_Toute la joule espagnole, variée, remuante, bruyante, colorée, endiguée
et maintenue sans peine par les carabiniers haut juchés sur leurs
chevaux, s'écoule dans cette rue étroite à l'ombre de la vieille église
vénérable: hommes du peuple, artisans, paysans en bérets, la capa de
drap ou la couverture de laine jetée négligemment sur l'épaule; même,
tel extraordinaire chapeau tromblon, dans le coin de gauche, nous
rejette en arrière au temps de Goya. C'est toute la joule
espagnole,--sauf toutefois l'élément féminin, dont la grâce lui donne le
meilleur de son charme et que nous présentons d'ailleurs d'autre part à
nos lecteurs._
[Illustration: Mlle de Iturbe. Comtesse de Icaza. Mlle Bertran de Lis.]