Discussion entre l'homme de bonne foi et l'homme d'Académie.
«Dans cette discussion avec l'académicien, toujours l'académicien se
sauvait en reprenant de petites dates et autres semblables erreurs de
peu d'importance; mais la conséquence et qualification naturelle des
choses, il niait toujours, ou semblait ne pas entendre: par exemple, que
Néron eût été cruel empereur ou Charles II parjure. Or, comment prouver
de telles choses, ou, les prouvant, ne pas arrêter la discussion
générale et en perdre le fil?»
«Telle manière de discussion ai-je toujours vue entre telles gens, dont
l'un ne cherche que vérité et avancement en icelle, l'autre faveur de
son maître ou parti, et gloire du bien dire. Et j'ai estimé grande
duperie et perdement de temps en l'homme de bonne loi de s'arrêter à
parler avec lesdits académiciens.» (OEuvres badines de Guy Allard de
Voiron)