«Dresde, le 4 octobre 1813.
«Mon cousin, je reçois votre lettre. J'approuve le parti que vous
prenez. Réunissez votre corps, le premier corps de cavalerie, et marchez
à l'ennemi: enlevez-lui ses ponts de Waldenbourg, Dessau et Acken; qu'il
ne lui en reste aucun.--Le duc de Castiglione doit être arrivé
aujourd'hui à Iéna. Le prince Poniatowski est à Altenbourg.--Le roi de
Naples doit être à Chemnitz. J'en attends des nouvelles à chaque
instant. On a fait hier deux ou trois cents prisonniers à la division
Baumgarten entre Chemnitz et Freyberg.--Vous m'envoyez des officiers qui
sont des enfants, qui ne savent rien et ne peuvent donner verbalement
aucun renseignement; envoyez-moi des hommes.--Le troisième corps se
porte sur Torgau; une de ses divisions sera demain, 5, à Belgern.
«NAPOLÉON.»
«_P. S._ Communiquez ces nouvelles au prince de la Moskowa, et
faites-lui connaître combien il est important d'enlever à l'ennemi tous
ses ponts.»