroute. Mais grâce

à un habile choix de positions, grâce aussi à un aplomb extraordinaire

chez ses soldats, le maréchal Ney put mettre plusieurs heures à

franchir un espace qui était de moins de deux lieues. À chaque instant

il voyait une multitude de cavaliers se jeter en masse sur ses

baïonnettes; mais tous leurs efforts venaient échouer contre ses

carrés inébranlables. Arrivé près d'un petit lac, l'ennemi commit la

faute de se diviser, afin de passer partie à droite du lac, partie à

gauche. L'intrépide maréchal, saisissant l'à-propos avec autant de

résolution que de présence d'esprit, s'arrête, reprend l'offensive

contre l'ennemi divisé, le charge avec vigueur, le repousse au loin,

et se ménage ainsi le temps de regagner paisiblement le pont de

Deppen, derrière lequel il devait être à l'abri de toute attaque.

Parvenu en cet endroit, il plaça avantageusement son artillerie, en

avant de la Passarge, et, dès que l'ennemi essayait de se montrer, il

le criblait de boulets.

[En marge: Immobilité des Russes sur tous les points autres que celui

de Deppen pendant la journée du 6 juin.]

Cette journée, qui nous coûta quelques centaines d'hommes, mais deux

ou trois fois plus à l'ennemi, ajouta encore à l'admiration

qu'inspirait dans les deux armées l'intrépidité du maréchal Ney. Sur

notre gauche, le long de la basse Passarge, les colonnes russes

demeurèrent immobiles, attendant le résultat de l'action engagée entre

Guttstadt et Deppen. À notre droite, le corps du maréchal Davout, en

marche dès la veille, s'était porté, sans accident, sur le flanc du

maréchal Ney, afin de le soutenir, ou de gagner Osterode.

[En marge: Napoléon se rend de sa personne au quartier général du

maréchal Ney.]

Avec de tels lieutenants, avec de tels soldats, les combinaisons de

Napoléon avaient, outre leur mérite de conception, l'avantage d'une

exécution presque infaillible. Le 6 au soir, Napoléon après avoir

dirigé sur Saalfeld tout ce qui était en arrière, s'y rendit de sa

personne, pour juger les événements de ses propres yeux, pour y

recueillir ses lieutenants, s'ils étaient repoussés, ou pour diriger

sur l'un d'eux la masse de ses troupes, s'ils avaient réussi à se

maintenir, afin de prendre l'offensive à son tour avec une supériorité

de forces écrasante. Arrivé à Saalfeld, il apprit que sur la basse

Passarge le plus grand calme avait régné dans la journée, que sur la

haute Passarge l'intrépide Ney avait opéré la plus heureuse des

retraites vers Deppen, et que le maréchal Davout se trouvait déjà en

marche sur le flanc droit du maréchal Ney, vers Alt-Ramten. Les choses

ne pouvaient se mieux passer.

Le lendemain 7, Napoléon résolut d'aller lui-même à Deppen aux

avant-postes, et laissa l'ordre à tous les corps qui marchaient sur

Saalfeld, de le suivre à Deppen. Le 7 au soir, il fut rendu à

Alt-Reichau, et ayant encore appris là que tout continuait à demeurer

tranquille, il se transporta le 8 au matin à Deppen, félicita le

maréchal Ney ainsi que ses troupes de leur belle conduite, vit

l'armée russe immobile, comme une armée dont le chef incertain ne sait

plus à quel parti s'arrêter, et ordonna une forte démonstration pour

juger de ses véritables desseins. Les Russes la repoussèrent de

manière à prouver qu'ils étaient plus enclins à rétrograder, qu'à

persister dans leur marche offensive.

[En marge: Le général Benningsen passe tout à coup de l'offensive à la

défensive.]

[En marge: Retraite de l'armée russe sur Heilsberg.]

Le général Benningsen en effet, voyant l'inutilité des efforts tentés

contre le corps du maréchal Ney, le peu de succès obtenu sur les

autres points de la Passarge, et surtout la rapide concentration de

l'armée française, reconnut bien vite qu'un mouvement plus prononcé

sur Varsovie, avec Napoléon sur son flanc droit, ne pourrait le

conduire qu'à un désastre. Il prit donc le parti de s'arrêter. Après

avoir passé la journée du 7 à Guttstadt, dans une perplexité naturelle

en de si graves circonstances, il se décida enfin à repasser l'Alle,

et à se porter sur Heilsberg, pour y occuper la position défensive

qu'il avait depuis long-temps préparée, au moyen de bons ouvrages de

campagne. Le 7 au soir, il prescrivit à son armée un premier mouvement

rétrograde jusqu'à Quetz. Le 8, apprenant la marche de la plupart des

corps français sur Deppen, il se confirma dans sa résolution de

retraite, et enjoignit à toutes ses divisions de se diriger sur

Heilsberg en descendant l'Alle. La partie de ses troupes, qui s'était

le plus avancée entre Guttstadt et Deppen, dut se dérober à l'instant

même, en repassant l'Alle immédiatement et en gagnant Heilsberg par la

rive droite. Quatre ponts furent jetés sur l'Alle, pour rendre ce

passage plus facile. Le prince Bagration fut chargé de couvrir cette

retraite avec sa division et avec les Cosaques. Les autres colonnes,

qui s'étaient moins engagées dans cette direction, durent simplement

regagner par Launau et par la rive gauche, la position d'Heilsberg. La

plus éloignée des colonnes russes, celle du général Kamenski, laquelle

avait attaqué de concert avec les Prussiens la tête de pont de

Spanden, eut ordre de se retirer par Mehlsack, ce qui lui donnait à

parcourir la base du triangle formé par Spanden, Heilsberg et

Guttstadt. Elle laissa l'infanterie des Prussiens au général Lestocq,

et n'emmena avec elle que leur cavalerie. Le général Lestocq dut se

reporter en arrière pour couvrir Koenigsberg, avec grand danger d'être

coupé de l'armée russe; car, suivant les bords de la mer, tandis que

le général Benningsen suivait les bords de l'Alle, il allait être

séparé de celui-ci par une distance de 15 à 18 lieues.

Le 8 au soir, l'armée russe était en pleine retraite. Le 9, elle

achevait de franchir la Passarge autour de Guttstadt, lorsque

survinrent les Français. Déjà en effet une portion considérable de nos

troupes se trouvait réunie autour de Deppen. Lannes parti de

Marienbourg, la garde de Finkenstein, Murat de Christbourg, et arrivés

tous à Deppen le 8 au soir, formaient avec le corps du maréchal Ney

une masse de 50 à 60 mille hommes. Ils pressèrent l'ennemi vivement.

La cavalerie de Murat, traversant l'Alle à la nage, se jeta sur les

pas du prince Bagration. Les Cosaques firent meilleure contenance que

de coutume, se serrèrent en masse autour de l'infanterie russe, et

supportèrent bravement, pour des partisans, le feu de notre

artillerie légère.

[En marge: Napoléon poursuit l'armée russe avec une masse de 125 mille

hommes.]

Pendant ce temps le maréchal Soult, franchissant par ordre de Napoléon

la Passarge à Elditten, rencontra le corps du général Kamenski, vers

Wolfsdorf, culbuta l'un de ses détachements, et lui fit beaucoup de

prisonniers. Le maréchal Davout, redressé dans sa direction, depuis

qu'au lieu de se retirer on marchait en avant, s'approchait de

Guttstadt. Napoléon allait donc avoir sous la main les corps des

maréchaux Davout, Ney, Lannes, Soult, plus la garde et Murat, qui ne

le quittaient jamais, plus le maréchal Mortier, qui suivait à une

marche en arrière. C'était une force de 126 mille hommes[35], sans y

comprendre le corps de Bernadotte, qui restait sur la basse Passarge,

et qu'il fallait y laisser deux ou trois jours pour observer la

conduite des Prussiens. Mais, une fois les Prussiens ramenés en

arrière par notre marche en avant, Napoléon pouvait toujours attirer à

lui le corps du maréchal Bernadotte, et avoir ainsi à sa disposition

150 mille combattants, n'étant privé que du corps de Masséna,

indispensable sur la Narew. Le général Benningsen au contraire, séparé

comme Napoléon du corps laissé sur la Narew (18 mille hommes), et

condamné en descendant l'Alle à se séparer de Lestocq (18 mille

hommes), n'allait se trouver en présence de Napoléon qu'avec la masse

centrale de ses forces, c'est-à-dire avec environ 100 mille hommes,

affaiblis de 6 ou 7 mille, morts ou blessés, restés au pied de nos

retranchements.

[Note 35:

Davout 30 mille.

Ney 15

Lannes 15

Soult 30

La garde 8

Murat 18

Mortier 10

--------

126 mille.]

[En marge: Marche de Napoléon, et intention de cette marche.]

Le plan de Napoléon fut bientôt arrêté, car ce plan était la

conséquence même de tout ce qu'il avait prévu, voulu et préparé,

pendant les quatre derniers mois. En effet, depuis que, par la savante

disposition de ses cantonnements entre la Passarge et la basse

Vistule, par la forte occupation de Braunsberg, Elbing, Marienbourg,

par la prise de Dantzig, il s'était rendu invincible sur sa gauche et

vers la mer, il avait réduit les Russes à attaquer sa droite,

c'est-à-dire à remonter l'Alle pour menacer Varsovie. Dès lors sa

manoeuvre était toute tracée. À son tour il devait se porter en avant,

déborder la droite des Russes, les couper de la mer, les rejeter sur

l'Alle et la Prégel, les devancer à Koenigsberg et prendre sous leurs

yeux ce précieux dépôt, où les Prussiens avaient renfermé leurs

dernières ressources et les Anglais envoyé les secours promis à la

coalition. Plus il trouverait les Russes engagés sur le cours

supérieur de l'Alle, et plus grand devait être le résultat de cette

manoeuvre. Ils venaient à la vérité de s'arrêter brusquement pour

redescendre l'Alle par la rive droite. Mais Napoléon allait la

descendre à leur suite par la rive gauche, avec la presque certitude

de les gagner de vitesse, d'arriver aussitôt qu'eux au confluent de

l'Alle et de la Prégel, et de leur faire essuyer en route quelque

grand désastre, s'ils voulaient repasser cette rivière devant lui,

pour marcher au secours de Koenigsberg.

Des vues si profondément méditées, et depuis si long-temps, devaient

se changer bien vite en dispositions formelles, et sans qu'il y eût un

seul instant perdu à délibérer. Napoléon, dès le 9, ordonna au

maréchal Davout de se réunir immédiatement à la droite de l'armée, au

maréchal Ney de se reposer un jour à Guttstadt de ses durs combats

pour rejoindre ensuite, au maréchal Soult, qui était un peu à gauche

près de Launau, de longer le cours de l'Alle, pour gagner Heilsberg,

précédé et suivi de la cavalerie de Murat, au maréchal Lannes

d'accompagner le maréchal Soult, au maréchal Mortier enfin de hâter le

pas pour faire sa jonction avec le gros de l'armée. Lui-même avec la

garde suivit ce mouvement, et prescrivit au corps du maréchal

Bernadotte, commandé temporairement par le général Victor, de se

concentrer sur la basse Passarge, afin de se porter au delà, dès que

les projets de l'ennemi sur notre gauche seraient mieux éclaircis.

[En marge: Marche générale sur Heilsberg.]

Le 10 juin, en effet, on marcha par la rive gauche de l'Alle sur

Heilsberg. Il fallait franchir un défilé près d'un village appelé

Bewerniken. On y trouva une forte arrière-garde, qui fut bientôt

repoussée, et on déboucha en vue des positions occupées par l'armée

russe.

[En marge: Le général Benningsen s'arrête à Heilsberg pour y tenir

tête à l'armée française.]

Après tant de démonstrations présomptueuses, le général ennemi devait

éprouver la tentation de ne pas fuir si vite et de s'arrêter afin de

combattre, surtout dans une position où beaucoup de précautions

avaient été prises pour rendre moins désavantageuses les chances d'une

grande bataille. Mais c'était peu sage, car le temps devenait

précieux, si on voulait n'être pas coupé de Koenigsberg. Néanmoins,

l'orgueil parlant plus haut que la raison, le général Benningsen

résolut d'attendre devant Heilsberg l'armée française.

[En marge: Description de la position retranchée d'Heilsberg, et de

l'ordre de bataille adoptée par les Russes.]

[En marge: Bataille d'Heilsberg.]

[En marge: Conséquences de la bataille d'Heilsberg.]

Histoire du Consulat et de l'Empire, (Vol. 07 / 20) faisant suite à l'Histoire de la Révolution Française · 第 41 / 49 段