SOLUTION DES QUESTIONS POSÉES DANS LE DERNIER NUMÉRO.

I. Supposons qu'il s'agisse de trouver le poids d'un corps qui pèse

1,528 grammes. On prendra d'abord le poids 1,024, le plus grand de ceux

de la série donnée qui soit contenu dans 1,528; puis le poids 256, le

plus grand qui soit contenu dans le reste 504: ensuite le poids 128 qui,

retranché du reste 218, donne pour nouveau reste 120; puis 64, reste 56;

puis 32, reste 21, et enfin 16 et 8.

On trouvera d'une manière analogue, par le tâtonnement, avec la balance

même, ou bien par le raisonnement direct, le moyen de peser ainsi, avec

la série des poids doubles 1, 2, 4, 8, 16, 32, s'arrêtant à l,024

grammes, jusqu'à 2,047, c'est-à-dire jusqu'au double de 1,024 diminué de

1. C'est le plus grand poids que l'on puisse évaluer immédiatement à

l'aide de l'assortiment des poids ainsi limité.

II. La solution de la première partie de la seconde question est donnée

dans le petit tableau suivant.

Vase de 8 litres. Vase de 5 litres Vase de 3 litres.

1e 8 0 0

2e 3 5 0

3e 3 2 3

4e 6 2 0

5e 6 0 2

6e 1 5 2

7e 1 4 3

Voici l'explication de ce tableau. Vous avez d'abord le vase de 8 litres

entièrement rempli (1e); vous versez dans le vase de 5, de manière 3

partager vos 8 litres en 3 et en 5 (2e); puis du vase de 5 vous versez

dans te vase de 3, ce qui vous donne les 8 litres divisés en trois

parties, 3, 2, 3 (3e); ayant reversé les 3 litres dans le vase de 8,

vous avez 6, 2 et 0 (4e), et ainsi de suite jusqu'à la septième

combinaison, qui satisfait pleinement à la première partie de la

question, puisque 4 litres seulement se trouvent versés dans le vase de

5.

La solution de la seconde partie de la question est donnée dans cet

autre tableau, qui n'a plus besoin d'explication.

Vase de 8 litres. Vase de 5 litres. Vase de 3 litres.

1e 8 0 0

2e 5 0 3

3e 5 3 0

4e 2 3 3

5e 2 5 1

6e 7 0 1

7e 7 1 0

8e 4 1 3

Ici ce n'est qu'à la huitième combinaison que le problème est résolu.

III. Nos lecteurs savent sans doute que l'on entend par _pôle_ les

points P et P' situés aux extrémités de l'axe autour duquel tourne notre

globe. L'_équateur_ EE' est un cercle détermine par un plan qui coupe la

sphère perpendiculairement à la ligne du pôle. Les _cercles de

longitude_ ou _méridiens_ PMP', PEP'E, passent tous par l'axe PP' et sont

perpendiculaires à l'équateur. Les _cercles de latitude_, ou

_parallèles_, sont des cercles parallèles à l'équateur, tels que KML,

qui vont en diminuant jusqu'aux pôles. Enfin la _latitude_ d'un point

quelconque M. est l'arc du méridien MN compris entre ce point et

l'équateur, et la _longitude_ du même point est l'arc de l'équateur EN,

compris entre le méridien PMNP et un premier méridien PEP' pris d'une

manière arbitraire.

Cela posé, le bon sens, d'accord avec le calcul, indique que si l'on

jette au hasard un globe bien sphérique et bien homogène, les points sur

lesquels il se sera arrêté seront aussi répartis au hasard, c'est-à-dire

qu'il n'y aura aucune raison pour qu'ils s'accumulent vers une région de

la surface plutôt que vers une autre. Ils tendront donc à se répartir

uniformément sur la surface. Or, si l'on se rappelle que par moyenne

entre plusieurs quantités on doit entendre la somme de ces quantités

divisée par leur nombre, on reconnaîtra facilement que la moyenne des

longitudes, comptée de 0 à 360° tend vers 180°. Il faut un calcul d'un

ordre plus élevé pour la détermination de la moyenne des latitudes,

comptées de 0 à 90°. Cette moyenne tend vers 32° 42' 14", 4, ou vers le

complément de l'arc dont la longueur est égale au rayon.

L'Illustration, No. 0013, 27 Mai 1843 · 第 18 / 22 题