Ferdinand renfonçait ses ennuis, de peur de les agrandir et de les
implanter par le moindre commentaire. Quand Marthe et les enfants
regardaient un peu attentivement son front «chargé», il leur disait des
bêtises, comme pour leur donner le change et les empêcher d’interroger.
Il ne voulait pas non plus qu’aucune contrariété diminuât sa quantité de
travail: bon gré mal gré, la production suivait son cours.
Plusieurs fragments furent lus aux Griffon, pas mauvais, mais laissant
cette impression que l’œuvre tâtonnait.
La charmante Adèle restait ébaubie de constater que l’on pouvait
composer tant de phrases «pas pareilles». D’autant plus que toute page
écrite lui représentait du définitif, elle ne trouvait rien à critiquer
malgré un désir évident.
Une fois, à table, elle questionna Ferdinand d’un accent craintif,
désappointé:
--Puisque vous discutez si bien sur les «machines d’art» avec mon mari,
vous êtes sûr de faire un chef-d’œuvre?
Ferdinand s’exclama:
--Justement non! C’est ça l’épatant; dans la littérature, c’est
exactement comme dans la vie: on sait en quoi consiste le bien, on
connaît son propre intérêt, on critique autrui admirablement, et l’on ne
peut pas s’empêcher de mal faire!
Il attrapa Griffon par la manche:
--Enfin, mon vieux, je t’ai répété, pas dix fois, mais cent fois: «Dans
un roman, les dissertations des personnages me paraissent rasantes et
surtout _hors du genre_?» Eh bien, vois le mien, de roman! Mes gens
prêchent à tout bout de page, impossible de les contenir, ces
bougres-là!
--Cela vient peut-être de ce que tu as une femme trop bavarde, proposa
Marthe d’un ton amusé, car elle ne croyait pas aux défauts de l’œuvre.
Madame Griffon eut un bon rire ouvert; cette impossibilité de «faire
bien» la soulageait:
--Vrai? C’est une faute que les personnages développent des professions
de foi?
--Parbleu! Généralement il n’y faut voir qu’une malice pour caser «des
réflexions d’auteur»... Ah! voilà quelque chose d’horripilant: un
monsieur qui se colle devant vous à chaque instant!... Laissez donc «la
part au lecteur», bon sang de chien!
--Oui, approuva Griffon, celui qui ne pérore pas et surtout qui se
dispense d’apprécier son propre récit est le romancier idéal.
--Tenez! décida Ferdinand, il y a un de mes types, Giblotin, vous savez?
Je vous jure que si je le repige à résoudre la question des bureaux de
placement, je le flanque à la porte de mon roman!
* * * * *
Malgré sa volonté que l’histoire de Catherine fût une inoculation de
contentement, madame Griffon s’inquiétait à un point de vue personnel de
la visée de l’œuvre.
Griffon, de son côté, poursuivi par cet épouvantail: l’égoïsme de
classe, attribuait au roman égalitaire de Ferdinand la valeur d’un guide
précieux.
Chez lui, tout à coup, il posait son journal et allait à la cuisine:
--Eh bien, Maria, quelles nouvelles? Votre père est-il guéri?
Il réfléchissait:
--Nombre d’excellentes gens _consomment_ leur bonne sans jamais s’aviser
de dire: «Vous avez peut-être besoin d’une permission qui n’est pas
expressément dans le contrat de louage?» On a la bonne comme on a le
gaz, sans y mettre de sentiment, c’est le «service» monté sur deux
pattes et circulant...
Autre effet du roman. Madame Griffon, persuadée d’être une novatrice
inspirée, avait converti madame de Mireille. Une période vint où ces
dames rivalisèrent de sollicitude, l’une à l’égard de sa Maria, l’autre
à l’égard de sa femme de chambre.
--Ma chère, je la purge toutes les semaines.
--J’ai autorisé mon dentiste à faire à «la mienne» les mêmes pansements
qu’à moi.
--J’envoie Maria voir toutes les pièces nouvelles aux Bouffes-du-Nord,
je tiens à ce qu’elle soit au courant du théâtre.
Ce fut madame de Mireille qui l’emporta:
--Je trouvais Rose languissante, pâlotte. Je lui ai fichu une bonne
claque: «Vous nous embêtez, comment s’appelle-t-il votre
amoureux?--Jérôme.--Il est soldat, n’est-ce pas?--Oui, madame.--Eh bien,
il a tort. Voilà de l’argent, allez faire un tour de valse au Moulin de
la Galette.» Nous avons pleuré ensemble; je lui ai dit: «Je ne sais pas
ce qui me retient d’aller avec vous.» Eh bien, elle est revenue fraîche
et guillerette. Par exemple, elle sentait un peu la pipe, vous savez? la
pipe de peintre. Alors je lui ai signifié: pas de bêtises...
Et madame de Mireille continua son compte rendu, le nez fourré dans la
nuque de son amie. Elle termina, la mine grave, la main en l’air:
--Toutefois, j’ai été stricte: «Vous allez écrire une belle lettre à
Jérôme et dire que vous ne l’oubliez pas.»
* * * * *
A la vérité, madame Griffon, de tout temps, avait emprunté à ses
lectures des attitudes et des résolutions. Le _copiage_ était aussi
inconscient que flagrant; elle accompagnait ses gestes de citations
textuelles.
Son mari s’abstenait de formuler aucune remarque, car, chose la plus
inattendue, elle était encline, sans exception, à imiter les personnages
vertueux et paradants. Malheureusement ces dispositions duraient peu.
Et, plus malheureusement encore, elle lisait trop d’ouvrages où nul
personnage ne s’embarrassait de morale, à moins que les héros ne
montrassent des vertus de mélodrame, d’une application difficile en
chambre; elle en était réduite souvent à rêver de sauver des noyés, ou
d’arracher un innocent à l’échafaud. C’était l’acte même raconté qui la
tentait, sans transposition.
L’ouvrage de Ferdinand n’avait donc pas un mérite unique, mais le fait
de connaître l’auteur et la réalité de sa documentation renforçait
étrangement l’hypnotisme habituel.
Une sorte de hantise générale s’étendit. Griffon et sa femme disaient
couramment à propos de leurs querelles intimes:
--_Le roman_ tourne mal chez nous.
* * * * *
Chez les Prestal, la dette du roman devenait impérieuse et harcelante,
selon les prédictions de Chaupillard.
Marthe se plaignait en riant:
--Je ne peux pas bouger comme je veux, partout je me cogne les coudes au
roman.
Ferdinand, soucieux, changeait de caractère; il reconnaissait que sa
qualification se décidait; à trente-trois ans, dans la maturité proche
«il serait ou il ne serait pas», selon qu’il réaliserait ou non sa
tâche. Et, d’autre part, la manie romancière était innée chez lui: le
but donné à ses études avait été l’administration, et dans sa jeunesse,
personne de la famille ni des relations ne touchait aux arts. Aussi,
quelle perspective, en cas d’échec! la vie déséquilibrée d’un malheureux
incurable!
Enfin, la préoccupation s’aggravait de ce que les Prestal considéraient
Catherine comme intéressée hautement à la réussite du roman; si
l’entreprise n’aboutissait pas, on faillirait à un grave engagement,
Catherine et son enfant perdraient énormément.
A l’énoncé du mot «roman» Albert et Georges souriaient à une vision de
«Catherine régnante», mais ensuite ils regardaient avec réserve les
papiers sur la table de leur père; ils sentaient obscurément que toutes
les forces convergeaient là, qu’une sentence émouvante était attendue.
* * * * *
Fréquemment, au milieu de la journée, Chaupillard venait à
l’administration du chemin de fer, rendre visite à Ferdinand et à
Griffon; avec un formidable toupet, il abordait leurs collègues comme
s’il eût appartenu lui-même à la Compagnie. Il allait jusqu’à serrer la
main au chef! Celui-ci avait le respect des gens bien habillés et même
des écrivains, à condition qu’ils ne fussent pas employés.
Ferdinand se plaignait d’être traité à tue-tête de «cher confrère», par
Chaupillard, dans une intention nuisible. Et, de fait, on augmenta
inopinément son service de bureau qui n’était pas très chargé. Encore un
obstacle élevé contre le roman.
Mais Ferdinand était un mauvais combattant qui ruminait son dépit, au
lieu de foncer sur l’ennemi et de s’en débarrasser.
Impossible de rompre. Chaupillard, comme Jeannin, tenait à lui par des
fibres inarrachables; ils étaient de la même race d’intellectuels
spécialisés; et, quand Chaupillard voulait, on vivait à ses côtés en
pleine satisfaction égoïste. Que de bons souvenirs! Des après-midi de
bureau devenus des après-midi littéraires, grâce à ses histoires de
«copie» fabriquée, portée aux diverses rédactions connues.
Certes, Griffon était un ami incomparablement meilleur, mais il n’avait
pas cet attrait irrésistible de la «manie commune».
Un jour, vers trois heures, Ferdinand fut chargé d’une démarche au
Ministère des travaux publics. Quelle joie! d’abord, de sortir, puis
d’emmener Chaupillard qui était là justement!
A la fin de septembre, le temps radieux, un peu acide et excitant,
faisait penser à une maîtresse rieuse, très jeune et maigrichonne.
Ce fut une de ces promenades de gens de lettres où l’on ne se cache pas
de récolter des images et des notes à même la rue.
--Regardez donc cette maison qui prend du ventre en vieillissant, disait
Ferdinand, au coin du faubourg Saint-Honoré; et, là-bas, le ciel arrêté
à contempler les Tuileries.
Chaupillard signalait un arbre du quai:
--J’aime ces branches aux quatre vents. C’est rare à Paris, un arbre non
estropié.
Ils cherchaient à être impressionnés par la file des réverbères, par la
monstruosité des automobiles et des tramways. Il n’était pas jusqu’aux
tas de sable où ils ne prissent une pincée d’observation.
Ils se rappelaient réciproquement les auteurs connus «qui avaient rendu
épatamment les aspects de rues».
--Dame! sans ça, l’œuvre manquerait d’atmosphère.
Avec leur pardessus clair, de demi-saison, et leur mine affûtée d’hommes
jeunes en balade, ils attiraient la sollicitude de certaines passantes
disponibles.
Ils se mirent à faire la psychologie des femmes de leur connaissance:
exercice utile aux écrivains pour l’accentuation du caractère de leurs
personnages.
--A la longue, la petite Griffon divorcera-t-elle? demanda Ferdinand.
Comment diable vous a-t-elle consulté et pourquoi l’avez-vous dissuadée?
--Je lui ai conseillé de ne pas divorcer avant d’avoir un second mari en
perspective.
--Je ne vous croyais pas si moral! Non? blague à part?
--La petite Griffon n’est pas faite pour le rôle de femme divorcée; elle
tomberait dans la galanterie. Elle m’a consulté, au hasard d’une
rencontre, devant l’exposition d’ameublement du Bon Marché... ça m’a
rendu moral, en effet.
Ferdinand «gobait» Chaupillard; c’était un type amusant. De quelle façon
s’intéressait-il à la petite Griffon?
--Un secret! dit Ferdinand, pour s’avantager à son tour: j’ai
écrit,--poste restante,--à la jeune fille du journal. Vous vous
rappelez?
* * * * *
Le lendemain, Chaupillard redevint haïssable: il discuta de nouveau
l’aventure de Catherine Bise, il s’attacha à cette intolérable invention
de rechercher son premier séducteur.
Alors, pendant quelque temps, Ferdinand n’eut plus la pensée libre; il
entrevoyait un quidam surgissant pour interdire par voie de justice la
publication du roman; ou bien, assis à sa table de travail, il sentait
derrière lui un personnage laissé à tort en dehors du roman et qui
réclamait. A la lecture des journaux, chaque drame causé par «un ancien
amant» le faisait trembler pour Catherine.
Chaupillard osa se présenter à elle.
--Pourquoi cette colère? dit-il à Ferdinand. Vous approuvez bien Griffon
de surveiller la nourrice, de lui porter du savon et du chocolat. Moi,
il me plaît d’envisager les choses autrement. Et vous êtes délicieux de
mettre Catherine dans un livre: ce n’est pas ça qui donnera un père à
son enfant.
Griffon était tenu dans l’ignorance de ces manigances et de ces
tiraillements; des considérations secrètes diamétralement opposées
aboutissaient à cette sorte d’entente entre Chaupillard et Ferdinand.
Auprès de Griffon, Ferdinand se bornait à mésestimer sa production
littéraire «complètement ratée», à l’entendre.
Griffon haussait les épaules:
--Quels types impondérés ces artistes! pas de milieu: les uns annoncent
carrément et toujours qu’ils tiennent un chef-d’œuvre; les autres
prétendent toujours ne rien faire de propre. Tu ressembles au paysan,
amasseur d’écus, appliqué à pleurer misère...
--Je t’assure que je ne suis pas content du tout de mon roman, disait
Ferdinand.
Il contractait cette névrose des écrivains de prendre ombrage des
moindres vétilles; il souffrait non seulement de Chaupillard, mais de sa
femme, de ses enfants, de son emploi.
Dans le couloir du bureau, il se laissait tomber sur le coffre à bois,
avec une mine de victime; il exagérait même ses dépressions, censément
par intérêt pour «ce pauvre Griffon», si annihilé par Adèle.
--Je suis bien embêté à la maison, pas moyen de travailler sérieusement;
ma femme a des obstinations incompréhensibles...
Ce refrain n’obtenait aucun succès. La plus sincère amitié florissait
entre Griffon et Marthe: c’était à qui ferait le plus de louanges de
l’absent. Il fallait entendre Marthe:
--Écoute, Ferdinand, je ne me lasse pas d’admirer Griffon. As-tu
remarqué combien, malgré ses ennuis, il sait être gai par pure
obligeance? Jeudi, où tu es rentré tard à cause de Jeannin, je n’avais
pas le temps de m’occuper de lui, je l’ai laissé avec les enfants. Ils
ont voulu faire le théâtre (il a bien réussi de leur acheter la _Comédie
enfantine_!), Albert a joué Pierrot, Georges, le commissaire; Griffon
s’est fait un châle avec le vieux tapis de table et il a joué la mère
Michel. C’était à se tortiller de rire et je sais qu’il était chagriné
ce jour-là... Et quand on lui raconte une infortune: comme on le voit
s’imprégner! Tu te rappelles son regret: «L’argent est une force
militante à conserver; ce ne serait pas remédier au mal que de se
dépouiller pour secourir une ou deux personnes». Mais quand il est seul
intéressé, il ne recule devant aucun «acte de réparation sociale»,
témoin son mariage... Pour Catherine, j’ai l’impression qu’il tenterait
l’impossible. A propos d’elle, tu vas dire que je suis bête, mais je te
certifie qu’il a une façon troublante de me regarder, comme s’il
trouvait que je ne lui en dis pas assez, comme s’il attendait que
j’exige quelque chose de lui.
* * * * *
Sur le coffre, Griffon interrompait immédiatement la jérémiade de
Ferdinand.
--Bien sûr! des vertus manquent à ta femme; elle ne sait pas empêcher
que ses services ne tiennent de la place dans la maison. Pauvre garçon!
elle te dérange, elle fait du bruit, elle respire!... C’est peut-être,
vois-tu, que le dévouement comporte des limites! Tous les jours, des
hommes découvrent douloureusement cette vérité: à la mort de leur mère,
de leur femme...
Et Griffon, narquois, passait son bras sous celui de Ferdinand et se
penchait, comme on cajole un enfant pour lui faire avaler une médecine;
sa voix était des plus conciliatrices:
--Tu es employé, il faut bien que tu en tires quelque apanage, mon bon
vieux. Ta logique est chère aux gens en place, au point que l’on peut
l’appeler «la logique fonctionnaire»: _puisque_ je suis exempté de
charges d’un côté, je _dois_ l’être de tous les côtés. (Puisque ma femme
est si dévouée, pourquoi une restriction?) Vois les collègues des divers
ministères, avec quelle conviction de justice, réclamer un tarif réduit
pour voyager, des bourses d’études pour leurs enfants, etc. D’ailleurs
les besogneux évincés propagent eux-mêmes cette conception du juste: «Ce
monsieur occupe une position grassement rétribuée dans l’administration,
_c’est bien le moins_ que son parent soit admis dans tel établissement
public, de préférence à tout indigent véritable».
Puis, Griffon tapotait gentiment le gilet de Ferdinand pour faire
descendre la potion:
--Ah! mais mon vieux, il ne faut pas te figurer que tu es
extraordinaire, tu es au contraire dans la délicieuse moyenne. Et la
psychologie des sexes suffirait à expliquer ton état de conscience: si
la femme est aimante, l’homme la veut esclave, complètement.
Alors Ferdinand riait et finissait par avouer:
--Évidemment, j’ai de la chance sous certains rapports.
Et, tout à coup, il allait d’une extrémité à l’autre; oubliant le
contraste cruel pour «ce pauvre Griffon», il cédait au besoin si humain
de publier ses avantages:
--Marthe, on n’a pas idée de ça: épouse, mère, ménagère, employée, elle
vous fourre si bien tous ces rôles sous le même tablier qu’on n’y voit
que du bleu! Mais le plus épatant: c’est une vraie collaboratrice.
Alors il développait, il développait:
--Nous avons parmi nos connaissances deux femmes d’artiste typiques;
l’une harcèle son mari: «Produis donc! c’est pas moi qui t’empêche
d’avoir du génie!» L’autre bougonne sans arrêter: «Tu n’arrives à rien!
tu ferais bien mieux de frotter les meubles». Eh bien! Marthe déclare la
première pire que la seconde. Quand elle m’a raconté le cas de Catherine
Bise, c’est peut-être la seule fois qu’elle ait dit carrément: «Tu
pourrais utiliser mon récit». Autrement, on jurerait qu’elle ignore mon
métier enregistreur. Mais l’état de mariage a déterminé une telle
affinité communicative de nos deux systèmes nerveux que, par le
bavardage neutre, anodin, Marthe me transmet ses plus secrètes
vibrations... Enfin, après la journée si diverse, couchée, elle relit
mon manuscrit. Qu’est-ce que tu veux? Je dors; elle ne peut plus ni
parler ni s’agiter...
Les yeux de Ferdinand papillotaient de béatitude. Et puis, Griffon était
un intime à qui l’on pouvait tout dire. Ferdinand le prenait à l’épaule,
il approchait son visage, il baissait la voix:
--Et aussi... personne ne peut savoir la sublimité d’amour qu’il faut à
la femme d’un artiste pour modérer ses propres baisers...
Leurs yeux d’hommes se mêlaient; la douloureuse et douce et terrible
faiblesse des mâles descendait à leurs joues, à leur bouche, à leur
menton. Ils restaient alors sans parler, jambes pendantes, sur le
coffre, à regarder dans le vide. Les collègues qui passaient, affairés,
des dossiers à la main, trouvaient qu’ils avaient l’air de deux petits
garçons en pénitence.
Le lendemain, Ferdinand recommençait à se plaindre.