NOTES.

[224] Voy. tome 1, pp. 5, 83, et t. 2, p. 403.

[225] Voy. le tome 1, pp. 5, 83, et le t. 2, p. 403.

[226] Voy. le tome 1, p. 5, 7, 36.

[227] C'est-à-dire «Il dépensa tout ce qu'il avoit pour acheter

des habits élégants.»

[228] Le maréchal de La Ferté n'étoit pas gouverneur de la

Lorraine; mais il avoit, en Lorraine, les gouvernements des pays

et évêchés de Metz et de Verdun, puis des villes et citadelles de

Metz et de Moyenvic.

[229] Il est noir. (_Note du texte._)

[230] Le marquis de Beuvron étoit lieutenant général de

Normandie et gouverneur du vieux palais de Rouen.

[231] _Conf._ t. 2, p. 443.

[232] A chaque instant, sous le moindre prétexte, on faisoit

partir pour l'Amérique les femmes publiques. (Voy. t. 2 pp. 123

et 136.)

[233] Fils de Noël de Bullion, seigneur de Bonnelle, et de

mademoiselle de Prie, Charlotte de Toussy. (Voy. t. 1, p. 82-83.)

[234] Mademoiselle de La Ferté, Catherine-Henriette de

Senneterre (Saint-Nectaire), se maria en effet dans la maison de

Bullion, à laquelle appartenoit le marquis de Fervaques. Elle

épousa François de Bullion, marquis de Longchêne, cousin-germain

de Fervaques, qui mourut sans alliance. Mademoiselle de La Ferté,

née en 1662, étoit bien jeune, on le voit, au temps où madame

d'Olonne avoit si fort à coeur de la marier.

[235] Alphonse Noël, marquis de Fervaques, fut en effet gouverneur

des pays et comtés du Maine, Laval et Perche, mais après 1669,

époque où le duc de Tresme occupoit encore cette charge. Il fut

aussi capitaine lieutenant des chevau-légers de la Reine.

[236] Voy. tome 1, p. 82, 265.

[237] Charles-Denys de Bullion devoit, en effet, après la mort

de son frère, qui ne laissa pas de postérité, hériter de tous les

biens de la famille. Il fut prévôt de Paris et gouverneur du Maine.

[238] Voy. t. 2, p. 402-403. Le duc de Longueville étant né en

1649, il semble que nous soyons à peine arrivés à l'année 1669; il

y a ici une contradiction avec ce qui est dit deux pages plus

haut, où l'on montre M. de Fervaques gouverneur du Maine.

[239] Jean-Louis de Fiesque, comte de Lavagne, fils de

Charles-Léon, comte d'Harcourt, et de Gilonne d'Harcourt, veuve du

marquis de Piennes. C'est à lui que Louis XIV fit donner par les

Génois une somme de 300,000 fr. pour le dédommager de la

confiscation faite, au XVe siècle, du comté de Lavagne.

[240] _Var._: Edit. 1754: effronterie.

[241] Antoine Ruzé, marquis d'Effiat, chevalier des ordres du Roi,

premier écuyer de Philippe, duc d'Orléans. Il fit partie du

conseil de régence pendant la minorité de Louis XV. Né en 1638, il

mourut en 1719, sans laisser de postérité. Cf. t. 2, p. 406.

[242] Mademoiselle de Fiennes étoit fille d'un fils de la nourrice

de la reine d'Angleterre, lequel avoit épousé, à vingt-deux ans,

une dame d'atours de cette reine. Madame de Fiennes avoit quarante

ans au moment où elle se maria ainsi par amour; et mademoiselle de

Montpensier, qui avoit tant de raisons pour n'être pas sévère, lui

reproche cette folie qui l'a faite «belle-fille de madame la

nourrice, belle-soeur de toutes ses femmes de chambre, et femme

d'un jeune homme de vingt-deux ans, sans bien, sans charge, parce

qu'il est beau et bien fait.» Elle la blâme ensuite de n'avoir

déclaré son mariage que quand elle étoit prête d'accoucher de

cette fille dont il est ici question.

[243] L'hôtel de La Ferté faisoit l'admiration de Paris. Isolé,

entouré de quatre rues, il étoit «le seul à Paris qui fût de cette

manière», dit Sauval. Sa grande galerie, sa chapelle, la plus

grande de toutes celles qui étoient dans des palais ou des hôtels

particuliers, sa grande basse-cour, son écurie, voûtée, soutenue

par deux rangs de colonnes et assez grande pour recevoir

quatre-vingts chevaux, sa grande serre d'orangers, faisoient qu'on

disoit à Paris: Senneterre-la-Grande. Non-seulement, dit encore

Sauval, toutes ces pièces sont grandes, mais encore il n'y a point

de maison à Paris où on les rencontre toutes ensemble d'une

grandeur si considérable. Sa galerie est bordée de tableaux où

Perrier, Mignard, Hyacinthe et Evrard ont peint une partie de

l'histoire d'Aminthe. Le maréchal de La Feuillade acheta dans la

suite cet hôtel, et c'est sur l'emplacement qu'il occupoit que fut

construite la place des Victoires.

[244] La promenade du Cours-la-Reine avoit perdu en partie sa

vogue, et le beau monde alloit alors beaucoup du côté de la porte

Saint-Antoine: les allées de Vincennes, d'un côté, et, d'un autre,

un boulevard qui commençoit à s'ouvrir et qui devoit plus tard

s'étendre jusqu'à la porte Saint-Honoré, en passant par les portes

Saint-Martin et Saint-Denis, attiroient la foule en été.

[245] Voy. le texte des pages 409 et suivantes, et la note, p.

411, t. 2.

[246] La terre de la Loupe donnoit son nom à la branche de la

famille d'Angennes à laquelle appartenoient et madame d'Olonne et

madame de la Ferté.

[247] En 1672.

[248] Soeur de Lauzun. Voy. t. 2, _passim_, et ci-dessous, p.

322.

[249] Louis de Bechameil, marquis de Nointel, né vers 1617, étoit

alors conseiller au Parlement et secrétaire du Conseil; il devint

plus tard, en 1674, maître des requêtes ordinaires de l'hôtel du

Roi. Il fut aussi intendant de Bretagne.

[250] Voy. ci-dessus t. 2, p. 412.

[251] Madame de Nogent, soeur de Lauzun, n'étoit pas la seule des

femmes qui formoient une sorte de cour auprès du jeune duc de

Longueville. Madame de Thianges, madame d'Uxelles et beaucoup

d'autres, dit Mademoiselle de Montpensier, étoient fort de ses

amies. (Voy. ci-dessus t. 2, p. 412-413, note.)--Diane-Charlotte

de Caumont-Lauzun, née en 1632, étoit mariée depuis neuf ans

environ (28 avril 1663) à Arnauld de Bautru, comte de Nogent. Elle

avoit quarante ans à l'époque du voyage de Flandre. Elle vécut

jusqu'en 1720, atteignant ainsi sa quatre-vingt-huitième année.

[252] Les louis, les écus au soleil, étoient des pièces de monnoie

d'or marquées d'un soleil. On connoît le vers de Régnier:

Je fis, dans un escu, reluire le soleil.

[253] Le manteau étoit une des parties obligées du costume. On le

portoit en été, dit Furetière, par ornement, comme en hiver pour

se garantir du froid et de la pluie. Les gens de robe, comme

Bechameil, et les gens d'église, portoient le manteau long.

[254] Terme de partisan, pour dire enchère. (_Note du texte._)

[255] Voy. ci-dessus, p. 228.

[256] Voy. ci-dessus, t. 2, p. 411, note 340. Le Roi fut heureux

de l'occasion qui se présenta de légitimer un enfant sans nommer

la mère. Ce fut pour lui un précédent dont il devoit s'autoriser.

Mademoiselle de Montpensier n'en fait pas mystère: «Pendant que

j'étois sur le chapitre de M. de Longueville, dit-elle (édit de

Maëstricht, t. 6, p. 360), j'ai oublié de dire qu'il déclara un

bâtard qu'il avoit au Parlement, afin de le rendre capable de

posséder le bien qu'il lui voudroit donner: on ne nomma pas la

mère. Comme il faut pour cela des lettres patentes du Roi, elles

furent accordées sans peine. On déclara alors M. du Maine et

mademoiselle de Nantes; je ne me souviens pas si M. le comte de

Vexin et mademoiselle de Tours le furent en même temps. La mère du

chevalier de Longueville étoit une femme de qualité dont le mari

étoit vivant. Il disoit à tout le monde, dans ce temps-là: «Ne

savez-vous point qui est la mère du chevalier de Longueville?»

Personne ne lui répondoit, quoique tout le monde le sût.»

[257] Les lettres d'Etat étoient celles que le Roi donnoit aux

ambassadeurs, aux officiers de guerre et à tous ceux qui sont

absents pour le service de l'Etat. Elles portoient surséance de

toutes les poursuites qu'on pouvoit faire en justice contre eux.

Elles ne s'accordoient que pour dix mois; mais, dit Furetière, qui

fait d'une définition une satire politique, on les renouvelle tant

que le prétexte dure.

[258] Le pamphlet marche, on le voit, assez vite. La mort du duc

de Longueville, dont nous ne sommes pas encore bien éloignés, est

de 1672. Nous sommes maintenant amenés à la mort du maréchal de La

Ferté. Le maréchal mourut le 27 septembre 1681, âgé de

quatre-vingt-un ans.

[259] Yolande-Julie, fille de Louis II de La Trémouille, premier

duc de Noirmoutier, et de Renée-Julie Aubery, qu'il avoit épousée

en 1640, épousa, le 31 décembre 1675, François de la Trémouille,

marquis de Royan, grand sénéchal de Poitou et gouverneur de

Poitiers. Celui-ci étoit fils de Philippe de La Trémouille, et,

par conséquent, frère de ce Louis de La Trémouille, comte

d'Olonne, qui avoit épousé la soeur de la maréchale de La Ferté.

[260] Voy. la note précédente.

[261] La mère de madame de Royan étoit Renée-Julie Aubery, à qui

les chansons n'ont guère reproché que d'avoir désiré l'honneur du

tabouret chez la Reine, c'est-à-dire le titre de duchesse. Elle

mourut en 1679, quatre ans après le mariage de sa fille. (Cf.

_Dictionnaire des Précieuses_, t. 2, p. 139.)

[262] Henri-François de Saint-Nectaire, né le 23 janvier 1657,

duc par la démission de son père, agréée par le Roi le 8 janvier

1678. Colonel d'un régiment d'infanterie, puis brigadier, puis

maréchal de camp et enfin lieutenant général; il fut aussi

gouverneur de Metz et pays Messin, ville et évêché de Verdun, Vic

et Moyenvic, aussi par la démission du maréchal son père. Le duc

de La Ferté, qui avoit épousé, le 18 mars 1675, Marie-Isabelle de

La Mothe-Houdancourt, fille du maréchal de ce nom, mourut le 1er

août 1703, âgé seulement de quarante-six ans.--Cf. t. 2, p. 424.

[263] Voy. la note précédente.

[264] Joachim de Dreux étoit conseiller au Grand Conseil depuis

l'année 1681. Il étoit docteur de Sorbonne et avoit été chanoine

de l'Eglise de Paris.

[265] Voy. ci-dessus, et t. 2, p. 420.

[Cul-de-lampe]

LA FRANCE

DEVENUE

ITALIENNE

AVEC LES AUTRES DÉSORDRES

DE LA COUR.

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Histoire amoureuse des Gaules; suivie des Romans historico-satiriques du XVIIe siècle, Tome III · 第 78 / 114 题