LE MAJOR GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT.

«Reudnitz, le 15 octobre 1813, onze heures du soir.

«Monsieur le maréchal duc de Raguse, l'Empereur est surpris que vous ne

soyez pas encore en communication avec le général Bertrand. Ce général

est depuis hier au soir de bonne heure à Eustritz.--L'Empereur livre

demain bataille à l'armée autrichienne, à la hauteur de Liebertwolkwitz,

où le quartier général de l'Empereur sera demain 16, à sept heures du

matin. Si vous n'avez que de la cavalerie ou peu d'infanterie devant

vous, poussez-la loin et tenez-vous prêt à joindre l'Empereur. Le

général Bertrand serait suffisant pour garder la position de ce côté si

toute l'armée de Silésie ne débouche pas par là. Dans le cas contraire,

le corps du prince de la Moskowa est à Mokau, et, si l'ennemi débouchait

devant vous en grande force, votre corps, celui du général Bertrand et

celui du prince de la Moskowa sont destinés à lui être opposés[10].

«Le prince vice-connétable, major général,

«ALEXANDRE.»

[Note 10: Cette disposition était parfaitement sage et conforme à la

raison; et c'est quand m'est parvenu le rapport des sapeurs échappés de

Halle, qui m'annonçait la marche décidée de l'armée; quand le rapport du

15, à neuf heures du soir, fait connaître que l'infanterie prussienne

est en face des avant-postes, et que la vue des feux prouve que toute

l'armée ennemie est en présence, que, le 16 au matin, l'ordre est donné

au quatrième corps de marcher sur Lindenau, et au troisième, de venir à

la grande armée.(_Note du duc de Raguse._)]

Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse (5/9) · 第 149 / 167 题