Comment le maulvais empereur
Neron, par sa grande fureur,
Fist devant luy ouvrir sa mere,
Et la livrer ‡ mort amere,
Pource que vËoir il vouloit
Le lieu o˘ concÈu l'avoit.
Et que Fortune ainsinc le face,
Que les bons avile et efface,
Et les mauvËs en honor tiengne,
Car ge voil que bien t'en soviengne,
J‡ soit ce que devant dit t'aie
De Socrates que tant amaie,
Et li vaillanz hons tant m'amoit,
Qu'en tous ses fais me reclamoit:
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Et s'en vient au bordel croupir, 6455
Pleine de deuil et de soupir.
L‡ pleure ‡ larmes Èpandues
Les grand' splendeurs qu'elle a perdues
Et le plaisir qu'elle go˚tait,
Quand des grand' robes se vÍtait.
Ainsi Fortune la perverse
Les bons sur le fumier renverse,
Les dÈshonore et les flÈtrit,
Et met les mÈchants en crÈdit,
Et leur prodigue en abondance
DignitÈs, honneur et puissance,
Pour leur ravir quand il lui plaÓt,
Car ce que veut oncques ne sait;
Aussi les yeux bandÈs lui furent
Par les anciens qui la connurent.
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