Je crus qu’il perdait la raison, et je l’apostrophai avec véhémence. Il

se contenta de hausser les épaules en me disant de regarder dans la

boîte.

J’examinai attentivement l’intérieur et n’y vis rien que de la boue. Pat

continuait à battre des entrechats autour de moi. Fatigué enfin, hors

d’haleine, il vint se rasseoir près de la boîte.

«Remuez donc un peu cette boue avec vos doigts», me dit-il.

Je fis ce qu’il désirait; je retirai un grand nombre de pierres, et au

bout d’un instant j’aperçus comme un éclair jaune dans la masse; c’était

un petit lingot de la grosseur d’une noix. Presque aussi ému que Pat, je

ne pus que me jeter par terre et fermer les yeux, tant était forte la

sensation de joie que j’éprouvais. Bientôt me relevant, je courus au

bord de l’eau avec la boîte, je lavai complétement tout ce qu’elle

contenait, et je trouvai au fond un petit lingot avec plusieurs pépites.

Nous restions là, absorbés dans cette vision extatique, trop émus l’un

et l’autre pour pouvoir parler.

«Mais si tout cela, dis-je enfin, n’était que le contenu d’une petite

poche égarée dans le rocher, et si nous allions ne plus rien trouver?

--C’est ce que je craindrais aussi, répondit Pat, si nous n’avions que

le gros morceau; mais regardez ces jolies pépites; c’est une preuve que

nous tenons un filon.»

Nous reprîmes notre travail avec courage, et chaque lavage nous donna

non plus de gros morceaux, mais une foule de petits.

Le succès n’étant plus douteux, nous résolûmes de retourner

immédiatement à William’s Creek pour chercher des outils et des

provisions. Je coupai avec l’aide de Pat un jeune sapin, dont je fis six

poteaux; puis ayant tracé sur le sol un carré de deux cents pieds de

côté pour chacun de nous (c’est l’étendue accordée à ceux qui découvrent

de nouveaux gisements), je plantai les poteaux en terre et j’y écrivis

nos noms en grosses lettres.

Il plut à torrents pendant toute la nuit, mais nous étions parfaitement

abrités sous les branches d’un sapin géant qui formait au-dessus de nous

un véritable parapluie. Nous entendions la rivière mugir de plus en plus

fort à mesure qu’elle se gonflait sous l’orage; mais que nous

importaient le temps et la rivière et l’endroit perdu, ignoré du monde,

où nous étions? Nous n’avions de pensée que pour la fortune qui enfin

nous souriait.

Le matin, à notre réveil, nous trouvâmes que la rivière avait crû de

trois pieds durant la nuit, et qu’il était plus difficile que jamais de

la traverser. L’arbre sur lequel nous étions parvenus à atteindre l’île,

quelques milles plus bas, avait été emporté par la crue, et en tout cas

il nous eût été impossible de passer à gué le petit bras qui nous

séparait de l’île. A un mille de nous, entre les deux branches

principales de la rivière, s’élevait un rocher au pied duquel était

tombé, en travers du courant, un arbre long et mince qui semblait être

notre dernière ressource. Le temps avait désormais pour nous une telle

valeur que nous décidâmes de tenter le passage au moyen de cet arbre.

Cet arbre, qui semblait être notre dernière ressource, à moins que nous

ne descendissions beaucoup plus bas jusqu’à un endroit où nous

trouverions des arbres pour faire un radeau. Nous étions si pleins du

sentiment de notre richesse prochaine, que la valeur de notre existence

avait augmenté à nos yeux de mille pour cent depuis l’instant où, de

l’autre bord, nous avions examiné d’un œil soupçonneux ce même arbre

et l’avions dédaigné. Le temps, d’un autre côté, avait désormais pour

nous une telle valeur que nous ne nous sentions pas d’humeur à perdre

trois ou quatre jours pour descendre le cours de la rivière: nous nous

décidâmes donc à tenter le passage sur l’arbre, dont la souche fort

heureusement était de notre côté.

Nous cachâmes, à la manière des Indiens, la moitié de nos provisions et

les outils dont nous n’avions pas besoin; et, chargés de nos paquets

beaucoup plus légers cette fois, nous nous mîmes en route.

L’endroit nous parut terrible vu de près. Au centre de la rivière, le

poids seul de l’arbre lui faisait subir une dépression de deux ou trois

pieds, et l’eau se brisait contre ce frêle obstacle; il était évident

que le poids d’un homme le ferait encore plus enfoncer. Le courant, dans

sa rapidité furieuse, détachait de temps à autre de la rive de gros

rochers qui tombaient dans l’eau avec un bruit sourd, et il était à

craindre que quelque débris flottant n’entraînât le frêle sapin qui

devait nous servir de passerelle.

[Illustration: L’endroit nous parut terrible vu de près.]

Cependant le rapide au-dessus de nous était long d’un mille et en droite

ligne, de sorte que nous pouvions voir assez loin pour être sûrs

qu’aucun accident de ce genre n’arriverait pendant que nous serions en

train de passer. Pour ne négliger aucune chance de salut, nous

changeâmes la disposition de nos paquets et les attachâmes en travers de

la poitrine.

Nous tenions notre couteau à la main, prêts à couper la corde dans le

cas où le pied nous aurait manqué et où nous serions tombés à l’eau.

Les chances de Pat eussent à coup sûr été assez minces, car il ne savait

pas nager; mais même pour un bon nageur la question était de savoir si

le courant le pousserait vers le bord ou l’entraînerait vers quelque

gouffre.

Comme nous étions ainsi à délibérer sur la rive, peu ravis de la

perspective qui s’offrait à nous, Pat regarda en amont et s’écria:

«Pardieu! voici venir quelque chose qui va faire cesser nos

hésitations!»

En effet, vers le haut du rapide commençait à paraître une masse informe

d’arbres, de souches et de branches entremêlés. A chaque instant cette

espèce d’île flottante s’accrochait à quelque projection de la rive,

s’arrêtait quelques secondes, et, l’obstacle vaincu par la force du

courant, reprenait sa marche.

«Je me risque, Dick!» s’écria Pat. Et, retroussant son pantalon,

enfonçant son chapeau sur sa tête, il monta sur le tronc renversé et

s’avança d’un pas ferme, évitant habilement les petites branches qu’il

rencontrait çà et là. Nous ne pouvions passer en même temps, et

j’attendis sur le bord, surveillant Pat, qui bientôt arriva au centre de

la rivière où, l’arbre s’enfonçant sous lui, l’eau lui monta jusqu’à

mi-jambes. Il chancela un instant; mais il reprit son équilibre, et

bientôt je le vis, à ma grande joie, atteindre la rive opposée sain et

sauf.

Alors vint mon tour. Tant que je fus sur la partie la plus grosse de

l’arbre, tout alla bien; mais lorsque j’arrivai au centre, et que

sentant l’eau me battre les jambes, je ne pus voir bien distinctement où

placer le pied, la sensation que j’éprouvai fut absolument le contraire

d’agréable. Comme Pat, je m’arrêtai quelques secondes pour reprendre

haleine; mais, en levant les yeux, je vis que l’île flottante

approchait; je ne pouvais rester là une minute de plus; je repartis

donc; mais juste au moment où je venais de passer l’endroit le plus

difficile et où j’approchais de la rive, je butai contre une de ces

maudites branches latérales et faillis tomber. Le cœur en cet instant

fut près de me manquer, toutefois je réussis à regagner mon équilibre;

mais cela me causa un tremblement nerveux, et je sentis que je ne

pouvais continuer à marcher d’un pas aussi sûr qu’auparavant; je me

décidai donc à courir, et, étant arrivé ainsi tout près de la rive, je

tombai moitié à terre, moitié dans l’eau; mais Pat, qui m’attendait, me

saisit par les épaules et m’arracha à l’étreinte mortelle du courant où

j’avais été si près de périr. Quelques minutes plus tard arrivait

l’énorme masse d’arbres déracinés, brisant comme une paille l’arbre qui

nous avait servi de pont.

Une fois la rivière derrière nous, nous nous sentîmes fort à l’aise, et,

marchant d’un pas rapide, nous arrivâmes en peu de jours à William’s

Creek.

La première chose que nous fîmes fut de faire enregistrer notre _claim_

chez le commissaire du gouvernement. Il nous fallut décrire aussi

exactement que possible l’emplacement et payer les droits de cinq

dollars. Nous nous occupâmes ensuite de réunir les provisions et les

outils nécessaires. Nous ne désirions pour le moment nous associer

personne, le travail de deux hommes étant suffisant pour l’exploitation

d’un claim où il n’était pas nécessaire de creuser de puits profonds;

mais nous ne manquâmes pas de faire part en secret de notre découverte à

nos anciens associés de Jack of Clubs Creek, et nous les engageâmes fort

à venir aussitôt que possible choisir des terrains et s’établir auprès

de nous.

Ce qui nous causait le plus d’embarras était de savoir comment

transporter nos outils et nos provisions. Notre claim était à plusieurs

journées de marche, et c’était tout ce qu’un homme pouvait faire que de

porter jusque-là de quoi se nourrir en chemin. Il était donc évident que

nous ne pouvions nous passer de mulets, et pour cela il nous fallait

l’aide d’un marchand. Je frappai à plusieurs portes et n’essuyai que des

refus. A la fin, je trouvai un juif allemand nommé Schwartz, qui avait

ouvert récemment boutique et venait de recevoir du bas pays un certain

nombre de mulets. Nos récits et la vue de notre or, qui ne ressemblait

nullement à celui qu’il avait vu jusque-là (les marchands et les mineurs

expérimentés savent très-bien dire à première vue de quelle creek du

voisinage vient l’or qu’on leur montre), l’excitèrent au plus haut

point; mais nous eûmes de la peine à nous entendre. Il voulait d’abord

avoir, en échange des provisions et des outils qu’il fournirait, la

moitié de tout ce que nous trouverions. Nous n’entendions point de cette

oreille, et il eut beau nous raconter comment il avait été maintes fois

victime de sa confiance, cela ne nous toucha nullement.

Enfin, après bien des débats, notre juif devenant plus raisonnable, nous

conclûmes l’arrangement suivant: il s’engageait à nous fournir dix

mulets avec leur chargement de provisions et d’outils, et à nous

accompagner avec un seul homme qu’il laisserait avec nous pour veiller à

ses intérêts; de notre côté, nous nous engagions à prendre 100 mètres

carrés de terrain pour lui près des nôtres, à ne faire des 300 mètres

carrés qu’un seul _claim_, et à payer, sur le produit brut de notre

travail, 10 dollars par jour à l’homme qui le représenterait.

[Illustration: Le chemin devint très-mauvais.]

Nous nous gardâmes bien de dire à cet homme où nous allions, de crainte

qu’il ne commît quelque indiscrétion; et le lendemain matin, après avoir

chargé nos mulets de tout ce qui nous était nécessaire, nous partîmes en

suivant le cours de la William’s Creek pour gagner Antler Creek, source

de la rivière de l’Ours, par une route différente et moins connue que la

route ordinairement suivie. Nous ne manquâmes pas cette fois d’emporter

deux bonnes carabines que Schwartz nous procura et une provision de

poudre, de balles et d’autres munitions.

Le premier jour, le chemin fut assez praticable; mais les deux jours

suivants il devint très-mauvais; nous ne pûmes faire qu’une douzaine de

milles, et malgré cela nos pauvres animaux étaient horriblement

fatigués. Nous arrivâmes enfin à un endroit situé à deux milles

au-dessus de notre creek, sur le bord opposé du cours d’eau principal.

Pendant notre absence, la neige avait fondu dans le haut pays et la

rivière avait repris son niveau habituel: nous n’éprouvâmes aucune

difficulté à construire un radeau. Nous eûmes deux ou trois traversées à

faire pour transporter nos animaux et nos provisions de l’autre côté, ce

qui, avec les allées et venues, nous prit encore quelques jours.

Une fois arrivés à notre claim, nous abattîmes des arbres pour

construire une confortable hutte qui fut bâtie en trois jours; puis,

comme c’était convenu, je laissai Pat et le représentant de Schwartz

compléter la cabine, couper des planches pour les vannes et creuser un

fossé pour amener une rigole à l’endroit où nous voulions travailler, et

je retournai à William’s Creek pour y reconduire les mules. Cela fait,

je revins en hâte me remettre au travail.

A mon retour, je trouvai la cabine finie, et l’eau amenée sur les lieux

par une suite d’écluses complétées le jour précédent et dans lesquelles

Pat et Jim (l’homme de Schwartz) jetaient à tour de rôle des pelletées

de cette boue dans laquelle était cachée notre fortune future. Ils

avaient, durant mon absence, travaillé comme des nègres.

Pendant trois mois nous ne vîmes personne; mais à la fin du troisième

mois Schwartz vint accompagné d’un homme, nous amenant cinq chevaux

chargés de provisions fraîches et d’outils neufs dont nous commencions à

avoir grand besoin. Nous avions amassé un joli tas de poussière d’or;

Pat partit avec Schwartz pour placer notre trésor à la banque.

[Illustration: Exploitation des mines d’or, dans le Caribou.]

Plusieurs de ces individus qui sont toujours à l’affût des nouvelles

eurent vent de cette seconde expédition, et peu après le retour de Pat

nous eûmes une invasion de vingt à trente mineurs, à la tête desquels

je reconnus l’homme même que Schwartz avait amené avec lui. Mais il ne

nous molestèrent en aucune façon, et se mirent diligemment au travail.

Au reste, il y avait amplement de la place pour nous tous, et nous fûmes

plutôt satisfaits que contrariés de les voir s’établir près de nous.

Notre petite colonie, avec ses six ou sept huttes de troncs d’arbres, ne

manquait pas d’animation; les bords du ruisseau offraient même le

spectacle d’une grande activité; tous les travailleurs étaient à

l’ouvrage, piochant la terre, lavant les roches, triant le minerai.

A la fin de la saison, notre claim étant presque épuisé, nous cédâmes

notre terrain à un prix très-modéré à quelques-uns de nos anciens amis

qui étaient venus s’établir auprès de nous.

Par un hasard assez fréquent dans la recherche aventureuse des gisements

aurifères, la partie de la creek sur laquelle était tombé notre choix se

trouva de beaucoup la plus riche du voisinage, et au bout de cinq mois

de travail nous avions amassé une somme très-considérable.

Lorsqu’on sut que nous étions devenus riches, on nous fit à Victoria

l’accueil le plus sympathique et l’on nous entoura d’un respect tout

particulier. Le journal auquel j’avais autrefois collaboré publia

quelques articles où Pat et moi étions désignés comme «deux des

principaux et des plus entreprenants pionniers»; mais lorsqu’on sut que

nous n’avions point l’intention de semer sur les lieux les richesses que

nous venions d’acquérir, on changea de ton, et le journal se livra à une

véritable explosion d’indignation contre «ces avides et ingrats

personnages qui viennent faire leur fortune dans le pays et s’en vont la

dépenser ailleurs».

CONCLUSION

Pat fut de beaucoup le plus sage de nous deux. L’ambition n’était point

un des traits dominants de son caractère; et c’est pourquoi, se voyant

désormais riche pour la vie, il se fit habiller convenablement, se munit

de tout ce qui pouvait lui être utile ou agréable durant la traversée,

et prit un passage de première classe sur un navire qui retournait en

Irlande. Deux ans plus tard il m’écrivit pour m’apprendre que sa fiancée

Brigitte et lui étaient mariés et possédaient une jolie petite propriété

située non loin du lieu de sa naissance. Il m’engageait fort à l’imiter,

et ajoutait, dans le langage imagé d’un vieux mineur, que si je voulais

abandonner l’exploration des montagnes du Far West pour celle de sa

propriété, j’étais sûr d’y trouver, sans longues recherches, le roc

solide de sa vieille affection. Il me faisait les amitiés de Brigitte,

et me disait qu’en dépit du regret qu’elle avait eu de donner à son

premier enfant «le nom saxon et païen de Richard», elle l’avait

cependant ainsi baptisé en souvenir de moi et de mon amitié pour son

mari.

Pour ma part, je n’avais nullement le désir de rentrer de sitôt au pays

et de faire une fin. Je me livrais alors avec acharnement à la

spéculation, et j’avais déjà amassé une grande fortune; mais le sort ne

me fut pas longtemps favorable et je perdis une grande partie de mon

avoir. J’eus le bonheur toutefois de retrouver mon vieil ami le

capitaine, qui n’avait pas été fort heureux dans ses dernières

entreprises; et ce fut pour moi une grande joie de pouvoir lui témoigner

ma reconnaissance et lui venir en aide à mon tour.

Après un hiver agréable à Victoria, je partis, avec un de mes vieux

amis, pour San-Francisco, d’où je comptais aller explorer le riche

district argentifère de Washoe, et c’est au moment d’entreprendre cette

nouvelle expédition que je ferme ce volume et dis adieu à ceux de mes

lecteurs qui ont bien voulu me suivre jusqu’ici.

FIN

PARIS.--IMPRIMERIE DE E. MARTINET, RUE MIGNON, 2.

TABLE DES MATIÈRES

CHAP. Ier. Le départ 1

II. San-Francisco 18

III. L’arrivée 32

IV. L’île Vancouver 46

V. En remontant le Fraser 55

VI. En route pour les mines 68

VII. La vallée de la Thompson 84

VIII. Les voleurs de bestiaux 91

IX. William’s creek 100

X. Navigation sur le Fraser 116

XI. Nos vacances 128

XII. Une expédition dangereuse 139

XIII. Un hiver à Victoria 151

XIV. Seconde saison aux mines 160

XV. Nouvelles aventures 174

XVI. Une triste aventure 189

XVII. A la découverte de l’or 208

XVIII. La dernière chance 222

Conclusion 243

FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES

PARIS.--IMPRIMERIE DE E. MARTINET, RUE MIGNON, 2

LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie

BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79, A PARIS

LE JOURNAL DE LA JEUNESSE

NOUVEAU RECUEIL HEBDOMADAIRE

POUR LES ENFANTS DE 10 A 15 ANS

PUBLIÉ

PAR LA LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie

Et très-richement illustré par les plus célèbres artistes

PROSPECTUS

Ce nouveau recueil hebdomadaire est spécialement destiné aux jeunes gens

et aux jeunes filles de dix à quinze ans.

Il forme, chaque semaine, une magnifique livraison de seize pages

imprimées sur deux colonnes, contenant environ 1200 lignes de texte et

de belles gravures d’après nos meilleurs artistes. La première partie

est consacrée aux œuvres d’imagination, aux voyages; l’autre, à ces

mille notions de science, d’art, d’industrie, qu’il est si utile de

présenter à la jeunesse et qui l’intéressent d’autant plus, qu’elles lui

sont présentées avec tout l’attrait de l’actualité.

Les trois premiers semestres du _Journal de la Jeunesse_ forment trois

magnifiques volumes in-8º, richement illustrés par les plus célèbres

artistes.

Ces volumes sont les livres les plus attrayants et les plus instructifs

que l’on puisse mettre entre les mains de la jeunesse. Il suffira de

jeter un coup d’œil sur le rapide énoncé des principaux articles qui

les composent pour se convaincre que le _Journal de la Jeunesse_ a

fidèlement observé le programme qu’il s’était proposé.

MATIÈRES CONTENUES DANS LES PREMIERS VOLUMES DU

JOURNAL DE LA JEUNESSE

NOUVELLES, CONTES, RÉCITS.--Les Braves gens, la Ferme des Quatre

Chênes, Panade, la Terre de Servitude, par J. Girardin; Une

sœur, par Mme de Witt; En congé, par Mlle Fleuriot;

Gertrude, par la comtesse de Sannois; la Récompense partagée, le

Marchand de Venise, le Sultan et les Fauvettes, le Chasseur indien,

par Ét. Leroux; le Chien de Newton, l’Énigme du sphinx, une

Réhabilitation, une Mouche qui vole, par Mlle Marie Maréchal; la

Fille aux pieds nus, les Hirondelles de mon oncle, par Eug. Muller;

le Tailleur de pierres, Tamerlan et la fourmi, le Cadi du Caire,

par P. Vincent; le Poisson d’avril, le Parapluie omnibus, par J.

Levoisin; le Violoneux de la Sapinière, la fille de Carilès, par

Mme Colomb, etc.

CAUSERIES.--Le Jury, Incendies et pompiers, Oberkampf, les Oranges,

une Croisade d’enfants, Copernic, la Monnaie, Bonjour, les Jeux

floraux, l’Hôtel de Ville, les Écoliers soldats, la Jambe de bois,

par l’oncle Anselme, le Parapluie, le Jeu d’échecs, par P. Vincent;

le Bal costumé, par J. Levoisin; le Panorama des Champs-Élysées,

une Chasse aux crocodiles en Cochinchine, par Claparot; l’Hôtel des

Invalides, par Louis Rousselet, etc.

GÉOGRAPHIE, VOYAGES, AVENTURES.--Dans l’extrême Far-West, par

Johnson; Livingstone, par R. Cortambert; la Marine française et les

pirates chinois, Éruption du Mauna Loa, Henry Stanley, les Mines de

diamants du Cap, les Sources du Nil, Sir S. Baker, le Turkestan, la

Guinée, l’Indo-Chine, par Louis Rousselet; les Naufragés du détroit

de Magellan, le Sahara algérien, un Nouveau Robinson Crusoé, les

Modocs, les Indes hollandaises, par Ét. Leroux; les Premiers

explorateurs des régions arctiques, l’Expédition du capitaine Hall

au pôle Nord, l’Équipage du _Polaris_, les Naufragés au Spitzberg,

le royaume de Dahomey, par Lucien d’Elne; la Grotte d’Adelsberg,

par Louis Énault, etc.

HISTOIRE NATURELLE, ZOOLOGIE, BOTANIQUE.--Le Cormoran, le Pélican,

l’Amour maternel chez les oiseaux, par E. Menault; l’Hippopotame du

Jardin zoologique, le Hamster, l’Autruche, le Bouquetin du Tyrol,

les Invasions de sauterelles en Algérie, la Taupe, la Pêche du

hareng, le Départ des hirondelles, l’Éléphant, le Calmar, par Th.

Lally; un Perroquet centenaire, le Cresson, le Mégathérium, par H.

Norval; le Jardinage de la jeunesse, par L. Châtenay; les Oiseaux

gigantesques, par Marcel Devic; la Mer chez soi, l’Aquarium d’eau

douce, par H. de la Blanchère; le Phylloxera, par Albert Lévy, etc.

ASTRONOMIE.--La Terre rencontrée par une comète, la Planète Vénus,

l’Éclipse du 26 mai, Comment on mesure la distance du soleil à la

terre, par A. Guillemin.

INVENTIONS, DÉCOUVERTES.--Les Bateaux à vapeur de la Manche, par A.

Guillemin; les Dépêches microscopiques et les Pigeons voyageurs,

Impressions de voyage en ballon, le Professeur Charles, par G.

Tissandier; la Bouée de l’espérance, par Ét. Leroux; un Nouvel

appareil de sauvetage, le Pyrophone, par A. Lévy; un Fanal

inextinguible, une Mine de gaz d’éclairage, les Omnibus, par P.

Vincent; les Navires cuirassés, par Léon Renard; le Chemin de fer

du Rigi, le Scaphandre, par H. Norval, etc.

CAUSERIES INDUSTRIELLES.--La Laine, le Coton, Thomas Highs ou le

Métier à filer le chanvre, par Eug. Muller; Comment on obtient la

glace dans l’Inde, par Louis Rousselet; Les Huiles de pétrole, par

G. Tissandier; Comment se fait une aiguille, les Vendanges, Emploi

de l’air comprimé, les Eaux de Paris, par P. Vincent; les Bonbons,

par H. Norval.

ACTUALITÉS, CONTEMPORAINS, VARIÉTÉS.--Les Inondations, par A.

Guillemin l’Incendie de Boston, par R. Cortambert; le Naufrage du

_Northfleet_, la Famille Durand à l’Exposition de Vienne, par Eug.

Muller; Découvertes au Forum romain, par Fr. Wey; les Cyclones, par

G. Tissandier; l’Exposition de Vienne, les Bohémiens, une Réception

à Péking, par L. Rousselet; le Naufrage de l’_Atlantic_, le

Tremblement de terre de San-Salvador, Horace Greeley, le Voyage du

chah de Perse, par P. Vincent; l’Ouverture de la chasse,

l’Exposition des races canines, par Th. Lally; les Funérailles d’un

roi indien, Agassiz, Livingstone, Latour d’Auvergne, Kaméhaméha V,

par Ét. Leroux; l’Arc, par H. de la Blanchère; Paganini, Nélaton et

Coste, par H. Norval, etc.

CONDITIONS ET MODE DE LA PUBLICATION

LE JOURNAL DE LA JEUNESSE paraît le samedi de chaque semaine à partir du

7 décembre 1872. Chaque numéro, imprimé sur deux colonnes par M.

MARTINET, contient 16 pages de texte et de gravures, et est protégé par

une couverture.--Le prix du numéro est de 40 centimes.

Chaque année de la publication forme deux beaux volumes in-8º richement

illustrés. Prix de chaque vol.: broché, 10 fr., cartonné en percaline

rouge, tranches dorées, 13 fr.

PRIX DE L’ABONNEMENT

POUR PARIS ET LES DÉPARTEMENTS

UN AN (2 volumes) 20 FRANCS

SIX MOIS (1 volume) 10 --

_Les abonnements ne se prennent que pour un an ou six mois, du 1er

décembre et du 1er juin_

ON S’ABONNE A PARIS

_A la Librairie HACHETTE et Cie, boulevard Saint-Germain, 79_

ET CHEZ TOUS LES LIBRAIRES DE LA FRANCE ET DE L’ÉTRANGER

PARIS.--IMPRIMERIE DE E. MARTINET, RUE MIGNON, 2

[Illustration]

Typographie Lahure, rue de Fleurus, 9, à Paris.

FOOTNOTES:

[A] Le _Far West_ (Grand Ouest) est le nom donné en anglais aux pays qui

s’étendent du Mississipi et des grands Lacs jusqu’au rivage de l’océan

Pacifique.

[B] Sorte de thon à ventre rayé qu’on trouve dans les mers

intertropicales.

Dans l'extrême Far West: Aventures d'un émigrant dans la Colombie anglaise · 第 9 / 10 段