«Göllmenz, le 6 octobre 1813, six heures du matin.
«Je viens de recevoir la lettre que vous m'avez écrite ce matin à quatre
heures.
«Je sens parfaitement que vous ne pouvez pas quitter de jour votre
position devant l'ennemi qui, ayant rétabli le pont de Düben, ne
manquerait pas de faire du mal à votre arrière-garde. J'établis en
conséquence les quatrième et septième corps à Naundorf et Klwölkan. La
division Dabrowski restera à Delitzsch tant qu'elle pourra s'y
maintenir. La division Fournier prend position à Lindenhain, s'éclairant
sur Bitterfeld par Reihitz. La division Defrance restera ici à Göllmenz.
Comme il serait impossible que nos deux corps, en partant ce soir à la
chute du jour, pussent passer sur la droite de la Mulde à Eulenbourg, je
resterai en seconde ligne derrière vous jusqu'à quatre heures de
l'après-midi, heure à laquelle je me mettrai en marche sur Wurtzen, d'où
j'irai prendre position à Schilda. Vous, mon cher maréchal, après avoir
passé par Eulenbourg, vous iriez prendre position à Mackern ou
Reichenbach, et nous serons dès lors en mesure de marcher sur le flanc
de l'ennemi.
«Faites-moi part, je vous prie, de vos observations sur le mouvement
projeté et l'ensemble des manoeuvres.
«Maréchal prince DE LA MOSKOWA.»