§ 1. SON STYLE ET SON ESPRIT.
I. Ses bizarreries, ses obscurités, ses violences. -- Son
imagination, ses enthousiasmes. -- Ses crudités, ses
bouffonneries. 230
II. L'_humour_. -- En quoi elle consiste. -- Comment elle
est germanique. -- Peintures grotesques et tragiques. -- Les
dandies et les mendiants. -- Catéchisme des cochons. --
Extrême tension de son esprit et de ses nerfs. 238
III. Barrières qui le contiennent et le dirigent. -- Le
sentiment du réel et le sentiment du sublime. 251
IV. Sa passion pour le fait exact et prouvé. -- Sa recherche
des sentiments éteints. -- Véhémence de son émotion et de sa
sympathie. -- Intensité de sa croyance et de sa vision. --
_Past and Present._ -- _Cromwell's letters and speeches._ --
Son mysticisme historique. -- Grandeur et tristesse de ses
visions. -- Comment il figure le monde d'après son propre
esprit. 251
V. Que tout objet est un groupe, et que tout l'emploi de la
pensée humaine est la reproduction d'un groupe. -- Deux
façons principales de la reproduire, et deux sortes
principales d'esprits. -- Les classificateurs. -- Les
intuitifs. -- Inconvénients du second procédé. -- Comment il
est obscur, hasardé, dénué de preuves. -- Comment il pousse
à l'affectation et à l'exagération. -- Duretés et
outrecuidance qu'il provoque. -- Avantages de ce genre
d'esprit. -- Il est seul capable de reproduire l'objet. --
Il est le plus favorable à l'invention originale. -- Quel
emploi Carlyle en a fait. 260
§ 2. SON RÔLE.
Introduction des idées allemandes en Europe et en
Angleterre. -- Études allemandes de Carlyle. 268
I. De l'apparition des formes d'esprit originales. --
Comment elles agissent et finissent. -- Le génie artistique
de la Renaissance. -- Le génie oratoire de l'âge classique.
-- Le génie philosophique de l'âge moderne. -- Analogie
probable des trois périodes. 268
II. En quoi consiste la forme d'esprit moderne et allemande.
-- Comment l'aptitude aux idées universelles a renouvelé la
linguistique, la mythologie, l'esthétique, l'histoire,
l'exégèse, la théologie et la métaphysique. -- Comment le
penchant métaphysique a transformé la poésie. 271
III. Idée capitale qui s'en dégage. -- Conception des
parties solidaires et complémentaires. -- Nouvelle
conception de la nature et de l'homme. 273
IV. Inconvénients de cette aptitude. -- L'hypothèse gratuite
et l'abstraction vague. -- Discrédit momentané des
spéculations allemandes. 274
V. Comment chaque nation peut les reforger. -- Exemples
anciens. -- L'Espagne au seizième et au dix-septième siècle.
-- Les puritains et les jansénistes au dix-septième siècle.
-- La France au dix-huitième siècle. -- Par quels chemins
ces idées peuvent entrer en France. -- Le positivisme. -- La
critique. 276
VI. Par quels chemins ces idées peuvent entrer en
Angleterre. -- L'esprit exact et positif. -- L'inspiration
passionnée et poétique. -- Quelle voie suit Carlyle. 278
§ 3. SA PHILOSOPHIE, SA MORALE ET SA CRITIQUE.
Sa méthode est morale, non scientifique. -- En quoi il
ressemble aux puritains. -- _Sartor resartus._ 282
I. Les choses sensibles ne sont que des apparences. --
Caractère divin et mystérieux de l'être. -- Sa métaphysique. 283
II. Comment on peut traduire les unes dans les autres les
idées positivistes, poétiques, spiritualistes et mystiques.
-- Comment chez Carlyle la métaphysique allemande s'est
changée en puritanisme anglais. 289
III. Caractère moral de ce mysticisme. -- Conception du
devoir. -- Conception de Dieu. 291
IV. Conception du christianisme. -- Le christianisme
véritable et le christianisme officiel. -- Les autres
religions. -- Limite et portée de la doctrine. 294
V. Sa critique. -- Quelle valeur il attribue aux écrivains.
-- Quelle classe d'écrivains il exalte. -- Quelle classe
d'écrivains il déprécie. -- Son esthétique. -- Son jugement
sur Voltaire. 299
VI. Avenir de la critique. -- En quoi elle est contraire aux
préjugés de siècle et de race. -- Le goût n'a qu'une
autorité relative. 304
§ 4. SA CONCEPTION DE L'HISTOIRE.
I. Suprême importance des grands hommes. -- Qu'ils sont des
révélateurs. -- Nécessité de les vénérer. 307
II. Liaison de cette conception et de la conception
allemande. -- En quoi Carlyle est imitateur. -- En quoi il
est original. -- Portée de sa conception. 309
III. Comment la véritable histoire est celle des sentiments
héroïques. -- Que les véritables historiens sont des
artistes et des psychologues. 312
IV. Son histoire de Cromwell. -- Pourquoi elle ne se compose
que de textes reliés par un commentaire. -- Sa nouveauté et
sa valeur. -- Comment il faut considérer Cromwell et les
puritains. -- Importance du puritanisme dans la civilisation
moderne. -- Carlyle l'admire sans restriction. 314
V. Son histoire de la Révolution française. -- Sévérité de
son jugement. -- En quoi il est clairvoyant et en quoi il
est injuste. 319
VI. Son jugement sur l'Angleterre moderne. -- Contre le goût
du bien-être et la tiédeur des convictions. -- Sombres
prévisions pour l'avenir de la démocratie contemporaine. --
Contre l'autorité des votes. -- Théorie du souverain. 322
VII. Critique de ces théories. -- Dangers de l'enthousiasme.
-- Comparaison de Carlyle et de Macaulay. 327
Chapitre V. -- La philosophie. Stuart Mill.
I. La philosophie en Angleterre. -- Organisation de la
science positive. -- Absence des idées générales. 331
II. Pourquoi la métaphysique manque. -- Autorité de la
religion. 332
III. Indices et éclats de la pensée libre. -- L'exégèse
nouvelle. -- Stuart Mill. -- Ses oeuvres. -- Son genre
d'esprit. -- À quelle famille de philosophes il appartient.
-- Valeur des spéculations supérieures dans la civilisation
humaine. 334
§ 1. L'EXPÉRIENCE.
I. Objet de la logique. -- En quoi elle se distingue de la
psychologie et de la métaphysique. 337
II. Ce que c'est qu'un jugement. -- Ce que nous connaissons
du monde extérieur et du monde intérieur. -- Tout l'effort
de la science est d'ajouter ou de lier un fait à un fait. 339
III. La logique a deux pierres angulaires: la théorie de la
définition, et la théorie de la preuve. 345
IV. Théorie de la définition. -- En quoi cette théorie est
importante. -- Réfutation de l'ancienne théorie. -- Il n'y
a pas de définition des choses, mais des définitions des
noms. 346
V. Théorie de la preuve. -- Théorie ordinaire. --
Réfutation. -- Quelle est, dans un raisonnement, la partie
probante. 351
VI. Théorie des axiomes. -- Théorie ordinaire. --
Réfutation. -- Les axiomes ne sont que des expériences d'une
certaine classe. 356
VII. Théorie de l'induction. -- La cause d'un fait n'est que
son antécédent invariable. -- L'expérience seule prouve la
stabilité des lois de la nature. -- En quoi consiste une
loi. -- Par quelles méthodes on découvre les lois. -- La
méthode des concordances, la méthode des différences, la
méthode des résidus, la méthode des variations
concomitantes. 361