M. le duc de Mortemart[255] était arrivé à Saint-Cloud le mercredi 28, à
dix heures du soir, pour prendre son service comme capitaine des
cent-suisses: il ne put parler au roi que le lendemain. À onze heures,
le 29, il fit quelques tentatives auprès de Charles X, afin de l'engager
à rappeler les ordonnances; le roi lui dit: «Je ne veux pas monter en
charrette comme mon frère; je ne reculerai pas d'un pied.» Quelques
minutes après, il allait reculer d'un royaume.
[Note 255: Casimir-Louis-Victurnien de Rochechouart, prince
de Tonnay-Charente, duc de _Mortemart_ (1787-1875). Après
avoir servi sous l'Empire, il fut, à la première
Restauration, nommé pair de France et colonel des
Cent-Suisses, que son grand-père, le duc de Brissac, avait
commandés en 1789. Aux Cent-Jours, il suivit le roi à Gand,
et, au retour, fut nommé maréchal de camp et major-général de
la Garde nationale de Paris (14 octobre 1815). Au mois
d'avril 1828, il fut envoyé comme ambassadeur à
Saint-Pétersbourg; revenu en France au commencement de 1830,
il allait partir pour les eaux lorsqu'il apprit la
publication des Ordonnances. Après les journées de Juillet,
il continua de siéger à la chambre des pairs, et, sous le
second Empire, il accepta de faire partie du Sénat (27 mars
1852). Il assista du reste fort peu aux séances, se tint
également à l'écart de la nouvelle cour et se consacra aux
oeuvres de charité.--Sur son rôle pendant les journées de
Juillet, voir les _Mémoires pour servir à l'histoire de la
Révolution de 1830_, par M. Alexandre Mazas. M. Mazas était
secrétaire du duc de Mortemart.]
Les ministres étaient arrivés: MM. de Sémonville, d'Argout[256],
Vitrolles, se trouvaient là. M. de Sémonville raconte qu'il eut une
longue conversation avec le roi; qu'il ne parvint à l'_ébranler dans sa
résolution qu'après avoir passé par son coeur en lui parlant des dangers
de madame la Dauphine_. Il lui dit: «Demain, à midi, il n'y aura plus ni
roi, ni dauphin, ni duc de Bordeaux.» Et le roi lui répondit: «Vous me
donnerez bien jusqu'à une heure.» Je ne crois pas un mot de tout cela.
La hâblerie est notre défaut: interrogez un Français et fiez-vous à ses
récits, il aura toujours tout fait. Les ministres entrèrent chez le roi
après M. de Sémonville; les ordonnances furent rapportées, le ministère
dissous, M. de Mortemart nommé président du nouveau conseil.
[Note 256: Apollinaire-Antoine-Maurice, comte _d'Argout_
(1782-1858). Il était pair de France depuis 1819, et comme
son collègue M. de Sémonville, il appartenait à la droite
modérée. De 1830 à 1836, il fut plusieurs fois ministre et
détint successivement les portefeuilles de la Marine, du
Commerce et des Travaux publics, de l'Intérieur et des
Finances. Durant ces six années, le nez de M. d'Argout ne
cessa de servir de cible aux flèches de la _Caricature_ et du
_Charivari_ et aux _épingles_ de _La Mode_ et du _Corsaire_.
Renonçant enfin aux ministères, il se réfugia dans le poste
moins tourmenté de gouverneur de la Banque de France. Il est
mort sénateur du second Empire.]
Dans la capitale, le parti républicain venait enfin de déterrer un
gîte. M. Baude (l'homme de la parade des bureaux du _Temps_), en courant
les rues, n'avait trouvé l'Hôtel de Ville occupé que par deux hommes, M.
Dubourg et M. Zimmer. Il se dit aussitôt l'envoyé d'un _gouvernement
provisoire_ qui s'allait venir installer. Il fit appeler les employés de
la Préfecture; il leur ordonna de se mettre au travail, comme si M. de
Chabrol était présent. Dans les gouvernements devenus machines, les
poids sont bientôt remontés, chacun accourt pour se nantir des places
délaissées: qui se fit secrétaire général, qui chef de division, qui se
donna la comptabilité, qui se nomma au personnel et distribua ce
personnel entre ses amis; il y en eut qui firent apporter leur lit afin
de ne pas désemparer, et d'être à même de sauter sur la place qui
viendrait à vaquer. M. Dubourg, surnommé le général[257], et M. Zimmer,
étaient censés les chefs de la partie _militaire_ du _gouvernement
provisoire_. M. Baude[258], représentant le _civil_ de ce gouvernement
inconnu, prit des arrêtés et fit des proclamations. Cependant on avait
vu des affiches provenant du parti républicain, et portant création d'un
autre gouvernement, composé de MM. de La Fayette, Gérard[259] et
Choiseul[260]. On ne s'explique guère l'association du dernier nom avec
les deux autres; aussi M. de Choiseul a-t-il protesté. Ce vieillard
libéral, qui, pour faire le vivant, se tenait roide comme un mort,
émigré et naufragé à Calais, ne retrouva pour foyer paternel, en
rentrant en France, qu'une loge à l'Opéra.
[Note 257: Sur le pseudo-général _Dubourg_, voir, au tome IV,
les notes 1 et 2 de la page 55.]
[Note 258: Voir, sur M. _Baude_, au tome IV, la note 1 de la
page 137.]
[Note 259: Étienne-Maurice, comte _Gérard_ (1773-1853). Après
avoir été l'un des plus glorieux généraux de l'Empire, il
était entré en 1822 dans la via politique. Au mois de juillet
1830, il était député de l'Oise. Le 11 août 1830, il accepta
le portefeuille de la Guerre, qu'il abandonna le 16 novembre
suivant pour raison de santé. Élevé à la dignité de maréchal
de France, le 17 août de la même année, il fut appelé, le 4
août 1831, au commandement de l'armée du Nord et dirigea le
siège d'Anvers. Pair de France en 1833, de nouveau ministre
de la Guerre, avec la présidence du Conseil, du 18 juillet au
19 octobre 1834, il fut nommé, le 4 février 1836, grand
chancelier de la Légion d'honneur. Le gouvernement provisoire
du 24 février 1848 le destitua; le second Empire le nomma
sénateur (26 janvier 1853). Il mourut trois mois après, le 17
avril, et fut inhumé aux Invalides.]
[Note 260: Claude-Antoine-Gabriel, duc de
_Choiseul-Stainville_ (1760-1838). Chevalier d'honneur de la
reine Marie-Antoinette, il était resté auprès d'elle jusqu'à
son incarcération au Temple, et il n'avait émigré que quand
sa tête avait été mise à prix. Arrêté à Calais, à la suite
d'un naufrage (novembre 1795), et acquitté par le Conseil de
guerre devant lequel on l'avait traduit, il n'en avait pas
moins été retenu en prison par le Directoire, et finalement
condamné à mort. Le 18 brumaire le sauva. La Restauration
l'appela à la pairie (4 juin 1814), et plus tard au poste de
gouverneur du Louvre (28 mai 1820). Son attitude à la Chambre
des pairs et sa constante opposition au ministère Villèle lui
avaient valu une grande popularité. Le roi Louis-Philippe le
choisit pour un de ses aides de camp.]
À trois heures du soir, nouvelle confusion. Un ordre du jour convoqua
les députés réunis à Paris, à l'Hôtel de Ville, pour y conférer sur les
mesures à prendre. Les maires devaient être rendus à leurs mairies; ils
devaient aussi envoyer un de leurs adjoints à l'Hôtel de Ville, afin d'y
composer une _commission consultative_. Cet ordre du jour était signé:
_J. Baude_, pour le _gouvernement provisoire_, et colonel _Zimmer_, _par
ordre du général Dubourg_. Cette audace de trois personnes, qui parlent
au nom d'un gouvernement qui n'existait qu'affiché par lui-même au coin
des rues, prouve la rare intelligence des Français en révolution: de
pareils hommes sont évidemment les chefs destinés à mener les autres
peuples. Quel malheur qu'en nous délivrant d'une pareille anarchie,
Bonaparte nous eût ravi la liberté!
Les députés s'étaient rassemblés chez M. Laffitte[261]. M. de La
Fayette, reprenant 1789, déclara qu'il reprenait aussi le commandement
de la garde nationale. On applaudit, et il se rendit à l'Hôtel de Ville.
Les députés nommèrent une _commission_ municipale composée de cinq
membres, MM. Casimir Périer, Laffitte, de Lobau, de Schonen et Audry de
Puyravault. M. Odilon Barrot fut élu secrétaire de cette commission, qui
s'installa à l'Hôtel de Ville, comme avait fait M. de La Fayette. Tout
cela siégea pêle-mêle auprès du gouvernement provisoire de M. Dubourg.
M. Mauguin, envoyé en mission vers la _commission_, resta avec elle.
L'ami de Washington fit enlever le drapeau noir arboré sur l'Hôtel de
Ville par l'invention de M. Dubourg.
[Note 261: La rue où demeurait M. Laffitte, et qui allait
bientôt porter son nom, s'appelait sous la Restauration la
_rue d'Artois_.]
À huit heures et demie du soir débarquèrent de Saint-Cloud M. de
Sémonville, M. d'Argout et M. de Vitrolles. Aussitôt qu'ils avaient
appris à Saint-Cloud le rappel des ordonnances, le renvoi des anciens
ministres et la nomination de M. Mortemart à la présidence du conseil,
ils étaient accourus à Paris. Ils se présentèrent en qualité de
mandataires du roi devant la commission municipale. M. Mauguin demanda
au grand référendaire s'il avait des pouvoirs écrits; le grand
référendaire répondit _qu'il n'y avait pas pensé_. La négociation des
officieux commissaires finit là.
Instruit à la réunion Laffitte de ce qui s'était fait à Saint-Cloud, M.
Laffitte signa un laisser-passer pour M. de Mortemart, ajoutant que les
députés assemblés chez lui l'attendraient jusqu'à une heure du matin. Le
noble duc n'étant pas arrivé, les députés se retirèrent.
M. Laffitte, resté seul avec M. Thiers, s'occupa du duc d'Orléans et des
proclamations à faire. Cinquante ans de révolution en France avaient
donné aux hommes de pratique la facilité de réorganiser des
gouvernements, et aux hommes de théorie l'habitude de ressemeler des
chartes, de préparer les machines et les bers avec lesquels s'enlèvent
et sur lesquels glissent ces gouvernements.
* * * * *
Cette journée du 29, lendemain de mon retour à Paris, ne fut pas pour
moi sans occupation. Mon plan était arrêté: je voulais agir, mais je ne
le voulais que sur un ordre écrit de la main du roi, et qui me donnât
les pouvoirs nécessaires pour parler aux autorités du moment; me mêler
de tout et ne rien faire ne me convenait pas. J'avais raisonné juste,
témoin l'affront essuyé par MM. d'Argout, Sémonville et Vitrolles.
J'écrivis donc à Charles X à Saint-Cloud. M. de Givré se chargea de
porter ma lettre. Je priais le roi de m'instruire de sa volonté. M. de
Givré revint les mains vides. Il avait remis ma lettre à M. le duc de
Duras, qui l'avait remise au roi, lequel me faisait répondre qu'il avait
nommé M. de Mortemart son premier ministre, et qu'il m'invitait à
m'entendre avec lui. Le noble duc, où le trouver? Je le cherchai
vainement le 29 au soir.
Repoussé de Charles X, ma pensée se porta vers la Chambre des pairs;
elle pouvait, en qualité de cour souveraine, évoquer le procès et juger
le différend. S'il n'y avait pas sûreté pour elle dans Paris, elle était
libre de se transporter à quelque distance, même auprès du roi, et de
prononcer de là un grand arbitrage. Elle avait des chances de succès; il
y en a toujours dans le courage. Après tout, en succombant, elle aurait
subi une défaite utile aux principes. Mais aurais-je trouvé dans cette
Chambre vingt hommes prêts à se dévouer? Sur ces vingt hommes, y en
avait-il quatre qui fussent d'accord avec moi sur les libertés
publiques?
Les assemblées aristocratiques règnent glorieusement lorsqu'elles sont
souveraines et seules investies, de droit et de fait, de la puissance:
elles offrent les plus fortes garanties, mais, dans les gouvernements
mixtes, elles perdent leur valeur et sont misérables quand arrivent les
grandes crises.... Faibles contre le roi, elles n'empêchent pas le
despotisme; faibles contre le peuple, elles ne préviennent pas
l'anarchie. Dans les commotions publiques, elles ne rachètent leur
existence qu'au prix de leurs parjures ou de leur esclavage. La Chambre
des lords sauva-t-elle Charles Ier? Sauva-t-elle Richard Cromwell,
auquel elle avait prêté serment? Sauva-t-elle Jacques II? Sauvera-t-elle
aujourd'hui les princes de Hanovre? Se sauvera-t-elle elle-même? Ces
prétendus contre-poids aristocratiques ne font qu'embarrasser la
balance, et seront jetés tôt ou tard hors du bassin. Une aristocratie
ancienne et opulente, ayant l'habitude des affaires, n'a qu'un moyen de
garder le pouvoir quand il lui échappe: c'est de passer du Capitole au
Forum, et de se placer à la tête du nouveau mouvement, à moins qu'elle
ne se croie encore assez forte pour risquer la guerre civile.
Pendant que j'attendais le retour de M. de Givré, je fus assez occupé à
défendre mon quartier. La banlieue et les carriers de Montrouge
affluaient par la barrière d'Enfer. Les derniers ressemblaient à ces
carriers de Montmartre, qui causèrent de si grandes alarmes à
mademoiselle de Mornay lorsqu'elle fuyait les massacres de la
Saint-Barthélemy. En passant devant la communauté des missionnaires,
située dans ma rue, ils y entrèrent: une vingtaine de prêtres furent
obligés de se sauver; le repaire de ces fanatiques fut philosophiquement
pillé, leurs lits et leurs livres brûlés dans la rue[262]. On n'a point
parlé de cette misère. Avait-on à s'embarrasser de ce que la prêtraille
pouvait avoir perdu? Je donnai l'hospitalité à sept ou huit fugitifs;
ils restèrent plusieurs jours cachés sous mon toit. Je leur obtins des
passe-ports par l'intermédiaire de mon voisin, M. Arago[263], et ils
allèrent ailleurs prêcher la parole de Dieu. «La fuite des saints a
souvent été utile aux peuples, _utilis populis fuga sanctorum_.»
[Note 262: Les missionnaires de la rue d'Enfer, dont parle
ici Chateaubriand étaient les prêtres de la _Société des
Missions de France_, fondée par le Père Rauzan, et qui est
aujourd'hui la _Société des Prêtres de la Miséricorde_ sous
le titre de l'_Immaculée Conception_. Le 29 juillet, leur
maison fut envahie par les émeutiers. «Toutes les chambres
sont fouillées, dit un témoin oculaire; la caisse de
l'économe est vidée, la cave elle-même est envahie.... De
nouvelles bandes surviennent, et, l'exaltation croissant avec
l'ivresse, les coups de fusil retentissent à travers les
corridors et les escaliers. Partout le pillage et la
désolation. Rien n'échappe à l'enlèvement ou à la
destruction. Argent, linges, objets précieux, tout disparaît;
les fenêtres sont brisées, les meubles hachés en morceaux et
jetés dans la cour ou dans les jardins. On sonde à la
baïonnette une terre fraîchement remuée, dans le jardin, et
une caisse contenant tous les vases sacrés devient la proie
des dévastateurs.... Au milieu du tumulte, le P. Rauzan
paraît un moment à sa fenêtre, et cherche à apaiser les
esprits.... Deux balles sifflent à ses oreilles, et un
troisième coup, ajusté par un de ces bourreaux égarés, allait
atteindre le digne prêtre, lorsqu'un garde national parvient
à relever à temps le canon du fusil. La balle, toutefois,
effleure de si près le dessus de la tête du saint vieillard,
qu'il avouait plus tard avoir perdu pour un moment le
sentiment de sa situation....» Pour compléter l'oeuvre de
destruction, les dévastateurs mettent le feu à l'intérieur
d'une chambre. L'incendie commençait, lorsque deux
missionnaires, déguisés en domestiques de l'hospice des
Enfants-Trouvés (situé également rue d'Enfer), arrivent,
accompagnés de deux soeurs de Charité, et, se mêlant à la
foule, ils s'écrient: «Malheureux, que faites-vous? Ne
voyez-vous pas que le feu va se communiquer à l'hospice?
Voulez-vous donc brûler ces pauvres petits orphelins?»--On
les écoute; une chaîne est organisée, et le feu est éteint au
dedans. Mais bientôt, à l'aide de la paille qu'ils ont
amoncelée, et sur laquelle ils entassent les débris des
meubles, les livres, les papiers, les ornements sacrés, de
grands feux sont allumés à la fois au jardin, dans la cour et
jusque dans la rue.--Les missionnaires purent échapper, en se
réfugiant, les uns à l'hospice des Enfants-Trouvés, les
autres sous le toit de Chateaubriand. (_Vie du très révérend
Père Jean-Baptiste Rauzan_, par le _P. A. Delaporte_, pages
281 et suiv.)]
[Note 263: La maison de Chateaubriand, rue d'Enfer, nº 84,
était voisine de l'Observatoire, dont François Arago était
alors le directeur.]
* * * * *
La commission municipale, établie à l'Hôtel de Ville, nomma le baron
Louis commissaire provisoire aux finances, M. Baude à l'intérieur, M.
Mérilhou[264] à la justice, M. Chardel[265] aux postes, M. Marchal[266]
au télégraphe, M. Bavoux[267] à la police, M. de Laborde à la
préfecture de la Seine. Ainsi le gouvernement provisoire _volontaire_ se
trouva détruit en réalité par la promotion de M. Baude, qui s'était créé
membre de ce gouvernement. Les boutiques se rouvrirent; les services
publics reprirent leur cours.
[Note 264: Joseph _Mérilhou_ (1788-1856).--Après avoir
appartenu à la magistrature impériale, il avait figuré, sous
la Restauration, au premier rang des avocats _libéraux_, et
avait plaidé dans presque tous les procès politiques du
temps. Il ne se bornait pas du reste à défendre les
conspirateurs, il conspirait comme eux. Affilié à la
«Charbonnerie», il fut d'abord membre de la haute-vente et
bientôt de la vente suprême. C'est donc à bon droit que
l'avocat-général Marchangy, dans l'affaire des quatre
sergents de la Rochelle (août 1822), pouvait dire à Mérilhou,
qui plaidait pour le sergent Bories: «Ici les véritables
coupables ne sont pas sur les bancs des accusés, mais sur les
bancs des avocats.»--Nommé conseiller d'État le 20 août 1830,
il devint, le 2 novembre suivant, lors de la formation du
ministère Laffitte, ministre de l'Instruction publique et des
Cultes, et il en profita pour supprimer la Société des
Missions de France et pour réunir au domaine de l'État la
maison du Mont-Valérien qui en était le chef-lieu. Député de
1831 à 1834, pair de France le 3 octobre 1837, il s'était
fait nommer, dès le 21 avril 1832, conseiller à la cour de
Cassation, revenant ainsi à la magistrature, après avoir
passé par le carbonarisme: