Quand l'Oblat voulut se retirer, il lui tint longuement la main, en

répétant à deux ou trois reprises:

--Vous êtes mon ami! C'est vous qui êtes mon ami!

A l'apparition du père Cléach sur le seuil de la pauvre maison, ce fut

un long murmure d'admiration. Tout le village était rassemblé dans la

rue. Mme Pierre Mayeur, résumant le sentiment général, lui dit:

--C'est vous qui avez les lauriers.

Au couvent, on alla rendre grâce à Notre-Dame de Sion. La chapelle

rayonna de feux et de cantiques. Un délégué partit en hâte porter à

Monseigneur la rétractation de Léopold. Et pendant que tout brillait

là-haut, et que dans chaque maison du village, c'était un bavardage

émerveillé; que le pasteur du diocèse lisait à ses grands vicaires le

bulletin de victoire; que partout enfin ce n'était que triomphe et

sainte allégresse, et sur la colline nocturne, la même éternelle

grandeur, Léopold, pour sa dernière nuit, demeurait seul, en proie à ses

gardes-malades.

Tant d'émotions et tant de fatigues avaient épuisé Marie-Anne; elle dut

renoncer à veiller et se coucha sur un matelas contre le lit de Léopold.

Elle espérait ainsi protéger son vieux compagnon contre les importunités

d'une quantité de visiteurs, qu'amenaient le zèle ou la curiosité. Mais

quoi qu'en eût la pauvre femme, ces indiscrets ne cessèrent pas de

circuler dans la maison et dans la chambre, et toute la nuit se passa en

piétinements, en chuchoteries et en disputes. Sous prétexte d'emporter

un souvenir, ou d'épurer un lieu maudit, ou peut-être encore de mettre

en sûreté les objets du culte vintrasien, la maison fut livrée au

pillage. Chacun saisissait dans l'ombre ce qui lui faisait envie. Au

milieu de la nuit, Léopold,--était-ce un effet de ses réflexions ou bien

le geste machinal d'un fiévreux,--laissa glisser de son lit la ceinture

de protection que lui avait donnée Vintras pour le jour du grand

cataclysme. Trois bonnes catholiques s'en saisirent. Mais redoutant que

le vieil homme, dans un moment si redoutable, se trouvât sans protection

d'aucune sorte, elles lui passèrent au cou leurs trois scapulaires,

noir, bleu, rouge, que du fond de ses brumes Léopold accepta avec les

marques d'une profonde vénération. Elles allèrent brûler dans la cuisine

le morceau de flanelle aux insignes bizarres, après l'avoir

triomphalement agité sous les yeux de Marie-Anne. Celle-ci alors, se

tournant vers Léopold qui gémissait, lui dit douloureusement:

--Vous avez abandonné Dieu, Dieu vous abandonne!

«Que leur faut-il?» pensait Léopold en regardant ces ombres. Sa petite

Église, ses contradicteurs, tous les vivants, à cette minute suprême, il

les avait distancés; il arrivait tout seul devant les portes dernières.

Y trouverait-il l'appui promis et le témoignage du Père Aubry? Les

problèmes dont il avait toute sa vie respiré la poésie se présentaient à

lui comme un fait, qu'il allait maintenant, à ses risques et périls

éternels, éprouver. Il prononçait par intervalles des paroles que

personne ne pouvait comprendre. Vers le matin, comme la première lueur

de l'aube apparaissait à la vitre, il s'agita et dit d'une voix haute

avec un grand effort:

--Vintras, tu as passé par ces épreuves.

Indication obscure et magnifique sur la fidélité de son coeur.

Et dans le même moment, il fut pris d'une troisième et dernière attaque.

On alluma un seul cierge au pied de son lit.

Quand le Père Cléach arriva, la nièce de Léopold emportait la longue

robe rouge du Pontife d'Adoration, en disant qu'elle en ferait

d'excellents couvre-pieds. Les hosties, grandes et petites, les croix de

grâce, les téphilins gisaient à terre. M. Navelet les ramassait et

expliquait que le calice lui revenait de droit, parce que Léopold, de

longtemps, l'avait désigné pour son successeur. Tous se disputaient ces

pauvres trésors, et Marie-Anne essayait en vain de s'opposer au pillage.

Le premier mouvement de l'Oblat fut de saisir, lui aussi, ces insignes

idolâtres, mais chacun se rangeait pour lui laisser le chemin du lit

mortuaire, et il rougit d'avoir pensé d'abord aux choses secondaires. Il

alla jeter l'eau bénite sur le corps de Léopold et tombant à genoux:

--Puisse le Souverain Juge, dit-il, ratifier la sentence d'absolution

qu'en son nom je viens de prononcer sur une âme captive de Satan. J'ai

confiance que le Seigneur accueillera le prêtre qui s'est perdu par un

amour excessif de Sion. Un monologue de quarante années, un si long cri

du coeur, une telle supplication à l'Esprit ont-ils pu s'abîmer tout

entiers dans le vide? Fleuve troublé par les orages, va t'engloutir dans

l'océan divin.

Le jour même, Marie-Anne monta au couvent et déclara aux oblats que M.

Baillard avait exprimé le désir de reposer dans la tombe de François,

qui avait été enterré civilement et par conséquent sans frais d'église.

Quel était le sentiment de la vieille femme? Était-ce avarice, désir de

ne payer ni tombe ni service? Les oblats l'ont cru. N'était-ce pas

plutôt fidélité aux anciennes croyances de Léopold, désir de réunir les

deux frères dans la mort?

On l'écarta. Monseigneur donna pour mot d'ordre des funérailles: décence

et simplicité. Le corps fut recouvert d'un linceul, comme c'est l'usage

au pays de Sion. Sur ce drap blanc on avait semé des fleurs champêtres.

Le cierge unique brûlait à la tête du lit. Bien peu de personnes

allèrent prier auprès de cette pauvre dépouille. Et nul ecclésiastique

ne s'en approcha, hormis le Père Cléach qui fit la levée du corps. Au

long de cette rude montée, que tant de fois Léopold avait parcourue, la

tête en feu et tout enivré par ses passions, une cinquantaine de

villageois suivirent le cercueil. Combien d'entre eux portaient sous

leurs vêtements une croix de grâce, une hostie de Vintras? Les oblats

n'osaient pas en faire le calcul. Au cimetière, sous le vent éternel du

plateau, il n'y eut pas un mot d'oraison funèbre. Le Père Cléach se

borna à recommander de prier ardemment. C'était en effet ce qui

convenait à la circonstance: peu d'honneurs et beaucoup de prières.

Le corps de Léopold fut placé à côté de celui de soeur Euphrasie et à

trois pas du Père Aubry. Sur sa tombe, comme le mât d'un navire naufragé

au-dessus des flots, se dressait une croix de bois. On y avait attaché

une couronne de lierre, et sur les croisillons était gravée sa devise:

_Spes mea Deus_.

CHAPITRE XX

ÉPILOGUE

L'âme de Léopold délivrée revient-elle sur la sainte colline,

voltige-t-elle autour de ces murs où, pendant un demi siècle, il crut

entendre un appel, et parmi ces landes pleines pour lui d'étranges

merveilles? Personne, aucun berger, nul pèlerin attardé, fût-ce par les

temps de ténèbres et de tempête, n'a croisé sur la haute prairie les

fantômes de Léopold, de Thérèse, de la Noire Marie, de François, de

Quirin. De leurs tertres décriés, la croix plantée en grande pitié a

disparu. Dans le cimetière, contre l'église, je n'ai ramassé au milieu

des orties, qu'un débris d'ardoise qui porte leur nom. Mais là-haut, on

respire toujours l'esprit qui créa les Baillard.

Aujourd'hui, jour de jeudi saint, ce long récit terminé, je suis monté

sur la colline. Dans le lointain, la longue ligne des Vosges était

couverte de neige, et de là-bas venait un air froid qui, sous le soleil,

glaçait les tempes. Nulle feuille encore sur les arbres, sinon quelques

débris desséchés de l'automne, et c'est à peine si les bourgeons çà et

là se formaient. Pourtant des oiseaux se risquaient, essayaient, moins

que des chansons, deux, trois notes, comme des musiciens arrivés en

avance à l'orchestre. La terre noire, grasse et profondément détrempée

par un abondant hiver, semblait toute prête et n'attendre que le signal.

Ce n'est pas encore le printemps, mais tout l'annonce. Une fois de plus,

la nature va s'élancer dans le cycle des quatre saisons; le Dieu va

ressusciter; le cirque éternel se rouvre. Combien de fois me sera-t-il

donné de tourner dans ce cercle qui, moi disparu, continuera

infatigablement?

Soudain, un étrange bruit de crécelles s'élève du fond de Saxon, suivi

aussitôt d'un concert de voix enfantines qui chantent sur un ton

traînard: «Voilà... voilà... pour le premier.» Et puis encore le bruit

des crécelles... Je sais bien ce que c'est, je connais la vieille

coutume lorraine: c'est la tournée traditionnelle des enfants qui

remplacent les cloches envolées pour Rome durant la semaine sainte; ils

vont de maison en maison annoncer que l'heure de l'office est venue. En

me penchant, je les vois sur la côte, à peu près en face de la masure

des Baillard. Ils sont deux, trois, de moyenne taille, et puis deux tout

petits. Je regarde s'éloigner ce mince groupe des derniers survivants du

plus lointain paganisme. Leur petit cortège éveille mon imagination du

passé. «Voilà... voilà... pour le second.»

Ces vieux mots que lancent ces voix si jeunes m'émeuvent. Le génie du

passé vient m'assaillir avec des accents tout neufs. Il me conduit aux

couches les plus profondes de l'histoire et jusqu'au temps de Rosmertha.

Je me retrouve en société avec des milliers d'êtres qui passèrent ici.

C'est un océan, une épaisseur d'âmes qui m'entourent et me portent comme

l'eau soutient le nageur. Me voici sur la prairie où l'on trouve la clef

d'or, la clef des grandes rêveries.

Nulle brume, nul brouillard germanique. Quelque chose de calme, de

pauvre et de fort enveloppe la colline. Tout est clair et parle sans

artifice à l'âme. Mais le mystérieux, le sublime naissent et jaillissent

du coeur. Nos sentiments sont agrandis; les voilà menés soudain bien

plus avant que la raison. Quelle est cette fleur qui veut s'épanouir? Je

vais presque aussi loin que mes pressentiments. Le monde intérieur

s'élance, reconnaît la nature et l'on voit paraître la surabondance

cachée. Belle colline, tu fais sortir la pensée voilée, toute prête avec

son pur désir pour le mariage du divin. Une fois encore le site a

produit son effet.

C'est ici, par un jour semblable, que Léopold errait avec Thérèse

désespérée, et qu'incapable de se soumettre aux événements comme à des

leçons de Dieu même, il rejetait les entraves du bon sens aussi bien que

celles de son ordre et de la hiérarchie; c'est par un jour semblable,

quand les ruisseaux avaient rompu leurs prisons de glace au souffle du

printemps et quand les cloches de Pâques sonnaient, que le docteur Faust

s'insurgea contre les limites de l'intelligence et ne vit plus qu'une

duperie dans son long esprit de sacrifice à la science; c'est ici, sous

l'excitation de l'Esprit des sommets, que l'orgueilleux Manfred, qui se

flatte de n'avoir jamais courbé la tête, entre en lutte avec la nature

elle-même et prétend violenter, lui mortel, les lois souveraines de la

vie; c'est sur une prairie toute pareille, que Prospero, ce Faust et ce

Manfred assagis par l'âge, fuit le monde, se dérobe à la réalité, et ne

la croit supportable que voilée des fumées de la haute magie.

Faust, Manfred, Prospero! éternelle race d'Hamlet, qui sait qu'il y a

plus de choses sur la terre et dans le ciel qu'il n'en est rêvé dans

notre philosophie, et qui s'en va chercher le secret de la vie dans les

songeries de la solitude! Je crois les avoir rencontrés dans les

sentiers de la colline; ils s'arrêtaient pour regarder les bonnes gens

qui gagnent l'église du pèlerinage. S'ils les moquaient ou s'ils les

enviaient, je ne sais. L'Esprit des hauts lieux les faisait vibrer avec

l'infini et leur mettait au coeur l'orgueil de ne compter que sur

soi-même pour résoudre l'énigme de l'univers.

Les suivrai-je? Nous avons besoin d'harmonie, d'un poème qui se fasse

croire et d'une étoile fixe au ciel. Ces héros sauront-ils gouverner

notre sentiment du divin, notre désir de perfection, le soutenir et le

conduire à un but précis? Seront-ils nos guides?

Léopold Baillard, quand il veut s'élancer dans le monde invisible, se

brise au fond de Saxon. Et ces autres, portés sur des ailes plus fortes

et qui s'élèvent plus heureusement, où donc atteignent-ils? Le

laboratoire de Faust, le burg de Manfred, l'île de Prospero brillent

dans les nuages empourprés de l'horizon, mais ces fameux édifices, ces

grands vaisseaux de clarté, balancés sur le noir couchant, ne diffèrent

pas tant de la pauvre masure mystique des Baillard, debout, là en bas,

sous mes yeux. Ce sont des châteaux de feu, des châteaux de musique,

autant d'artifices qui se résolvent en baguettes brûlées dans la nuit.

Fugitives vibrations, accord d'une seconde avec la plus belle vie

mystérieuse, hautes fusées rapides, franges multicolores au sommet d'une

vague aussitôt aplanie. Où déposer le noble trésor qui n'est pas en

sécurité au fond d'un génie éphémère? Le chant de l'oiseau divin d'une

minute à l'autre va se taire. Quel coeur accueillera ces longs cris dans

la nuit?

Quand le rossignol prélude, on n'entend pas une parole, un chant, mais

une immense espérance. Des accents d'une vérité universelle s'élèvent

dans les airs. Il louange sa femelle, l'humble rossignole invisible dans

les feuillages, cependant il atteint tous les coeurs et, par-delà les

coeurs, la divinité. Sonorité dans le jardin, plénitude dans nos âmes!

Et puis soudain, ce grand sentiment, cette immortelle espérance, voilà

qu'ils sont engloutis dans la mort. Les taillis du jardin se taisent,

une sensation indéfinissable d'angoisse nous remplit. Toute la magie

s'est dissipée. Regarde là-haut les étoiles avec qui nous sommes

accordés: l'infini les sépare de notre destin! A quoi bon nos grandes

ailes de désir?

Nous sommes-nous égarés? L'esprit de la colline serait-il un esprit de

perdition? Faut-il demander à la raison d'exorciser cette lande? Faut-il

laisser en jachère les parties de notre âme qu'elle est capable

d'exciter? Faut-il se détourner de Léopold, quand il se laisse soulever

par le souffle de Sion?

Non pas! C'est un juste mouvement de la part la plus mystérieuse de

notre âme qui nous entraînait avec sympathie derrière Léopold sur les

sommets sacrés. Nous sentons justement quelque similitude entre ces

hauts domaines et les parties les plus desséchées de notre âme. Dans

notre âme, comme sur la terre, il existe des points nobles que le siècle

laisse en léthargie. Ayons le courage de marcher à nouveau, hardiment,

sur cette terre primitive et de cultiver, par-dessous les froides

apparences, le royaume ténébreux de l'enthousiasme. Rien ne rend

inutile, rien ne supplée l'esprit qui palpite sur les cimes. Mais

prenons garde que cet esprit émeut toutes nos puissances et qu'un tel

ébranlement, précisément parce qu'il est de tout l'être, exige la

discipline la plus sévère. Qu'elle vienne à manquer ou se fausse,

aussitôt apparaissent tous les délires. Il s'est toujours joué un drame

autour des lieux inspirés. Ils nous perdent ou nous sauvent, selon

qu'ayant écouté leur appel nous le traduisons par un conseil de révolte

ou d'acceptation. Allons sur l'antique montagne, mais laissons sa pensée

dérouler jusqu'au bout ses anneaux, écoutons une expérience si vaste et

sachons suivre tous les incidents d'une longue phrase de vérité.

Un beau fruit s'est levé du sein de la colline. Dans ce vaste ensemble

de pierrailles, d'herbages maigres, de boqueteaux, de halliers toujours

balayés du vent, tapis barbare où depuis des siècles les songeries

viennent danser, il est un coin où l'esprit a posé son signe. C'est la

petite construction qu'on voit là-haut, quatre murailles de pierres sur

une des pointes de la colline. L'éternel souffle qui tournoie de

Vaudémont à Sion jette les rumeurs de la prairie contre cette maison de

solidité, et remporte un message aux friches qu'il dévaste.

--Je suis, dit la prairie, l'esprit de la terre et des ancêtres les plus

lointains, la liberté, l'inspiration.

Et la chapelle répond:

--Je suis la règle, l'autorité, le lien; je suis un corps de pensées

fixes et la cité ordonnée des âmes.

--J'agiterai ton âme, continue la prairie. Ceux qui viennent me respirer

se mettent à poser des questions. Le laboureur monte ici de la plaine,

le jour qu'il est de loisir et qu'il désire contempler. Un instinct me

l'amène. Je suis un lieu primitif, une source éternelle.

Mais la chapelle nous dit:

--Visiteurs de la prairie, apportez-moi vos rêves pour que je les épure,

vos élans pour que je les oriente. C'est moi que vous cherchez, que vous

voulez à votre insu. Qu'éprouvez-vous? Le désir, la nostalgie de mon

abri. Je prolonge la prairie, même quand elle me nie. J'ai été

construite, à force d'y avoir été rêvée. Qui que tu sois, il n'est en

toi rien d'excellent qui t'empêche d'accepter mon secours. Je

t'accorderai avec la vie. Ta liberté, dis-tu? Mais comment ma direction

pourrait-elle ne pas te satisfaire? Nous avons été préparés, toi et moi,

par tes pères. Comme toi, je les incarne. Je suis la pierre qui dure,

l'expérience des siècles, le dépôt du trésor de ta race. Maison de ton

enfance et de tes parents, je suis conforme à tes tendances profondes, à

celles-là même que tu ignores, et c'est ici que tu trouveras, pour

chacune des circonstances de ta vie, le verbe mystérieux, élaboré pour

toi quand tu n'étais pas. Viens à moi si tu veux trouver la pierre de

solidité, la dalle où asseoir tes jours et inscrire ton épitaphe.

Éternel dialogue de ces deux puissances! A laquelle obéir? Et faut-il

donc choisir entre elles? Ah! plutôt qu'elles puissent, ces deux forces

antagonistes, s'éprouver éternellement, ne jamais se vaincre et

s'amplifier par leur lutte même! Elles ne sauraient se passer l'une de

l'autre. Qu'est-ce qu'un enthousiasme qui demeure une fantaisie

individuelle? Qu'est-ce qu'un ordre qu'aucun enthousiasme ne vient plus

animer? L'église est née de la prairie, et s'en nourrit

perpétuellement,--pour nous en sauver.

Charmes-sur-Moselle, 1912.

TABLE DES MATIÈRES

Chapitre I Pages.

Il est des lieux où souffle l'Esprit 1

Chapitre II

Grandeur et décadence d'un saint royaume lorrain au XIXe siècle 25

Chapitre III

La Chartreuse de Bosserville 53

Chapitre IV

Ipse est Elias qui venturus est 81

Chapitre V

La colline fête son roi 97

Chapitre VI

La procession du 8 septembre 123

Chapitre VII

La petite vie heureuse 141

Chapitre VIII

Un soldat de Rome 165

Chapitre IX

Vintras au milieu des enfants du Carmel 185

Chapitre X

Les dragons du paganisme réapparaissent 207

Chapitre XI

La semaine de la Passion 223

Chapitre XII

Où Thérèse se perd dans l'ombre 245

Chapitre XIII

Le martyre de «La Sagesse» 255

Chapitre XIV

La colline respire 269

Chapitre XV

Léopold sur les ruines de Sion 289

Chapitre XVI

Les symphonies sur la prairie 323

Chapitre XVII

L'année noire 347

Chapitre XVIII

Un hiver de dix années 367

Chapitre XIX

La mort de Léopold 385

Chapitre XX

Épilogue 415

IMPRIMERIE CHAIX, RUE BERGÈRE, 20, PARIS.--24586-12-12.--(Encre

Lorilleux).

La colline inspirée · 第 19 / 19 段