Ainsi finit cette belle soirée. La partie fut remise au

Dimanche suivant. Conquète, après avoir fait amplement bidet,

se coucha modestemt. Je ne pouvais marcher. Mes trois

Gaillards remenèrent leurs Belles, & revinrent me prendre,

pour me porter chéz moi, où ils me mirent au lit.

XXXIII Chapitre.

Chap. De la Fouteuse sensée. Histoire.

Le lendemain, après mon travaíl, je vins voir ma Fille. Elle

était dans mon magazin. Elle m'embrassa la première, & me dit,

& me dit: -- Au nom de Dieu, chër Papa, ménagéz-vous! j'ai

besoin de votre tendresse-paternelle, plûsque jamais... Que

deviéndrais-je, si je vons perdais? Vous êtes le meilleur des

Pères: vous me donnéz le necessaire & la volupté. J'aí un

Bijou insatiable: mais votre Traìtdamour l'emplit & le

satisfait audelà de toute vraisemblance. Je suis bién sensible

au don que vous m'en avéz fait. Aussi la reconnaissance & la

tendresse sont pour vous; je ne lui donne que du... -- Foutre,

mon adorable Fille... Tu es toujours égalemt mondeste. -- J'aí

aussi beaucoup d'obligation à Traìtdamour d'avoir amené sa

petite Soeur & sa jolie Maîtresse: surtout d'avoir donné

Celle-ci à ses deux vaillans Camarades, pour me rester plüs entiér,

& vous soulager d'autant, vu mon extréme chalenr. Ces

Jeunesfilles sont de bonnes petites Creatures, & valent mieux

que Rosemauve, qui cependant n'est pas sans mérite....

Menagéz-vous, chër Papa. Ne voyéz que moi: c'est bién asséz.

Une partie, tous les huit jours, suffira pour vos forces.

Traìtdamour me donnera le surplûs de ce qu'il me faut. En ne

jouissant que les Dimanches, les Garsons, les Petites,

tout-comme nous, l'appetit & le plaisir seront plüs grands; nous

passerons une demi-journée delicieuse... Mais je suis jalouse

de vous & du beau Traitdamour; ne le mettéz qu'à moi.

Avertisséz-les tous de cela. C'est mon caractère que la

jalousie. Et-puis, où trouveriéz-vous une Femme ou Fille qui

me vaille? Toujours propre, abluée à chaque pipi, autant par

volupté que par delicatesse: car j'ai cet Endroit que vous

avéz la bonté de trouver charmant, toujours si chaud, que je

ne le mets jamais dans l'eau s qu'avec une volupté qui

approche de la Jouissance. Ne me le mettéz donc pas de la

semaine, pour avoir plüs de plaisir, sans vous tuer, le

Dimanche. Ne me touchéz ni le Bijou, ni le sein? -- Non

(répondis-je): durant la semaine, je ne baiseraí que ton joli

piéd. Et je veux toujours avoir une de tes chaussures au

trumeau de ma cheminée! -- Rién de si flateur, répondit-elle,

que d'être ainsi adorée, jusque dans sa parure: Aussi mon piéd

est-il soigné, comme vous l'adoréz. Je le lave à l'eau-rose

deux-fois le jour matin & soir, & après avoir marché. -- Hâ!

celeste Fouteuse, que je le baise, que je le baîse? -- Point de

ces mos-là? dans la semaine: ils vous excitent.... Baiséz

votre idole? j'y ai autant de sensibilité qu'ailleurs; mais

restéz-en là.... Du-reste, je suis à vous: Vendéz-moi, livréz-moi,

quand vous le voudréz; je me donnerai avec plaisir pour

vous; comme Une autre Ocyrhoé. [lacune. Je me privaí donc,

malgré moi: mais par nécessit; je me contraignais. [Autre

lacune... Mais j'avais à ma cheminée sa chaussure rose à

talons-vërts, à laquelle je rendais mon hommage tous les jours

en l'honneur de la Fille la plüs pieuse & la plüs devouée quî

ait jamais existé. Conquète-Ingénue, à quî je le edis le

samedi, en fut transportée de joie. Elle darda sa langue, me

fit sucer ses tetons, palper son poil soyeux, se mit à genoux,

& dit avec ferveur: -- Mon Dieu! je vous remercie de m'avoir

fait naître d'un si bon Père! Nous ne vous offensons pas; je

rens à mon Papa en plaisirs delicieus les soins qu'il a pris

de mon enfance. Je suis le baume & le charme de sa vie; il est

le baume & le charme de la miénne. Bénisséz-nous-? Elle fit

trois signesdecroix, baîsa la terre, & se releva, en disant:

Doux Jesus, qui le mettiéz à Madelène, elle était aussi votre

fille; & en amour, vous le savéz par experience, rién n'est si

voluptueux que l'inceste-!... Je fus si édifié de cette

prière, que je me propose de la faire recommencer, à la fin de

nos parties.

Un-instan aprês, à 8 heures-&-demie, toute la petite Société,

Traìtdamour, Minone sa soeur, Conète sa maîtresse, Rosemauve,

Cordàboyau & Brisemote, vinrent prendre langue pour la reünion

du lendemain. Je donnaí le mot & les retins à soupér. Il y

avait un excellent gigot de 18 livres, & du vin de Bourgogne,

avec un pâté chaud. Après le repas, voulant les émoustiller

tous, & moi-même, je fis lire par Rosemauve, devant nos Hôtes,

l'Histoire suivante:

XXXIV Chapitre.

Chap. De l'Homme-à-queûe.

Vous aiméz les Histoires, dis-je, ne voulant pas manger de

pâté; nour aurons demain toute autre chose à faire: je vais

en-conter une, pendant que vous achèveréz de souper-. Un rire

d'aise préceda le silence.

Il y avait à Sens, une Veuve encore belle, quoique mère de six

Filles, dont l'Aînée, qui atteignait vingt ans, é se nommait

Adelaïde. La seconde, Sophie, n'en comptait pas encore

dixneuf; la tsoisìème, Julie, en avait près de dixhuit;

Justine dixsept; Aglaë seize, ét enfin Emilie la Cadète quinze

ans. Quant à la Maman, mariée à treize, accouchée de son Aînée

à quatorze, elle avait trentequatre ans. Mad. Linârs (c'est

son nom), avait en-outre deux Nièces de quinze ét vingtdeux

ans, Lucie et Annète-Bar, une jolie Femmedechambre de dixhuit,

outre une Cuisinière, grande ét belle Fille de vingt ans. Le

Mari avàit mal-fait ses affaires, avant que de mourir. La

Veuve ne soutenàit sa nombreuse Famille qu'avec le revenu de

sa dot, qui rapportàit cinq à six-mille livres. On étàit gêné;

car les Nièces n'avàient que quinze-cents livres de rentes

entre elles-deux. C'étàit onze Jeunespersones à entretenir

avec 7500 francs.

Il parut alors à Sens un gros ét bel Homme dont la phisionomie

annonçàit trente ans, encore qu'il n'en eût que 20. Il passàit

pour très-riche. Et en-effet, il l'étàit. Ses bras ét sa

poitrine étàient couverts de poils. Il avàît le regard dur ét

presque féroce: mais son sourire l'adoucissàit, ét il souriàit

toujours, en voyant de jolies Femmes. L'Aînée des Dlles Linars

étàit charmante: Fysitére la vit ét en devint éperdûment

amoureux, quoiqu'il eût alors dans son séràil une Femme-mariée

enlevée à Paris, de l'aveu du Mari même; la Soeur d'icelui,

vendue par son Père, ét une superbe Carmelite, leur cousine,

qui s'étàit livrée elle-même, parcequ'elle était hysterique.

Mais toutes ces Maîtresses étaient alors enceintes, ét

Fysitère n'en jouissàit, que pour avoir des Enfans. Il ala

chéz Mad. Linars, pour Lui demander en mariage Adelaïde.

Le Velu, en voyant onze Femmes dans une seule maison,

tressaillit d'àise... Il étala sa fortune, ét proposa

d'épouser l'Aînée. Trente-mille francs de rente qu'il prouva

(il en avàit bién davantage)! Le firent accepter sur-le-champ.

Il rendit ensuite des visites jusqu'au mariage, ét fit des

présens, tant à sa Prétendue qu'à la Mère, aux Bellessoeurs, à

Lucie ét Annéte-Bar, les deux Nièces, ainsi qu'à Geoline ét à

Maréte, la Femmedechambre ét la Cuisinière. Ce fut avec ces

présens qu'il attaqua leur vertu... Mais il faut quelques

préliminaires, qui fassent mieux connaître ce Personage.

Fysitère était Un de ces Hommes poilus, qui descendent d'un

mélange de notre Espèce, avec celle d'Hommes-à-queûe de

l'Isthme de Panama, ét de l'Ile de Borneo. Il étàit vigoureux

comme dix Hommes ordinaires; c'est-à-dire, qu'il en auràit

batu dix à armes égales, ét qu'il Lui falàit, à Lui-seul,

autant de Femmes qu'à dix Hommes.

A Paris, il avàit acheté la Femme d'un nommé Guae, un

scelerat, qui La Lui avàit vendue ét L'avàit livrée. Fysitère

La tenàit exactement renfermée depuis. Il jouissàit de cette

Infortunée, la plüs provoquante des Femmes, ét qui avait

beaucoup de temperament, dix à 12 fois par jour. Ce qui la

fatiguàit tellement.r qu'elle lui avàit donné le conseil

d'acheter de leur Père sa Soeur-cadète, nommée Doucète, qui

partagerait le travàìl. Il le fit. Mais ces deux Femmes

avàíent été biéntôt sur les dents. Heureusement un Confesseur

de Nones decouvrit alors pour le Velu, la Religieuse

histerique, cousine des deux Victimes: il La tira de son

Couvent, sous prétexte de Lui faire prendre les eaux, ét La

livra au Fysitère, qu'elle occupa seule pendant quelques

semàines. Ce qui avàit reposé ses deux Cousines.

C'est à cette époque que l'Homme-à-queûe étàit venu à Sens, ét

qu'il avàit vu la Famille Linars. Avant qu'il eût Mad. Guae,

On Lui amenàit trois Filles Couturières chaque matin. Mais les

précautions qu'il étàit obligé de prendre pour sa santé, avec

des Creatures qu'il làissàit libres, Le degoûtèrent de cette

jouissance. Dailléurs, comme il avàit formé le projet de

multiplier l'Espèce des Hommes-à-queûe ét d'en peupler l'Ile

entìére de Borneo, Pays originàire, il voulàít pouvoir

surveíller tous les Enfans qui Lui naîtràient. Ses trois

Femmes étant grosses, il ne voulàit plus Les fatiguér. Quand

il fut lié avec Mad. Linars, il aurait bién cherché à deflorer

sa Future, ou à se donner Une des Nièces; ou la Cuisiniére, ou

la Femmedechambre. Mais il trouva que tout-cela avàit ses

inconveniens. Il reserva ce-supplément de ressources, pour

aprês son marìage. La Première qu'il attaqua, ce fut sa

Bellemère future. Il Lui fit un-jonr un présent de deux-mille

écus en espèces: Et La voyant dans l'extase de la

reconnaissance, il iui mit la maìn sous la jupe, en Lui

disant: "Autant tous les six mois, si Je vous Le mets. Et ne

craignéz pas de faire du tort à votre Fille! Elle n'en aura

que trop de reste... Comme il étàit extrémement fort, tout en

parlant, il La renversàit, L'enfilàit. La Dame se trouva prise

sans l'avoir prévu. Elle fut rabatelée une dixaîne de fois,

tant Elle étàit vigoureusement contenue... Enfin devenue

libre, Elle Luì dit; "Hô, quel Homme! "Je suis tel (repondit-il),

que votre Fille ét vous, quand vous m'auréz toutes-deux,

me donneréz vous-même des Maîtresses, pour vous reposer". La

Dame, qui aìmàit le jeu d'amour, sourit, en rougissant

d'esperance ét de plaisîr.

Elle fnt exploitée tous les jours, en attendant celui du

mariage de sa Fille. Quand ce jour fut arrivé, effrayée pour

Une jeune Vierge, Elle pria l'inépuisable Fysîtère de La

menager? "Six-fois: repondit-il, pas plûs, si vous me

promettez de me recevoir ensuite, ou de me donner Lucie,

l'Aînée de vos Nièces? "Non; mais je vous donnerai Geoline, ou

Marète, celle que je pourrai avoir le plus facilement... Le

soir des noces, Fysitèré, quoiqu'il eût toutes les nuits

fourbi Mad. Linars, était impatient à trépigner, d'avoir sa

Mariée. Il L'enIeva commé une plume, dès qu'on eüt soupé, se

jeta sur Elle, ét Lui fit pousser des cris effrayans. La Mère

alarmée, accoutut avec Geoline, au moment où Fysitère, sans

trop s'embarrasser des gèmissemens de la Jeunepersone, La

recommençàit. La Mère Le laissa L'achever. Puìs, sur

l'instante prìère de sa Fille, Elle La retira du lit, pour

laver le sang ét le suc d'homme, dont sa conque martyrisée

était remplie. Fysitère saisit alors Geoline, ét La viola,

malgré ses clameurs. Il La retint sous Lui quatre à cinq

fois.:. Elle profita d'un intervala, pour s'échapper Mais

Fysitère menaça Mad. Liuars, si elle ne remplaçàit pas sa

Fille, de tourmenter Celle-ci jusqu'au jour... La Dame étàìt

fatiguée: Elle ala chercher Marète, qu'elle enferma dans la

chambre-nuptiale. Fysitère La viola, ét La contint sous Lui

quatre-fois: puis il Lui permit de dormir.

Dans le Jour, il assoupit les plaintes des deux Filles-domestiques,

ét même il Les gâgna, en leur constituant Douze-cents

francs de rente à chaqu'une. Mais elles demandèrent du

repos, pour la nuit suivante.... Le soir, Fysitère ramona

six-fois sa Nouvelle-Epouse, qui prit un-peu de gout à la chose:

puis sa Mère reposée, fut à son tour fourgonnée six âutres

fois. Ce qui suffit à l'Homme-à-queûe.

Le soir du troisième jour, il ne ramona sa Femme qu'une-fois;

car Elle demanda grâce. Il eüt ensuite Geoline, six fois; puis

Marète, cinq fois. Ce qui fut la dose à laquelle il se règla.

Il eüt le quatrème soir, sa Femme, une fois; sa Bellemère

quatre; Geoline trois; Maréte quatre: douze en tout. Il en

agit ainsi pendant deux mois.

"Mais, Lui dit Mad. Linars, vous vous èpuiséz! A quoi bon nous

Le mettre tant de fois? "Mon but est de faìre des Enfans, pour

en repeupler une Ile des Indes, dont les Hommes de mon Espèce

sont originaires. Dès que vous seréz grosses, je ne vous Le

mettrai plus; vous m'en donneréz d'Autres; mais surtout vos

Filles ét vos Nièces, parceque vous êtes toutes d'un beau

sang. Je Leur ferai à chaqu'une six-mille francs de revenu, ét

douze-cents francs seulement aux Etrangères que vous

procureréz-... Mad. Linars fut très-étonnée de cette

proposition! Mais les six-mille francs de revenu pour ses

Filles ét ses Nièces La tentèrent.

Aubout des deux mois, ét de six semaines de mariage, Mad.

Linars, la Nouvelle-Epouse, Geoline ét Marète se trouvèrent

enceintes. Fysitère Leur déclara, qu'il ne les verràit plus,

qu'aprês Leurs couches. Et il pressa Mad. Linars de Lui donner

ses Nièces, ét deux de ses filles?... Elle fut obligèe d'y

consentir. Elle Les conduisàît elle-même, aprês Les avoir

instruites, ét assistàít à Leur defloration, calmant leurs

cris par ses discours ét ses caresses. "Ma ràisonable Enfant,

disàit-elle à Lucie renversèe sur le dos, ét qu'On troussàit,

il est doux d'avoir 6 mille fr. de rentes?... Cinq-cents

francs par mois, ajoutà-t-elle en La pomadant?.. Et foncières,

ma chère Nièce! dirigeant le gros Membre dans sa fente". Aussi

la belle Lucie, quoique vierge, ne cria-t-elle pas.

Vint ensuite Aunête la seconde. Sa Mère L'exhorta, La pomada,

inserant son index onctué le plüs profondement possible, pour

fràyer la route. Elle introduisit le Membre dans la fente

ainsi prèparée. Cependaut Annète perforée, jeta les hauts-cris.

Mais ils n'arrêtèrent pas Fysitère, dont Mad. Linars

caressàit la queùe poilue, qui fretillait vivement. Hâ! Maman!

(Lui dit-il), mets-toi sur moi, ét te l'enfonce dans ta

conque; tu auras bién du plaisir"! Elle le fit, ét fut si

ravie, qu'elle appela sa Fille-aînée ét les Chambrières, pour

Leur procurer les mêmes delices.

Annète suffisamment ramonée, ét demandant grâce, Geoline la

remmenà, pour laver le sang ét le sperme, dont son Bijou étàìt

barbouillé: ét Mad. Linars ala chercher Sophie, sa seconde

Fille. Geoline et Marète l'apportèrent nue assise sur leurs

mains jointes. Mad. Linârs La pomada; puis elle intromit.

Geoline s'enfila avec la queùe poilue, au refus d'Alaïde

l'épouse. Sophie ne poussa que quelques gémissemens, an

premiér Assaut; elle riposta aux deux autres. Elle fut

cependant ensanglantée. Geoline se fourgonna de la queùe-à-poil

durant toute la séance.

Fysitère n'avàit joui que neuf fois: Il Lui en falàit trois

encore. On ala Lui querir Julie la troisîème Soeur, âgée de

dixsept ans. Sa Mère La pomada. Ce qui ne l'empêcha pas de

crier, parcequ'elle était fort étroite. Julie ét sa cousine

Annète furent les deux qui n'émirent pas dans le coït, les

quinze premiérs jours. Lucie fut prise tout-de-suite, ét

Sophie trois jours après. Mais elles n'en dirent rién, aimant

le piaisìr. Quant à Julie ét Annette, il s'écoula trois mois

avant qu'elles fusseut enceintes... Marète se farfouillàit

avec la queùe poilue, pendant les assauts de Julie.

Lorsqu'il fut bién décidé que les quatre Belles avàient le sac

rempli, Mad. Linars fut requise de donner ses trois dernières

Filles, ét une Cousine du côtè-gauche, fille hors mariage de

son Mari, nommée Naturelle-Linars? Elles Lui furent livrëes,

et Justine, Aglaé, Emilie même, qui n'avàìt pas quatorze ans

accomplis, se virent enfilées dans une seule nuit, malgré

leurs cris ét la dechirure de leurs jeunes appas. Naturelle

avàit vingt-un ans: ce fut une delicieuse jouissance, que

l'Homme-à-queûe fatigué avàit réservée pour la dernière.

Celle-ci fut engrossée surlechamp; ét les trois Autres, malgré

leur jeunesse, ne l'échappèrent pas dans le cours du mois.

Elles étàient regulièrement fourgonnées trois fois par nuit:

mais soìt qu'elles eüssent moins de temperament, soit qu'étant

plüs étroites, elles souffrîssent toujours, elles furent

ravies, lorsqu'elles fudeclarèes enceintes. L'Homme-à-queûe

avàit en ce moment de fecondées, 14 Femelles, qui Lui

promettàient aumoins 14 Enfans.

A cette époque, Mad. Linars accoucha d'une Fille. Un moìs-ét-demi

aprês, Adelaïde, ou Mad. A-queue, mit également une Fille

au monde. Puis Geoline ét Marète eürent chaqu'une un Garson.

Annète èt Lucie chaqu'une une Fille. Toutes-six voulurent

nourrir. Ce qui fut executé dans une Terre écartée, du-côté de

Seignelài, éloignée des routes, comme de l'Yonne, mais sur la

petite Rivière de Serin.

Cependant comme les Unes nourrissàient, ét que les Autres

étàient encore enceintes, il falàit de nouvelles Femmes à

Fysitère. Il demanda permission à Mad. Linars de reféconder

ses trois premières Concubines, Màd. Guae, sa soeur Doucète, ét

la Carmelite, qui n'étàit plus hystere, depuis ses couches. La

Bellemère y consentit avec la plüs grande joie: car Elle étàit

fort embarrassée pour trouver à son Gendre des Sujets

fecondables. Elle avàit deja bién marqué les quatres Pucelles

les moins làides du Village, ét même une cinquième la plüs

jolie, femme mariée, sterile avec son Mari; Elle les avàit

presque gâgnées, au moyén des douze-cents francs par année,

mais Elle n'etait pas encore sûre de leur discrétion... Les

trois Concubines étàient mandées. Elles arrivèrent.

Dès le même soir, Elles furent mises toutes.trois dans un

grand lit propre à cinq Persones: Fysitère s'y coucha au

milieu: Il Les palpa Toutes; puis il prit Mad. Guae, la plüs

voluptueuse, qu'il fourgonna trois-fois avec fureur. Il saisit

ensuite Doucette, que ses tendres gemissemens Lui firent

ramoner en Enragé. En la quittant, il sauta sur la Carmelite,

qu'il exploita six fois, sans desarçonner. Mais Elle l'assura

qu'Elle étàit tguerie de sa maladie, ét Elle Le pria de se

parrager également entr'elles trois? Ce qui fut arrêté.

Le lendemain, Mad. Linars, qui avàit tout écouté pendant la

nuit, demanda aux trois Parentes, Comment elles appartenàient

à Fysìteres! Mad. Guae repondit: "Nous alons vous faire notre

Histoire qui vous paraîtra singulière! en.même-temps qu'elle

vous donnera une idée juste de notre Mari à Toutes, qui est Un

Homme d'une nature particulière. Mad. Linars ne demanda pàs

mieux que de l'entendre: Mais elle fit observer à Mad. Guae,

que ce Recit ne seraìt pàs moins agreable aux 12 autres Femmes

de Fysitère? Mad. Guae en convint, ét Adelaïde, Sophie, Julie,

Justine Aglaé, Emilie, Lucie, Annète, Geoline, Marète,

Naturelle, appelées par Mad. Linars, vinrent avec elle

assister à la narration que fit la belle Mad. Guae,

en-présence de Doucette sa soeur, ét de de Victoire la Carmelite

leur cousine.

XXXV Chapitre.

Chap. Des la Garse insatiable.

"Vous me voyéz; J'ai toujours été desirée des Hommes: A huit

ans, un Ouvriér qui travaillàit dans la maison à de la

menuiserie, me prit le bijou; ét comme je ne criai pas, il me

mit son membre entre les cuisses, me les fit serrer, ét me les

inonda, en dechargeant. Je le dis à ma Mère, qui me lava les

fesses, ala menacer le Menuisiér, ét le fit deguerpir... Ce

debut annonce que le Recit sera un-peu libre; mais il faut

être sincère.

"A dix ans, mon Père déculoté m'asséyàit à crû sur ses cuisses

nues, fesàit aler son membre entre les miénnes, comme le

batant d'une cloche, ét, bién échauffé, il alàit enfiler ma

Mère, une jeune Tante soeur de Celle-ci, ou ma Gouvernante.

"A treize ans, j'avàis le Bijou cotonné, ét si joli, que mon

Père venàit me Le lècher la nuit pendant mon sommeil. Enfin il

me sentit riposter à ses coups de langue, ét comprit que

j'avàis du plaisir. Il dardàit plüs fort, ét je partàis...

Aussitôt mon Père se mettàit sur moi, me suçàit mes petîts

Tetons naissans, posàit son membre à l'orifice de ma petite

Conque, ét me barbouillàit toute la Mote de sperme.. Il me

lavàit à l'eau-rose.

"A quìnze ans, un Jeunehome, frère de ma Maîtresse de modes,

me prit le Con à la poignée, an moment où je regardàis par la

fenêtre, ét voulut me chatouiller le Clitoris avec son doigt:

mais il me fit mal, ét je Lui donnai un soufflet.

"A cette époque, mon Père n'osàit plus m'asseoir à cùl-nu sur

ses genoux, ni me faire decharger en me lèchant le Con; il se

retiràit dès que je donnàis le premiér signe d'éveil: Mais

comme j'ai le piéd joli, ét que M. Dardevit, aìnsi que tous

les Hommes delicats, est infiniment sensible à cet attràit-là,

il fesàit faire mes chaussures par un habile Cordonniér, Celui

de ma Mère ét de la Marquise De-Marignì; le Voluptueux ne me

les donnàit neuves, que lorsque j'alàis chéz Lui; il me les

fesàit mettre aprês un pédiluve, avec des bas de fin coton, me

fesàit marcher chaussée, mettre à la fenêtre, pour mieux voir

ma jambe ét mon piéd, qu'il baisàit; il me fesàit ensuite

asseoir, me tiràit un soliér, s'en coîfàit le vît, me fesàit

Lui patiner les couilles avec mon piéd chaussé, poussàit de

profonds soupirs, cognàit au planchér, ce qui fesàit monter

Mad. Mezières voisine d'audessous; Elle Lui arrachàit mon

souliér, ou ma mule; Elle se renversàit sur le dos; il La

troussàit, èt La fourgonnàit, en me fesant relever ma jupe en

perspective d'une glasse jusqu'au genou. "Votre Père me fàit

ce qu'il ne peut vous faire, me disàit La Mezières, parceque

tu es sa Fille; mais c'est Toj qui Le fais bander... Hâ! si Tu

Luì montrais ton joli Conin, comme il me rabâteleràìt, ét me

donneràit des coups de vit en Con"! Touchée de ce langage,

souvent je me troussàis, ét montràis une mote à poil folet ét

soyeux, que mon Père trouvait adorable! Je m'en apercevais aux

vives estocades qu'il donnait à la Dame... En La quittant, il

venaít me rechausser. Mais quelquefois La Mezières L'en

empêchait, ét furieuse de luxure, Elle me renversait, me

lèchait le Connin, ét mettait dans le sién la pointe de mon

solliér, ou de ma mule, comme un Godmiché... Pendant ce temps-là,

mon Père me palpait doucement les fesses ou les tetons.

"Tu La foutras, Bougre (tu La depuceleras, ét biéntôt! ét Elle

deviéndra grosse de Toi, si Tu ne La maries"! Ce propos,

souvent repeté, fit que je demandai vivement à me marier.

"J'avais un Oncle, mari de ma Tante. L'escaliér de leur

demeure était obscnr. Un-jour que je le montais, mon Oncle me

suivait. Au beau milieu, il me glissa la main sous la jupe, ét

me hâpa ce qu'il nommait mon Connôt. Je me recriai! "Tais-Toi

donc (me dit-il): vas-tu troubler mon ménage"?... Je me tus.

Et il me patìna le Connôt, le cùl, d'une main, les tetons de

l'autre; me mit son membre dans la main, me le fit serrer en

jurant, ét tout en me suçant les tetons, me dechargea dans les

doigts.

"J'entrai toute rouge chéz ma Tante. Mais je ne dis mot. Quand

je m'en retournai, mon Oncle me guettait; il m'accompagna, ét

me dit: "Tu veux Te marier; J'ai un Parti, ét il n'y a que moi

qui puis gâgner ton Père; Je Le gâgnerai, si je te le mets

seulement trois fois avant le mariage, ét lorsqu'il sera bién

sûr? "Que me mettréz,vous? (je fesais l'ignorante, puisque

j'avaîs vu mon Père ét La Mezières). Nous étions dans l'alée.

Il mit son vít à l'air, ét m'empoigna le Con: "Ceci, dans ce

que je te tiéns". Je me debarrassai, ét ne repondis rién.

J'étais à la porte de mon Père: J'entrai. Il était absent:

J'attendis.

L'Anti-Justine; ou, Les Delices de l'amour · 第 7 / 27 段