moi; je la conduisis à sa pension, d'où elle revint avec moi.
Il était nuit. Je pris Conillette, la putain, arrangée,
appétissante. Conquette nous précédait. Rassurée par ma
présence, elle ouvrit le cabinet obscur. Elle entra. Nous la
suivions. Je dis à Conillette de s'étendre foutativement sur
le pied du lit... Cependant ma fille se présentait. Elle fut
reçue avec transport. Le jeune homme, appelé Lenfonceur, et
Vitnègre lui-même, la couvrirent de louanges. On ne lui baisa
que la main. Vitnègre, néanmoins, qui (de même que les trois
fouteurs à gros vits, et le moine), était fou de sa chaussure
à talons minces élevés, lui baisa le pied. Il lui dit ensuite:
-- Ah ça, ma fille, allons-y par la douceur. Il serait
malheureux pour moi de renoncer à te le mettre; il faut se
faire une raison: mon vit est trop gros; non préparée, il te
déchirerait. Voici un vit mieux proportionné, qui va te
perforer, sans décharger; ainsi percée, mon gros vit pénétrera
cette nuit au fond de ton con. Vois-moi ce vit-là!...
Et il mit à l'air le vit de l'Enfonceur, ou plutôt de
Timori... Il fallait que Vitnègre eût découvert, on ne sait
comment, l'inclination de sa femme inspirée par le beau blond,
pour en user comme on va le voir.
Chapitre XIV Le jeune homme, la fille, le moine.
Ma fille, en reconnaissant son amant, que son mari lui amenait
pour l'enconner, avait rougi de pudeur, ou de désir. Elle
trouva moyen de venir à moi, pour me dire:
-- Faites disparaître la fille; on ne l'emploiera que cette
nuit.
Je vis bien qu'elle voulait être foutue par son galant. Je
cachai la putain. Voici maintenant le récit de ce qui va se
passer.
Dès que Conillette se fut commodément arrangée derrière le
grand sofa, Conquette retourna auprès des deux hommes, qui la
rapportèrent au foutoir, assise à cul nu sur leurs mains
unies.
-- Allons, ma petite garce de femme (lui disait Vitnègre), tu
vas pourtant être dépucelée, foutue! Mais ce n'est rien! c'est
quand tu auras un gros vit, cette nuit!...
Il la troussait, l'arrangeait.
-- Lenfonceur, que je te mette le vit dedans!
-- Non, non; ma belle se le mettra elle-même.
-- Tu as raison. Il faut qu'elle s'y accoutume.
Vitnègre sortit, et j'observai qu'il laissait la porte
ouverte. J'en augurai quelque noirceur. Mais j'étais là...
Timori, bien bas, dit à ma fille:
-- Vous le mettrai-je, ma bonne amie?
-- Non, non! il est allé chercher des écoutants [ce mot glaça
Timori].
-- Mais il vous estropiera?
-- Je ne couche pas ici.
Alors l'amant satisfait, se mit à la gamahucher doucement.
Cependant la Voluptueuse déchargea...
Elle était aux anges, quand j'entendis Vitnègre revenir. Je
crus qu'il amenait le moine. Il entra, passa rapidement, suivi
de trois voisines, auxquelles il disait:
-- Je vas vous montrer ça.
Effectivement, il leur montra quelque chose dans sa chambre...
Cependant mon amoureuse fille, gamahuchée par un amant aimé,
fit un profond soupir. Les trois voisines prêtèrent l'oreille.
-- Ce n'est rien (dit Vitnègre); ma femme est rentrée, et je ne
le savais pas. C'est pour elle cette étoffe-là.
-- Oh! il faut la lui montrer! (s'écrièrent les trois
voisines).
Le monstre retint celle qui allait la chercher. Il prit la
lumière, en disant:
-- Je vais auparavant voir si elle ne dort pas.
Il ne fut qu'à la porte, où il s'arrêta d'un air de surprise
et d'horreur!... Il recula. Mais les trois voisines avaient vu
comme lui, par-dessus son épaule, Conquette troussée, étendue
à la renverse sur le pied du lit, la tête d'un homme entre ses
cuisses... Il les fit sortir par le corridor, en se frappant
le front...
Il avait rempli son but. Si sa femme criait pendant la nuit,
les trois voisines, qui se croyaient bien au fait, y
mettraient les autres. Si Mme Vitnègre périssait écalventrée
par le timon du moine (qui, étant extrêmement riche, devait la
payer 60 mille francs, et qui en avait déjà tué plusieurs,
choisissant toujours les plus étroites), ce serait la morte
qui aurait tort... Cependant Vitnègre rentrait auprès des deux
amants, qui avaient changé de position: Lenfonceur, après
avoir déchargé par terre, s'était remis sur le ventre de ma
fille:
-- Eh bien? (dit l'infâme mari) est-elle enfilée? bien
enconnée?... Déchargez-vous? décharge-t-elle?
Nous avons déchargé (répondit Timori-Lenfonceur).
-- Je vas sortir (reprit Vitnègre). Ramone-la-moi encore
pendant une bonne demi-heure, que je serai dehors... Et ne
vous étonnez pas de ce que vous allez entendre. J'ai mes
raisons.
Il alla dans le corridor, dont il ouvrit doucement la porte,
et se mit à crier sourdement, comme s'il avait bourré sa femme
à coups de pieds:
-- Ah garce! ah putain!... Tu fous, sacrée salope! Quand je
suis sorti, tu raccroches!... Je vais chez le commissaire!
Il ouvrit la porte bruyamment, et la referma de même. Mais il
dit tout bas, avant de s'éloigner:
-- Remue du cul, ma petite femme!... Courage, Lenfonceur!
fraye-moi la bien!
-- Voilà un rusé scélérat! (dis-je à ma fille, pendant que
Timori observait la sortie de Vitnègre) Le moine t'aurait
tuée, et il ne néglige rien pour motiver ta mort.
-- Sauvons-nous! (me dit-elle).
-- Non, non; nous sommes assez pour te défendre. Feins à Timori
que j'arrive...
Le jeune homme rentra.
-- Voici mon papa, arrivé à propos!
-- Ah oui! (répondit Timori), sa présence pare à tout; car
j'allais proposer de nous enfuir. Mais, à présent, voyons ce
qui arrivera.
Je lui montrai Conillette, et je lui fis entrevoir notre plan,
que Timori trouva merveilleux!... Le temps s'écoula vite. Nous
entendîmes revenir. Timori reporta la lumière dans la chambre;
nous nous cachâmes ma fille et moi; tandis que le jeune homme
s'étendait sur le ventre de Conillette troussée...
-- Que ton vit ne m'approche pas! (lui dit-elle) je suis gâtée;
que tes couilles ne me touchent pas le poil; j'ai des
morpions!...
Vitnègre entrait, suivi du moine, que le voisinage aux
fenêtres prit pour le commissaire.
Chapitre XV Du fouteur à la Justine.
Le moine ôta d'abord sa robe. Mais nous l'avions tous vu. Il
mit ensuite à l'air un vit, si monstrueux que ma fille
tremblante m'étreignit dans ses bras.
-- Oh! qu'il est gros (dit Vitnègre).
-- Il a tué deux de mes soeurs religieuses, qui avaient fait
chacune deux enfants de notre Prieur. J'ai tué toutes les
femmes que j'ai enconnées; il n'y a que ma mère que je n'ai
pas écalventrée; mais je n'eus pas de plaisir; la vieille
garce ne saigna presque pas! j'eus peu de plaisir... Pour ta
femme... Ah, quelle rage!... Mais elle est foutue... elle sera
morte avant que j'aie achevé de l'enconner... Je l'enculerai
expirée... Je t'en apporte le prix: 60 mille francs en billets
de la caisse...
Vitnègre le compta; les serra.
-- Si je pouvais l'enconner une pauvre fois!
-- Tu te fous de moi!... Après, après; elle sera encore
chaude...
Je frémissais! et comme j'avais deux pistolets chargés, je fus
tenté de brûler la cervelle à ce monstre; mais il allait avoir
la vérole...
-- Voulez-vous, avant qu'elle soit abîmée, lui voir le con? sa
jolie figure?
-- Non! cela m'amollirait le vit.... Conduis-moi sans lumière.
Ils vinrent à tâtons.
Vitnègre précédait, pour éloigner Lenfonceur. Trouvant une
femme seule, et troussée, il voulut lui mettre, en soupirant,
sa langue dans le con. Elle l'en empêchait, quand le moine
faillit de l'écraser, en tombant sur la fille. Vitnègre fut
obligé de se retirer a quatre. Le premier acte du Père
Foutamort (comme Vitnègre le nomma), ce fut de mordre le bout
des tétons de sa monture, en lui dardant son engin, qui ne
pouvait entrer dans ce vaste con, encore élargi par une
éponge, que la fille venait d'en ôter. Conillette fit un cri
perçant! Et, se sentant déchirer le con, elle voulut se
dérober, en égratignant des deux mains. Foutamort, qui savait
bien qu'elle ne pouvait en échapper, et dont le plaisir était
d'autant plus grand à tuer une femme, qu'elle était plus belle
et plus étroite, ne la ménagea pas; tout en l'écartelant, il
lui arracha le bout des seins avec ses dents. Un profond
évanouissement, ou la mort, fit cesser ses cris... Je me
repentis de n'avoir pas d'abord tiré un coup de pistolet à
bout portant dans la tête du moine... Mais les voisins au
bruit auraient peut-être enfoncé les portes; ce fut ce qui me
retint... Foutamort, parvenu au fond du con de la fille
écalventrée, déchargea enfin en jurant et rugissant.
-- Fous un coup (dit-il à Vitnègre), avant que j'encule la
garce!
Le scélérat vint; mais, sentant un cadavre plein de sang, il
se retira.
-- Elle est morte! (dit-il).
Foutamort la tâta:
-- Non; le coeur bat encore; vite que je l'encule.
Le cul de Conillette était bien plus étroit que son con; le
moine haletait. Il en vint cependant à bout, car il dit à
Vitnègre:
-- Je n'ai fait qu'un trou des deux.
Et il déchargea horriblement!...
Ma fille, épouvantée, m'étreignait par le milieu du corps.
Vitnègre pleurait:
-- Ma pauvre femme! je t'ai livrée à ton bourreau!
-- Ne te l'ai-je pas payée? (dit le moine) Elle est bien à
moi... Ainsi, va te coucher, et fous tes 60 mille livres; tu
me gênes. Pour moi, pendant qu'elle est encore chaude, je vas,
pour mon argent, foutre cinq à six fois le cul et le con de ma
putain.
Vitnègre alla se coucher dans un petit cabinet, où il
s'enferma.
Aussitôt Foutamort s'acharna inépuisablement sur sa victime
expirée... Enfin, épuisé, il alla chercher la lumière, pour en
repaître ses cruels regards... J'ai dit que la fille était
jolie.
Elle est belle encore! (dit le monstre) Mais la figure de la
putain est toute bouleversée; elle ne se ressemble plus à
elle-même...
Il lui regarda le con, en lui soulevant le cul... Il la laissa
retomber, en éclatant de rire:
-- Ma foi, la gueuse n'a plus qu'un cul, ou qu'un con... je ne
sais lequel... Mais est-elle bien morte?
Il la déshabilla, l'emporta nue dans l'autre pièce, la mit sur
une grande table; alla prendre un vaste saladier; tira un
bistouri [Nous le voyions par la cloison vitrée].
-- Décharnons-la.
Il lui cerna la partie charnue des seins, la motte tout
entière, la chair des cuisses; lui fendit le ventre, lui
arracha le coeur, les poumons, le foie, la vessie, la matrice;
la retourna, lui enleva la chair des fesses, lui coupa les
pieds chaussés, qu'il mit dans une poche, les mains, qu'il
serra dans l'autre. Il la retourna encore; lui coupa la
langue, la tête, ôta la chair des bras. Il vint ensuite
chercher sa chemise et un drap du lit, en disant:
-- Voilà un bon régal pour nos moines et pour moi.
Le terrible anthropophage mit le saladier dans la chemise;
ensevelit le corps dans le drap; fit lever Vitnègre pour le
coudre; puis il lui dit de publier le lendemain que sa femme
se mourait; de la mettre le soir dans une bière, et que lui
moine se chargeait de la faire enterrer. Et, après lui avoir
recommandé de bien effacer au grand jour toutes les traces de
sang, il sortit vers les 3 heures du matin, emportant son
saladier de chair humaine.
Vitnègre pleura d'abord. Mais, nous ayant entendu remuer pour
sortir, le lâche eut une frayeur si grande qu'il alla
s'enclore dans son petit cabinet. Nous sortîmes donc tout à
notre aise. Comme nous traversions la petite cour, nous
entendîmes les voisins qui disaient fort bas:
-- Il ne l'a pas tuée; voilà qu'on l'emmène!...
Nous nous mimes à fuir par de petites rues, dès que nous fumes
dehors, de peur d'être suivis. Et bien à-propos! nous
entendîmes courir. Mais on ne prenait pas notre chemin. Je
remenai ma fille à sa pension, laissant là Timori, pour
observer, et lui promettant de revenir dans une demi-heure.
-- Voilà donc (me dit-elle), quel serait à présent mon sort,
si, en vous accordant mes faveurs, je n'avais pas reculé votre
départ! O mon cher papa! tout mon corps est à vous, pour en
faire ce que vous voudrez!
Je lui demandai sa bouche. Elle me darda sa langue; et nous
arrivâmes. Je lui dis de se coucher.
-- Non, non! et mes malles.. mes bijoux; si nous pouvions les
avoir?
J'admirai sa présence d'esprit!... Il était près de 5 heures.
Je courus rejoindre Timori, qui se promenait devant la porte.
-- Rien encore (me dit-il).
Un instant après, nous vîmes sortir Vitnègre. Timori le
suivit, et j'allai chercher ma fille, sa présence nous étant
nécessaire, si d'officieux voisins nous arrêtaient. A mon
retour avec ma fille et deux crocheteurs, je retrouvai Timori,
qui nous dit que Vitnègre avait passé le boulevard. Ma fille
ouvrit. Nous chargeâmes quatre malles préparées, mais cachées;
nous sortîmes sans être vus, et nous allâmes par des rues
détournées, chez mes affidés.
Ce fut alors que ma Conquette fut tranquille! Elle se coucha,
et nous allâmes reposer chacun chez nous, Timori et moi.
Chapitre XVI Foutoir; petit magasin; enterrement; amour.
Nous en sommes aux fouteries par excellence; à celles qui vont
aguerrir ma délicieuse Conquette-Ingénue, ma ravissante
Victoire-Conquette, faire leur fortune, la mienne, en leur
ôtant une fausse délicatesse, et découvrir une chose
admirable, qu'on ne verra qu'à la fin. La route que je vais
prendre, pour former ces deux belles et leurs compagnes,
étonnera d'abord! mais en toutes choses, il faut attendre le
dernier résultat... Reprenons ce charmant récit, en faisant
précéder quelques fouteries préparatoires, qui amèneront les
grandes. Mais il n'y aura plus, dans le reste de l'ouvrage,
aucune horreur qui ressemble à celle du moine Foutamort. Les
horreurs à la Dsds sont aisées à présenter; c'est la peinture
de la douce volupté qui est le chef-d'oeuvre du génie.
La première visite que reçut Conquette, le lendemain, jour de
son enterrement, et à la même heure, fut celle de Timori. Il
la trouva chez ses hôtes. Il venait lui raconter comment,
après être morte la nuit précédente, elle venait d'être
enterrée. Mais Il ne pouvait parler devant le monde. Or,
j'avais dans cette même maison, à quelques marches au-dessous,
mais sur le derrière, un petit magasin, où je cachais chaque
numéro de mes Annales, que supprimait le gouvernement d'alors.
Ma fille y devait faire mettre son lit, le soir même. Il y
aurait sans doute été déjà; mais elle ne faisait que de se
lever. J'y avais placé pour mon usage, celui de mon
secrétaire, de sa soeur, de sa maîtresse et de sa belle-mère,
un foutoir commode, dans le ventre duquel on pouvait
parfaitement se cacher. [Vitnègre en avait un tout pareil,
dans lequel il se mussait, quand un de ses trois payeurs
venait, pour essayer de dépuceler le con ou le cul de sa
femme, qu'il appelait, sa poule aux oeufs d'or; il voulait tout
voir, craignant qu'un des trois ne la lui enlevât. C'était
aussi par volupté; il était passionné pour la chaussure de sa
femme. Lors donc que, tendrement gamahuchée par un des trois
bougres (car ils l'adoraient, et ils vont bien la regretter),
elle émettait, il lui tirait un soulier qui, se trouvant
étroit vers la pointe, lui servait de con. Aussi disait-il à
ses intimes:
-- Je n'ai jamais foutu ma femme qu'en soulier.
Conquette, sentant bien que Timori avait bien des choses à lui
dire, et qu'il ne pouvait parler, prétexta qu'elle avait
laissé dans mon magasin une lettre à lui montrer. Elle avait
une double clef. Ils y descendirent ensemble.
Je venais d'y arriver. J'entendis la marche de ma fille, sa
voix basse, et celle de Timori. Je me cachai dans le foutoir.
Ils entrèrent. Conquette ferma soigneusement la porte, la
couvrit du matelassement qui empêchait qu'on ne fût entendu au
dehors, et ils s'assirent sur moi.
"Ah! Madame (dit Timori), quelles scènes!... Il avait
découvert que je vous aimais, à mes regards, et parce qu'un
jour étant avec lui chez vous, pendant qu'un de vos acheteurs
vous caressait sous son nom, il me vit baiser à la dérobée une
de vos chaussures. Mais il paraissait ignorer non seulement
que vous m'aimiez, mais que je vous fusse connu. Hier, à 3
heures, m'ayant trouvé au café, il me dit:
-- Je ne saurais dépuceler ma femme; j'ai le vit trop gros. Tu
es beau garçon; je t'ai choisi, pour la dépuceler aujourd'hui,
à l'instant; je te demande seulement six louis, qu'elle aura
pour ses épingles.
Je les lui donnai sur-le-champ, et nous partîmes... Vous savez
le reste... Ce matin, après vous avoir quittée, j'ai été me
reposer jusqu'à 10 heures, que j'ai été à mon bureau. Mais,
passant devant sa porte, j'y ai frappé. J'ai entendu deux
voisines qui se disaient fort bas:
-- Le confesseur y est! ce n'est donc pas elle qu'on a emmenée
cette nuit...
L'infâme m'a ouvert. L'horrible moine était avec lui. Un frère
avait apporté la bière bien enveloppée, et il récitait tout
haut des prières auprès du cadavre dans le cabinet obscur.
-- C'est un ami (a dit Vitnègre)... Ma pauvre femme est morte!
-- Morte! (ai-je dit)
-- Elle est expirée dans les bras du révérend père.
J'ai frémi de l'expression!... Le moine a dit:
-- J'ai fait toutes les démarches; nous avons la permission de
l'enterrer sans bruit; ce sera pour 3 ou 4 heures.
Je suis sorti...
En revenant de dîner, vers les 4 heures, je suis repassé. Deux
prêtres, quatre porteurs, le moine et le frère, ont emporté le
corps, sans chanter. Il est inhumé. Nous verrons la suite des
événements... Je les observerai.
-- Ma belle amie! On vous croit morte: vous êtes libre.
M'accorderez-vous vos précieuses faveurs?
-- Mon ami! (répondit modestement Conquette) je commence par
vous remercier de l'important service que vous m'avez rendu!
mais un autre m'en a rendu un plus important encore. Seul il
m'aurait sauvée. Si mes faveurs étaient encore à moi, elles
seraient à vous. Mais elles sont à mon premier amant, qui,
caché, a découvert toute la trame. Il venait de me déflorer;
il me l'a mis encore après. C'est votre unique rival: mais il
est adoré; son nom, que je vais vous dire, va vous prouver
toute mon estime, et que vous avez toute ma confiance. C'est
mon papa...
A ce mot, Timori tomba aux genoux de son amante:
-- Fille angélique! Fille divine! (lui dit-il) je reconnais là
votre piété filiale et la beauté de votre âme! Foutez avec
votre père; que lui seul vous enconne! Vous seriez digne de
foutre avec Dieu, si Dieu foutait!... Mais je demande à vous
gamahucher, et, si votre papa le permet, à vous enculer!
-- Mon aimable ami! (lui répondit Conquette, en le caressant de
la main) vous êtes bien raisonnable!
Timor se déculotta, lui mit dans la main un vit à pucelage,
plus petit que le mien, se fit chatouiller les couilles, et la
voulut branler. Elle s'y refusa. Alors Timori la renversa, la
troussa, et lui supa savoureusement le con... Non, jamais l'on
n'entendit de pareils soupirs!...
-- Ah! Timori... ta langue vaut un vit.
Elle avait émis dès le troisième coup de langue, et, dans son
délire, elle élevait ses jambes en l'air, faisait claquer ses
jolis talons, haussait du cul, pour favoriser l'application de
la bouche de son gamahucheur, et l'intromission de la langue
qui lui chatouillait le clitoris. Elle imitait sa mère, dans
ce claquement de talons; car je ne foutais celle-ci que de
jour, soit en con, soit en cul, soit en bouche, pour être
excité par ce qu'elle avait de mieux, la jambe et le pied. Je
lui demandais le claquement des talons, parce qu'il imitait la
marche de femme, son qui me faisait toujours bander... Lorsque
ma fille eut amplement déchargé, elle écarta Timori.
Chapitre XVII Du pucelage du cul: le père enconneur.
La céleste Conquette-Ingénue fut toujours aussi juste que
belle et sensible: qu'on ne soit donc pas surpris de ce qui va
suivre.
Elle se mit sur le ventre, et lui dit:
-- Mon second ami! pommade-moi. Mon premier ami a eu le
pucelage de mon bijou; il est juste que tu aies celui de ma
rosette; mon papa sûrement m'approuvera!
-- O déesse! (répondit Timori, en lui insérant de la pommade
dans l'anus avec une canule) que tu es raisonnable! Il aura le
connin, moi la rosette, et nous jouirons chacun d'une fouterie
à nous seuls.
Timori enfonça, malgré quelques petits cris de ma chère fille,
et après de vives saccades, il déchargea, en s'écriant:
-- Foutre! foutre! quel cul.. quel plaisir des Dieux!
Et il se pâma... Il fut épuisé, et de sperme et de forces, par
ce coup seul... Aussi se rappela-t-il, à mon grand
contentement, qu'il était attendu à 7 heures. Il laissa
l'amoureuse Conquette-Ingénue étendue sur le lit, après
l'avoir remise sur le dos, afin de lui donner quelques coups
de langue au con, pour baiser d'adieu. Il alluma sa bougie,
sortit, et tira la porte.
Aussitôt je quittai ma cachette, et je m'élançai sur mon
adorable fille, que les trois dardements de langue avaient
émue, et dont le con oscillait vivement.
-- Quoi! vous étiez là?
-- Oui, ma divine. Il encule; moi j'enconne. Tu me causes une
érection terrible!
-- Adoré Papa, foutez... foutez-moi! (et c'est la première fois
de sa vie qu'elle prononçait ce mot) je n'en puis plus moi-même...
Elle me saisit le vit, et se le mit dans le connin:
-- Pousse! (me disait-elle) Il entre.. Pousse! vit de Dieu! vit
paternel! émets du foutre dans le con de ta fille!...
En parlant ainsi, elle remuait tellement du cul, que je me
trouvai bientôt au fond de son connin. Vive la fouterie
ordinaire! c'est la meilleure manière des quarante! J'avais la
bouche, la langue, les blancs tétins de ma fille, ses
caresses, la vue de son charmant visage, toujours joli au
double dans une femme qu'on fout, ses doux propos:
-- Cher vit! vit divin! comme il me chatouille le con!...
Pousse!... Ah! bougre! je me pâme... Je déchar...arge du
fou...outre!... Ta langue! cher amant! Enconneur adoré!... Oh
je redécharge! Fous, sacré bougre! Suce... mordille-moi les
tétons!...
Je déchargeai délicieusement à la seconde émission de ma
céleste fille. Au fond de son étroit connin, je me sentis
adorablement pincé par ce que le vulgaire appelle le clitoris,
et les gens de l'art, le bas du conceptoire ou de la matrice;
cet organe de volupté, qui n'est atteint que par un vit long,
me suçait le bout de l'engin déchargeant... Et cette idée
délirante, en me voyant sur la plus belle des femmes,
renversée sur le dos, bien enconnée, se pâmant de plaisir,
-- Je fous ma fille... Je lui décharge dans le con... Nos
foutres mêlés peuvent lui faire un enfant tout de moi... Je
fais cocu le gueux, le scélérat de Vitnègre! Je fous sa femme,
qu'il croit morte, qu'il n'a jamais foutue... Nous la foutons,
Timori et moi, l'un en con, l'autre en cul, tandis que le vil
jean-foutre se branle le vit à sa divine intention... Il la
croit écartelée par le vit-timon de son exécrable moine... et
son étroit connin décharge avec nous, comme celui d'une
princesse, foutue par un jeune garde du corps!...
Ces idées, rapidement roulées dans mon imagination,
doublaient, triplaient ma volupté...
Ma fille me fit déconner:
-- J'en suis pleine, me dit-elle; le devant, le derrière; il
faut que je me purifie.
Je courus lui chercher de l'eau tiède chez son hôtesse, Mme
Brideconnin, que je trouvai seule auprès du feu, des tétons
blancs comme neige découverts. Je les baisai, pris l'eau qui
chauffait pour elle. Son mari me dit:
-- Je viens de le lui mettre, à l'intention de votre fille, la
charmante Mme Poilsoyeux (nom que je lui avais donné, pour
qu'elle ne portât pas celui de son infâme mari).
Je rentrai. Je lavai moi-même avec une fine éponge les charmes
secrets de ma déité. Il y avait un peu de sang à la rosette,
et même au connin.
-- Eh! quoi, ma délicieuse, tu as donc encore souffert?
-- Oui, mon cher bourreau; mais le plaisir l'a toujours
emporté, même en cul...
Conquette, purifiée, me dit:
-- J'étais si pressée de jouir avec vous que je n'ai pas pris
le temps, papa-sauveur, de vous demander votre sentiment sur
ce qui s'est passé entre moi et Timor?
-- J'ai aussi bien des choses à vous dire là-dessus, mon ange;
mais nous allons souper. Vous avez besoin de repos, et moi
aussi; ce sera pour demain...
Je lui donnai la langue; elle me darda la sienne; je baisai
les boutons rose de ses tétons, et nous allâmes nous mettre à
table.
Pendant le souper, je racontai à M. et Mme Brideconnin ce
qu'il fallait qu'ils sussent de la prétendue mort de Mme
Poilsoyeux afin qu'ils ne la compromissent jamais. Pendant le
repas, notre porteur d'eau et sa femme placèrent le lit de ma
fille dans mon magasin; et, dès qu'il fut arrangé, nous y
descendîmes ensemble. Ma belle amie me dit:
-- Je crois que j'aurai peur; priez Mme Brideconnin de venir
coucher avec moi!
-- Je vais rester, ma reine.
-- Ah! j'aime bien mieux cela! non pour jouir; mais pour que
mon amant-papa s'endorme sur les tétons de la femme de
Vitnègre, pendant qu'il se morfondra, ou qu'il ne ... qu'un de
mes vieux souliers.
-- Ma divine fille? (repris-je) je vais, dès ce soir, te dire
ce que je voulais remettre à demain. Couchons-nous.
Je déshabillai ma déesse comme une nouvelle-mariée, baisant
tout ce que je découvrais. Tous deux au lit, je l'assis sur
mon vit.
Chapitre XVIII Des avis paternels, tenant sa fille enconnée.
Ami lecteur! j'éprouve encore les oscillations de la plus
savoureuse volupté, en me rappelant ces moments enchanteurs,
que m'a procurés ma Conquette-Ingénue-L**!