regarde guère qu'avec des yeux d'archéologue. «Les miniatures,
a dit M. Didron avec beaucoup de justesse, sont des vitraux sur
parchemin, opaques et qui réfléchissent la lumière au lieu de la
réfracter. Le procédé est le même pour l'enlumineur sur verre
ou sur le parchemin; le feu de la moufle ou le feu du soleil
séchera les hachures.» Lorsqu'on voudra faire l'histoire de
l'art moderne, c'est là qu'il faudra la commencer, car on a des
miniatures du Ve siècle, tandis que les verrières d'Angers, les
plus anciennes, sont du XIe siècle. On a estimé à dix mille le
nombre des manuscrits à miniatures de Paris et à un million les
compositions qu'ils renferment et dont la variété est infinie, car
il n'y a pas que des Heures et des Sacramentaires, mais aussi des
historiens et jusqu'à des bestiaires et des volucraires. La pensée
esthétique, jusqu'au XIVe siècle, est dans les manuscrits ainsi
que la paraphrase de la symbolique compliquée des verrières; et
ceci est à remarquer, toute miniature est unique. J'avoue que pour
qui a vu le _Bréviaire Grimani_, il est difficile de considérer
comme miniatures la _Lola_, type d'impure à la Gavarni, de Mme
Herbelin, la femme au boa de Mme Clarisse Bernamont, les deux
miss de Mme Mocquart, et la fillette au fichu de Mlle
Caroline Grensy.
Au siècle dernier on a fait de jolies miniatures, mais
intimes, pour être données d'amant à maîtresse. La miniature
est essentiellement une peinture sentimentale et privée, qui
n'intéresse que les amis du modèle quand il n'est ni très joli,
ni très historique, et c'est largement le cas des miniatures
du Salon. En outre le procédé de la miniature doit tendre à ne
pas laisser trace des soies du pinceau, ce que Mesdames les
miniaturistes violent outrageusement.
AQUARELLES
Ce sont les gens du monde et les miss anglaises qui ont un
peu déconsidéré l'aquarelle, en y touchant. Sans compter les
admirables aquarelles de Gustave Moreau que possède M. Hayem, il
ne faut pas oublier que les _Sataniques_, de Félicien Rops, ont
été primement faites à l'aquarelle, ce qui lave à jamais le genre
de sa réputation d'afféterie et de fadeur.
Il y a de très jolies teintes dans la _Gitana_ jouant de la
mandoline, de M. Philippe de Bourbon. Les cadres de M. Larson
intitulés: _Potiron_ et _Gelée blanche_, sont des impressions
d'une extrême justesse. M. King est Anglais, son envoi le dit
plus que son nom, par la pointe de mystère et de curiosité que
fait naître sa _Mariana_, une dame très à la mode, auprès d'une
ferme. L'_Effet de matin_ à Rome, de M. Christian Swidig, est
d'une tonalité terne bien étudiée. Toute charmante dans sa
crânerie, l'_Incroyable_, de M. Lafourcade. Beaucoup de femmes
non jolies, charmantes; celle en blanc, assise au bord de l'eau,
de M. Bruneau; une autre cueillant des fleurs, de M. Diaqué, et
une série de MM. Cortazzo, Halle, Daux, parmi lesquelles il faut
mettre hors de pair la dame très habillée de M. Béthune, et celle
au rideau bleu, de M. Gaston Gérard. L'énumération pourrait durer
et ce serait à tort pour ce petit art... d'amateurs.
PASTELS
Latour et la Rosalba seraient contents de M. Émile Lévy. La
peinture à l'huile n'a pas plus de fermeté que ses crayons de
pâte, et son portrait de demoiselle en rose est un chef-d'œuvre
dans le genre, tout simplement. L'_Aurore_, de M. Fantin-Latour,
est une figure bien délicieuse et qui rend ce peintre inexcusable
de s'obstiner à pourtraire des bourgeois.
La _Jeune Polonaise_, de M. Ch. Landelle, figure délicate et
suave; j'en dirai presque autant de la fillette de M. Breslau.
La _Grisette_, de M. Schlesinger, qui croise une veste sur ses
épaules nues, a de jolis yeux.
M. Desportes a eu l'idée singulière, en donnant presque les
proportions de nature à une dame qui sort d'une grille, par la
neige.--Les _Moines défricheurs_, de M. Maréchal de Metz, ont du
style. Un chef d'ordre explique à ses religieux que le travail de
la terre est digne de leurs mains; mais les autres pastels ne le
sont pas d'être mentionnés.
GRAVURE
L'eau-forte est la maîtresse gravure, parce qu'elle constitue un
art vibrant, passionné, où l'imagination peut se donner hardiment
carrière. Malheureusement, le maître sans égal du genre, celui qui
a fait dire les plus étonnantes, les plus singulières choses aux
morsures du cuivre, Félicien Rops, n'est pas ici.
Les _Parisiennes_, de M. Somm, sont d'exquises et vivantes études
qui valent autant que peintes. La morsure de M. Renouard est
incisive et pittoresque au plus haut point dans ses deux séries
de l'Opéra; _Le premier harpiste_, par exemple, est une modernité
où l'accent fantastique ajoute un intérêt singulier. Évidemment,
MM. Renouard et Somm sont les plus originaux des artistes qui
ont exposé. Pour ce qui est des _architectures_, comme on dit,
_Une place neuve à Angers et Cour Sainte-Gesmes_, que publie
l'_Artiste_, de M. Huault Dupuy, sont les plus remarquables et
méritaient d'être médaillées. Le _Zuyderzée, près d'Amsterdam_,
et les _Environs de Dordrecht_ sont fort remarquables et on
reconnaît tout de suite que M. Storm Gravesande est l'élève de M.
F. Rops. Parmi les gravures au burin de l'ancienne école à tailles
classiques, la _Tête de jeune homme_, d'après Palma le vieux,
par M. Danguin, un chef-d'œuvre. Fort remarquable est la _Petite
fille anglaise_ de M. Bracquemond, d'après Baudry. De M. Hanriot,
les _Souvenirs_ de Chaplin où la morbidesse du Boucher du second
Empire est étonnamment rendue. La plus intéressante des séries
exposées, celle de M. Lalauze, d'après Eugène Lami, pour illustrer
Musset; quant à sa _Vérité_, d'après Baudry, je lui préfère
celle que M. Nargeot a gravée pour l'_Artiste_ l'année dernière.
A signaler une planche intéressante de M. Aglaüs Bouvenne,
_Souvenirs de Fontainebleau_, d'après Th. Rousseau.
La lithographie est tombée dans un discrédit tout à fait injuste.
Je n'en veux pour preuve que les deux pierres étonnantes de M.
Fantin-Latour: _Parsifal_ et _Évocation_! Aucun autre mode de
gravure ne rendra aussi bien Delacroix, Decamps; et Gavarni à lui
seul a fait sur la pierre plus de chefs-d'œuvre qu'il n'y en a
dans dix Salons.
La gravure sur bois, arrivée à l'extrême perfection, cherche et
rencontre les effets du burin dans la _Femme à la Tulipe_ de
Mme Prunaire, d'après Toudouze. M. C. Bellanger est arrivé à
l'intensité de l'eau-forte dans l'_Affûtage des outils_, d'après
M. Lhermitte.
Si j'arrête ici les mentions, c'est faute d'espace; la gravure
française est excellente, et je n'aurais que des éloges à faire.
Toutefois, un fait patent, c'est que la gravure des tableaux n'a
plus de raison d'être; depuis les photographies de Braun.
Il est une variété de la sculpture qui va disparaissant, la
glyptique. La gravure en pierres fines n'a été un art qu'en Grèce;
camées et intailles modernes pastichent piètrement et rentrent
dans la joaillerie.--La gravure en médaille, qu'ont illustrée les
Varin, les Dupré, les Duvivier, tombe en désuétude; et comment
s'en étonner? Nos actes sont-ils sujets à médaille? Où sont les
victoires qui, d'un coup d'aile, feront tomber le balancier? A
cette heure, il n'y a qu'un triomphe, celui de Bourgeoisie, mais
le bronze, la matière inerte s'y refuserait.
ÉMAUX--PORCELAINES--FAIENCES
Ici tout est médiocre et terne et sale et incolore. L'art des
Della Robbia, des Cuzio, des Xaniho da Rovigo, des Pénicaud,
des Courtois, que Claudius Popelin avait restauré, est tombé
au-dessous de tout. La _Joconde_, de M. Georges Jean, est une
caricature, de même la _tête de Christ_ du Vinci de Mlle
Cabis. Dans son crucifiement d'après Flandrin, Mlle Collas a
semé le fond de son tryptique de poudre à sécher l'encre. Bref,
le seul émail, c'est l'émail blanc, de la _Vénus_ de M. Mercié,
à la peinture. Les Porcelaines de M. Taxile Doat sont très
délicates et en blanc laiteux sur bleu et vert tendres; les deux
_Farandoles_, le _Triomphe de Silène_ ont une valeur de dessin et
de composition. Mlle Hortense Richard règne sur le reste, avec
la _Sainte famille_ de M. Bouguereau, c'est porcelaine d'après
porcelaine.
Les Faïences valent un peu moins encore et les marchands n'en
voudraient pas pour leur montre, tellement le coloris en est laid
et la cuisson manquée. A signaler une contemporanéité, _Première
au rendez-vous_, mais la touche est grosse. La _Fuite en Egypte_,
de Mlle Alix, d'après Dürer, est la mascarade d'un chef-d'œuvre.
A l'instar de M. d'Aurevilly, je ne crois pas aux femmes dans
l'art; elles n'ont produit jamais que de l'estimable; et il s'en
faut que les faïences qui règnent dans la galerie du premier étage
soient dignes de la moindre estime.
J'aperçois, au bout du jardin, Palissy qui met une bûche à son
four. Eh! qu'il ferait mieux, le grand potier, d'en fracasser
toute cette vaisselle qui déshonore l'art pour lequel il a tant
peiné!
CONCLUSION
L'Art français est encore le premier du monde, grâce à une
vingtaine d'artistes qui possèdent la qualité suprême: le style.
Supprimez ces vingt maîtres, et ce qu'on appelle l'école française
apparaîtra ce qu'elle est: une cohue talonnée et bientôt égalée
par les Américains et les Belges.
La démocratie politique n'est pas de mon ressort; mais je veux
bafouer ici la démocratie artistique. En art, un peuple ne
vaut pas un homme et un million d'œuvres estimables ne pèse
pas un chef-d'œuvre. L'Art est plus qu'une Aristocratie: une
Féodalité, et autour des quelques grands barons auxquels je rends
l'hommage-lige, il y a trop de truands, de reîtres, de routiers,
en un mot de canaille! Dix mille peintres, mille sculpteurs,
un nombre indéfini d'ingénieurs qui s'intitulent architectes
effrontément! Ce n'est plus une école, c'est une horde, et pis que
barbare, bourgeoise. L'art, cette vocation, comme le sacerdoce,
devient une carrière, comme le notariat, et une mode aussi. On
ne rencontre par les rues que boîtes de couleurs et rouleaux de
musique. M. Prudhomme fait tourner joyeusement ses pouces. Sa
fille lave des aquarelles, son fils peint des _bodegones_, et
jamais l'art, à ses yeux, n'a été aussi florissant. «_L'art, en
France, s'est élevé à la hauteur d'une industrie; et c'est une
des branches du commerce national qui a le plus d'avenir._» Voilà
ce que j'ai entendu, textuellement, au Salon même, et il ne se
trompait pas, ce bourgeois! A quelle époque, en quel lieu, a-t-on
jamais vu l'exhibition annuelle de 5,000 œuvres d'art sur 10,000
envois? Cette production est monstrueuse. Le flot des médiocres,
qui a déjà submergé tout le reste, submergera l'Art aussi,
si l'on n'écrase sous le mépris et l'invective l'hydre de la
bourgeoisie--la plus horrible, car elle n'a rien de terrible dans
ses millions de têtes--que sa bêtise irrémédiable.
La vulgarisation, voilà le grand crime de l'intelligence moderne,
c'est Prospero se ravalant jusqu'à servir Caliban; c'est Ariel,
les ailes arrachées et traîné au ruisseau; c'est l'école française
qui, au lieu de forcer le public à s'élever, se ravale jusqu'à
lui! La vulgarisation, c'est la gâtisme d'une civilisation finie.
L'art, ce sommet qu'il faut rendre inaccessible, on en fait un
niveau dérisoire; l'art, cette initiation où il ne faut accueillir
que les prédestinés, on en fait un lieu commun, au gré de la
foule. Singulière aberration d'une époque idiotisée par M. Renan
et sa bande d'Allemands! on veut convier le peuple aux fêtes de
l'idéal et on ne parle que laïcité! Je prononce, l'histoire à la
main, qu'il n'y a que le catholicisme qui ait pu et qui puisse
être populaire sans cesser d'être sublime, et accessible à tous
sans s'abaisser; et c'est une des preuves surnaturelles de sa
vérité. Hors de l'Église, l'Art n'est plus qu'un hermétisme. Les
_Allégories_ de Chavannes, les lyrismes symboliques de Gustave
Moreau, les _Sataniques_ de Félicien Rops, ne sont compréhensibles
qu'aux seuls initiés.
Quant aux artistes qui ravalent leurs œuvres jusqu'à la
compréhension de M. Prudhomme, ils ne sont que des peintres
_Prudhommes_. Qu'on le sache! l'applaudissement du public n'est
qu'un bruit batracien; l'autorité en matière d'esthétique
appartient aux métaphysiciens; car le grand art n'est que de la
métaphysique figurative.
Si, au cours de ma critique, j'ai demandé des médailles, me
plaçant au point de vue de l'intérêt matériel des artistes, je
proteste ici de mon mépris pour les jurys, les académies, les
examens, les professeurs, les croix, les médailles, et autres
grotesqueries de ce temps. Quant à ma sévérité prétendue, elle
vient de ce que j'ai une notion très élevée du devoir de l'artiste
et que je m'efforce de l'inculquer. L'art est le seul prestige
qui reste intact à la France; elle règne encore sur le monde au
nom de l'esthétique. Nos vainqueurs de 1871 ne sont pas dignes
de nettoyer les palettes de Puvis de Chavannes et de Moreau, de
mouiller le plâtre de Chapu ou d'essuyer les cuivres de Rops; cela
est évident. Toutefois le patriotisme qui s'aveugle n'est pas le
vrai; quatorze siècles font vieille une civilisation, et si le pas
actuel se maintient, si le blasphème continue, je déclare que nous
sommes et à une fin d'art, et à une fin de race.
La latinité est en péril, en péril métaphysique, grâce à M. Renan
et sa bande! De toutes les Frances, la France esthétique est la
seule encore debout: mais elle est menacée, hélas!
Quand Polonius demande à Hamlet ce qu'il lit: Des mots! des mots!
des mots! répond le prince du Danemark. Eh bien! à la fin de cette
étude sur le Salon, si on me demande ce que j'ai vu, en dehors
de quelques exceptions soigneusement faites, je répondrai: Des
lignes! des formes! des couleurs!
Ce qui fait la valeur d'un sentiment est aussi ce qui fait la
force d'une doctrine. Or, la tradition est constante dans son
unique enseignement qu'il est opportun de resserrer; _l'œuvre
d'art est le sentiment d'une idée sublimée à son plus haut
point d'harmonie, ou d'intensité ou de subtilité_. Quant à
la hiérarchie, je n'ose pas même en prononcer le nom; il est
étrangement séditieux, à cette heure de notre histoire; je dirai
cependant que si la France est glorieuse, c'est par l'héroïsme de
ses chevaliers et non par la probité de ses notaires. L'artiste
doit être un paladin acharné à la recherche symbolique du
Saint-Graal, un croisant toujours furieux contre la Bourgeoisie!
_L'Artiste_, né de la grande Renaissance romantique, combat
depuis plus d'un demi-siècle, avec ces trois pennons: Balzac,
Delacroix, Berlioz; il a le droit, et il donne à son salonnier,
d'être sans merci pour les ennemis de l'art. Ce droit, M. J.
Barbey d'Aurevilly l'a consacré par un beau mot--beau pour
l'_Artiste_--beau pour ses directeurs: «C'est une œuvre de
dévouement esthétique que de maintenir ce dernier boulevard
du romantisme.» Appuyé sur cette haute parole du connétable
des lettres françaises, et pour maintenir l'implacable vérité,
je déclare que l'école française est à plat ventre devant la
Bourgeoisie. Oui, de la cimaise à la plinthe, du premier étage au
jardin, il n'y a pas trace d'autres préoccupations que _plaire aux
bourgeois_. Eh bien! Artistes Prudhommes, que ces lauriers-sauces
vous soient doux. J'inscris sur les portes fermées du Salon de
1883, cette épitaphe, la pire, qui venge l'Idéal blasphémé: _Salon
bourgeois_!
[Illustration: Vives unguibus et morsu]
TABLE DES MATIÈRES
Pages.
Dédicace à Mme Clémentine H. Couve V
Lettre de Jules Barbey d'Aurevilly XI
LE SALON DE 1882
Considérations esthétiques 13
Le Matérialisme dans l'Art 13
L'Art mystique et la Critique contemporaine 17
Le Salon de peinture de 1882 22
Les Arts décoratifs 34
La Sculpture 38
L'ESTHÉTIQUE DU SALON DE 1883
I. La Peinture catholique 58
II. La Peinture lyrique 66
III. La Peinture poétique 69
IV. La Peinture décorative 74
V. La Peinture païenne 78
VI. La Peinture historique 81
VII. La Peinture civique 84
VIII. La Contemporanéité 86
IX. La Femme, habillée, déshabillée, nue 93
X. Portraits de Femmes 101
XI. Portraits d'Hommes 108
XII. Les Rustiques 112
XIII. Les Paysages 124
XIV. Marines et Marins 133
XV. Le Genre Bourgeois 139
XVI. L'Orientalisme 143
XVII. Les Animaux 145
XVIII. Les Fleurs 147
XIX. Bodegones 150
XX. Accessoires 152
Salut aux Absents 154
Conclusion 156
La Sculpture 158
I. La Sculpture catholique 167
II. La Sculpture lyrique 171
III. La Sculpture poétique 173
IV. La Sculpture païenne 179
V. La Sculpture historique 182
VI. La Sculpture civique 184
VII. La Contemporanéité 188
VIII. La Femme, habillée, décolletée, nue 190
IX. La Sculpture pittoresque 193
X. La Sculpture bourgeoise 195
Les Bustes 196
Salut aux Absents! 198
Conclusion 199
Architecture 201
Cartons et dessins 204
Miniatures 205
Aquarelles 206
Pastels 207
Gravure 208
Émaux, porcelaines, faïences 210
Conclusion 211
FIN
Paris.--Charles UNSINGER, imprimeur, 83, rue du Bac.
[Illustration: Vives unguibus et morsu]
Paris.--Typ. Ch. UNSINGER, 83, rue du Bac.