Nous sommes en juin 1824. Lord Byron vient de mourir.
On nous demande notre pensée sur lord Byron, et sur lord Byron mort.
Qu'importe notre pensée? à quoi bon l'écrire, à moins qu'on ne suppose
qu'il est impossible à qui que ce soit de ne pas dire quelques paroles
dignes d'être recueillies en présence d'un aussi grand poëte et d'un
aussi grand événement? A en croire les ingénieuses fables de l'orient,
une larme devient perle en tombant dans la mer.
Dans l'existence particulière que nous a faite le goût des lettres,
dans la région paisible où nous a placé l'amour de l'indépendance et
de la poésie, la mort de Byron a dû nous frapper, en quelque sorte,
comme une calamité domestique. Elle a été pour nous un de ces malheurs
qui touchent de près. L'homme qui a dévoué ses jours au culte des
lettres sent le cercle de sa vie physique se resserrer autour de
lui, en même temps que la sphère de son existence intellectuelle
s'agrandit. Un petit nombre d'êtres chers occupent les tendresses
de son coeur, tandis que tous les poëtes morts et contemporains,
étrangers et compatriotes, s'emparent des affections de son âme. La
nature lui avait donné une famille, la poésie lui en crée une seconde.
Ses sympathies, que si peu d'êtres éveillent auprès de lui, s'en vont
chercher, à travers le tourbillon des relations sociales, au delà des
temps, au delà des espaces, quelques hommes qu'il comprend et dont il
se sent digne d'être compris. Tandis que, dans la rotation monotone
des habitudes et des affaires, la foule des indifférents le froisse et
le heurte sans émouvoir son attention, il s'établit, entre lui et ces
hommes épars que son penchant a choisis, d'intimes rapports et des
communications, pour ainsi dire, électriques. Une douce communauté
de pensées l'attache, comme un lien invisible et indissoluble, à ces
êtres d'élite, isolés dans leur monde ainsi qu'il l'est dans le sien;
de sorte que, lorsque par hasard il vient à rencontrer l'un d'entre
eux, un regard leur suffit pour se révéler l'un à l'autre; une parole,
pour pénétrer mutuellement le fond de leurs âmes et en reconnaître
l'équilibre; et, au bout de quelques instants, ces deux étrangers
sont ensemble comme deux frères nourris du même lait, comme deux amis
éprouvés par la même infortune.
Qu'il nous soit permis de le dire, et, s'il le faut, de nous en
glorifier, une sympathie du genre de celle que nous venons d'expliquer
nous entraînait vers Byron. Ce n'était pas certainement l'attrait
que le génie inspire au génie; c'était du moins un sentiment sincère
d'admiration, d'enthousiasme et de reconnaissance; car on doit de la
reconnaissance aux hommes dont les oeuvres et les actions font battre
noblement le coeur. Quand on nous a annoncé la mort de ce poëte, il
nous a semblé qu'on nous enlevait une part de notre avenir. Nous
n'avons renoncé qu'avec amertume à jamais nouer avec Byron une de ces
poétiques amitiés qu'il nous est si doux et si glorieux d'entretenir
avec la plupart des principaux esprits de notre époque, et nous lui
avons adressé ce beau vers dont un poëte de son école saluait l'ombre
généreuse d'André Chénier:
Adieu donc, jeune ami que je n'ai pas connu.
Puisque nous venons de laisser échapper un mot sur l'école
particulière de lord Byron, il ne sera peut-être pas hors de propos
d'examiner ici quelle place elle occupe dans l'ensemble de la
littérature actuelle, que l'on attaque comme si elle pouvait être
vaincue, que l'on calomnie comme si elle pouvait être condamnée. Des
esprits faux, habiles à déplacer toutes les questions, cherchent à
accréditer parmi nous une erreur bien singulière. Ils ont imaginé que
la société présente était exprimée en France par deux littératures
absolument opposées, c'est-à-dire que le même arbre portait
naturellement à la fois deux fruits d'espèces contraires, que la même
cause produisait simultanément deux effets incompatibles. Mais ces
ennemis des innovations ne se sont pas même aperçus qu'ils créaient là
une logique toute nouvelle. Ils continuent chaque jour de traiter la
littérature qu'ils nomment classique comme si elle vivait encore, et
celle qu'ils appellent romantique comme si elle allait périr. Ces
doctes rhéteurs, qui vont proposant sans cesse de changer ce qui
existe contre ce qui a existé, nous rappellent involontairement le
Roland fou de l'Arioste qui prie gravement un passant d'accepter une
jument morte en échange d'un cheval vivant. Roland, il est vrai,
convient que sa jument est morte, tout en ajoutant que c'est là son
seul défaut. Mais les Rolands du prétendu genre classique ne sont pas
encore à cette hauteur, en fait de jugement ou de bonne foi. Il faut
donc leur arracher ce qu'ils ne veulent pas accorder, et leur déclarer
qu'il n'existe aujourd'hui qu'une littérature comme il n'existe qu'une
société; que les littératures antérieures, tout en laissant des
monuments immortels, ont dû disparaître et ont disparu avec les
générations dont elles ont exprimé les habitudes sociales et les
émotions politiques. Le génie de notre époque peut être aussi beau que
celui des époques les plus illustres, il ne peut être le même; et il
ne dépend pas plus des écrivains contemporains de ressusciter une
littérature[1] passée, qu'il ne dépend du jardinier de faire reverdir
les feuilles de l'automne sur les rameaux du printemps.
Qu'on ne s'y trompe pas, c'est en vain surtout qu'un petit nombre
de petits esprits essayent de ramener les idées générales vers
le désolant système littéraire du dernier siècle. Ce terrain,
naturellement aride, est depuis longtemps desséché. D'ailleurs on
ne recommence pas les madrigaux de Dorat après les guillotines de
Robespierre, et ce n'est pas au siècle de Bonaparte qu'on peut
continuer Voltaire. La littérature réelle de notre âge, celle dont les
auteurs sont proscrits à la façon d'Aristide; celle qui, répudiée par
toutes les plumes, est adoptée par toutes les lyres; celle qui, malgré
une persécution vaste et calculée, voit tous les talents éclore dans
sa sphère orageuse, comme ces fleurs qui ne croissent qu'en des lieux
battus des vents; celle enfin qui, réprouvée par ceux qui décident
sans méditer, est défendue par ceux qui pensent avec leur âme, jugent
avec leur esprit et sentent avec leur coeur; cette littérature n'a
point l'allure molle et effrontée de la muse qui chanta le cardinal
Dubois, flatta la Pompadour et outragea notre Jeanne d'Arc. Elle
n'interroge ni le creuset de l'athée ni le scalpel du matérialiste.
Elle n'emprunte pas au sceptique cette balance de plomb dont l'intérêt
seul rompt l'équilibre. Elle n'enfante pas dans les orgies des chants
pour les massacres. Elle ne connaît ni l'adulation ni l'injure. Elle
ne prête point de séductions au mensonge. Elle n'enlève point leur
charme aux illusions. Étrangère à tout ce qui n'est pas son but
véritable, elle puise la poésie aux sources de la vérité. Son
imagination se féconde par la croyance. Elle suit les progrès du
temps, mais d'un pas grave et mesuré. Son caractère est sérieux, sa
voix est mélodieuse et sonore. Elle est, en un mot, ce que doit être
la commune pensée d'une grande nation après de grandes calamités,
triste, fière et religieuse. Quand il le faut, elle n'hésite pas à se
mêler aux discordes publiques pour les juger ou pour les apaiser. Car
nous ne sommes plus au temps des chansons bucoliques, et ce n'est pas
la muse du dix-neuvième siècle qui peut dire:
Non me agitant populi fasces, aut purpura regum.
Cette littérature cependant, comme toutes les choses de l'humanité,
présente, dans son unité même, son côté sombre et son côté consolant.
Deux écoles se sont formées dans son sein, qui représentent la double
situation où nos malheurs politiques ont respectivement laissé les
esprits, la résignation et le désespoir. Toutes deux reconnaissent
ce qu'une philosophie moqueuse avait nié, l'éternité de Dieu, l'âme
immortelle, les vérités primordiales et les vérités révélées; mais
celle-ci pour adorer, celle-là pour maudire. L'une voit tout du haut
du ciel, l'autre du fond de l'enfer. La première place au berceau de
l'homme un ange qu'il retrouve encore assis au chevet de son lit
de mort; l'autre environne ses pas de démons, de fantômes et
d'apparitions sinistres. La première lui dit de se confier, parce
qu'il n'est jamais seul; la seconde l'effraye en l'isolant sans
cesse. Toutes deux possèdent également l'art d'esquisser des scènes
gracieuses et de crayonner des figures terribles; mais la première,
attentive à ne jamais briser le coeur, donne encore aux plus sombres
tableaux je ne sais quel reflet divin; la seconde, toujours soigneuse
d'attrister, répand sur les images les plus riantes comme une
lueur infernale. L'une, enfin, ressemble à Emmanuel, doux et fort,
parcourant son royaume sur un char de foudre et de lumière; l'autre
est ce superbe Satan[2] qui entraîna tant d'étoiles dans sa chute
lorsqu'il fut précipité du ciel. Ces deux écoles jumelles, fondées
sur la même base, et nées, pour ainsi dire, au même berceau, nous
paraissent spécialement représentées dans la littérature européenne
par deux illustres génies, Chateaubriand et Byron.
Au sortir de nos prodigieuses révolutions, deux ordres politiques
luttaient sur le même sol. Une vieille société achevait de s'écrouler;
une société nouvelle commençait à s'élever. Ici des ruines, là des
ébauches. Lord Byron, dans ses lamentations funèbres, a exprimé les
dernières convulsions de la société expirante. M. de Chateaubriand,
avec ses inspirations sublimes, a satisfait aux premiers besoins de la
société ranimée. La voix de l'un est comme l'adieu du cygne à l'heure
de la mort; la voix de l'autre est pareille au chant du phénix
renaissant de sa cendre.
Par la tristesse de son génie, par l'orgueil de son caractère, par les
tempêtes de sa vie, lord Byron est le type du genre de poésie dont il
a été le poëte. Tous ses ouvrages sont profondément marqués du sceau
de son individualité. C'est toujours une figure sombre et hautaine que
le lecteur voit passer dans chaque poëme comme à travers un crêpe de
deuil. Sujet quelquefois, comme tous les penseurs profonds, au vague
et à l'obscurité, il a des paroles qui sondent toute une âme, des
soupirs qui racontent toute une existence. Il semble que son coeur
s'entr'ouvre à chaque pensée qui en jaillit comme un volcan qui vomit
des éclairs. Les douleurs, les joies, les passions n'ont point pour
lui de mystères, et s'il ne fait voir les objets réels qu'à travers un
voile, il montre à nu les régions idéales. On peut lui reprocher de
négliger absolument l'ordonnance de ses poëmes; défaut grave, car un
poëme qui manque d'ordonnance est un édifice sans charpente ou un
tableau sans perspective. Il pousse également trop loin le lyrique
dédain des transitions; et l'on désirerait parfois que ce peintre si
fidèle des émotions intérieures jetât sur les descriptions physiques
des clartés moins fantastiques et des teintes moins vaporeuses. Son
génie ressemble trop souvent à un promeneur sans but qui rêve en
marchant, et qui, absorbé dans une intuition profonde, ne rapporte
qu'une image confuse des lieux qu'il a parcourus. Quoi qu'il en soit,
même dans ses moins belles oeuvres, cette capricieuse imagination
s'élève à des hauteurs où l'on ne parvient pas sans des ailes. L'aigle
a beau fixer ses yeux sur la terre, il n'en conserve pas moins le
regard sublime dont la portée s'étend jusqu'au soleil[3]. On a
prétendu que l'auteur de _Don Juan_ appartenait, par un côté de
son esprit, à l'école de l'auteur de _Candide_. Erreur! il y a une
différence profonde entre le rire de Byron et le rire de Voltaire.
Voltaire n'avait pas souffert.
Ce serait ici le moment de dire quelque chose de la vie si tourmentée
du noble poëte; mais, dans l'incertitude où nous sommes sur les causes
réelles des malheurs domestiques qui avaient aigri son caractère, nous
aimons mieux nous taire, de peur que notre plume ne s'égare malgré
nous. Ne connaissant lord Byron que d'après ses poëmes, il nous est
doux de lui supposer une vie selon son âme et son génie. Comme tous
les hommes supérieurs, il a certainement été en proie à la calomnie.
Nous n'attribuons qu'à elle les bruits injurieux qui ont si longtemps
accompagné l'illustre nom du poëte. D'ailleurs celle que ses torts ont
offensée les a sans doute oubliés la première en présence de sa mort.
Nous espérons qu'elle lui a pardonné; car nous sommes de ceux qui ne
pensent pas que la haine et la vengeance aient quelque chose à graver
sur la pierre d'un tombeau.
Et nous, pardonnons-lui de même ses fautes, ses erreurs, et jusqu'aux
ouvrages où il a paru descendre de la double hauteur de son caractère
et de son talent; pardonnons-lui, il est mort si noblement! il est si
bien tombé! Il semblait là comme un belliqueux représentant de la muse
moderne dans la patrie des muses antiques. Généreux auxiliaire de la
gloire, de la religion et de la liberté, il avait apporté son épée et
sa lyre aux descendants des premiers guerriers et des premiers poëtes;
et déjà le poids de ses lauriers faisait pencher la balance en faveur
des malheureux hellènes. Nous lui devons, nous particulièrement, une
reconnaissance profonde. Il a prouvé à l'Europe que les poëtes de
l'école nouvelle, quoiqu'ils n'adorent plus les dieux de la Grèce
païenne, admirent toujours ses héros; et que, s'ils ont déserté
l'Olympe, du moins ils n'ont jamais dit adieu aux Thermopyles.
La mort de Byron a été accueillie dans tout le continent par les
signes d'une douleur universelle. Le canon des grecs a longtemps salué
ses restes, et un deuil national a consacré la perte de cet étranger
parmi les calamités publiques. Les portes orgueilleuses de Westminster
se sont ouvertes comme d'elles-mêmes, afin que la tombe du poëte
vînt honorer le sépulcre des rois. Le dirons-nous? Au milieu de ces
glorieuses marques de l'affliction générale, nous avons cherché quel
témoignage solennel d'enthousiasme Paris, cette capitale de l'Europe,
rendait à l'ombre héroïque de Byron, et nous avons vu une marotte qui
insultait sa lyre et des tréteaux qui outrageaient son cercueil[4]!
[1: Il ne faut pas perdre de vue, en lisant ceci, que par les mots
littérature d'un siècle, on doit entendre non-seulement l'ensemble
des ouvrages produits durant ce siècle, mais encore l'ordre général
d'idées et de sentiments qui--le plus souvent à l'insu des auteurs
mêmes--a présidé à leur composition.
[2: Ce n'est ici qu'un simple rapport qui ne saurait justifier le
titre d'école _satanique_ sous lequel un homme de talent a désigné
l'école de lord Byron.
[3: Dans un moment où l'Europe entière rend un éclatant hommage au
génie de lord Byron, avoué grand homme depuis qu'il est mort, le
lecteur sera curieux de relire ici quelques phrases de l'article
remarquable dont la _Revue d'Édimbourg_, journal accrédité, salua
l'illustre poëte à son début. C'est d'ailleurs sur ce ton que certains
journaux nous entretiennent chaque matin ou chaque soir des premiers
talents de notre époque.
«La poésie de notre jeune lord est de cette classe que ni les dieux ni
les hommes ne tolèrent. Ses inspirations sont si plates qu'on pourrait
les comparer à une eau stagnante. Comme pour s'excuser, le noble
auteur ne cesse de rappeler qu'il est mineur... Peut-être veut-il nous
dire: «Voyez comme un mineur écrit.» Mais hélas! nous nous rappelons
tous la poésie de Cowley à dix ans, et celle de Pope à douze. Loin
d'apprendre avec surprise que de mauvais vers ont été écrits par un
écolier au sortir du collège, nous croyons la chose très commune,
et, sur dix écoliers, neuf peuvent en faire autant et mieux que lord
Byron.
«Dans le fait, cette seule considération (celle du rang de l'auteur)
nous fait donner une place à lord Byron dans notre journal, outre
notre désir de lui conseiller d'abandonner la poésie pour mieux
employer ses talents.
«Dans cette intention, nous lui dirons que la rime et le nombre des
pieds, quand ce nombre serait toujours régulier, ne constituent pas
toute la poésie, nous voudrions lui persuader qu'un peu d'esprit et
d'imagination sont indispensables, et que pour être lu un poëme a
besoin aujourd'hui de quelque pensée ou nouvelle ou exprimée de façon
à paraître telle.
«Lord Byron devrait aussi prendre garde de tenter ce que de grands
poëtes ont tenté avant lui; car les comparaisons ne sont nullement
agréables, comme il a pu l'apprendre de son maître d'écriture.
«Quant à ses imitations de la poésie ossianique, nous nous y
connaissons si peu que nous risquerions de critiquer du Macpherson
tout pur en voulant exprimer notre opinion sur les rapsodies de ce
nouvel imitateur... Tout ce que nous pouvons dire, c'est qu'elles
ressemblent à du Macpherson, et nous sommes sûr qu'elles sont tout
aussi stupides et ennuyeuses que celles de notre compatriote.
«Une grande partie du volume est consacrée à immortaliser les
occupations de l'auteur pendant son éducation. Nous sommes fâché de
donner une mauvaise idée de la psalmodie du collége par la citation de
ces stances attiques: (Suit la citation)...
«Mais quelque jugement qu'on puisse prononcer sur les poésies du noble
mineur, il nous semble que nous devons les prendre comme nous les
trouvons et nous en contenter; car ce sont les dernières que nous
recevrons de lui... Qu'il réussisse ou non, il est très peu probable
qu'il condescende de nouveau à devenir auteur. Prenons donc ce qui
nous est offert et soyons reconnaissants. De quel droit ferions-nous
les délicats, pauvres diables que nous sommes! C'est trop d'honneur
pour nous de tant recevoir d'un homme du rang de ce lord. Soyons
reconnaissants, nous le répétons, et ajoutons avec le bon Sancho: Que
Dieu bénisse celui qui nous donne! ne regardons pas le cheval à la
bouche quand il ne coûte rien.»
Lord Byron daigna se venger de ce misérable fatras de lieux communs,
thème perpétuel que la médiocrité envieuse reproduit sans cesse contre
le génie. Les auteurs de la _Revue d'Édimbourg_ furent contraints
de reconnaître son talent sous les coups de son fouet satirique.
L'exemple paraît bon à suivre, nous avouerons cependant que nous
eussions mieux aimé voir lord Byron garder à leur égard le silence du
mépris. Si ce n'eût été le conseil de son intérêt, c'eût été du moins
celui de sa dignité.
[4: Quelques jours après la nouvelle de la mort de lord Byron, on
représentait encore à je ne sais quel théâtre du boulevard je ne sais
quelle facétie de mauvais ton et de mauvais goût, où ce noble poëte
est personnellement mis en scène sous le nom ridicule de _lord
Trois-Étoiles_.