nos fenêtres durant la nuit entière, et le matin, à notre lever, nous
voyons les routes, lamentablement boueuses, se perdre dans un
brouillard de triste augure. Que faire à Sinaïa quand il pleut? On n'y
voit ni kursaal, ni casino; et dans les hôtels, trop étroits déjà pour
le nombre de voyageurs qui s'y entassent, on trouve à peine un salon
de lecture et une salle de billard. Malgré la pluie fine et
persistante, nous nous décidons à faire une promenade d'exploration.
Montant un peu dans les bosquets derrière l'hôtel, nous arrivons
bientôt au monastère. Fondé en 1695 par Michel Cantacuzène, il se
compose, comme tous les monastères de quelque importance, de deux
cours autour desquelles sont distribuées les habitations des moines et
les dépendances du couvent. Au centre de chacune des deux cours, se
trouve une petite église byzantine. L'une d'elles est aujourd'hui en
voie de restauration, et, grâce au concours du roi, la restauration
promet d'être fort belle.
Longtemps le monastère servit d'asile, dans les temps de troubles, aux
habitants de la plaine, qui cherchaient un abri dans les montagnes;
plus tard, il offrit encore l'hospitalité aux voyageurs.
Lorsque le roi Carol et la reine Élisabeth, attirés par le charme
puissant, l'étrange poésie de la forêt de Sinaïa, la plus verte et la
plus touffue des Carpathes, vinrent pour la première fois y passer une
partie de la belle saison, c'est dans les dépendances du monastère
qu'ils s'installèrent d'abord.
Ce n'est qu'après quelques années de villégiature qu'ils se décidèrent
à construire, dans un vallon poétique, derrière le couvent, un château
de plaisance qui, grâce au goût artistique de la reine, devint un des
joyaux de la Roumanie. Bientôt, cet exemple fut suivi, et du sein de
la forêt s'élevèrent, de tous côtés, de gracieuses villas, de
ravissants chalets. Le Gouvernement construisit deux hôtels de passage
pour les voyageurs: Sinaïa était créé.
[Illustration: Une demeure princière de Sinaïa.--D'après une
photographie.]
Le château royal, Castel Pélès, prend son nom de la montagne sur
laquelle il est situé. Vu de loin, il surgit d'une épaisse forêt de
sapins que dominent les arêtes nues et rosées des monts Bucegi. Cette
superbe construction, en briques et en bois, où le gothique se mêle au
byzantin, est un ensemble harmonieux et séduisant de tourelles
élancées, de pignons tronqués, avec de vastes terrasses et des balcons
hardis. C'est un rêve d'artiste, de poète, et cet artiste, ce poète,
c'est Carmen Sylva. En effet, qui parle de Sinaïa évoque immédiatement
l'image de la souveraine, de la créatrice de cette charmante station
d'été. La reine de Roumanie, on le sait, est une de ces femmes
supérieures vivant de poésie, d'art et de mélancolie. Elle parcourt
volontiers la forêt, elle en connaît tous les détours, et, pour
pouvoir y rêver plus à loisir, elle s'est fait construire une demeure
aérienne, un chalet suspendu dans des arbres, tout au sommet d'un de
ces pics nombreux qui dominent Sinaïa. C'est le Nid de la Princesse,
comme on l'appelle ici. De là, son regard s'étend sur tous les
environs.
Il y a quelques années, il n'était pas rare de la voir errer dans les
bois, revêtue, ainsi que les dames de sa suite, du charmant costume
national, qui seyait à merveille à sa taille haute et majestueuse.
Mais cette noble tentative pour remettre en honneur, parmi les dames
de la haute société, le gracieux costume blanc, semé de broderies
byzantines, n'a pas rencontré le succès qu'elle méritait. Les
Roumaines, moins poétiques que leur souveraine, sont fascinées par les
modes de Paris, et le costume national aujourd'hui fait tache à
Sinaïa. On ne le retrouve plus guère que comme article de curiosité,
au marché qui se tient le dimanche matin, le long de la grand'route.
Des paysannes y étalent sur le gazon, au bord du chemin et sur les
clôtures des jardins, leurs broderies superbes, des chemises aux
dessins riches et variés, des voiles vaporeux et des articles de
toilette travaillés avec un goût exquis et tout à fait artistique.
Vraiment Sinaïa est un lieu de villégiature étrange! On croirait
devoir rencontrer ici des succursales de toutes les grandes maisons de
Bucarest, des magasins où la foule élégante puisse satisfaire tous ses
caprices. Erreur!
[Illustration: Busteni (les villas, l'église), but d'excursion pour
les habitants de Sinaïa (page 408).--D'après une photographie.]
Nous avons parcouru Sinaïa-village. Il ne se compose que d'une ruelle
tortueuse et fort en pente. On n'y voit qu'une modeste épicerie à côté
de quelques misérables échoppes où l'on vend du poisson et des
légumes. À Sinaïa même, vous trouverez un coiffeur, un photographe,
des pâtissiers; mais tous les articles de nécessité première y font
absolument défaut.
Ce qui fait l'attrait, le charme spécial de la localité, ce sont les
ravissantes promenades qu'on peut varier à l'infini dans les vallées
et sur le flanc des montagnes. Dès qu'on quitte la grand'route, on
s'engage dans des sentiers parfaitement entretenus qui mènent au coeur
même de la forêt; et c'est ici que l'on comprend le royal caprice de
Carmen Sylva. On ne peut rien rêver de plus sauvage, de plus poétique,
de plus idéal. C'est la forêt vierge, dans toute l'acception du mot.
Des arbres de six mètres de pourtour à la base et hauts de cinquante
mètres au moins, se pressent les uns contre les autres. Ce sont pour
la plupart des sapins et des hêtres, dont la sombre verdure habille
les rochers sur une grande altitude.
Tout le sol est tapissé d'immenses fougères et de mousse. Ça et là,
d'énormes troncs renversés restent abandonnés sur le sol. Personne ne
les enlève. La forêt fait partie du domaine royal, et le roi, qui
ailleurs exploite très intelligemment ses propriétés, ne veut pas
qu'on y touche, qu'on enlève quoi que ce soit à cette nature
superbement sauvage; et l'ouragan seul peut renverser les géants de la
forêt.
Chaque sentier de la montagne aboutit à un site différent. Le hasard
nous mène à la promenade Sainte-Anne, à la limite de la forêt. Au
delà, au-dessus de nos têtes, c'est une arête nue, d'un gris rosé, une
arête qui paraît infranchissable; et pourtant, tout en haut, nous
apercevons un pavillon qui semble nous narguer.
Mais il se fait tard, et le temps est incertain. Nous n'osons pas nous
aventurer plus loin. Du haut d'un refuge, adossé d'un côté au rocher,
tandis que de l'autre il repose dans les branches d'un de ces grands
sapins que nous avons tant admirés, nous jouissons d'une vue
remarquable sur les vallées profondes et verdoyantes qui s'ouvrent
au-dessous de nous. Castel Pélès est à nos pieds, comme un minuscule
jouet d'enfant, perdu dans l'immensité sombre. Sinaïa tout entier est
caché par la forêt, et tout autour de nous c'est la solitude, le
silence majestueux et profond.
La brave femme, gardienne du refuge, nous présente du meilleur coeur
son manteau de fourrure pour nous protéger contre le froid piquant de
la montagne; mais nous nous contentons de la délicieuse tasse de café
turc qu'elle nous offre, et qui, pris tout brûlant, calme promptement
le frisson que nous avions ressenti à notre arrivée. Et pendant les
quelques moments que nous passons encore chez elle, elle chante, en
s'accompagnant de la mandoline, les mélancoliques chants nationaux
roumains.
Si, par les jours de pluie, Sinaïa semble désert et maussade, dès que
le soleil paraît quelles joyeuses envolées vers tous les coins de la
forêt! La musique militaire éclate en bruyantes fanfares dans les
jardins, tandis que la musique tzigane fait retentir les échos de la
montagne de ses accents sauvages et passionnés.
Une des plus intéressantes excursions aux environs de Sinaïa est celle
de Busteni, jolie localité située à quelque distance de là. Si l'on a
le choix, il faut s'y rendre le dimanche dans l'après-midi. Busteni
est alors le rendez-vous des paysans et des paysannes, qui viennent y
prendre leurs ébats.
La route qui y mène est resserrée entre de superbes rochers rosâtres
qui s'élancent vers le ciel, et la rivière Prahova, dont le lit énorme
et en grande partie desséché est sillonné par une infinité de petits
filets d'eau. C'est certainement un des coins les plus sauvages des
Carpathes du sud. On est immédiatement au-dessous de ces énormes
masses nues et dentelées, dont les premiers contreforts seuls sont
couverts par la forêt.
Les habitants de Busteni ont revêtu aujourd'hui dimanche leurs plus
beaux atours, et les paysannes scintillent sous les feux des
paillettes qui recouvrent leurs toilettes de fête. C'est que tous les
dimanches il y a des danses publiques dans le village. Aussi, de tous
côtés, on entend les violons et les flûtes lancer leurs notes aiguës,
et à chaque auberge les groupes se forment. Mais les vraies danses
n'ont lieu que le soir.
Nous assistons ici, à une des curieuses petites scènes qui
accompagnent les mariages roumains. À l'abri de la véranda d'une ferme
se trouvent les parents et amis des futurs mariés. Tout à coup, la
fiancée, en toilette voyante, le voile semé de paillettes d'or,
s'échappe de la maison en courant, et se précipite sur la grand'route,
feignant de fuir. Aussitôt le fiancé et deux de ses amis se mettent à
sa poursuite, la rattrapent et l'entraînent de force dans la maison.
Cette scène est, paraît-il, conservée dans les mariages roumains en
souvenir de l'enlèvement des Sabines.
À Busteni, se trouve une des douze propriétés faisant partie du
Domaine de la Couronne. On s'est plu à y ériger des écoles-modèles,
des maisons-modèles, des fermes-modèles. On y trouve aussi des
scieries, des fabriques de tissus: bref, c'est un modeste village en
voie de devenir une vraie cité industrielle et riche.
Le Domaine de la Couronne exerce partout, du reste, une influence
salutaire sur les campagnards. Grâce aux nombreuses écoles construites
par l'Administration du Domaine, les paysans sont mis au courant de la
manière rationnelle de cultiver la terre, et d'utiliser les derniers
perfectionnements de l'agriculture. On leur enseigne ce qui concerne
les plantations, l'élevage des bestiaux, l'agriculture. Tous les
efforts de la Couronne, puissamment secondés par des auxiliaires
intelligents, sont dirigés vers l'amélioration des classes rurales.
Dans le cours de son règne, le roi a multiplié les voies de
communication, tracé des grand'routes, fait appel aux ingénieurs
étrangers pour construire des chemins de fer. D'autre part, rien n'a
été négligé pour instruire le paysan, pour assainir son habitation,
pour lui procurer l'outillage nécessaire, pour l'affranchir de ses
nombreux exploiteurs. Mais, on ne saurait assez le répéter, le servage
a laissé des traces profondes; et si certaines régions centrales, et
notamment celle qui s'étend de Prédéal à Bucarest, se sont
merveilleusement et intelligemment développées, les confins montagneux
de la Roumanie sont encore, à peu de chose près, ce qu'ils étaient
sous la domination turque.
Th. HEBBELYNCK.
[Illustration: Slanic: un wagon de sel.--D'après une photographie.]
Droits de traduction et de reproduction réservés.
* * * * *
TABLE DES GRAVURES ET CARTES
L'ÉTÉ AU KACHMIR
Par _Mme F. MICHEL_
En «rickshaw» sur la route du mont Abou.
(D'après une photographie.) 1
L'éléphant du touriste à Djaïpour. 1
Petit sanctuaire latéral dans l'un des temples djaïns du mont Abou.
(D'après une photographie.) 2
Pont de cordes sur le Djhilam, près de Garhi. (Dessin de Massias,
d'après une photographie.) 3
Les «Karévas» ou plateaux alluviaux formés par les érosions du
Djhilam. (D'après une photographie.) 4
«Ekkas» et «Tongas» sur la route du Kachmir: vue prise au relais
de Rampour. (D'après une photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 5
Le vieux fort Sikh et les gorges du Djhilam à Ouri. (D'après une
photographie.) 6
Shèr-Garhi ou la «Maison du Lion», palais du Mahârâdja à Srînagar.
(Photographie Bourne et Sheperd, à Calcutta.) 7
L'entrée du Tchinar-Bâgh, ou Bois des Platanes, au-dessus de
Srînagar; au premier plan une «dounga», au fond le sommet du
Takht-i-Souleiman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 7
Ruines du temple de Brankoutri. (D'après une photographie.) 8
Types de Pandis ou Brahmanes Kachmirs. (Photographie Jadu Kissen,
à Delhi.) 9
Le quai de la Résidence; au fond, le sommet du Takht-i-Souleiman.
(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 10
La porte du Kachmir et la sortie du Djhilam à Baramoula.
(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 11
Nos tentes à Lahore. (D'après une photographie.) 12
«Dounga» ou bateau de passagers au Kachmir. (Photographie Bourne
et Shepherd, à Calcutta.) 13
Vichnou porté par Garouda, idole vénérée près du temple de
Vidja-Broer (hauteur 1m 40.) 13
Enfants de bateliers jouant à cache-cache dans le creux d'un
vieux platane. (D'après une photographie.) 14
Batelières du Kachmir décortiquant du riz, près d'une rangée de
peupliers. (Photographie Bourne et Shepherd, à Calcutta.) 15
Campement près de Palhallan: tentes et doungas. (D'après une
photographie.) 16
Troisième pont de Srînagar et mosquée de Shah Hamadan; au fond,
le fort de Hari-Paryat. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 17
Le temple inondé de Pandrethan. (D'après une photographie.) 18
Femme musulmane du Kachmir. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 19
Pandit Narayan assis sur le seuil du temple de Narasthân.
(D'après une photographie.) 20
Pont et bourg de Vidjabroer. (Photographie Jadu Kissen, à
Delhi.) 21
Ziarat de Cheik Nasr-oud-Din, à Vidjabroer. (D'après une
photographie.) 22
Le temple de Panyech: à gauche, un brahmane; à droite, un
musulman. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 23
Temple hindou moderne à Vidjabroer. (D'après une photographie.) 24
Brahmanes en visite au Naga ou source sacrée de Valtongou.
(D'après une photographie.) 25
Gargouille ancienne, de style hindou, dans le mur d'une mosquée,
à Houtamourou, près de Bhavan. 25
Temple ruiné, à Khotair. (D'après une photographie.) 26
Naga ou source sacrée de Kothair. (D'après une photographie.) 27
Ver-Nâg: le bungalow au-dessus de la source. (D'après une
photographie.) 28
Temple rustique de Voutanâr. (D'après une photographie.) 29
Autel du temple de Voutanâr et accessoires du culte. (D'après une
photographie.) 30
Noce musulmane, à Rozlou: les musiciens et le fiancé. (D'après
une photographie.) 31
Sacrifice bhramanique, à Bhavan. (D'après une photographie.) 31
Intérieur de temple de Martand: le repos des coolies employés au
déblaiement. (D'après une photographie.) 32
Ruines de Martand: façade postérieure et vue latérale du temple.
(D'après des photographies.) 33
Place du campement sous les platanes, à Bhavan. (D'après une
photographie.) 34
La Ziarat de Zaïn-oud-Din, à Eichmakam. (Photographie Bourne et
Shepherd, à Calcutta.) 35
Naga ou source sacrée de Brar, entre Bhavan et Eichmakar.
(D'après une photographie.) 36
Maisons de bois, à Palgâm. (Photographie Bourne et Shepherd, à
Calcutta.) 37
Palanquin et porteurs. 37
Ganech-Bal sur le Lidar: le village hindou et la roche
miraculeuse. (D'après une photographie.) 38
Le massif du Kolahoi et la bifurcation de la vallée du Lidar
au-dessus de Palgâm, vue prise de Ganeth-Bal. (Photographie
Jadu Kissen, à Delhi.) 39
Vallée d'Amarnâth: vue prise de la grotte. (D'après une
photographie.) 40
Pondjtarni et le camp des pèlerins: au fond, la passe du
Mahâgounas. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 41
Cascade sortant de dessous un pont de neige entre Tannin et
Zodji-Pâl. (D'après une photographie.) 42
Le Koh-i-Nour et les glaciers au-dessus du lac Çecra-Nag.
(Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43
Grotte d'Amarnâth. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 43
Astan-Marg: la prairie et les bouleaux. (D'après une
photographie.) 44
Campement de Goudjars à Astan-Marg. (D'après une photographie.) 45
Le bain des pèlerins à Amarnath. (D'après une photographie.) 46
Pèlerins d'Amarnâth: le Sâdhou de Patiala; par derrière, des
brahmanes, et à droite, des musulmans du Kachmir. (D'après une
photographie.) 47
Mosquée de village au Kachmir. (D'après une photographie.) 48
Brodeurs Kachmiris sur toile. (Photographie Bourne et Shepherd,
à Calcutta.) 49
Mendiant musulman. (D'après une photographie.) 49
Le Brahma Sâr et le camp des pèlerins au pied de l'Haramouk.
(D'après une photographie.) 50
Lac Gangâbal au pied du massif de l'Haramouk. (Photographie Jadu
Kissen, à Delhi.) 51
Le Noun-Kôl, au pied de l'Haramouk, et le bain des pèlerins.
(D'après une photographie.) 52
Femmes musulmanes du Kachmir avec leurs «houkas» (pipes) et leur
«hangri» (chaufferette). (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 53
Temples ruinés à Vangâth. (D'après une photographie.) 54
«Mêla» ou foire religieuse à Hazarat-Bal. (En haut, photographie
par l'auteur; en bas, photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 55
La villa de Cheik Safai-Bagh, au sud du lac de Srînagar. (D'après
une photographie.) 56
Nishat-Bâgh et le bord oriental du lac de Srînagar. (Photographie
Jadu Kissen, à Delhi.) 57
Le canal de Mar à Sridagar. (Photographie Jadu Kissen, à Delhi.) 58
La mosquée de Shah Hamadan à Srînagar (rive droite). (Photographie
Jadu Kissen, à Delhi.) 59
Spécimens de l'art du Kachmir. (D'après une photographie.) 60
SOUVENIRS DE LA COTE D'IVOIRE
Par _le docteur LAMY_
_Médecin-major des troupes coloniales_.
La barre de Grand-Bassam nécessite un grand déploiement de force
pour la mise à l'eau d'une pirogue. (D'après une photographie.) 61
Le féminisme à Adokoï: un médecin concurrent de l'auteur.
(D'après une photographie.) 61
«Travail et Maternité» ou «Comment vivent les femmes de
Petit-Alépé». (D'après une photographie.) 62
À Motéso: soins maternels. (D'après une photographie.) 63
Installation de notre campement dans une clairière débroussaillée.
(D'après une photographie.) 64
Environs de Grand-Alépé: des hangars dans une palmeraie, et une
douzaine de grands mortiers destinés à la préparation de l'huile
de palme. (D'après une photographie.) 65
Dans le sentier étroit, montant, il faut marcher en file indienne.
(D'après une photographie.) 66
Nous utilisons le fût renversé d'un arbre pour traverser la Mé.
(D'après une photographie.) 67
La popote dans un admirable champ de bananiers. (D'après une
photographie.) 68
Indigènes coupant un acajou. (D'après une photographie.) 69
La côte d'Ivoire.--Le pays Attié. 70
Ce fut un sauve-qui-peut général quand je braquai sur les
indigènes mon appareil photographique. (Dessin de J. Lavée,
d'après une photographie.) 71
La rue principale de Grand-Alépé. (D'après une photographie.) 72
Les Trois Graces de Mopé (pays Attié). (D'après une
photographie.) 73
Femme du pays Attié portant son enfant en groupe. (D'après une
photographie.) 73
Une clairière près de Mopé. (D'après une photographie.) 74
La garnison de Mopé se porte à notre rencontre. (D'après une
photographie.) 75
Femme de Mopé fabriquant son savon à base d'huile de palme et de
cendres de peaux de bananes. (D'après une photographie.) 76
Danse exécutée aux funérailles du prince héritier de Mopé.
(D'après une photographie.) 77
Toilette et embaumement du défunt. (D'après une photographie.) 78
Jeune femme et jeune fille de Mopé. (D'après une photographie.) 79
Route, dans la forêt tropicale, de Malamalasso à Daboissué.
(D'après une photographie.) 80
Benié Coamé, roi de Bettié et autres lieux, entouré de ses femmes
et de ses hauts dignitaires. (D'après une photographie.) 81
Chute du Mala-Mala, affluent du Comoé, à Malamalasso. (D'après
une photographie.) 82
La vallée du Comoé à Malamalasso. (D'après une photographie.) 83
Tam-tam de guerre à Mopé. (D'après une photographie.) 84
Piroguiers de la côte d'Ivoire pagayant. (D'après une
photographie.) 85
Allou, le boy du docteur Lamy. (D'après une photographie.) 85
La forêt tropicale à la côte d'Ivoire. (D'après une
photographie.) 86
Le débitage des arbres. (D'après une photographie.) 87
Les lianes sur la rive du Comoé. (D'après une photographie.) 88
Les occupations les plus fréquentes au village: discussions et
farniente Attié. (D'après une photographie.) 89
Un incendie à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 90
La danse indigène est caractérisée par des poses et des gestes
qui rappellent une pantomime. (D'après une photographie.) 91
Une inondation à Grand-Bassam. (D'après une photographie.) 92
Un campement sanitaire à Abidjean. (D'après une photographie.) 93
Une rue de Jackville, sur le golfe de Guinée. (D'après une
photographie.) 94
Grand-Bassam: cases détruites après une épidémie de fièvre jaune.
(D'après une photographie.) 95
Grand-Bassam: le boulevard Treich-Laplène. (D'après une
photographie.) 96
L'ÎLE D'ELBE
Par _M. PAUL GRUYER_
L'île d'Elbe se découpe sur l'horizon, abrupte, montagneuse et
violâtre. 97
Une jeune fille elboise, au regard énergique, à la peau d'une
blancheur de lait et aux beaux cheveux noirs. 97
Les rues de Porto-Ferraio sont toutes un escalier (page 100). 98
Porto-Ferraio: à l'entrée du port, une vieille tour génoise,
trapue, bizarre de forme, se mire dans les flots. 99
Porto-Ferraio: la porte de terre, par laquelle sortait Napoléon
pour se rendre à sa maison de campagne de San Martino. 100
Porto-Ferraio: la porte de mer, où aborda Napoléon. 101
La «teste» de Napoléon (page 100). 102
Porto-Ferraio s'échelonne avec ses toits plats et ses façades
scintillantes de clarté (page 99). 103
Porto-Ferraio: les remparts découpent sur le ciel d'un bleu
sombre leur profil anguleux (page 99). 103
La façade extérieure du «Palais» des Mulini où habitait Napoléon
à Porto-Ferraio (page 101). 104
Le jardin impérial et la terrasse de la maison des Mulini
(page 102). 105
La Via Napoleone, qui monte au «Palais» des Mulini. 106
La salle du conseil à Porto-Ferraio, avec le portrait de la
dernière grande-duchesse de Toscane et celui de Napoléon,
d'après le tableau de Gérard. 107
La grande salle des Mulini aujourd'hui abandonnée, avec ses
volets clos et les peintures décoratives qu'y fit faire
l'empereur (page 101). 107
Une paysanne elboise avec son vaste chapeau qui la protège du
soleil. 108
Les mille mètres du Monte Capanna et de son voisin, le Monte
Giove, dévalent dans les flots de toute leur hauteur. 109
Un enfant elbois. 109
Marciana Alta et ses ruelles étroites. 110
Marciana Marina avec ses maisons rangées autour du rivage et
ses embarcations tirées sur la grève. 111
Les châtaigniers dans le brouillard, sur le faite du Monte
Giove. 112
... Et voici au-dessus de moi Marciana Alta surgir des nuées
(page 111). 113
La «Seda di Napoleone» sur le Monte Giove où l'empereur
s'asseyait pour découvrir la Corse. 114
La blanche chapelle de Monserrat au centre d'un amphithéâtre de
rochers est entourée de sveltes cyprès (page 117). 115
Voici Rio Montagne dont les maisons régulières et cubiques ont
l'air de dominos empilés... (page 118). 115
J'aperçois Poggio, un autre village perdu aussi dans les nuées. 116
Une des trois chambres de l'ermitage. 117
L'ermitage du Marciana où l'empereur reçut la visite de la
comtesse Walewska, le 3 Septembre 1814. 117
Le petit port de Porto-Longone dominé par la vieille citadelle
espagnole (page 117). 118
La maison de Madame Mère à Marciana Alta.--«Bastia, signor!»--La
chapelle de la Madone sur le Monte Giove. 119
Le coucher du soleil sur le Monte Giove. 120
Porto-Ferraio et son golfe vus des jardins de San Martino. 121
L'arrivée de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du
temps.) 121
Le drapeau de Napoléon roi de l'île d'Elbe: fond blanc, bande
orangé-rouge et trois abeilles jadis dorées. 122
La salle de bains de San Martino a conservé sa baignoire de
pierre. 123
La chambre de Napoléon à San Martino. 123
La cour de Napoléon à l'île d'Elbe. (D'après une caricature du
temps.) 124
Une femme du village de Marciana Alta. 125
Le plafond de San Martino et les deux colombes symboliques
représentant Napoléon et Marie-Louise. 126
San Martino rappelle par son aspect une de ces maisonnettes à
la Jean-Jacques Rousseau, agrestes et paisibles (page 123). 126
Rideau du théâtre de Porto-Ferraio représentant Napoléon sous la
figure d'Apollon gardant ses troupeaux chez Admète. 127