se contenta de hausser les épaules en me disant de regarder dans la
boîte.
J’examinai attentivement l’intérieur et n’y vis rien que de la boue. Pat
continuait à battre des entrechats autour de moi. Fatigué enfin, hors
d’haleine, il vint se rasseoir près de la boîte.
«Remuez donc un peu cette boue avec vos doigts», me dit-il.
Je fis ce qu’il désirait; je retirai un grand nombre de pierres, et au
bout d’un instant j’aperçus comme un éclair jaune dans la masse; c’était
un petit lingot de la grosseur d’une noix. Presque aussi ému que Pat, je
ne pus que me jeter par terre et fermer les yeux, tant était forte la
sensation de joie que j’éprouvais. Bientôt me relevant, je courus au
bord de l’eau avec la boîte, je lavai complétement tout ce qu’elle
contenait, et je trouvai au fond un petit lingot avec plusieurs pépites.
Nous restions là, absorbés dans cette vision extatique, trop émus l’un
et l’autre pour pouvoir parler.
«Mais si tout cela, dis-je enfin, n’était que le contenu d’une petite
poche égarée dans le rocher, et si nous allions ne plus rien trouver?
--C’est ce que je craindrais aussi, répondit Pat, si nous n’avions que
le gros morceau; mais regardez ces jolies pépites; c’est une preuve que
nous tenons un filon.»
Nous reprîmes notre travail avec courage, et chaque lavage nous donna
non plus de gros morceaux, mais une foule de petits.
Le succès n’étant plus douteux, nous résolûmes de retourner
immédiatement à William’s Creek pour chercher des outils et des
provisions. Je coupai avec l’aide de Pat un jeune sapin, dont je fis six
poteaux; puis ayant tracé sur le sol un carré de deux cents pieds de
côté pour chacun de nous (c’est l’étendue accordée à ceux qui découvrent
de nouveaux gisements), je plantai les poteaux en terre et j’y écrivis
nos noms en grosses lettres.
Il plut à torrents pendant toute la nuit, mais nous étions parfaitement
abrités sous les branches d’un sapin géant qui formait au-dessus de nous
un véritable parapluie. Nous entendions la rivière mugir de plus en plus
fort à mesure qu’elle se gonflait sous l’orage; mais que nous
importaient le temps et la rivière et l’endroit perdu, ignoré du monde,
où nous étions? Nous n’avions de pensée que pour la fortune qui enfin
nous souriait.
Le matin, à notre réveil, nous trouvâmes que la rivière avait crû de
trois pieds durant la nuit, et qu’il était plus difficile que jamais de
la traverser. L’arbre sur lequel nous étions parvenus à atteindre l’île,
quelques milles plus bas, avait été emporté par la crue, et en tout cas
il nous eût été impossible de passer à gué le petit bras qui nous
séparait de l’île. A un mille de nous, entre les deux branches
principales de la rivière, s’élevait un rocher au pied duquel était
tombé, en travers du courant, un arbre long et mince qui semblait être
notre dernière ressource. Le temps avait désormais pour nous une telle
valeur que nous décidâmes de tenter le passage au moyen de cet arbre.
Cet arbre, qui semblait être notre dernière ressource, à moins que nous
ne descendissions beaucoup plus bas jusqu’à un endroit où nous
trouverions des arbres pour faire un radeau. Nous étions si pleins du
sentiment de notre richesse prochaine, que la valeur de notre existence
avait augmenté à nos yeux de mille pour cent depuis l’instant où, de
l’autre bord, nous avions examiné d’un œil soupçonneux ce même arbre
et l’avions dédaigné. Le temps, d’un autre côté, avait désormais pour
nous une telle valeur que nous ne nous sentions pas d’humeur à perdre
trois ou quatre jours pour descendre le cours de la rivière: nous nous
décidâmes donc à tenter le passage sur l’arbre, dont la souche fort
heureusement était de notre côté.
Nous cachâmes, à la manière des Indiens, la moitié de nos provisions et
les outils dont nous n’avions pas besoin; et, chargés de nos paquets
beaucoup plus légers cette fois, nous nous mîmes en route.
L’endroit nous parut terrible vu de près. Au centre de la rivière, le
poids seul de l’arbre lui faisait subir une dépression de deux ou trois
pieds, et l’eau se brisait contre ce frêle obstacle; il était évident
que le poids d’un homme le ferait encore plus enfoncer. Le courant, dans
sa rapidité furieuse, détachait de temps à autre de la rive de gros
rochers qui tombaient dans l’eau avec un bruit sourd, et il était à
craindre que quelque débris flottant n’entraînât le frêle sapin qui
devait nous servir de passerelle.
[Illustration: L’endroit nous parut terrible vu de près.]
Cependant le rapide au-dessus de nous était long d’un mille et en droite
ligne, de sorte que nous pouvions voir assez loin pour être sûrs
qu’aucun accident de ce genre n’arriverait pendant que nous serions en
train de passer. Pour ne négliger aucune chance de salut, nous
changeâmes la disposition de nos paquets et les attachâmes en travers de
la poitrine.
Nous tenions notre couteau à la main, prêts à couper la corde dans le
cas où le pied nous aurait manqué et où nous serions tombés à l’eau.
Les chances de Pat eussent à coup sûr été assez minces, car il ne savait
pas nager; mais même pour un bon nageur la question était de savoir si
le courant le pousserait vers le bord ou l’entraînerait vers quelque
gouffre.
Comme nous étions ainsi à délibérer sur la rive, peu ravis de la
perspective qui s’offrait à nous, Pat regarda en amont et s’écria:
«Pardieu! voici venir quelque chose qui va faire cesser nos
hésitations!»
En effet, vers le haut du rapide commençait à paraître une masse informe
d’arbres, de souches et de branches entremêlés. A chaque instant cette
espèce d’île flottante s’accrochait à quelque projection de la rive,
s’arrêtait quelques secondes, et, l’obstacle vaincu par la force du
courant, reprenait sa marche.
«Je me risque, Dick!» s’écria Pat. Et, retroussant son pantalon,
enfonçant son chapeau sur sa tête, il monta sur le tronc renversé et
s’avança d’un pas ferme, évitant habilement les petites branches qu’il
rencontrait çà et là. Nous ne pouvions passer en même temps, et
j’attendis sur le bord, surveillant Pat, qui bientôt arriva au centre de
la rivière où, l’arbre s’enfonçant sous lui, l’eau lui monta jusqu’à
mi-jambes. Il chancela un instant; mais il reprit son équilibre, et
bientôt je le vis, à ma grande joie, atteindre la rive opposée sain et
sauf.
Alors vint mon tour. Tant que je fus sur la partie la plus grosse de
l’arbre, tout alla bien; mais lorsque j’arrivai au centre, et que
sentant l’eau me battre les jambes, je ne pus voir bien distinctement où
placer le pied, la sensation que j’éprouvai fut absolument le contraire
d’agréable. Comme Pat, je m’arrêtai quelques secondes pour reprendre
haleine; mais, en levant les yeux, je vis que l’île flottante
approchait; je ne pouvais rester là une minute de plus; je repartis
donc; mais juste au moment où je venais de passer l’endroit le plus
difficile et où j’approchais de la rive, je butai contre une de ces
maudites branches latérales et faillis tomber. Le cœur en cet instant
fut près de me manquer, toutefois je réussis à regagner mon équilibre;
mais cela me causa un tremblement nerveux, et je sentis que je ne
pouvais continuer à marcher d’un pas aussi sûr qu’auparavant; je me
décidai donc à courir, et, étant arrivé ainsi tout près de la rive, je
tombai moitié à terre, moitié dans l’eau; mais Pat, qui m’attendait, me
saisit par les épaules et m’arracha à l’étreinte mortelle du courant où
j’avais été si près de périr. Quelques minutes plus tard arrivait
l’énorme masse d’arbres déracinés, brisant comme une paille l’arbre qui
nous avait servi de pont.
Une fois la rivière derrière nous, nous nous sentîmes fort à l’aise, et,
marchant d’un pas rapide, nous arrivâmes en peu de jours à William’s
Creek.
La première chose que nous fîmes fut de faire enregistrer notre _claim_
chez le commissaire du gouvernement. Il nous fallut décrire aussi
exactement que possible l’emplacement et payer les droits de cinq
dollars. Nous nous occupâmes ensuite de réunir les provisions et les
outils nécessaires. Nous ne désirions pour le moment nous associer
personne, le travail de deux hommes étant suffisant pour l’exploitation
d’un claim où il n’était pas nécessaire de creuser de puits profonds;
mais nous ne manquâmes pas de faire part en secret de notre découverte à
nos anciens associés de Jack of Clubs Creek, et nous les engageâmes fort
à venir aussitôt que possible choisir des terrains et s’établir auprès
de nous.
Ce qui nous causait le plus d’embarras était de savoir comment
transporter nos outils et nos provisions. Notre claim était à plusieurs
journées de marche, et c’était tout ce qu’un homme pouvait faire que de
porter jusque-là de quoi se nourrir en chemin. Il était donc évident que
nous ne pouvions nous passer de mulets, et pour cela il nous fallait
l’aide d’un marchand. Je frappai à plusieurs portes et n’essuyai que des
refus. A la fin, je trouvai un juif allemand nommé Schwartz, qui avait
ouvert récemment boutique et venait de recevoir du bas pays un certain
nombre de mulets. Nos récits et la vue de notre or, qui ne ressemblait
nullement à celui qu’il avait vu jusque-là (les marchands et les mineurs
expérimentés savent très-bien dire à première vue de quelle creek du
voisinage vient l’or qu’on leur montre), l’excitèrent au plus haut
point; mais nous eûmes de la peine à nous entendre. Il voulait d’abord
avoir, en échange des provisions et des outils qu’il fournirait, la
moitié de tout ce que nous trouverions. Nous n’entendions point de cette
oreille, et il eut beau nous raconter comment il avait été maintes fois
victime de sa confiance, cela ne nous toucha nullement.
Enfin, après bien des débats, notre juif devenant plus raisonnable, nous
conclûmes l’arrangement suivant: il s’engageait à nous fournir dix
mulets avec leur chargement de provisions et d’outils, et à nous
accompagner avec un seul homme qu’il laisserait avec nous pour veiller à
ses intérêts; de notre côté, nous nous engagions à prendre 100 mètres
carrés de terrain pour lui près des nôtres, à ne faire des 300 mètres
carrés qu’un seul _claim_, et à payer, sur le produit brut de notre
travail, 10 dollars par jour à l’homme qui le représenterait.
[Illustration: Le chemin devint très-mauvais.]
Nous nous gardâmes bien de dire à cet homme où nous allions, de crainte
qu’il ne commît quelque indiscrétion; et le lendemain matin, après avoir
chargé nos mulets de tout ce qui nous était nécessaire, nous partîmes en
suivant le cours de la William’s Creek pour gagner Antler Creek, source
de la rivière de l’Ours, par une route différente et moins connue que la
route ordinairement suivie. Nous ne manquâmes pas cette fois d’emporter
deux bonnes carabines que Schwartz nous procura et une provision de
poudre, de balles et d’autres munitions.
Le premier jour, le chemin fut assez praticable; mais les deux jours
suivants il devint très-mauvais; nous ne pûmes faire qu’une douzaine de
milles, et malgré cela nos pauvres animaux étaient horriblement
fatigués. Nous arrivâmes enfin à un endroit situé à deux milles
au-dessus de notre creek, sur le bord opposé du cours d’eau principal.
Pendant notre absence, la neige avait fondu dans le haut pays et la
rivière avait repris son niveau habituel: nous n’éprouvâmes aucune
difficulté à construire un radeau. Nous eûmes deux ou trois traversées à
faire pour transporter nos animaux et nos provisions de l’autre côté, ce
qui, avec les allées et venues, nous prit encore quelques jours.
Une fois arrivés à notre claim, nous abattîmes des arbres pour
construire une confortable hutte qui fut bâtie en trois jours; puis,
comme c’était convenu, je laissai Pat et le représentant de Schwartz
compléter la cabine, couper des planches pour les vannes et creuser un
fossé pour amener une rigole à l’endroit où nous voulions travailler, et
je retournai à William’s Creek pour y reconduire les mules. Cela fait,
je revins en hâte me remettre au travail.
A mon retour, je trouvai la cabine finie, et l’eau amenée sur les lieux
par une suite d’écluses complétées le jour précédent et dans lesquelles
Pat et Jim (l’homme de Schwartz) jetaient à tour de rôle des pelletées
de cette boue dans laquelle était cachée notre fortune future. Ils
avaient, durant mon absence, travaillé comme des nègres.
Pendant trois mois nous ne vîmes personne; mais à la fin du troisième
mois Schwartz vint accompagné d’un homme, nous amenant cinq chevaux
chargés de provisions fraîches et d’outils neufs dont nous commencions à
avoir grand besoin. Nous avions amassé un joli tas de poussière d’or;
Pat partit avec Schwartz pour placer notre trésor à la banque.
[Illustration: Exploitation des mines d’or, dans le Caribou.]
Plusieurs de ces individus qui sont toujours à l’affût des nouvelles
eurent vent de cette seconde expédition, et peu après le retour de Pat
nous eûmes une invasion de vingt à trente mineurs, à la tête desquels
je reconnus l’homme même que Schwartz avait amené avec lui. Mais il ne
nous molestèrent en aucune façon, et se mirent diligemment au travail.
Au reste, il y avait amplement de la place pour nous tous, et nous fûmes
plutôt satisfaits que contrariés de les voir s’établir près de nous.
Notre petite colonie, avec ses six ou sept huttes de troncs d’arbres, ne
manquait pas d’animation; les bords du ruisseau offraient même le
spectacle d’une grande activité; tous les travailleurs étaient à
l’ouvrage, piochant la terre, lavant les roches, triant le minerai.
A la fin de la saison, notre claim étant presque épuisé, nous cédâmes
notre terrain à un prix très-modéré à quelques-uns de nos anciens amis
qui étaient venus s’établir auprès de nous.
Par un hasard assez fréquent dans la recherche aventureuse des gisements
aurifères, la partie de la creek sur laquelle était tombé notre choix se
trouva de beaucoup la plus riche du voisinage, et au bout de cinq mois
de travail nous avions amassé une somme très-considérable.
Lorsqu’on sut que nous étions devenus riches, on nous fit à Victoria
l’accueil le plus sympathique et l’on nous entoura d’un respect tout
particulier. Le journal auquel j’avais autrefois collaboré publia
quelques articles où Pat et moi étions désignés comme «deux des
principaux et des plus entreprenants pionniers»; mais lorsqu’on sut que
nous n’avions point l’intention de semer sur les lieux les richesses que
nous venions d’acquérir, on changea de ton, et le journal se livra à une
véritable explosion d’indignation contre «ces avides et ingrats
personnages qui viennent faire leur fortune dans le pays et s’en vont la
dépenser ailleurs».
CONCLUSION
Pat fut de beaucoup le plus sage de nous deux. L’ambition n’était point
un des traits dominants de son caractère; et c’est pourquoi, se voyant
désormais riche pour la vie, il se fit habiller convenablement, se munit
de tout ce qui pouvait lui être utile ou agréable durant la traversée,
et prit un passage de première classe sur un navire qui retournait en
Irlande. Deux ans plus tard il m’écrivit pour m’apprendre que sa fiancée
Brigitte et lui étaient mariés et possédaient une jolie petite propriété
située non loin du lieu de sa naissance. Il m’engageait fort à l’imiter,
et ajoutait, dans le langage imagé d’un vieux mineur, que si je voulais
abandonner l’exploration des montagnes du Far West pour celle de sa
propriété, j’étais sûr d’y trouver, sans longues recherches, le roc
solide de sa vieille affection. Il me faisait les amitiés de Brigitte,
et me disait qu’en dépit du regret qu’elle avait eu de donner à son
premier enfant «le nom saxon et païen de Richard», elle l’avait
cependant ainsi baptisé en souvenir de moi et de mon amitié pour son
mari.
Pour ma part, je n’avais nullement le désir de rentrer de sitôt au pays
et de faire une fin. Je me livrais alors avec acharnement à la
spéculation, et j’avais déjà amassé une grande fortune; mais le sort ne
me fut pas longtemps favorable et je perdis une grande partie de mon
avoir. J’eus le bonheur toutefois de retrouver mon vieil ami le
capitaine, qui n’avait pas été fort heureux dans ses dernières
entreprises; et ce fut pour moi une grande joie de pouvoir lui témoigner
ma reconnaissance et lui venir en aide à mon tour.
Après un hiver agréable à Victoria, je partis, avec un de mes vieux
amis, pour San-Francisco, d’où je comptais aller explorer le riche
district argentifère de Washoe, et c’est au moment d’entreprendre cette
nouvelle expédition que je ferme ce volume et dis adieu à ceux de mes
lecteurs qui ont bien voulu me suivre jusqu’ici.
FIN
PARIS.--IMPRIMERIE DE E. MARTINET, RUE MIGNON, 2.
TABLE DES MATIÈRES
CHAP. Ier. Le départ 1
II. San-Francisco 18
III. L’arrivée 32
IV. L’île Vancouver 46
V. En remontant le Fraser 55
VI. En route pour les mines 68
VII. La vallée de la Thompson 84
VIII. Les voleurs de bestiaux 91
IX. William’s creek 100
X. Navigation sur le Fraser 116
XI. Nos vacances 128
XII. Une expédition dangereuse 139
XIII. Un hiver à Victoria 151
XIV. Seconde saison aux mines 160
XV. Nouvelles aventures 174
XVI. Une triste aventure 189
XVII. A la découverte de l’or 208
XVIII. La dernière chance 222
Conclusion 243
FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES
PARIS.--IMPRIMERIE DE E. MARTINET, RUE MIGNON, 2
LIBRAIRIE HACHETTE ET Cie
BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79, A PARIS
LE JOURNAL DE LA JEUNESSE
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fidèlement observé le programme qu’il s’était proposé.
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JOURNAL DE LA JEUNESSE
NOUVELLES, CONTES, RÉCITS.--Les Braves gens, la Ferme des Quatre
Chênes, Panade, la Terre de Servitude, par J. Girardin; Une
sœur, par Mme de Witt; En congé, par Mlle Fleuriot;
Gertrude, par la comtesse de Sannois; la Récompense partagée, le
Marchand de Venise, le Sultan et les Fauvettes, le Chasseur indien,
par Ét. Leroux; le Chien de Newton, l’Énigme du sphinx, une
Réhabilitation, une Mouche qui vole, par Mlle Marie Maréchal; la
Fille aux pieds nus, les Hirondelles de mon oncle, par Eug. Muller;
le Tailleur de pierres, Tamerlan et la fourmi, le Cadi du Caire,
par P. Vincent; le Poisson d’avril, le Parapluie omnibus, par J.
Levoisin; le Violoneux de la Sapinière, la fille de Carilès, par
Mme Colomb, etc.
CAUSERIES.--Le Jury, Incendies et pompiers, Oberkampf, les Oranges,
une Croisade d’enfants, Copernic, la Monnaie, Bonjour, les Jeux
floraux, l’Hôtel de Ville, les Écoliers soldats, la Jambe de bois,
par l’oncle Anselme, le Parapluie, le Jeu d’échecs, par P. Vincent;
le Bal costumé, par J. Levoisin; le Panorama des Champs-Élysées,
une Chasse aux crocodiles en Cochinchine, par Claparot; l’Hôtel des
Invalides, par Louis Rousselet, etc.
GÉOGRAPHIE, VOYAGES, AVENTURES.--Dans l’extrême Far-West, par
Johnson; Livingstone, par R. Cortambert; la Marine française et les
pirates chinois, Éruption du Mauna Loa, Henry Stanley, les Mines de
diamants du Cap, les Sources du Nil, Sir S. Baker, le Turkestan, la
Guinée, l’Indo-Chine, par Louis Rousselet; les Naufragés du détroit
de Magellan, le Sahara algérien, un Nouveau Robinson Crusoé, les
Modocs, les Indes hollandaises, par Ét. Leroux; les Premiers
explorateurs des régions arctiques, l’Expédition du capitaine Hall
au pôle Nord, l’Équipage du _Polaris_, les Naufragés au Spitzberg,
le royaume de Dahomey, par Lucien d’Elne; la Grotte d’Adelsberg,
par Louis Énault, etc.
HISTOIRE NATURELLE, ZOOLOGIE, BOTANIQUE.--Le Cormoran, le Pélican,
l’Amour maternel chez les oiseaux, par E. Menault; l’Hippopotame du
Jardin zoologique, le Hamster, l’Autruche, le Bouquetin du Tyrol,
les Invasions de sauterelles en Algérie, la Taupe, la Pêche du
hareng, le Départ des hirondelles, l’Éléphant, le Calmar, par Th.
Lally; un Perroquet centenaire, le Cresson, le Mégathérium, par H.
Norval; le Jardinage de la jeunesse, par L. Châtenay; les Oiseaux
gigantesques, par Marcel Devic; la Mer chez soi, l’Aquarium d’eau
douce, par H. de la Blanchère; le Phylloxera, par Albert Lévy, etc.
ASTRONOMIE.--La Terre rencontrée par une comète, la Planète Vénus,
l’Éclipse du 26 mai, Comment on mesure la distance du soleil à la
terre, par A. Guillemin.
INVENTIONS, DÉCOUVERTES.--Les Bateaux à vapeur de la Manche, par A.
Guillemin; les Dépêches microscopiques et les Pigeons voyageurs,
Impressions de voyage en ballon, le Professeur Charles, par G.
Tissandier; la Bouée de l’espérance, par Ét. Leroux; un Nouvel
appareil de sauvetage, le Pyrophone, par A. Lévy; un Fanal
inextinguible, une Mine de gaz d’éclairage, les Omnibus, par P.
Vincent; les Navires cuirassés, par Léon Renard; le Chemin de fer
du Rigi, le Scaphandre, par H. Norval, etc.
CAUSERIES INDUSTRIELLES.--La Laine, le Coton, Thomas Highs ou le
Métier à filer le chanvre, par Eug. Muller; Comment on obtient la
glace dans l’Inde, par Louis Rousselet; Les Huiles de pétrole, par
G. Tissandier; Comment se fait une aiguille, les Vendanges, Emploi
de l’air comprimé, les Eaux de Paris, par P. Vincent; les Bonbons,
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ACTUALITÉS, CONTEMPORAINS, VARIÉTÉS.--Les Inondations, par A.
Guillemin l’Incendie de Boston, par R. Cortambert; le Naufrage du
_Northfleet_, la Famille Durand à l’Exposition de Vienne, par Eug.
Muller; Découvertes au Forum romain, par Fr. Wey; les Cyclones, par
G. Tissandier; l’Exposition de Vienne, les Bohémiens, une Réception
à Péking, par L. Rousselet; le Naufrage de l’_Atlantic_, le
Tremblement de terre de San-Salvador, Horace Greeley, le Voyage du
chah de Perse, par P. Vincent; l’Ouverture de la chasse,
l’Exposition des races canines, par Th. Lally; les Funérailles d’un
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7 décembre 1872. Chaque numéro, imprimé sur deux colonnes par M.
MARTINET, contient 16 pages de texte et de gravures, et est protégé par
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Typographie Lahure, rue de Fleurus, 9, à Paris.
FOOTNOTES:
[A] Le _Far West_ (Grand Ouest) est le nom donné en anglais aux pays qui
s’étendent du Mississipi et des grands Lacs jusqu’au rivage de l’océan
Pacifique.
[B] Sorte de thon à ventre rayé qu’on trouve dans les mers
intertropicales.