Il a remarqué que certaines formules mélodiques, certaines

vocalisations, certains ornements, certains éclats de voix, certaines

terminaisons banales, certains rhythmes ignobles, avaient la propriété

d'exciter instantanément des applaudissements tels quels, cette raison

lui semble plus que suffisante pour en désirer l'emploi, pour l'exiger

même dans ses rôles, en dépit de tout respect pour l'expression, la

pensée et la dignité du style, et pour se montrer hostile, aux

productions d'une nature plus indépendante et plus élevée. Il connait

l'effet des vieux moyens qu'il emploie habituellement, il ignore celui

des moyens nouveaux qu'on lui propose, et ne se considérant point comme

un interprète désintéressé dans la question, dans le doute, il

s'abstient autant qu'il est en lui. Déjà la faiblesse de quelques

compositeurs en donnant satisfaction à ses exigences, lui fait rêver

l'introduction dans nos théâtres, des moeurs musicales de l'Italie.

Vainement on lui dit:

«Le maître, c'est le _Maître_; ce nom n'a pas injustement été donné au

compositeur; c'est sa pensée qui doit agir entière et libre sur

l'auditeur, par l'intermédiaire du chanteur; c'est lui qui dispense la

lumière et projette les ombres; c'est lui qui est le roi et répond de

ses actes; il propose et dispose; ses ministres ne doivent avoir d'autre

but, ambitionner d'autres mérites que ceux de bien concevoir ses plans,

et, en se plaçant exactement à son point de vue, d'en assurer la

réalisation.»

Il n'écoute rien; il lui faut des vociférations en style de

tambour-major traînant depuis dix ans sur tous les théâtres

Ultramontains; des thêmes communs, entrecoupés de repos, pendant

lesquels il peut s'écouter applaudir, s'essuyer le front, rajuster ses

cheveux, tousser, avaler une pastille de sucre d'orge. Ou bien, il exige

de folles vocalises, mêlées d'accents de menace, de fureur, de gaîté, de

tendresse, de notes basses, de sons aigus, de gazouillements de colibri,

de cris de pintade, de fusées, d'arpéges, de trilles. Quels que soient

le sens des paroles, le caractère du personnage, la situation, il se

permet de presser ou de ralentir le mouvement, d'ajouter des gammes dans

tous les sens, des broderies de toutes les espèces; rien ne le choque,

tout va; une absurdité de plus ou de moins serait-elle remarquée en si

belle compagnie! L'orchestre ne dit rien ou ne dit que ce qu'il veut; le

Ténor domine, écrase tout; il parcourt le théâtre d'un air triomphant;

son panache étincelle de joie sur sa tête superbe; c'est un roi, c'est

un héros, c'est un demi-dieu, c'est un dieu! Seulement on ne sait quel

est son sexe: on ne peut découvrir s'il pleure ou s'il rit, s'il est

amoureux ou furieux; il n'y a plus de musique, plus de drame, plus de

mélodie, plus d'expression, plus de sens commun: il y a émission de

voix, et c'est là l'important; voilà la grande affaire; il va au théâtre

courre le public, comme on va au bois courre le cerf. Allons donc!

ferme! donnons de la voix! Tayaut! tayaut! faisons curée de l'art.

Bientôt l'exemple de cette fortune vocale rend l'exploitation du théâtre

impossible; il éveille et entretient chez toutes les médiocrités

chantantes des espérances et des ambitions folles. «Le premier Ténor a

cent mille francs, pourquoi, dit le second, n'en aurais-je pas

quatre-vingt dix?--Et moi, cinquante, réplique le troisième?»

Le directeur, pour alimenter ces orgueils béants, pour combler ces

abîmes, a beau rogner sur les masses, déconsidérer et détruire

l'orchestre et les choeurs, en donnant aux artistes qui les composent des

appointement de portiers; peines perdues, sacrifices inutiles; et un

jour que voulant se rendre un compte exact de sa situation, il essaie de

comparer l'énormité du salaire, avec la tâche du chanteur, il arrive en

frémissant à ce curieux résultat:

Le premier Ténor, aux appointements de 100,000 fr., jouant à peu près

sept fois par mois, figure en conséquence dans quatre-vingt-quatre

représentations par an, et touche un peu plus de 1100 fr. par soirée.

Maintenant, en supposant un rôle composé de onze cents notes ou

syllabes, ce sera 1 fr. par syllabe.

Ainsi, dans _Guillaume Tell_:

Ma (1 f.) présence (3 f.) pour vous est peut-être un outrage (9 f.)

Mathilde (3 fr.) mes pas indiscrets (cent sous)

Ont osé jusqu'à vous se frayer un passage! (13 fr.)

Total, 34 fr.--Vous parlez d'or, monseigneur!

Étant donnée une prima donna aux misérables appointements de 40,000 fr.,

la réponse de Mathilde _revient_ nécessairement _à meilleur compte_

(style du commerce), chacune de ses syllabes _n'allant que dans les

prix_ de huit sous; mais c'est encore assez joli:

«On pardonne aisément (2 fr. 40 c.) des torts (16 s.) que l'on partage (2 fr.)

Arnold (16 s.) je (8 s.) vous attendais. (32 s.)

Total 8 fr.

Puis il paie, il paie encore, il paie toujours, il paie tant, qu'un beau

jour il ne paie plus, et se voit forcé de fermer son théâtre. Comme ses

confrères ne sont pas dans une situation beaucoup plus florissante,

quelques-uns des immortels doivent alors se résigner à donner des leçons

de solfége (ceux qui le savent), ou à chanter sur les places publiques

avec une guitare, quatre bouts de chandelles et un tapis vert.

LE SOLEIL SE COUCHE.

Ciel orageux.

Le Ténor s'en va; sa voix ne peut plus ni monter ni descendre. Il doit

décapiter toutes les phrases hautes et ne plus chanter que dans le

médium. Il fait un ravage affreux dans les anciennes partitions, et

impose une insupportable monotonie pour condition d'existence aux

nouvelles. Il désole ses admirateurs.

Les compositeurs, les poètes, les peintres, qui ont perdu le sentiment

du beau et du vrai, que le vulgarisme ne choque plus, qui n'ont plus

même la force de pourchasser les idées qui les fuient, qui se

complaisent seulement à tendre des piéges sous les pas de leurs rivaux

dont la vie est active et florissante, ceux-là sont morts et bien morts.

Pourtant ils croient, toujours vivre, une heureuse illusion les

soutient, ils prennent l'épuisement pour de la fatigue, l'impuissance

pour de la modération; mais la perte d'un organe! qui pourrait s'abuser

sur un tel malheur? quand cette perte surtout détruit une voix

merveilleuse par son étendue, sa force, la beauté de ses accents, les

nuances infinies de son timbre, son expression dramatique et sa parfaite

pureté? Ah! je me suis senti quelquefois ému d'une profonde pitié pour

ces pauvres chanteurs, et plein d'une grande indulgence pour les

caprices, les vanités, les exigences, les ambitions démesurées, les

prétentions exorbitantes et les ridicules infinis de quelques-uns

d'entre eux. Ils ne vivent qu'un jour et meurent tout entiers. C'est à

peine si le nom des plus célèbres surnage, et encore c'est à

l'illustration des maîtres dont ils furent les interprètes, trop souvent

infidèles, qu'ils doivent, ceux-là, d'être sauvés de l'oubli. Nous

connaissons Caffariello, parce qu'il chanta à Naples dans l'_Antigono_

de Gluck; le souvenir de Mmes Saint-Huberti et Branchu s'est conservé

en France, parce qu'elles ont créé les rôles de Didon, de la Vestale,

d'Iphigénie en Tauride, etc.; qui de nous aurait entendu parler de la

_diva_ Faustina, sans Marcello qui fut son maître, et sans Hasse qui

l'épousa? Pardonnons-leur donc, à ces dieux mortels, de faire leur

Olympe aussi brillant que possible, d'imposer aux héros de l'art de

longues et rudes épreuves, et de ne pouvoir être apaisés que par des

sacrifices d'idées.

C'est si cruel pour eux de voir l'astre de la gloire et de la fortune

descendre incessamment à l'horizon. Quelle douloureuse fête que celle

d'une dernière représentation! Comme le grand artiste doit avoir le coeur

navré en parcourant et la scène et les secrets réduits de ce théâtre,

dont il fut longtemps le génie tutélaire, le roi, le souverain absolu!

En s'habillant dans sa loge, il se dit: «Je n'y rentrerai plus; ce

casque, ombragé d'un brillant panache, n'ornera plus ma tête; cette

mystérieuse cassette ne s'ouvrira plus pour recevoir les billets

parfumés des belles enthousiastes.» On frappe, c'est l'avertisseur qui

vient lui annoncer le commencement de la pièce. «Eh bien! mon pauvre

garçon, te voilà donc pour toujours à l'abri de ma mauvaise humeur! Plus

d'injures, plus de bourrades à craindre. Tu ne viendras plus me dire:

«Monsieur, l'ouverture commence! Monsieur, la toile est levée! Monsieur,

la première scène est finie! Monsieur, voilà votre entrée! Monsieur, on

vous attend!» Hélas! non; c'est moi qui te dirai maintenant: «Santiquet,

efface mon nom qui est encore sur cette porte; Santiquet, vas porter ces

fleurs à Fanny; va-s-y tout de suite, elle n'en voudrait plus demain;

Santiquet, bois ce verre de Madère et emporte la bouteille, tu n'auras

plus besoin de faire la chasse aux enfants de choeur pour la défendre;

Santiquet, fais-moi un paquet de ces vieilles couronnes, enlève mon

petit piano, éteins ma lampe et ferme ma loge, tout est fini.»

Le virtuose entre dans les coulisses sous le poids de ces tristes

pensées; il rencontre le second Ténor, son ennemi intime, sa doublure,

qui pleure aux éclats en dehors et rit aux larmes en dedans.

--«Eh bien! _mon vieux_, lui dit le demi-dieu d'une voix dolente, tu vas

donc nous quitter? Mais quel triomphe t'attend ce soir! C'est une belle

soirée!»

--«Oui, pour toi,» répond le chef d'emploi d'un air sombre. Et lui

tournant le dos:

--«Delphine, dit-il à une jolie petite danseuse, à qui il permettait de

l'adorer, donne-moi donc _ma_ bonbonnière?

--Oh! _ma_ bonbonnière est vide, répond la folâtre en pirouettant; j'ai

donné tout à Victor.

Et cependant il faut étouffer son chagrin, son désespoir, sa rage: il

faut sourire, il faut chanter. Le virtuose paraît en scène; il joue pour

la dernière fois ce drame dont il fit le succès, ce rôle qu'il a créé;

il jette un dernier coup-d'oeil sur ces décors qui réfléchirent sa

gloire, qui retentirent tant de fois de ses accents de tendresse, de

ses élans de passion, sur ce lac aux bords duquel il attendit Mathilde,

sur ce Grutly, d'où il cria: _Liberté!_ sur ce pâle soleil, que depuis

tant d'années, il voyait se lever à neuf heures du soir. Et il voudrait

pleurer, pleurer à sanglots; mais la réplique est donnée, il ne faut pas

que la voix tremble, ni que les muscles du visage expriment d'autre

émotion que celle du rôle; le public est là; des milliers de mains sont

disposées à t'applaudir, mon pauvre dieu, et si elles restaient

immobiles, oh! alors, tu reconnaîtrais que les douleurs intimes que tu

viens de sentir et d'étouffer ne sont rien auprès de l'affreux

déchirement causé par la froideur du public en pareille circonstance; le

public, autrefois ton esclave, aujourd'hui ton maître, ton empereur!

Allons, incline-toi, il t'applaudit. _Te moriturum salutat!_

Et il chante, et par un effort surhumain, retrouvant sa voix et sa verve

juvéniles, il excite des transports jusqu'alors inconnus. On couvre la

scène de fleurs comme une tombe à demi fermée. Palpitant de mille

sensations contraires, il se retire à pas lents. On veut le voir encore,

on l'appelle à grands cris. Quelle angoisse douce et cruelle pour lui,

dans cette dernière clameur de l'enthousiasme! et qu'on doit bien lui

pardonner s'il en prolonge un peu la durée! C'est sa dernière joie,

c'est sa gloire, son amour, son génie, sa vie, qui frémissent en

s'éteignant à la fois. Viens donc, pauvre grand artiste, météore

brillant, au terme de ta course, viens entendre l'expression suprême de

nos affections admiratives et de notre reconnaissance, pour les

jouissances que nous t'avons dues si longtemps; viens et savoure-les, et

sois heureux et fier; tu te souviendras de cette heure toujours, et nous

l'aurons oubliée demain. Il s'avance haletant, le coeur gonflé de larmes;

une vaste acclamation éclate à son aspect; le peuple bat des mains,

l'appelle des noms les plus beaux et les plus chers; César le couronne.

Mais la toile s'abaisse enfin, comme le froid et le lourd couteau des

supplices; un abîme sépare le triomphateur de son char de triomphe,

abîme infranchissable et creusé par le temps. Tout est consommé! Le Dieu

n'est plus!

Nuit profonde.

. . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . .

Nuit éternelle.

. . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . .

FIN.

TABLE DES MATIÈRES

DU SECOND VOLUME.

Voyage musical en Italie.

I. Concours de composition musicale à l'Institut 3

II. Le concierge de l'Institut 15

III. Distribution des prix de l'Institut 31

IV. Le départ 45

V. L'arrivée 59

VI. Episode bouffon 67

VII. Retour à Rome 85

VIII. La vie de l'Académie 99

IX. Vincenza 117

X. Vagabondages 127

XI. Subiaco 137

XII. Encore Rome 151

XIII. Naples 177

XIV. Retour en France 209

Le Premier opéra (nouvelle). Alfonso Della Viola à

Benvenuto Cellini 229

Benvenuto à Alfonso 239

Benvenuto à Alfonso 251

Alfonso à Benvenuto 255

Conclusion 257

Du Système de Gluck en musique dramatique 262

Les deux Alceste de Gluck 279

Le Suicide par enthousiasme 309

Astronomie musicale.

Révolution d'un ténor autour du public. Avant l'Aurore 341

Lever héliaque 345

Le ténor au zénith 353

Le soleil se couche 361

FIN DE LA TABLE DE TOME DEUXIEME.

NOTES:

[1] Méhul est en effet de Givet, mais il n'était pas né à l'époque où

Pingard prétend avoir parlé de lui à Levaillant.

[2] Il faut dire, pour être juste, que si les peintres jugent les

musiciens, ceux-ci leur rendent la pareille au concours de peinture, où

le prix est donné également à la pluralité des voix par toutes les

sections réunies de l'Académie des Beaux-Arts. Il en est de même pour

les prix d'architecture, de gravure et de sculpture. Je sens pourtant,

en mon âme et conscience, que si j'avais l'honneur d'appartenir à ce

docte corps, il me serait bien difficile de motiver mon choix, en

donnant le prix à un graveur ou à un architecte, et que je ne pourrais

guère faire preuve d'impartialité qu'en tirant le plus méritant à la

courte-paille.

[3] 1er Iambe d'Auguste Barbier.

[4] Expression du même poète.

[5] Monfort avait obtenu en 1830 le prix de composition musicale qui

n'avait pas été décerné l'année précédente, il se trouvait conséquemment

aussi à Rome quand j'y arrivai.

[6] Ce manuscrit est entre les mains de mon ami J. d'Ortigue, avec

l'inscription raturée.

[7]

Si quelqu'un t'offense je te vengerai.

Cette statue célèbre est sur la place du Grand-Duc, où se trouve aussi

la poste.

[8] Nous étions loin de nous douter alors que nous ferions tous les deux

en 1840 l'inauguration de la belle colonne de la Bastille, dont il est

l'auteur; et qu'il serait chargé de construire un orchestre pour

recevoir les exécutants de ma symphonie funèbre.

[9] Les théâtres lyriques, à Rome, ne sont ouverts que quatre mois de

l'année.

[10] Il est fort difficile de se procurer les chefs-d'oeuvre de la

littérature moderne; la police du S.P. les ayant presque tous mis à

l'index.

[11] Je l'ai vue un soir chez M. Vernet, avec ses longs cheveux blonds

tombant autour de sa figure mélancolique, comme les branches d'un saule

pleureur: trois jours après je vis sa charge en terre dans l'atelier de

Dantan.

[12] Le séjour des pensionnaires musiciens en Italie n'est que de deux

ans, ils doivent ensuite voyager un an en Allemagne et revenir à Paris.

Les autres artistes, au contraire, sont tenus de passer cinq ans au-delà

des monts.

[13] J'ai hâte maintenant de dire au lecteur, pour dissiper l'impression

trop violente, trop désolante, trop déchirante que mon récit aura sans

aucun doute produite sur son imagination et sur son coeur, qu'il n'y a de

réel dans l'anecdote que l'amour de Vincenza pour mon ami Gibert, et

l'indifférence de celui-ci pour elle. Je serais au désespoir d'affliger

quiconque trop profondément. D'ailleurs, tout ce que je raconte dans ces

deux volumes est vrai, et j'ai peur de l'ombre mensongère que ce conte

pourrait jeter sur le reste de mon récit. Vincenza a bien pleuré souvent

au pied des tilleuls du Pincio, elle m'a demandé bien des fois de la

raccommoder avec son amant qu'elle ennuyait et qui n'était point jaloux,

mais elle ne s'est pas noyée le moins du monde. Elle est morte à Albano,

de maladie tout bonnement, deux ans après mon départ. Quant à Gibert,

l'indolent créole, qui se soucie de moi comme de Vincenza, il est

toujours à Rome, où il passe un tiers de sa vie à sommeiller, l'autre à

dormir et le troisième à ne rien faire.

[14] _Inglese_, Anglais.

[15] _Baïocco_, monnaie romaine.

[16] Je fumais alors, je n'avais pas encore découvert que l'excitation

causée par le tabac est une chose pour moi prodigieusement désagréable.

[17] Ceci est encore un mensonge et résulte de la tendance qu'ont

toujours les artistes à écrire des phrases qu'ils croient à effet. Je

n'ai jamais donné de coups de pied à Crispino; Flacheron est même le

seul d'entre nous qui se soit permis avec lui une telle liberté.

[18] Cet instrument ne serait-il pas celui dont parle Virgile:

..... Ite per alta

Dindyma, ubi assuetis biforem dat tibia cantum.

[19] J'avais écrit les paroles parlées et chantées de cet ouvrage qui

sert de conclusion à la Symphonie Fantastique, en revenant de Nice, et

pendant le trajet que je fis, à pied, de Sienne à Montefiascone.

[20] _Grani_, monnaie napolitaine.

[21] Isidore Flacheron.

[22] Faute de pouvoir prononcer mon nom, les Subiacois me désignaient

toujours de la sorte.

[23] Aujourd'hui madame Flacheron.

[24] Assassiner quelqu'un.

[25] L**** était un grand séducteur de femmes de chambre; et il

prétendait qu'un moyen sûr de s'en faire aimer, c'était _d'avoir

toujours l'air un peu triste et un pantalon blanc_.

[26] Il faut en excepter une partie de celle de Bellini et de ses

imitateurs.

[27] Cette correspondance fictive est basée sur des faits historiques:

Benvenuto Cellini, l'un des plus grands sculpteurs et ciseleurs de son

temps, fut en effet contemporain d'Alfonso della Viola, auteur d'un

opéra qui passe pour le second ou le troisième essai de musique

dramatique fait au seizième siècle.

[28] Historique.

[29] Historique.

[30] Historique.

[31] Historique.

[32] Historique.

[33] On sait que Cellini professait une singulière aversion pour cet

instrument.

[34] Cet air n'est pas de Gluck.

[35] Nous désignerons ainsi par les premières paroles dans les deux

langues, les morceaux qui existent dans les deux partitions.

[36] L'intention de Gluck est là trop évidente et trop belle pour ne la

rendre à l'exécution qu'avec les moyens ordinaires; c'est trente flûtes

au lieu de deux qu'il faudrait pour ce morceau. Oh! si j'étais directeur

de l'Opéra!

[37] Cet air est toujours supprimé à la représentation.

Voyage musical en Allemagne et en Italie, II · 第 15 / 15 段