M. C.-V. Burton, de Cambridge, vient de tenter la fabrication du diamant
par un procédé rappelant celui qu'imagina, il y a une dizaine d'années,
M. Henri Moissan. Ce dernier plaçait dans le four électrique du fer et
un morceau de sucre, lequel représente, comme la houille, une des formes
du carbone. Sous une température de 3.000 degrés, ce carbone se
liquéfiait au sein de la masse métallique en fusion que l'on jetait
alors dans l'eau froide. Le refroidissement brusque produisait une
contraction et une pression formidables déterminant la cristallisation
du carbone en parcelles microscopiques de diamant.
M. Burton opère avec un alliage de plomb et de calcium qui doit contenir
du carbone sous forme de carbure, et les cristaux de diamant (?) qu'il
affirme avoir obtenus sont aussi d'une taille infime.
Rappelons, à ce propos, que le rubis artificiel ou _rubis reconstitué_,
«aussi beau que le vrai», si abondant aujourd'hui chez les joailliers
parisiens, est obtenu simplement en fondant de la poussière de rubis
naturel. Il n'y a donc aucune comparaison à établir entre cette
industrie et le problème de la transformation d'un pain de sucre en
rivière de diamants.