«Reudnitz, près Leipzig, le 15 octobre 1813, dix heures du soir.
«Mon cousin, les rapports de la ville sont que le prince royal est à
Mersebourg. On croit ce soir voir beaucoup de feux à Markranstadt, ce
qui me ferait supposer que la force de l'ennemi ne se présenterait pas
sur le chemin de Halle à Leipzig, mais sur celui de Weissenfels à
Leipzig, d'où il se joindrait par Zwickau ou Pégau à l'armée de Bohême.
Il est indispensable que vous ayez un officier sur la tour de Lindenau,
et que vous en envoyiez un autre à la tour de Leipzig pour y lorgner à
la pointe du jour.--Je suis fâché que vous n'ayez pas poussé une
reconnaissance jusqu'à Schkenditz.--Il est bien nécessaire que tout
votre corps ne reste pas dans la situation où il se trouve si l'ennemi
attaquait ailleurs.
«NAPOLÉON.»