«Paris, le 3 avril 1813.
«Mon cousin, il se réunit à Mayence deux divisions de marche de
cavalerie, la première, composée de tous les détachements fournis de
France par les régiments qui font partie du premier corps de cavalerie,
formés en quatre régiments de marche; l'autre, composée de tous les
détachements des régiments qui font partie du deuxième corps. Vous
prendrez le commandement de ces deux divisions, et vous les placerez
dans les environs de Hanau, dans des lieux où elles puissent se former
et s'organiser. Les cinquante et un régiments de cavalerie de la grande
armée entrent dans la formation de ces deux divisions, dont le ministre
de la guerre vous enverra le tableau.--Chacun de ces cinquante et un
régiments finira par fournir cinq cents hommes, ce qui portera ces
divisions à vingt-cinq mille hommes. La tête de ces régiments étant à
l'armée de l'Elbe, et formant à peu près quinze mille hommes, cela fera
quarante mille hommes de cavalerie pour les cinquante et un
régiments.--Mon intention est bien, aussitôt que cela sera possible, de
réunir tous ces détachements à leurs régiments respectifs à l'armée de
l'Elbe; mais, en attendant, ils doivent pouvoir servir et pouvoir se
battre, si cela est nécessaire, avant leur réunion. Vous passerez en
revue tous les détachements; vous leur ferez fournir ce qui leur
manquerait. Vous me proposerez la nomination aux emplois vacants: enfin
vous ferez tout ce qui est nécessaire pour que les divisions soient bien
et promptement organisées.--Le ministre de la guerre envoie les
généraux, colonels, majors et chefs d'escadron nécessaires à ces corps.
Je donne ordre au duc de Plaisance de se rendre à Mayence pour y suivre,
sous vos ordres, tous les détails de cette organisation.
«NAPOLÉON.»