LES «ÉCLAIREURS DE FRANCE» EN DAUPHINÉ

Sous les auspices de la section grenobloise des Eclaireurs de France et

de notre excellent confrère le _Matin_, attentif, toujours, à toutes les

manifestations où le sentiment patriotique est intéressé, se tient, en

ce moment, une première fête internationale des «Eclaireurs», dans l'une

des régions les plus parfaitement pittoresques, les plus variées, les

plus attirantes qui soient en France: en Dauphiné.

Par le _Matin_, nous sommes tenus, au jour le jour, au courant des faits

et gestes de ces enfants alertes et débrouillards, accueillis avec une

touchante sollicitude qui est allée jusqu'à prévoir le service religieux

«pour les différents cultes». Ç'a été d'abord, après la réception

officielle à Grenoble, l'installation du camp, à

Saint-Pierre-de-Chartreuse, en face de l'Alpe dominatrice, et la joie

divine d'édifier de ses mains son toit de toile; puis, dimanche, «une

fête du camp», avec les tentes parées de guirlandes et de festons, et

une visite à la Grande-Chartreuse, des excursions en montagne, et des

jeux, et des sports,--enfin, huit jours de vie d'initiative,

d'émulation, de fraternelle solidarité, de vie saine et bienfaisante

sous la tente ou «au foin!», tour à tour dans les nobles futaies, du

côté de la Chartreuse, et dans l'Oisans et l'Alpe d'Huez plus sévères.

[Illustration: Sophonisbe (Mme Bartet) et Massinissa (M. Albert

Lambert). (Acte II, Scène III.)]

[Illustration: L'entrevue de Sophonisbe (Mme Bartet) et de Syphax

prisonnier (M. Mounet-Sully), en présence de Scipion (M. Raphaël

Duflos). (Acte III, Scène V.)]

[Illustration: La mort de Sophonisbe. (Acte IV, Scène

dernière.)--_Photographies Bert, prises aux répétitions sur la scène de

l'Opéra-Comique._]

LES GRANDS TRAGÉDIENS DE LA COMÉDIE-FRANÇAISE INTERPRÉTANT «SOPHONISBE»,

DE M. ALFRED POIZAT.

_Sophonisbe_, tragédie en quatre actes, de M. Alfred Poizat, que _La

Petite Illustration_ publie d'autre part, a été remarquablement mise à

la scène par la Comédie-Française qui vient de l'inscrire à son

répertoire. Mais, avant d'offrir ce spectacle à ses abonnés, elle en

aura donné la première représentation devant le Mur d'Orange. Les trois

scènes que nous en reproduisons ont été prises au cours des répétitions

sur le «plateau» de l'Opéra-Comique où la Comédie-Française a

transporté momentanément ses pénates. C'est pendant la seconde guerre

punique, à Cirta, Sophonisbe, qui, pour des raisons politiques, dut

épouser, naguère, le vieux roi Syphax, n'a pas cessé d'aimer Massinissa,

le guerrier numide qui, par dépit, a contracté alliance avec Scipion, le

chef de l'armée romaine. Il vient d'entrer victorieux dans la ville

comme on annonce à la reine que Syphax, son époux, a succombé sur le

rempart. Retrouvant Sophonisbe, il lui exprime son amour et lui fait

jurer de l'épouser. Mais Scipion s'oppose, au nom de Rome, à ce mariage

et, comme Sophonisbe lui résiste, il commande qu'on amène Syphax qui

n'est pas mort mais seulement prisonnier des Romains. Alors, ne pouvant

se résoudre à sacrifier un de ses époux à l'autre, Sophonisbe ne voit de

solution que dans la mort. Elle boit la ciguë et expire devant

Massinissa et Scipion.

[Illustration: Le colonel Repond, commandant de la garde suisse

pontificale.]

[Illustration: La relève des sentinelles aux portes du Vatican.]

[Illustration: Le capitaine Glasson, instructeur des recrues de la

garde, démissionnaire.]

L'Illustration, No. 3675, 2 Août 1913 · 第 30 / 44 题