Paris, dimanche 21 août 1870.
Mon cher Panizzi,
_Finis Galliæ!_ Nous avons de braves soldats, mais pas un général. C'est
la même manœuvre qu'en 1866.
Je ne vois ici que le désordre et la bêtise. Les Chambres, qu'on va
réunir, aideront puissamment aux Prussiens. Je pense que l'empereur veut
se faire tuer. Je m'attends dans une semaine à entendre proclamer la
République, et dans quinze jours à voir les Prussiens. Je vous assure
que j'envie ceux qui viennent de se faire tuer aux bords du Rhin.
Adieu, mon cher ami. Je voudrais que vous me dissiez ce que l'on pense
en Angleterre, si nos malheurs excitent de la joie ou de la pitié. Je
n'ai pas la force d'écrire.